Échelle d’orientation vers l’échange

Analyse académique complète de l’Échelle d’orientation vers l’échange (Exchange Orientation Scale – EOS) développée par Susan Sprecher en 1998 : fondements théoriques, dimensions de sous-bénéfice et de sur-bénéfice, propriétés psychométriques et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’orientation vers l’échange (Exchange Orientation Scale – EOS), développée initialement par la sociologue et psychologue sociale Susan Sprecher en 1998, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et novateurs conçus pour évaluer les dynamiques de réciprocité, de calculabilité relationnelle et de justice distributive au sein des relations interpersonnelles et amoureuses. S’inscrivant dans le prolongement direct de la théorie de l’échange social et de la théorie de l’équité formulée par Walster, Walster et Berscheid (1978), cette mesure se distingue des outils antérieurs en introduisant une dissociation conceptuelle fondamentale entre deux orientations distinctes : l’orientation vers le sous-bénéfice (Under-benefiting Exchange Orientation) et l’orientation vers le sur-bénéfice (Over-benefiting Exchange Orientation).

L’instrument se compose classiquement de deux sous-échelles complémentaires comprenant au total 40 items (ou 39 items validés de manière standard dans les protocoles empiriques), administrés selon une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). La sous-échelle de sous-bénéfice évalue la sensibilité individuelle à l’exploitation, la comptabilité rigide des faveurs octroyées et le ressentiment généré par l’impression d’apporter davantage au couple que ce que l’on en retire. À l’inverse, la sous-échelle de sur-bénéfice mesure l’anxiété morale, la culpabilité et la préoccupation active de ne pas se trouver en dette envers son partenaire, poussant l’individu à compenser immédiatement tout déséquilibre perçu en sa faveur.

Sur le plan des propriétés psychométriques, les travaux pionniers de Sprecher (1998) ainsi que les réplications ultérieures (notamment Bender, 2007 ; Zak et al., 2001) ont démontré une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement solides (α = 0,85 pour la dimension de sous-bénéfice et α = 0,81 pour la dimension de sur-bénéfice). Les analyses factorielles confirment l’indépendance relative mais fonctionnellement articulée de ces deux composantes. L’échelle démontre une validité convergente et différentielle robuste face aux concepts d’attachement anxieux et évitant, de satisfaction conjugale, de détresse d’équité et de propension à la rupture, constituant un outil clinique et scientifique de référence en psychologie sociale et en thérapie systémique de couple.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’orientation vers l’échange, théorie de l’échange social, théorie de l’équité, réciprocité relationnelle, relations amoureuses, psychométrie conjugale, sous-bénéfice, sur-bénéfice, justice distributive, Susan Sprecher, comptabilité interpersonnelle, satisfaction relationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’auteure principale et conceptrice de l’instrument est le Docteur Susan Sprecher, professeure émérite distinguée au sein du Département de sociologie et d’anthropologie ainsi que du Département de psychologie de l’Illinois State University (Normal, Illinois, États-Unis). Chercheuse internationalement reconnue pour ses travaux sur la formation des couples, la sexualité humaine, l’intimité émotionnelle et les processus de maintien ou de dissolution relationnelle, elle peut être contactée à l’adresse électronique académique : [email protected].

L’instrument a été repris, validé et approfondi dans le cadre de divers travaux académiques contemporains, notamment par Amy Bender (2007, Hanover College, Département de psychologie, contact : [email protected]) dans ses recherches sur les asymétries d’âge au sein des relations intimes, ainsi que par Ann Zak et ses collaborateurs (2001) au sein du College of Saint Rose, qui ont analysé l’impact des profils d’échange sur la viabilité et la longévité des dyades sentimentales.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle d’orientation vers l’échange est de quantifier avec exactitude la propension individuelle à appliquer des règles comptables de réciprocité, de justice commutative et de calcul coût-bénéfice au sein de relations caractérisées en théorie par une intimité affective profonde. Alors que les modèles classiques de la psychologie sociale présumaient souvent que les relations amoureuses s’écartaient spontanément des mécanismes d’échange marchand pour embrasser une logique purement communautaire, les observations cliniques et empiriques ont révélé une grande hétérogénéité individuelle dans la manière dont les partenaires surveillent l’équilibre de leurs transactions relationnelles.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’instrument vise à comprendre comment la disposition à tenir les comptes au sein du couple modère l’impact des déséquilibres objectifs de ressources (telles que le statut socio-économique, l’attractivité physique, le capital financier ou le temps consacré aux tâches domestiques). L’EOS permet aux chercheurs de déterminer pourquoi certains individus tolèrent des asymétries relationnelles prolongées sans manifester de détresse psychologique, tandis que d’autres développent une amertume aiguë, un sentiment de préjudice ou, paradoxalement, une culpabilité écrasante lorsqu’ils bénéficient de manière disproportionnée des efforts de leur partenaire.

Sur le plan des applications cliniques et de la thérapie de couple, l’EOS constitue un outil diagnostique précieux. Elle permet d’identifier les schémas cognitifs dysfonctionnels liés à la méfiance, à la peur d’être exploité (suractivation de l’orientation vers le sous-bénéfice) ou à l’incapacité d’accepter des marques d’affection et d’aide sans obligation frénétique de restitution immédiate (suractivation de l’orientation vers le sur-bénéfice). Les praticiens utilisent cette échelle pour objectiver les dynamiques d’endettement psychologique mutuel, faciliter la communication autour des attentes implicites de compensation, et aider les partenaires à transiter d’une logique rigide de transaction « œil pour œil » vers une dynamique relationnelle axée sur la réponse bienveillante aux besoins mutuels.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept d’orientation vers l’échange (Exchange Orientation) désigne la tendance dispositionnelle et cognitive d’un individu à surveiller activement, mémoriser et exiger l’équilibre des intrants (inputs) et des extrants (outcomes) dans ses relations intimes. Historiquement conceptualisé comme un trait unidimensionnel par Murstein et ses collègues (1977), Sprecher (1998) a profondément révisé ce construit en démontrant qu’il est indispensable de dissocier la valence motivationnelle du déséquilibre : la peur d’être défavorisé n’est pas le simple opposé symétrique de la peur d’être favorisé.

L’orientation vers le sous-bénéfice (Under-benefiting Exchange Orientation)

Cette dimension capture l’hypersensibilité d’un individu à la condition de « perdant » dans l’économie relationnelle. Les personnes présentant un score élevé sur cette dimension maintiennent un registre mental rigoureux des faveurs, de l’argent et du soutien émotionnel qu’elles ont accordés à leur partenaire. Elles perçoivent tout retard ou toute absence de réciprocité comme un préjudice ou une exploitation personnelle. Par exemple, si l’individu invite son partenaire à dîner ou s’investit de façon prépondérante dans les corvées ménagères, il ressentira une insatisfaction immédiate si une contribution strictement équivalente n’est pas fournie en retour dans un délai rapproché. Ce profil psychologique est fortement associé à l’anticipation de la trahison, à la rancœur et à une posture de méfiance vigilante au sein du lien conjugal.

L’orientation vers le sur-bénéfice (Over-benefiting Exchange Orientation)

À l’opposé, cette dimension évalue le degré d’inconfort psychologique, d’anxiété morale et de culpabilité ressenti lorsqu’un individu reçoit plus qu’il ne donne. Loin de se réjouir d’une position avantageuse, l’individu doté d’une forte orientation vers le sur-bénéfice vit la dette relationnelle comme un fardeau psychologique déstabilisant. Il se sent contraint de compenser sans délai toute générosité reçue. Par exemple, s’il se voit offrir un cadeau d’une valeur financière supérieure à celui qu’il a lui-même offert lors d’une fête, ou s’il bénéficie d’un transport régulier pour se rendre au travail sans contrepartie claire, il éprouvera un malaise profond et s’efforcera immédiatement d’équilibrer la balance par des concessions, des cadeaux ou des services compensatoires. Cette disposition reflète souvent un scrupule éthique intense combiné à la peur inconsciente de perdre le contrôle ou de dépendre de la bienveillance d’autrui.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Échelle d’orientation vers l’échange est profondément ancrée dans les théories psychosociales de l’interdépendance et de la justice distributive développées au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

La théorie de l’échange social (Social Exchange Theory)

Formulée initialement par George Homans (1958), Peter Blau (1964) ainsi que par John Thibaut et Harold Kelley (1959), la théorie de l’échange social postule que les interactions humaines sont sous-tendues par une analyse implicite des coûts et des récompenses. Les individus cherchent à maximiser leurs gratifications tout en minimisant leurs coûts psychologiques et matériels. Cependant, l’EOS montre que cette logique n’est pas uniforme : elle varie selon la personnalité des acteurs et la façon dont ils interprètent cognitivement la temporalité des restitutions.

La théorie de l’équité de Walster, Walster et Berscheid (1978)

Le fondement le plus direct de l’échelle réside dans la théorie de l’équité. Selon Elaine Hatfield (Walster) et ses collègues, les individus au sein d’une relation se sentent plus sereins et satisfaits lorsque le ratio des bénéfices perçus par rapport aux investissements consentis est perçu comme équivalent entre les deux partenaires :

$$\frac{\text{Bénéfices}_A}{\text{Contributions}_A} = \frac{\text{Bénéfices}_B}{\text{Contributions}_B}$$

Cette théorie prévoit explicitement que l’iniquité génère de la détresse : la personne sous-bénéficiaire ressent de la colère et de la frustration, tandis que la personne sur-bénéficiaire ressent de la culpabilité et de l’anxiété. L’apport fondamental de Susan Sprecher a été d’opérationnaliser ces deux voies distinctes de détresse sous la forme de traits cognitifs mesurables.

La distinction entre relations d’échange et relations communautaires

Un autre pilier théorique majeur est le modèle de Margaret Clark et Judson Mills (1979, 1982). Clark et Mills opposaient les « relations d’échange » (où les bénéfices sont accordés avec l’attente explicite d’un retour comparable immédiat, typiques des relations professionnelles ou d’affaires) aux « relations communautaires » (où les bénéfices sont dispensés en réponse aux besoins d’autrui, sans exigence de contrepartie, typiques de la famille et des relations intimes). Sprecher a démontré que cette frontière n’est pas absolue : même au sein de relations amoureuses hautement intimes, certains individus continuent de fonctionner selon une logique stricte de relation d’échange, ce qui influe puissamment sur leur bien-être conjugal.

7. Validité / Validity

L’EOS a fait l’objet d’évaluations psychométriques approfondies établissant de hauts niveaux de validité de construit, de validité convergente, de validité discriminante et de validité prédictive.

Validité convergente

Dans l’étude de référence de Sprecher (1998) portant sur plusieurs centaines de couples en cours de fréquentation amoureuse, la sous-échelle d’orientation vers le sous-bénéfice présentait des corrélations positives significatives avec les mesures d’attachement insécure anxieux (mesuré par l’échelle de Hazan et Shaver), de sensibilité au rejet, d’affectivité négative et d’hypersensibilité à l’iniquité relationnelle. De surcroît, les scores élevés de sous-bénéfice corrélaient négativement avec l’estime de soi du partenaire et avec la confiance interpersonnelle. À l’inverse, l’orientation vers le sur-bénéfice a démontré des associations convergentes cohérentes avec les échelles de culpabilité dispositionnelle, d’empathie cognitive et d’intériorisation morale des devoirs civiques et relationnels.

Validité discriminante

Les analyses corrélationnelles ont prouvé que l’orientation vers l’échange ne se confond pas avec l’orientation communautaire générale. Les corrélations entre l’EOS et l’Échelle d’orientation communautaire de Clark et al. demeurent faibles à modérées, confirmant qu’il s’agit d’un domaine psychologique distinct. De même, les deux dimensions de l’EOS n’étaient corrélées entre elles que de façon modérée (généralement r compris entre 0,25 et 0,40), confirmant qu’il ne s’agit pas des deux extrémités d’un continuum unique, mais bien de deux construits orthogonaux susceptibles de coexister chez un même individu.

Validité prédictive et longitudinale

Sur le plan prédictif, Sprecher (1998) a établi qu’un score élevé sur la dimension de sous-bénéfice prédit une satisfaction amoureuse significativement plus faible, un engagement perçu comme plus fragile et un risque accru de dissolution du couple lors des suivis longitudinaux. Les individus qui comptabilisent obsessionnellement ce qu’on leur doit interprètent plus négativement les comportements ambigus de leur partenaire. À l’inverse, les analyses menées par Zak et al. (2001) et Bender (2007) ont démontré que dans des configurations spécifiques de couples (notamment les relations présentant un écart d’âge substantiel), l’orientation vers le sur-bénéfice peut parfois jouer un rôle protecteur temporaire en incitant le partenaire plus jeune ou moins nanti financièrement à fournir un soutien affectif compensatoire accru pour maintenir l’harmonie de la dyade.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’Échelle d’orientation vers l’échange a été documentée de façon rigoureuse à travers plusieurs études indépendantes.

Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de Susan Sprecher (1998), composé de participants engagés dans des relations sentimentales hétérosexuelles, les coefficients de cohérence interne mesurés par l’alpha de Cronbach ont atteint :

  • Sous-échelle d’orientation vers le sous-bénéfice (Under-benefiting) : α = 0,85
  • Sous-échelle d’orientation vers le sur-bénéfice (Over-benefiting) : α = 0,81

Ces valeurs dépassent largement le seuil standard de 0,70 couramment requis dans les sciences comportementales pour juger d’une excellente consistance interne. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent majoritairement entre 0,38 et 0,65, indiquant une contribution homogène de chaque proposition à l’évaluation de son construit de référence.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Des protocoles de test-retest administrés à des intervalles de 4 à 8 semaines dans le cadre de recherches universitaires ont mis en évidence des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillant entre 0,74 et 0,82, attestant d’une grande stabilité temporelle de ces orientations cognitives lorsqu’aucun bouleversement relationnel majeur n’intervient. L’orientation vers l’échange opère donc véritablement comme un trait de personnalité relationnelle relativement stable au fil du temps.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’EOS a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax / Direct Oblimin), complétées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour attester de l’adéquation structurelle du modèle théorique.

Modèle bidimensionnel

L’analyse factorielle exploratoire initiale menée par Sprecher a révélé l’émergence claire de deux facteurs prépondérants expliquant une proportion substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Orientation vers le sous-bénéfice. Les items 1 à 20 saturent majoritairement sur ce facteur, avec des saturations factorielles se situant entre 0,42 et 0,71. Ces items regroupent les énoncés portant sur le ressentiment lié à la non-réciprocité (ex. items portant sur les repas, la vaisselle, les faveurs dues et l’argent prêté).
  • Facteur 2 : Orientation vers le sur-bénéfice. Les items 21 à 40 saturent préférentiellement sur ce second facteur, avec des saturations factorielles oscillant entre 0,39 et 0,68. Ils ciblent la culpabilité et l’urgence de compensation (ex. items portant sur l’obligation de payer l’addition, le remords d’être en retard ou la gêne de recevoir un cadeau plus cher).

Ajustement confirmatoire (AFC)

Dans les réplications ultérieures examinant la structure factorielle (notamment Bender, 2007), le modèle à deux facteurs corrélés a démontré des indices d’adéquation nettement supérieurs à ceux d’un modèle unidimensionnel concurrent (qui regrouperait l’ensemble des items sur un axe unique d’échange général). Les indices statistiques rapportés indiquent généralement :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) ≥ 0,91
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,89
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,058 (IC 90 % [0,049 ; 0,067])
  • Résidu standardisé moyen quadratique (SRMR) ≤ 0,062

Ces paramètres confirment la robustesse métrique de la division conceptuelle opérée par Sprecher entre sous-bénéfice et sur-bénéfice.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle d’orientation vers l’échange est un auto-questionnaire standardisé facile et rapide à administrer.

  • Type de test : Inventaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes engagés dans une relation amoureuse, fréquentant un partenaire ou ayant une expérience substantielle des relations de couple.
  • Nombre d’items : 40 items au total (20 items pour l’orientation vers le sous-bénéfice et 20 items pour l’orientation vers le sur-bénéfice ; dans certains protocoles, l’item 40 n’est pas utilisé ou laissé sous forme d’item ouvert/exploratoire, portant la passation opérationnelle à 39 items).
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    2 = En désaccord (Disagree)
    3 = Neutre / Indécis (Neutral)
    4 = D’accord (Agree)
    5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Calcul des scores et cotation :
    • Sous-échelle Sous-bénéfice (Items 1 à 20) : Les items 6 (tolérance au retard de remboursement) et éventuellement d’autres items inversés spécifiques selon les variantes doivent être recodés de manière inverse avant calcul. Le score total s’obtient par la moyenne ou la somme des items 1 à 20. Un score élevé reflète une intolérance aiguë à l’asymétrie défavorable.
    • Sous-échelle Sur-bénéfice (Items 21 à 40) : L’item 25 (absence de dérangement à attendre pour rendre une faveur) est inversé. Le score total correspond à la moyenne ou à la somme des items 21 à 40 (ou 39). Un score élevé indique une anxiété élevée face à la dette relationnelle et un besoin compulsif de réciprocité.
  • Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Échelle d’orientation vers l’échange a été publiée dans sa version scientifique définitive en 1998 dans la revue Social Psychology Quarterly.

L’instrument relève du domaine de la recherche académique ouverte. Il est accessible sans frais pour les chercheurs, les universitaires et les cliniciens réalisant des études à des fins non commerciales. Conformément aux règles usuelles de la communauté scientifique, l’utilisation de l’échelle requiert la citation appropriée de l’article de référence de Sprecher (1998). Pour toute adaptation expérimentale, traduction officielle ou utilisation au sein d’applications commerciales, il convient d’obtenir l’accord écrit préalable du Dr Susan Sprecher ([email protected]).

12. Références / References

Les sources et études fondamentales relatives à la conception, la théorisation et la validation de l’Échelle d’orientation vers l’échange comprennent :

  • Adams, J. S. (1965). Inequity in social exchange. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 2, pp. 267-299). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60108-2
  • Bender, A. (2007). Predictors and Consequences of Involvement in Age-Discrepant Romantic Relationships (Senior Thesis, Hanover College). Hanover, IN. http://psych.hanover.edu/research/Thesis07/BenderPaper.pdf
  • Blau, P. M. (1964). Exchange and Power in Social Life. John Wiley & Sons.
  • Clark, M. S., & Mills, J. (1979). Interpersonal attraction in exchange and communal relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 37(1), 12-24. https://doi.org/10.1037/0022-3514.37.1.12
  • Homans, G. C. (1958). Social behavior as exchange. American Journal of Sociology, 63(6), 597-606. https://doi.org/10.1086/222355
  • Mills, J., & Clark, M. S. (1982). Exchange and communal relationships. In L. Wheeler (Ed.), Review of Personality and Social Psychology (Vol. 3, pp. 121-144). SAGE Publications.
  • Murstein, B. I., Cerreto, M., & MacDonald, M. G. (1977). A theory and investigation of the effect of exchange-orientation on marriage and friendship. Journal of Marriage and the Family, 39(3), 543-548. https://doi.org/10.2307/350908
  • Murstein, B. I., Wadlin, R., & Bond, C. F. (1987). The Exchange-Orientation Scale. Journal of Personality Assessment, 51(1), 139-147. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa5101_14
  • Sprecher, S. (1998). The effect of exchange orientation on close relationships. Social Psychology Quarterly, 61(3), 220-231. https://doi.org/10.2307/2787109
  • Thibaut, J. W., & Kelley, H. H. (1959). The Social Psychology of Groups. John Wiley & Sons.
  • Walster, E., Walster, G. W., & Berscheid, E. (1978). Equity: Theory and Research. Allyn and Bacon.
  • Zak, A., Armer, E., Edmunds, K., Fleury, T., Sarris, M., & Shatynski, B. (2001). Age discrepant relationships: Do these romances fare well?. North American Journal of Psychology, 3(1), 119-122.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: 1 (strongly disagree) to 5 (strongly agree)

Under-benefiting Exchange Orientation

  1. I usually do not forget if my partner owes me a favor.
  2. If I have something to offer the relationship that my partner is incapable of also giving (e.g., money, status, physical attractiveness), I expect him/her to compensate by giving other things in return
  3. I usually remember if my partner owes me money
  4. If I take my partner out to dinner, I expect him/her to do the same for me sometime.
  5. When I exchange gifts with a partner on an important occasion (Christmas, anniversary) I feel bad (cheated) if I have spent significantly more money on him/her than he/she has on me.
  6. If my partner owes me a favor, I don’t mind if she/he waits a long time before repaying.
  7. If my partner feels entitled to an evening out with friends of either sex, then I feel entitled to do the same.
  8. It bothers me if my partner doesn’t fulfill his/her obligations to me.
  9. If I do dishes three times a week, then I expect my partner to do them three times a week also (or something equivalent).
  10. If I were to campaign for someone running for office, I’d expect some sort of compensation or at least recognition.
  11. If I tell my partner about my private affairs (business, family, love experiences) I expect him/her to tell me something about his/hers.
  12. If I’m out to dinner with my partner, I would much rather that he/she pays the bill entirely than if I paid the bill entirely.
  13. I prefer not to send a second letter to a partner unless I had received a letter or phone call in response to my first letter.
  14. When I invite my partner to dinner at my house, I prefer that he/she offers to bring something (e.g., wine, dessert).
  15. If I praise my partner for his/her accomplishments, I expect him/her to praise me for mine as well.
  16. If I give my partner a ride to work on an occasional basis (approximately 6 times a month), then I expect him/her to repay me in some way.
  17. I wish my partner would show more acknowledgement when I say or do nice things to them.
  18. It bothers me if my partner/people I like do less for me than I do for them.
  19. When buying a present for my partner, I often try to remember the value of what he/she has given me in the past and I try not to buy something of more value.
  20. If I show up on time for a date, I become upset if my partner shows up late.

Over-benefiting Exchange Orientation

  1. I usually do not forget if I owe my partner a favor.
  2. If my partner has something to offer the relationship that I’m incapable of also giving (money, status, physical attractiveness) I would try to compensate by giving other things in return.
  3. I usually remember if I owe my partner money.
  4. When I exchange gifts with a significant other on an important occasion (Christmas, anniversary), I feel bad (guilty) if I have spent significantly less money on him/her than he/she has on me.
  5. If I owe my partner a favor, it doesn’t bother me to wait a long time before repaying.
  6. If I feel entitled to an evening out with friends of either sex, then I feel my partner should feel entitled to the same.
  7. It bothers me if I don’t fulfill my obligations to my partner.
  8. If my partner does dishes three times a week, then I expect to do them three times a week also (or something equivalent).
  9. If someone were to campaign for me running for office, I’d expect to give compensation or at least recognition in return.
  10. If my partner tells me about his/her private affairs (business, family, love experiences) I expect to tell him/her something about me.
  11. If I’m out to dinner with my partner, I would much rather pay the bill entirely than have him/her pay the bill entirely.
  12. I prefer that my partner does not send a second letter before I have had the chance to send a letter or make a phone call in response to his/her first letter.
  13. When I go to dinner at my partner’s house, I prefer to bring something (e.g., wine, dessert).
  14. If my partner praises me for my accomplishments, I will praise him/her for his/her accomplishments as well.
  15. If my partner gives me a ride to work on an occasional basis (approximately 6 times a month), then I expect to repay him/her in some way.
  16. I try to show my partner acknowledgement when he/she says or does nice things for me.
  17. It bothers me if my partner/people I like do more for me than I do for them.
  18. When buying a present for my partner, I often try to remember the value of what he/she has given me in the past and I try not to buy something of less value.
  19. If I’m late for an date with my partner I get upset with myself.
  20. ???
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle d’orientation vers l’échange. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-orientation-vers-l-echange/
Looti, Mohammed. “Échelle d’orientation vers l’échange.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-orientation-vers-l-echange/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’orientation vers l’échange.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-orientation-vers-l-echange/.