1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’alexithymie de Toronto à 26 items (Toronto Alexithymia Scale, TAS-26) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine en 1985 par Graeme J. Taylor, David Ryan et R. Michael Bagby à l’Université de Toronto. Développée pour opérationnaliser le construit clinique d’alexithymie — étymologiquement caractérisé par l’absence de mots pour exprimer les émotions —, cette échelle a marqué un tournant méthodologique décisif dans l’histoire de la médecine psychosomatique et de la psychiatrie contemporaine, succédant aux grilles d’observation hétéro-évaluatives et aux échelles préliminaires souvent dépourvues de fidélité robuste.
L’instrument se compose de 26 items évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les travaux factoriels princeps identifient quatre composantes psychologiques majeures : la difficulté à identifier et distinguer les sentiments des sensations corporelles (Difficulty to Identify and to Distinguish between Feelings and Bodily Sensations), la diminution de la rêverie diurne et de l’imaginaire (Reduced Daydreaming), la pensée orientée vers l’extérieur (Externally Oriented Thinking), et la difficulté à décrire ses sentiments à autrui (Difficulty Describing Feelings).
Sur le plan métrologique, le TAS-26 présente une consistance interne globale satisfaisante dans les échantillons cliniques et non cliniques, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,79 pour le score total, ainsi qu’une stabilité temporelle confirmée par des coefficients test-retest compris entre 0,75 et 0,82 à plusieurs semaines d’intervalle. Bien que sa version raccourcie à 20 items (TAS-20) ait été publiée ultérieurement en 1994 pour éliminer les items instables liés à l’activité onirique diurne, le TAS-26 conserve une valeur historique et clinique inestimable pour explorer de manière approfondie le pôle fantasmatique et projectif du déficit alexithymique.
2. Mots-clés / Keywords
Alexithymie, Échelle d’alexithymie de Toronto, TAS-26, psychométrie, évaluation clinique, psychosomatique, régulation émotionnelle, expression affective, pensée opératoire, auto-évaluation.
3. Auteurs / Authors
L’échelle TAS-26 a été développée au sein du Département de psychiatrie de la faculté de médecine de l’Université de Toronto et du Mount Sinai Hospital (Toronto, Ontario, Canada) par une équipe multidisciplinaire de psychiatres et de psychologues cliniciens :
- Graeme J. Taylor, M.D., FRCPC : Professeur émérite de psychiatrie à l’Université de Toronto et psychanalyste. Auteur pionnier dans l’investigation empirique des troubles psychosomatiques, de l’affectivité et de la théorie de l’attachement chez les adultes somatisants.
- David P. Ryan, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en psychométrie et psychopathologie cognitive au Mount Sinai Hospital de Toronto lors de l’élaboration du prototype initial.
- R. Michael Bagby, Ph.D., ABAP : Professeur de psychiatrie et de psychologie à l’Université de Toronto, directeur de la recherche clinique au Centre for Addiction and Mental Health (CAMH), spécialiste mondial de l’évaluation de la personnalité et de la validation d’instruments de mesure psychologique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle d’alexithymie de Toronto (TAS-26) est d’offrir une mesure quantitative fiable, valide et standardisée du déficit d’identification, de verbalisation et de mentalisation des émotions, un tableau clinique décrit pour la première fois par Peter Sifneos et John Nemiah au début des années 1970. Avant l’avènement du TAS-26, les praticiens et chercheurs se heurtaient à une carence aiguë d’outils standardisés : les échelles existantes, telles que la Beth Israel Hospital Psychosomatic Questionnaire (BIQ) ou l’échelle d’alexithymie dérivée du MMPI (Schalling-Sifneos Personality Scale), souffraient de biais d’évaluation majeurs, d’une faible fidélité inter-juges ou d’une contamination par la détresse psychologique générale et le névrosisme.
Sur le plan clinique, l’échelle a été conçue pour aider les psychiatres, psychologues et médecins internistes à diagnostiquer les profils de régulation affective dysfonctionnelle chez les patients consultant pour des troubles somatoformes, des pathologies fonctionnelles gastro-intestinales, des céphalées chroniques, des maladies cardiovasculaires, ainsi que des troubles addictifs ou des conduites alimentaires pathologiques. Les personnes alexithymiques ont tendance à traduire leur souffrance psychique par des plaintes somatiques polymorphes, subissant fréquemment des investigations médicales itératives et infructueuses en raison de leur incapacité à relier leurs symptômes physiologiques à des déclencheurs émotionnels subjectifs.
Dans le domaine de la recherche, le TAS-26 a permis de délimiter l’alexithymie en tant que trait de personnalité stable plutôt que comme un simple épiphénomène d’un épisode dépressif majeur ou d’un trouble anxieux aigu. L’échelle fournit un outil empirique pour investiguer les corrélats neurobiologiques de la cognition affective, explorer les mécanismes de couplage cortico-viscéral et évaluer l’impact des déficits de mentalisation sur l’alliance thérapeutique dans les psychothérapies d’orientation psychodynamique ou cognitivo-comportementale.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le TAS-26 repose sur la conceptualisation multidimensionnelle de l’alexithymie. L’analyse structurale du questionnaire distingue quatre dimensions interdépendantes qui composent le profil alexithymique :
1. Difficulté à identifier et distinguer les sentiments des sensations corporelles (Difficulty to Identify and to Distinguish between Feelings and Bodily Sensations)
Cette sous-échelle évalue l’incapacité du sujet à reconnaître ses états affectifs internes et à opérer une différenciation nette entre l’activation neurovégétative (accélération cardiaque, dyspnée, tensions gastriques) et les émotions discrètes telles que la tristesse, la peur ou la colère. Les individus obtenant un score élevé dans cette dimension se sentent régulièrement confus face à ce qu’ils ressentent (par exemple, l’item 4 : « I am often confused about what emotion I am feeling ») ou attribuent l’éveil affectif à une anomalie médicale organique (item 10 : « I have physical sensations that even Doctors don’t understand »). Sur le plan phénoménologique, l’émotion reste brute, non symbolisée, et vécue comme une intrusion corporelle incompréhensible.
2. Diminution de la rêverie diurne et de l’imaginaire (Reduced Daydreaming)
Cette dimension quantifie la pauvreté des processus fantasmatiques, du jeu imaginaire et de l’introspection réflexive. Contrairement au sujet neurotypique qui utilise la rêverie diurne et la créativité mentale comme soupape d’auto-apaisement ou de scénarisation émotionnelle, l’individu présentant des traits alexithymiques accorde peu de valeur à l’imagination, la considérant comme stérile ou inutile (item 2 : « Day dreaming is a waste of time », ou item 18 : « I daydream rarely »). Cette atrophie de la vie fantasmatique reflète une limitation dans le système de représentation interne requis pour amortir les tensions psychiques.
3. Pensée orientée vers l’extérieur (Externally Oriented Thinking)
Cette composante opérationnalise ce que les psychanalystes de l’École psychosomatique de Paris (Marty, de M’Uzan, Fain) ont nommé la « pensée opératoire ». Elle renvoie à un style cognitif pragmatique, superficiel, focalisé sur les faits concrets, les détails techniques et les actions immédiates, au détriment de l’analyse psychologique profonde ou de la signification symbolique des événements (item 7 : « Knowing the answers to problems is more important than knowing the reasons for the answers », ou item 19 : « I prefer to just let things happen rather than to understand why they turned out that way »). Le sujet manifeste un désintérêt pour la curiosité introspective et la résonance émotionnelle des relations humaines.
4. Difficulté à décrire ses sentiments (Difficulty Describing Feelings)
Cette sous-échelle mesure l’entrave spécifique à la communication verbale des affects à l’entourage. Même lorsqu’une émotion rudimentaire est perçue, la personne alexithymique éprouve d’immenses difficultés à repérer le lexique adéquat pour la verbaliser à un tiers (item 8 : « It is difficult for me to find the right words for my feelings »). Cette déficience communicative entraîne fréquemment des frustrations relationnelles et conduit l’entourage à formuler des reproches sur la froideur ou le mutisme émotionnel perçu (item 23 : « People tell me to describe my feelings more »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique du TAS-26 s’articule au carrefour de la psychosomatique clinique, de la psychanalyse anglo-saxonne et française, et de la psychologie cognitive du traitement de l’information émotionnelle. Les racines conceptuelles remontent aux travaux pionniers de Peter Sifneos (1973), qui a forgé le néologisme « alexithymie » (du grec a- : privatif, lexis : mot, thymos : humeur ou émotion) pour formaliser le syndrome clinique observé chez des patients souffrant de maladies dites psychosomatiques « classiques » (rectocolite hémorragique, ulcère gastro-duodénal, asthme, hypertension artérielle essentielle).
Parallèlement, la théorisation de la « pensée opératoire » formulée par Pierre Marty et Michel de M’Uzan (1963) a apporté un éclairage décisif sur la désintrication psychosomatique : lorsque les représentations mentales et les affects sont exclus du champ conscient et du travail d’élaboration psychique, l’excitation pulsionnelle et le stress somatique sont déchargés directement par la voie sensorimotrice et végétative. Graeme J. Taylor et ses collègues ont cherché à opérationnaliser ces intuitions cliniques dans le cadre paradigmatique de la psychologie scientifique anglo-saxonne.
Sur le plan cognitivo-développemental, l’alexithymie est comprise comme un déficit dans le code de transcription symbolique des émotions, faisant écho aux théories des niveaux de conscience émotionnelle (Lane & Schwartz) et au concept de mentalisation développé par Peter Fonagy. L’affect normal comporte une composante physiologique (l’activation somatique), une composante motrice expressive et une composante cognitive subjective (le sentiment conscient). Dans l’alexithymie, le traitement cognitif de l’information émotionnelle est déconnecté de ses manifestations physiologiques sous-jacentes, privant le système d’autorégulation de son signal de rétroaction principal.
7. Validité / Validity
L’évaluation de la validité de l’échelle TAS-26 a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques depuis sa parution originale en 1985 :
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit du TAS-26 a été initialement démontrée par Taylor, Ryan et Bagby (1985) en soumettant un ensemble initial de 41 items à une analyse d’items et à une réduction factorielle chez des étudiants et des patients psychiatriques. Vingt-six items ont été retenus pour leur saturation élevée (> 0,35) sur leurs facteurs respectifs et l’absence de saturation croisée indésirable. La structure en quatre facteurs a démontré que l’alexithymie n’est pas un phénomène unitaire mais un syndrome multidimensionnel cohérent.
Validité convergente
La validité convergente du TAS-26 a été étayée par des corrélations positives significatives avec d’autres mesures de somatisation, de détresse corporelle et d’anxiété somatique. Les scores totaux du TAS-26 corrèlent positivement avec l’échelle de somatisation du SCL-90-R (r = 0,38 à 0,45) et avec l’indice de névrosisme de l’Eysenck Personality Questionnaire (EPQ). De plus, des études comparant le TAS-26 aux cotations du Beth Israel Hospital Psychosomatic Questionnaire (BIQ) ont mis en évidence des associations substantielles (r = 0,53, p < 0,001), confirmant que l’auto-évaluation converge avec le jugement clinique externe d’observateurs entraînés.
Validité discriminante
L’enjeu crucial pour Taylor et son équipe consistait à s’assurer que le TAS-26 ne mesurait pas simplement la dépression clinique. Bien que des corrélations modérées existent entre le TAS-26 et l’inventaire de dépression de Beck (BDI) (souvent comprises entre r = 0,30 et 0,42), les analyses de régression multiple et les modélisations en équations structurelles ont révélé que la variance de l’alexithymie mesurée par le TAS-26 subsiste même après le contrôle statistique rigoureux des symptômes dépressifs, attestant de son indépendance conceptuelle.
Validité transculturelle
Le TAS-26 a été traduit et validé dans de multiples langues (notamment en français par Loas et al., 1995, ainsi qu’en farsi par Besharat et al., 2006). Les travaux de Zimmermann et al. (2005) ont examiné l’adéquation transculturelle des modèles de l’alexithymie en langue française, corroborant sa relation avec les cinq grands facteurs de la personnalité (Big Five), notamment une corrélation négative marquée avec l’Ouverture à l’expérience (r = -0,36) et l’Extraversion (r = -0,29).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique du TAS-26 a été documentée à travers l’évaluation de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle test-retest :
- Consistance interne : Dans l’étude originale de Taylor et al. (1985), le coefficient alpha de Cronbach pour le score global du TAS-26 s’élevait à 0,79 chez les sujets universitaires et à 0,77 dans un échantillon de patients psychiatriques externes. Au niveau des sous-échelles, les coefficients varient : la dimension « Difficulté à identifier et distinguer les sentiments des sensations corporelles » présente une homogénéité élevée (α = 0,76 – 0,81), tandis que la sous-échelle « Pensée orientée vers l’extérieur » montre une cohérence plus modeste (α = 0,58 – 0,66), reflétant l’hétérogénéité des comportements pragmatiques interrogés.
- Stabilité test-retest : Chez un groupe d’étudiants réévalués après un intervalle de quatre à cinq semaines, le coefficient de corrélation de Pearson pour le score total a atteint r = 0,82 (p < 0,001), attestant que l’alexithymie mesurée par cet outil se comporte comme un trait dispositionnel stable dans le temps, plutôt que comme un état émotionnel transitoire.
- Fidélité inter-items : Les corrélations moyennes item-total corrigées s’échelonnent entre 0,28 et 0,54, confirmant que chaque item contribue positivement à la variance du construit total sans redondance excessive.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du TAS-26 a représenté une étape fondatrice dans la modélisation psychométrique de l’alexithymie. Lors de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale avec rotation varimax réalisée par Taylor, Ryan et Bagby (1985) :
- Facteur 1 (Difficulté à identifier les sentiments et à les distinguer des sensations corporelles) : Regroupe principalement les items 4, 10, 14, 17, 20, 25 et 26. Les saturations factorielles de ces items dépassent généralement 0,45. Ce facteur explique la plus grande part de variance commune (environ 14,5 %).
- Facteur 2 (Diminution de la rêverie diurne / Reduced Daydreaming) : Constitué des items 2, 5, 15, 16 et 18. Ce facteur capture spécifiquement l’utilisation de l’imagination et la fréquence de l’activité onirique diurne, expliquant environ 8,2 % de la variance.
- Facteur 3 (Pensée orientée vers l’extérieur / Externally Oriented Thinking) : Intègre les items 7, 11, 13, 19, 21 et 24. Les saturations s’échelonnent entre 0,36 et 0,58, reflétant un style d’analyse centré sur l’utilité pratique immédiate.
- Facteur 4 (Difficulté à décrire ses sentiments / Difficulty Describing Feelings) : Comprend notamment les items 1, 8, 12, 22 et 23, avec des saturations factorielles solides (0,40 à 0,64).
Plus tard, Bagby, Parker et Taylor (1994) ont entrepris des analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies sur de vastes cohortes non cliniques et cliniques. Ces analyses ont mis en évidence que les items du facteur 2 (« Rêverie diurne ») étaient fortement influencés par la désirabilité sociale et présentaient des corrélations faibles ou instables avec les autres dimensions dans certains sous-groupes démographiques. Ce constat méthodologique a conduit l’équipe à réviser l’instrument en retranchant les items les plus problématiques pour donner naissance à la version à 20 items (TAS-20), qui fusionne ou élimine ces composantes pour aboutir à un modèle tri-factoriel purifié.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 26 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne du singulier.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points :
(1) Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
(2) Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
(3) Neither Disagree or Agree (Ni en désaccord ni d’accord)
(4) Moderately Agree (Modérément d’accord)
(5) Strongly Agree (Tout à fait d’accord) - Sous-échelles :
- Facteur 1 : Difficulté à identifier et à distinguer les sentiments et les sensations corporelles.
- Facteur 2 : Diminution de la rêverie diurne (Reduced Daydreaming).
- Facteur 3 : Pensée orientée vers l’extérieur (Externally Oriented Thinking).
- Facteur 4 : Difficulté à décrire ses sentiments.
- Procédure de cotation : Plusieurs items formulés dans le sens de la compétence émotionnelle ou de la créativité imaginaire font l’objet d’un codage inversé (notamment les items 1, 5, 6, 9, 11, 12, 13, 15, 16, 21, 24). Pour ces items, la valeur attribuée est inversée selon la formule standard :
Score = 6 - Valeur cochée(ex. : 1 devient 5, 2 devient 4, etc.). Le score total est la somme arithmétique de l’ensemble des 26 items (score théorique allant de 26 à 130). - Seuils indicatifs : Dans la littérature princeps du TAS-26, un score total supérieur ou égal à 74 est généralement considéré comme indicateur d’alexithymie avérée, tandis qu’un score inférieur ou égal à 62 indique l’absence de traits alexithymiques notables (les scores entre 63 et 73 représentant une zone frontière).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 1985 (Taylor, Ryan & Bagby).
- Statut des droits et accessibilité : L’échelle TAS-26 est protégée par les droits d’auteur de ses concepteurs originaux (Taylor, Bagby & Ryan). Elle a été publiée à des fins de recherche clinique et scientifique dans la revue Psychotherapy and Psychosomatics.
- Conditions d’utilisation : L’utilisation du questionnaire dans le cadre de recherches universitaires non commerciales ou de travaux de thèses est traditionnellement autorisée sous réserve de citer scrupuleusement les publications fondatrices. Pour tout usage commercial, d’intégration logicielle propriétaire ou d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, l’autorisation formelle expresse des détenteurs de copyright (Drs Graeme J. Taylor et R. Michael Bagby) est obligatoire.
- Coût : L’accès au protocole publié est généralement gratuit pour les chercheurs académiques via les bases de données institutionnelles.
12. Références / References
- Bagby, R. M., Parker, J. D. A., & Taylor, G. J. (1994). The twenty-item Toronto Alexithymia Scale—I. Item selection and cross-validation of the factor structure. Journal of Psychosomatic Research, 38(1), 23–32. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)90005-1
- Bagby, R. M., Taylor, G. J., & Parker, J. D. A. (1994). The twenty-item Toronto Alexithymia Scale—II. Convergent, discriminant, and concurrent validity. Journal of Psychosomatic Research, 38(1), 33–40. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)90006-X
- Besharat, M. A., Rostami, R., Pourhosein, R., & Mirzamani, M. (2006). Assessing reliability and validity of Farsi version of the Toronto Alexithymia Scale-20 in a sample of opioid substance use disordered patients. Iranian Journal of Psychiatry, 1(3), 133–139.
- Loas, G., Fremaux, D., & Marchand, M. P. (1995). Étude de la structure factorielle et de la validité de la version française de l’Échelle d’Alexithymie de Toronto à 20 items (TAS-20) chez un groupe de 183 sujets sains. L’Encéphale, 21(2), 117–122.
- Marty, P., & de M’Uzan, M. (1963). La « pensée opératoire ». Revue Française de Psychanalyse, 27(suppl.), 345–356.
- Nemiah, J. C., Freyberger, H., & Sifneos, P. E. (1976). Alexithymia: A view of the psychosomatic process. In O. W. Hill (Ed.), Modern Trends in Psychosomatic Medicine (Vol. 3, pp. 430–439). Butterworths.
- Rieffe, C., Oosterveld, P., Meerum Terwogt, M., Novin, S., Nasiri, H., & Latifian, M. (2010). Relationship between alexithymia, mood and internalizing symptoms in children and young adolescents: Evidence from an Iranian sample. Personality and Individual Differences, 48(4), 425–430. https://doi.org/10.1016/j.paid.2009.11.017
- Sifneos, P. E. (1973). The prevalence of ‘alexithymic’ characteristics in psychosomatic patients. Psychotherapy and Psychosomatics, 22(2), 255–262. https://doi.org/10.1159/000286529
- Taylor, G. J., Ryan, D., & Bagby, R. M. (1985). Toward the development of a new self-report alexithymia scale. Psychotherapy and Psychosomatics, 44(4), 191–199. https://doi.org/10.1159/000287912
- Zimmermann, G., Rossier, J., Meyer de Stadelhofen, F., & Gaillard, F. (2005). Alexithymia assessment and relations with dimensions of personality. European Journal of Psychological Assessment, 21(1), 23–33. https://doi.org/10.1027/1015-5759.21.1.23
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale:
(1) Strongly Disagree, (2) Moderately Disagree, (3) Neither Disagree or Agree, (4) Moderately Agree, (5) Strongly Agree.
- When I cry I always know why.
- Day dreaming is a waste of time.
- I wish I were not as shy.
- I am often confused about what emotion I am feeling.
- I often daydream about the future.
- I seem to make friends as easily as others do.
- Knowing the answers to problems is more important than knowing the reasons for theanswers.
- It is difficult for me to find the right words for my feelings.
- I let people know where I stand on things. [I like to let people know where I stand on things].
- I have physical sensations that even Doctors don’t understand.
- It’s not enough for me that something gets the job done; I need to know why and how it works.
- I am able to describe my feelings easily.
- I prefer to analyze problems rather than just describe them.
- When I am upset‚ I don’t know if I am sad‚ frightened or angry.
- I use my imagination a great deal.
- I spend much time daydreaming whenever I have nothing else to do.
- I am often puzzled by sensations in my body.
- I daydream rarely.
- I prefer to just let things happen rather than to understand why they turned out that way.
- I have feelings I can’t quite identify.
- Being in touch with emotions is essential.
- I find it hard to describe how I feel about people.
- People tell me to describe my feelings more.
- One should look for deeper explanations.
- I don’t know what’s going on inside me.
- I often don’t know why I am angry.