Échelle d’autodétermination (SDS)

L’Échelle d’autodétermination (SDS) est un instrument psychométrique de 10 items développé par Sheldon et Ryan pour mesurer l’autonomie et la conscience de soi.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle d’autodétermination (en anglais, Self-Determination Scale ou SDS), conçue originellement par Kennon M. Sheldon et Richard M. Ryan, constitue un instrument psychométrique bref et robuste destiné à évaluer les différences interindividuelles dans la propension générale à fonctionner de manière autodéterminée au quotidien. Ancrée directement dans la théorie de l’autodétermination (TAD ; Deci & Ryan, 1985, 2000), cette échelle appréhende l’autodétermination non pas comme un état transitoire ou une motivation contextuelle circonscrite, mais comme une disposition de personnalité relativement stable et intégrée.

L’instrument se compose de 10 items présentés sous une forme originale de paires d’énoncés antinomiques, répartis de manière équilibrée en deux sous-échelles de 5 items chacune :

  • La conscience de soi (Awareness of Oneself) : évalue la capacité de l’individu à être en contact intime avec ses ressentis, ses états émotionnels, ses besoins profonds et son identité corporelle et psychologique fondamentale.
  • Le choix perçu dans ses actions (Perceived Choice in One’s Actions) : mesure le sentiment d’agir par libre choix, de se sentir l’initiateur causal de ses actes et de percevoir ses conduites comme émanant de sa propre volonté plutôt que de pressions contraignantes externes ou internes.

Les participants répondent à l’aide d’une échelle graduée en 5 points indiquant le degré relatif de vérité perçu entre les deux énoncés antagonistes de chaque paire (allant de 1 = Seul A semble vrai à 5 = Seul B semble vrai). D’un point de vue psychométrique, la SDS démontre une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,88 pour le score global, et entre 0,69 et 0,84 pour les sous-échelles. L’analyse factorielle confirme une structure bifactorielle cohérente, corrélée mais distincte. L’échelle démontre une excellente validité convergente avec les indices de bien-être subjectif, de vitalité et d’estime de soi, ainsi qu’une validité discriminante solide vis-à-vis des mesures de détresse psychologique, d’hétéronomie et d’aliénation.

2. Mots-clés

Théorie de l’autodétermination, Échelle d’autodétermination, SDS, Autonomie psychologique, Conscience de soi, Choix perçu, Psychométrie, Personnalité, Bien-être eudémonique, Motivation intrinsèque, Régulation de soi, Kennon Sheldon, Richard Ryan.

3. Auteurs

L’Échelle d’autodétermination a été développée et formalisée par des figures de proue de la psychologie positive et de la psychologie de la motivation humaine :

  • Kennon M. Sheldon, Ph.D. : Professeur émérite de sciences psychologiques à l’University of Missouri (Columbia, États-Unis), chercheur affilié à la National Research University Higher School of Economics (Moscou). Spécialiste reconnu mondialement du bien-être, de l’atteinte des buts personnels et de la théorie de l’autodétermination. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie clinique et sociale à l’University of Rochester (États-Unis) et professeur émérite à l’Institute for Positive Psychology and Education de l’Australian Catholic University (Sydney, Australie). Co-fondateur, avec Edward L. Deci, de la théorie de l’autodétermination. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Self-Determination Scale (SDS) est d’opérationnaliser et de quantifier empiriquement la tendance individuelle à fonctionner de manière autonome et congruente dans l’existence. Alors que de nombreuses échelles au sein de la théorie de l’autodétermination examinent la régulation motivationnelle propre à un domaine précis (par exemple, le sport, l’éducation ou le travail à travers des échelles comme l’Échelle de Motivation dans les Sports ou le Work Extrinsic and Intrinsic Motivation Scale), la SDS se distingue par sa nature globale et dispositionnelle. Elle cherche à capturer le fonctionnement du « soi » (the self) dans son acception organismique la plus authentique.

Applications en recherche psychologique

Dans les contextes de recherche fondamentale et appliquée, la SDS est largement sollicitée pour :

  • L’étude de la santé psychologique et du bien-être : L’échelle sert de prédicteur robuste du bien-être eudémonique (sens de la vie, vitalité subjective) et du bien-être hédonique (satisfaction de vie, affects positifs). Des recherches longitudinales et par méthode d’échantillonnage de l’expérience (Experience Sampling Method ; Sheldon, Ryan, & Reis, 1996) ont prouvé que les individus obtenant des scores élevés à la SDS vivent des « journées de meilleure qualité », caractérisées par moins de fluctuations thymiques anxieuses et un niveau constant d’énergie vitale.
  • La psychologie de la personnalité et de la créativité : L’autonomie dispositionnelle capturée par la SDS est positivement associée à l’ouverture à l’expérience, à la pensée divergente et à la flexibilité cognitive, tout en protégeant contre la rigidité défensive et la conformité aveugle (Sheldon, 1995).
  • L’adaptation au stress et la résilience : Les individus autodéterminés perçoivent les événements stressants de manière moins menaçante, déployant des stratégies de coping centrées sur la résolution de problèmes et l’acceptation plutôt que sur le déni ou le désengagement comportemental.

Applications cliniques et d’intervention

Sur le plan clinique, l’évaluation du niveau d’autodétermination dispositionnelle fournit des repères diagnostiques précieux quant à la présence d’une aliénation psychologique, d’une dysrégulation affective ou d’un fonctionnement régi par des introjections punitives :

  • Suivi psychothérapeutique : En thérapie humaniste, existentielle ou cognitivo-comportementale axée sur l’acceptation (ACT), la SDS peut servir de mesure pré- et post-intervention pour attester du développement de l’autonomie du patient et de sa réappropriation d’une agentivité active.
  • Pathologies de la conscience corporelle et dissociatives légères : La sous-échelle de conscience de soi permet de détecter les déficits de conscience intéroceptive et émotionnelle, fréquents dans les troubles du comportement alimentaire, les troubles psychosomatiques et certains troubles anxio-dépressifs.
  • Coaching et développement organisationnel : L’instrument aide à identifier les employés ou cadres souffrant d’une forte impression d’hétéronomie (sentiment d’agir uniquement sous la contrainte), guidant les interventions vers une redéfinition du sens des tâches et une plus grande autonomisation au poste.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par la SDS repose sur le concept de personnalité autodéterminée. Selon Ryan et Deci (2000), le véritable fonctionnement autonome implique deux composantes fondamentales et indissociables : la réceptivité interne claire quant à ce qui se passe en soi, et la capacité d’orienter délibérément ses actions en accord avec ces informations internes. Ce construit s’articule ainsi autour de deux sous-échelles complémentaires :

1. La conscience de soi (Awareness of Oneself)

Cette dimension renvoie à la conscience intéroceptive, émotionnelle et identitaire de la personne. Elle désigne l’aptitude et la disposition à être attentivement relié à ses processus internes organiques, sans déni, sans distorsion défensive ni engourdissement émotionnel :

  • Accès aux émotions : Les personnes présentant une forte conscience de soi éprouvent leurs émotions comme leur appartenant en propre (owned emotions). À l’inverse, une faible conscience de soi se traduit par le sentiment que ses émotions sont étrangères, imposées ou incompréhensibles (concept proche de l’alexithymie).
  • Connexion corporelle et identitaire : L’individu a un sens clair de qui il est, de ses valeurs réelles et de ses besoins vitaux. À l’opposé, l’aliénation de soi amène l’individu à percevoir son propre corps ou son image dans le miroir comme étrangers ou déconnectés de son identité vécue.
  • Exemple clinique : Un participant à score élevé reconnaîtra immédiatement qu’une tension musculaire découle d’un mécontentement légitime face à une situation, tandis qu’un participant à faible score subira le symptôme somatique sans discernement introspectif.

2. Le choix perçu dans ses actions (Perceived Choice in One’s Actions)

Cette dimension évalue le sentiment d’agentivité, de liberté volitionnelle et d’autonomie comportementale. Elle s’intéresse à la source causale perçue de l’action (Perceived Locus of Causality, PLOC) :

  • Initiative volitionnelle : L’individu a la conviction intime qu’il décide des conduites qu’il adopte, même lorsqu’il fait face à des obligations incontournables. Dans ce dernier cas, il choisit d’endosser personnellement la responsabilité de ces devoirs plutôt que de les subir passivement.
  • Absence de contrainte interne et externe perçue : Les personnes ayant un choix perçu élevé n’agissent pas principalement pour complaire aux autres, éviter la culpabilité ou satisfaire des introjections rigides, mais parce que leurs actions correspondent à leurs intérêts ou à leurs valeurs intégrées. Les personnes à faible score rapportent fréquemment : « J’ai l’impression que ce n’est pas vraiment moi qui choisis ce que je fais » ou « Mes choix sont dictés par des circonstances hors de mon contrôle ».
  • Exemple comportemental : Devant une tâche administrative fastidieuse, une personne autodéterminée se dira : « Je choisis de remplir ce dossier car cela garantit la bonne marche de mon projet », alors qu’une personne non autodéterminée se sentira écrasée par le système et manipulée par les contraintes extérieures.

6. Cadre théorique

L’Échelle d’autodétermination s’enracine au cœur de la théorie de l’autodétermination (TAD), macro-théorie de la motivation humaine, du développement de la personnalité et du fonctionnement psychologique optimal développée initialement par Edward L. Deci et Richard M. Ryan à l’Université de Rochester. La TAD repose sur une perspective métathéorique organismique-dialectique, postulant que les êtres humains possèdent une tendance naturelle, innée et active vers l’intégration psychologique, l’apprentissage, la croissance et le bien-être.

L’autonomie versus l’hétéronomie et l’aliénation

Dans la perspective de la TAD, l’autonomie ne doit pas être confondue avec l’indépendance, l’individualisme ou l’isolement social. Être autonome (du grec autos, soi-même, et nomos, loi) signifie agir en harmonie avec son soi authentique, faire l’expérience d’une volonté pleine et entière et approuver pleinement ses propres actions. L’opposé de l’autonomie n’est pas la dépendance affective ou l’interdépendance relationnelle, mais l’hétéronomie : l’expérience de se sentir poussé, contrôlé ou manipulé par des forces psychologiques étrangères à son soi intégré.

Cette distinction théorique puise également dans la philosophie phénoménologique et humaniste (Carl Rogers, 1961) : pour Rogers, la « personne fonctionnant pleinement » (fully functioning person) fait preuve d’une ouverture totale à son expérience interne et d’un fonctionnement congruent où l’organisme et le soi agissent en synergie non conflictuelle. La SDS traduit fidèlement cette perspective rogerienne : l’écoute de soi (Awareness) fournit la boussole interne indispensable qui permet ensuite l’exercice d’un choix congruent (Choice).

Théorie de l’intégration organismique (OIT)

La théorie de l’intégration organismique, l’une des six mini-théories de la TAD, détaille un continuum d’intériorisation allant de la non-régulation à la régulation intrinsèque :

  • Régulation externe : conduite dictée par l’obtention de récompenses ou l’évitement de punitions concrètes.
  • Régulation introjectée : conduite maintenue par des pressions internes, telles que la culpabilité, l’anxiété ou le besoin d’auto-rehaussement de l’estime de soi.
  • Régulation identifiée : l’activité est consciemment valorisée et jugée personnellement importante.
  • Régulation intégrée : l’activité s’accorde totalement avec les autres valeurs, besoins et croyances de l’individu.

La SDS a été expressément formulée pour capturer ce fonctionnement hautement intégré. Un score élevé reflète un fonctionnement où les régulations externes et introjectées cèdent le pas à des régulations identifiées, intégrées et intrinsèques. Le sentiment d’être « soi-même » et d’agir « par intérêt ou choix délibéré » découle directement de cette intégration réussie de la structure du soi.

7. Validité

La validité psychométrique de la SDS a été abondamment documentée dans la littérature internationale à travers de multiples échantillons cliniques, universitaires et en population générale.

Validité de construit et validité convergente

De nombreuses études corrélationnelles et expérimentales confirment que l’échelle SDS entretient des relations statistiquement significatives et théoriquement prévisibles avec une variété de construits établis :

  • Bien-être subjectif et psychologique : Dans l’étude séminale de Sheldon, Ryan et Reis (1996), la SDS a montré des corrélations positives fortes avec l’échelle de satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale, r = 0,42 à 0,55, p < 0,001) et avec la vitalité subjective (Subjective Vitality Scale, r = 0,52, p < 0,001).
  • Estime de soi et authenticité : Des corrélations substantielles sont observées avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r ≈ 0,45 à 0,60). Les individus ayant un niveau élevé de SDS présentent une estime de soi non dépendante (true self-esteem plutôt que contingent self-esteem), plus stable face aux échecs ou aux critiques.
  • Ouverture et créativité : Sheldon (1995) a démontré que des scores élevés à la SDS sont corrélés avec les mesures de créativité autorapportées et comportementales (r = 0,31, p < 0,01), ainsi qu’avec la flexibilité d’attribution.

Validité discriminante

La SDS se distingue nettement des mesures de pathologie et de traits de personnalité généraux :

  • Affects négatifs, dépression et anxiété : L’échelle montre des corrélations négatives robustes avec les scores de dépression du BDI (Beck Depression Inventory, r = -0,40 à -0,52) et avec l’anxiété-trait du STAI (r = -0,38 à -0,48).
  • Névrosisme et instabilité émotionnelle : Dans le cadre du modèle des Big Five, la SDS montre une association inverse modérée avec le Névrosisme (r ≈ -0,35) et une association positive modérée avec l’Extraversion et l’Agréabilité, démontrant qu’elle ne se résume pas à une simple facette de la stabilité émotionnelle générale mais apporte une variance explicative propre.

Validité prédictive

La SDS prédit de manière prospective l’adhésion aux traitements médicaux, le maintien des résolutions de santé (perte de poids, sevrage tabagique) et la persévérance académique face aux revers. Les étudiants ayant un score initial de choix perçu plus élevé abandonnent significativement moins leurs filières d’études au cours d’une année universitaire (Sheldon et al., 1996).

8. Fidélité

Les études d’évaluation psychométrique de la SDS rapportent des indices de fidélité satisfaisants, compte tenu du format très concis de l’instrument (10 items au total) :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Bien que l’instrument utilise des paires d’items complexes opposant deux pôles contrastés, les coefficients de consistance interne atteignent des standards reconnus :

  • Score total de la SDS (10 items) : L’alpha de Cronbach varie typiquement entre 0,75 et 0,88 selon les échantillons (Sheldon et al., 1996 rapportent un alpha de 0,80 dans leur étude quotidienne).
  • Sous-échelle Conscience de soi (5 items) : Les valeurs de l’alpha oscillent entre 0,69 et 0,78. Cette valeur légèrement plus modeste s’explique par la formulation concise et la diversité des aspects couverts (sensibilité corporelle, étiquetage émotionnel, conscience des valeurs).
  • Sous-échelle Choix perçu (5 items) : Les valeurs de l’alpha oscillent entre 0,75 et 0,84, témoignant d’une forte cohésion thématique autour du sentiment d’agentivité personnelle.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La SDS a été conçue pour capturer une disposition relativement stable dans le temps. Des études mesurant la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation test-retest se situant entre r = 0,74 et r = 0,82 (Sheldon, 1995), attestant que l’instrument capte des caractéristiques de personnalité stables tout en demeurant sensible aux évolutions cliniques majeures à plus long terme.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de la Self-Determination Scale a fait l’objet d’examens psychométriques rigoureux par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la phase initiale de conception (Sheldon, 1995), les analyses factorielles avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) ont systématiquement extrait deux facteurs principaux expliquant ensemble plus de 50 % de la variance totale des réponses :

  • Facteur 1 (Choix perçu) : Regroupe les items 1, 3, 5, 7 et 9. Les saturations factorielles de ces items sur leur facteur théorique s’échelonnent entre 0,55 et 0,82, avec de faibles saturations croisées sur le second facteur (< 0,25).
  • Facteur 2 (Conscience de soi) : Regroupe les items 2, 4, 6, 8 et 10. Les saturations factorielles se situent entre 0,48 et 0,76.

La corrélation inter-facteurs est positive et modérée à forte (oscillant généralement entre r = 0,40 et r = 0,55), ce qui justifie pleinement le calcul d’un score composite global combinant les deux facettes sans gommer leur spécificité théorique.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées sur des échantillons confirmatoires indépendants valident la supériorité du modèle à deux facteurs corrélés par rapport à un modèle unifactoriel unidimensionnel :

  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) : > 0,93 (souvent > 0,95 dans les échantillons homogènes).
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,91.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % généralement entre 0,04 et 0,07).
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : < 0,05.

Certains auteurs ont testé un modèle bifactoriel (un facteur général d’autodétermination et deux facteurs spécifiques de groupe pour la conscience et le choix), confirmant que si une part substantielle de la variance relève d’une disposition globale d’autonomie, les deux sous-domaines possèdent une validité incrémentielle distinctive dans la prédiction de variables cliniques spécifiques.

10. Instrument de mesure

L’administration et la cotation de la SDS suivent un protocole structuré précis :

  • Nature de l’épreuve : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 10 items dyadiques (chacun composé d’un énoncé A et d’un énoncé B).
  • Format des réponses : Échelle bipolaire en 5 points évaluant la véracité relative ressentie des deux énoncés :
    • 1 = Only A feels true (Seul A semble vrai)
    • 2 = Both feel somewhat true, but A feels more true than B (Les deux semblent assez vrais, mais A semble plus vrai que B)
    • 3 = Both feel equally true (Les deux semblent également vrais)
    • 4 = Both feel somewhat true, but B feels more true than A (Les deux semblent assez vrais, mais B semble plus vrai que A)
    • 5 = Only B feels true (Seul B semble vrai)
  • Structure des sous-échelles :
    • Conscience de soi (Awareness of Oneself) : Items 2, 4, 6, 8, 10.
    • Choix perçu (Perceived Choice) : Items 1, 3, 5, 7, 9.
  • Règles de cotation et inversion (Scoring Rules) :
    • Dans la version standard publiée, l’énoncé représentant l’orientation autodéterminée se situe en option A pour certains items et en option B pour d’autres.
    • Pour les items où l’option autodéterminée est l’énoncé A (Items 1, 3, 5, 6, 8, 10), les scores doivent être inversés : le score inversé est calculé selon la formule Score inversé = 6 – Réponse brute (un score de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1).
    • Pour les items où l’option autodéterminée est l’énoncé B (Items 2, 4, 7, 9), les scores sont conservés tels quels (pas d’inversion).
    • Calcul des scores finaux : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en faisant la moyenne (score moyen sur 5) ou la somme (score cumulé sur 25) des 5 items correspondants après inversion. Le score total SDS s’obtient par la moyenne générale des 10 items (sur 5) ou leur somme globale (sur 50). Un score plus élevé indique un niveau supérieur d’autodétermination.
  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : Formalisée dans les publications de 1995 et 1996 (Sheldon, 1995 ; Sheldon, Ryan, & Reis, 1996).
  • Droits d’utilisation et statut : L’Échelle d’autodétermination est un instrument du domaine public académique (Open Access à des fins de recherche et d’enseignement non commerciaux).
  • Tarifs : Aucun coût d’utilisation. L’instrument est mis gratuitement à disposition de la communauté scientifique sur le portail officiel de la théorie de l’autodétermination (selfdeterminationtheory.org).
  • Conditions d’usage : L’utilisation dans le cadre de recherches universitaires, de thèses ou de pratiques cliniques ne requiert pas d’autorisation formelle préalable, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de référence. Toute exploitation commerciale requiert l’accord écrit préalable des auteurs.

12. Références

  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Publishing. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Rogers, C. R. (1961). On becoming a person: A therapist’s view of psychotherapy. Houghton Mifflin.
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Publications. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769
  • Sheldon, K. M. (1995). Creativity and self-determination in personality. Creativity Research Journal, 8(1), 61-72. https://doi.org/10.1207/s15326934crj0801_6
  • Sheldon, K. M., Ryan, R. M., & Reis, H. T. (1996). What makes for a good day? Competence and autonomy in the day and in the person. Personality and Social Psychology Bulletin, 22(12), 1270-1279. https://doi.org/10.1177/01461672962212007

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please read the pairs of statements‚ one pair at a time‚ and think about which statement within the pair seems more true to you at this point in your life. Indicate the degree to which statement A feels true‚ relative to the degree that Statement B feels true‚ on the 5-point scale shown after each pair of statements. If
Response Scale: 5-point scale: 1 = Only A feels true, 2 = Both feel somewhat true, but A feels more true than B, 3 = Both feel equally true, 4 = Both feel somewhat true, but B feels more true than A, 5 = Only B feels true
Scoring / Reverse Items: The scale yields two 5-item subscales: Awareness of Oneself (Items 2, 4, 6, 8, 10) and Perceived Choice (Items 1, 3, 5, 7, 9). For items where the self-determined option is statement A (Items 1, 3, 5, 6, 8, 10), scores are reversed (i.e., 5 becomes 1, 4 becomes 2, etc., or calculated as 6 – score). For items where the self-determined option is statement B (Items 2, 4, 7, 9), scores are kept as entered. Subscale scores are the average or sum of their respective items; an overall SDS score is the sum or average of all 10 items.
1

A. I always feel like I choose the things I do.
B.

I sometimes feel that it's not really me choosing the things I do.

2

A. My emotions sometimes seem alien to me.
B.

My emotions always seem to belong to me.

3

A. I choose to do what I have to do.
B.

I do what I have to, but I don't feel like it is really my choice.

4

A. I feel that I am not in touch with what is important to me.
B.

I feel that I am in touch with what is important to me.

5

A. I feel like I have a lot of input into what I do.
B.

I feel like other people or circumstances determine what I do.

6

A. I am usually very aware of my feelings.
B.

I am usually not very aware of my feelings.

7

A. I do what I do because it interests me.
B.

I do what I do because I have to.

8

A. I have a good sense of who I am.
B.

I don't have a good sense of who I am.

9

A. I am free to do whatever I choose to do.
B.

I feel that my choices are limited by things I can't control.

10

A. I am mostly in touch with who I am.
B.

I am mostly not in touch with who I am.

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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle d’autodétermination (SDS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-autodetermination-sds-2/
Looti, Mohammed. “Échelle d’autodétermination (SDS).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-autodetermination-sds-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’autodétermination (SDS).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-autodetermination-sds-2/.