1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’acculturation multigroupe de Stephenson (Stephenson Multigroup Acculturation Scale, ou SMAS) constitue un instrument psychométrique de référence élaboré par Margaret Stephenson en 1998 et publié formellement en 2000 dans la revue Psychological Assessment. Conçue pour pallier les limites majeures des échelles d’acculturation traditionnelles — souvent restreintes à un groupe ethnoculturel spécifique (par exemple, les populations hispaniques ou asiatiques) —, la SMAS s’affirme comme un outil universel et panculturel applicable à une vaste diversité de groupes ethniques et d’immigrants. L’échelle repose sur une conceptualisation bidimensionnelle et orthogonale des processus d’acculturation, postulant que l’adhésion à la culture dominante de la société d’accueil et le maintien de la culture d’origine constituent deux processus psychologiques et comportementaux indépendants.
L’instrument comprend 32 items évalués sur une échelle de réponse de type Likert en 4 points, allant de 1 (« Faux ») à 4 (« Vrai »). L’analyse factorielle révèle une structure bidimensionnelle robuste décomposée en deux sous-échelles : l’Immersion dans la société dominante (Dominant Society Immersion, DSI ; 15 items) et l’Immersion dans la société ethnique (Ethnic Society Immersion, ESI ; 17 items). Les propriétés psychométriques démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,86 et 0,90 pour la sous-échelle DSI, et entre 0,90 et 0,97 pour la sous-échelle ESI, confirmés auprès de divers échantillons ethniques (Afro-Américains, Latino-Américains, Asio-Américains et Euro-Américains). La SMAS bénéficie d’une validité de construit, convergente et discriminante solidement étayée par la recherche empirique contemporaine, confirmant son statut d’outil incontournable en psychologie interculturelle, en santé publique et en épidémiologie sociale.
2. Mots-clés / Keywords
Acculturation, échelle d’acculturation multigroupe de Stephenson, SMAS, immersion dans la société dominante, immersion dans la société ethnique, modèle bidimensionnel, psychométrie, psychologie interculturelle, diversité ethnique, fidélité interne, validité factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée par la chercheuse et psychologue Margaret Stephenson, Ph.D. Ses travaux ont principalement porté sur la mesure transculturelle, la santé mentale des minorités ethniques et les processus d’adaptation des populations migrantes aux États-Unis. Lors de la publication inaugurale de l’échelle, Margaret Stephenson était affiliée au Department of Psychology de l’Université Columbia et a collaboré avec diverses institutions cliniques et de recherche à New York.
Les correspondances scientifiques et les demandes relatives aux autorisations d’utilisation de l’instrument ont historiquement été adressées aux départements de psychologie clinique et sociale spécialisés dans les études sur les minorités ethniques et l’adaptation interculturelle. Plusieurs équipes de recherche indépendantes, à l’instar des travaux menés par Huynh, Howell et Nguyen (2009) au sein de l’Université de Californie à Riverside, ont par la suite contribué à la validation croisée et à l’analyse de l’invariance de mesure de l’instrument.
4. Objectif / Purpose
Fondements et genèse de l’instrument
L’objectif fondamental de la création de la Stephenson Multigroup Acculturation Scale résidait dans la nécessité critique de surmonter le cloisonnement méthodologique caractérisant l’évaluation de l’acculturation à la fin du XXe siècle. Historiquement, la quasi-totalité des instruments psychométriques disponibles était spécifiquement calibrée pour une population cible unique — à l’instar de l’Acculturation Rating Scale for Mexican Americans (ARSMA) ou de la Suinn-Lew Asian Self-Identity Acculturation Scale (SL-ASIA). Cette spécificité empêchait formellement toute comparaison intergroupe directe au sein d’échantillons hétérogènes ou d’enquêtes épidémiologiques nationales incluant simultanément des répondants d’origines culturelles plurielles.
Margaret Stephenson a conçu la SMAS afin de fournir une mesure standardisée, neutre sur le plan ethnique, capable de sonder le degré d’immersion culturelle sans présupposer la trajectoire historique ou linguistique propre à un seul collectif. En évitant les référents culturels trop étroits, la SMAS permet d’évaluer les dynamiques d’acculturation chez des individus issus d’horizons variés, qu’il s’agisse d’immigrants de première génération, de descendants de deuxième ou troisième génération, ou encore de membres de minorités historiques.
Applications en recherche et en pratique clinique
Dans le domaine de la recherche empirique, la SMAS remplit une triple fonction :
- Harmonisation méthodologique : Elle permet aux chercheurs en psychologie interculturelle et en sociologie comparée d’administrer un protocole unique à des cohortes multiculturelles complexes, éliminant ainsi les biais de mesure attribuables à des formulations d’items disparates.
- Élucidation des déterminants sociaux de la santé : En épidémiologie psychiatrique, l’échelle est mobilisée pour investiguer le rôle modérateur ou médiateur de l’acculturation sur le stress d’acculturation, l’anxiété, la dépression, l’abus de substances psychoactives et l’observance thérapeutique chez les populations issues de l’immigration.
- Classification typologique : Grâce à sa structure orthogonale à deux dimensions indépendantes, l’instrument permet d’opérationnaliser rigoureusement les quatre stratégies d’acculturation décrites par John W. Berry : l’intégration (biculturalisme), l’assimilation, la séparation et la marginalisation.
Sur le plan clinique, l’utilisation de la SMAS s’avère particulièrement précieuse lors de l’anamnèse et de l’évaluation diagnostique transculturelle. Elle offre au psychologue ou au psychiatre une cartographie nuancée des compétences linguistiques, des affiliations relationnelles et du sentiment d’appartenance du patient, facilitant l’ajustement culturel des thérapies cognitives et comportementales ou des interventions systémiques familiales.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par la SMAS est l’acculturation, définie comme l’ensemble des transformations cognitives, affectives, comportementales et identitaires résultant du contact continu et direct entre des individus appartenant à des cultures distinctes. Rejetant résolument le paradigme unidimensionnel obsolète — qui postulait que l’acquisition de la culture dominante s’opérait obligatoirement au détriment mécanique de la culture d’héritage —, la SMAS opérationnalise l’acculturation selon un modèle bidimensionnel orthogonal.
Les deux dimensions fondamentales
L’échelle décompose le construit global en deux dimensions psychologiques indépendantes :
- Immersion dans la société dominante (Dominant Society Immersion – DSI) : Cette dimension quantifie l’étendue avec laquelle un individu s’engage activement, interagit et se sent à l’aise au sein des institutions, des codes sociaux, de la langue et des réseaux relationnels de la société d’accueil (en l’occurrence, la société nord-américaine anglophone). La DSI ne capture pas seulement des compétences linguistiques (par exemple, parler, lire et penser en anglais), mais englobe également la participation civique (s’informer sur les affaires courantes), les habitudes de consommation culturelle (médias, cuisine) et le sentiment d’acceptation et de familiarité auprès des membres du groupe majoritaire.
- Immersion dans la société ethnique (Ethnic Society Immersion – ESI) : Cette dimension évalue le degré de préservation, d’attachement et de participation active de l’individu à l’égard des pratiques, des traditions, de la langue maternelle et des réseaux relationnels de sa communauté d’origine. L’ESI explore des comportements concrets tels que l’usage de la langue d’origine dans le cercle intime et familial, la fréquentation d’événements communautaires, la consommation d’aliments traditionnels, l’écoute de musiques ethniques et le maintien de liens réguliers avec la parenté demeurée dans le pays natal.
Les facettes comportementales, cognitives et affectives
La SMAS ne se limite pas à une simple évaluation de l’identité subjective ; elle intègre une variété équilibrée de marqueurs d’acculturation répartis en plusieurs domaines fondamentaux :
- Compétence et préférence linguistiques : Évaluées tant pour la langue dominante que pour la langue d’héritage (items relatifs à la lecture, à la communication verbale au sein du couple ou de la famille, et à la langue interne de la pensée).
- Réseaux sociaux et affiliations interpersonnelles : Mesure de la composition du réseau amical, des fréquentations sociales et du sentiment d’aisance relationnelle en présence d’individus issus de la culture dominante ou du groupe d’origine.
- Pratiques culturelles et habitudes de vie : Consommation de nourriture traditionnelle, préférences musicales et festives.
- Connaissances historiques et civiques : Degré de familiarité avec l’histoire, les personnalités marquantes et l’actualité politique de la société d’accueil par rapport à celles du pays d’origine.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le modèle bidimensionnel de Berry
L’architecture conceptuelle de la SMAS s’ancre directement dans la théorie de l’acculturation développée par John Widdup Berry (1997, 2003). Selon le modèle d’acculturation de Berry, tout individu confronté à une nouvelle culture d’accueil doit résoudre simultanément deux questions fondamentales et indépendantes :
- « Est-il jugé précieux de maintenir son identité culturelle et ses caractéristiques d’origine ? » (axe relatif à l’ESI dans la SMAS).
- « Est-il jugé précieux d’établir des relations et de participer à la vie de la société globale ? » (axe relatif à la DSI dans la SMAS).
Le croisement de ces deux dimensions continues permet d’aboutir à quatre quadrants ou profils d’acculturation distincts :
- Intégration (Biculturalisme) : Score élevé en DSI et score élevé en ESI. L’individu maintient son intégrité culturelle originelle tout en participant activement et avec succès aux structures de la société d’accueil. Ce profil est généralement associé aux meilleurs indices de santé mentale et d’adaptation psychosociale.
- Assimilation : Score élevé en DSI et score faible en ESI. L’individu adopte exclusivement les normes culturelles dominantes et délaisse ses coutumes et sa langue d’origine.
- Séparation : Score faible en DSI et score élevé en ESI. L’individu valorise la préservation intégrale de sa culture d’origine tout en évitant les interactions significatives avec la culture dominante.
- Marginalisation : Score faible en DSI et score faible en ESI. L’individu éprouve une perte de repères culturels et se retrouve exclu ou en rupture avec les deux systèmes socioculturels, une situation fréquemment corrélée à une vulnérabilité psychologique marquée.
Dépassement du modèle d’assimilation unidimensionnel de Gordon
Sur le plan historique des théories de l’immigration, la SMAS opère une rupture épistémologique avec le paradigme classique de l’assimilation linéaire formalisé par Milton Gordon (1964). Dans les modèles linéaires, l’acculturation était conçue comme un jeu à somme nulle : chaque gain dans la culture dominante entraînait inéluctablement une érosion équivalente de l’identité d’origine. Les recherches contemporaines en psychologie cognitive et sociale ont amplement démontré la fausseté de cette prémisse. Un individu peut parfaitement internaliser deux schémas culturels distincts et alterner entre eux en fonction du contexte contextuel (phénomène de cultural frame switching), ce que la structure bidimensionnelle de la SMAS permet d’enregistrer fidèlement.
7. Validité / Validity
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit de la SMAS a été confirmée dès sa publication initiale par Stephenson (2000) auprès d’un échantillon diversifié de 435 participants comprenant des personnes d’origines afro-américaine, hispanique, asiatique et européenne. Les analyses ont démontré que la structure à deux dimensions (DSI et ESI) expliquait une part substantielle de la variance totale, validant le fait que les compétences linguistiques, civiques et relationnelles se regroupent systématiquement selon leur référent culturel (dominant vs. d’héritage).
Les études ultérieures de modélisation en équations structurelles, notamment menées par Huynh et al. (2009), ont corroboré l’adéquation globale du modèle factoriel. Bien que certaines variations mineures de saturations factorielles apparaissent selon les sous-groupes d’immigrants (notamment entre les individus de première génération et les générations suivantes), l’invariance configurationnelle de l’échelle a été largement confirmée.
Validité convergente et corrélats théoriques
La validité convergente de la SMAS est étayée par des corrélations statistiquement significatives avec des variables sociodémographiques et d’autres échelles psychométriques validées :
- Génération d’immigration et durée de résidence : Les scores de DSI augmentent de manière linéaire et significative à mesure que l’on passe de la première à la deuxième et troisième génération d’immigrants, et sont positivement corrélés avec le nombre d’années passées dans le pays d’accueil. Inversement, les scores d’ESI sont significativement plus élevés chez les immigrants de première génération que chez leurs descendants.
- Identité ethnique : Des corrélations positives robustes ont été documentées entre la sous-échelle ESI et le Multigroup Ethnic Identity Measure (MEIM) de Jean Phinney, confirmant que l’attachement aux pratiques culturelles d’origine s’articule étroitement avec une identité ethnique affirmée.
- Échelles d’acculturation spécifiques : La sous-échelle DSI présente de fortes corrélations positives avec les échelles d’acculturation linguistique à la société dominante, tandis que l’ESI corrèle avec les sous-échelles d’immersion culturelle traditionnelle au sein d’instruments tels que l’ARSMA-II.
Validité discriminante et différentielle
La quasi-orthogonalité observée entre la sous-échelle DSI et la sous-échelle ESI (les corrélations inter-facteurs étant généralement très faibles ou non significatives dans les échantillons hétérogènes) prouve que les deux axes mesurent des entités psychologiques conceptuellement distinctes et non des pôles opposés d’un continuum unique. De surcroît, la SMAS ne présente pas de corrélations parasites avec des traits de personnalité généraux tels que l’extraversion ou le névrosisme du modèle à cinq facteurs (Big Five), attestant que les réponses reflètent bien des processus d’adaptation socioculturelle et non de simples dispositions tempéramentuelles.
8. Fidélité / Reliability
Consistance interne
La fidélité de la SMAS se caractérise par des indices d’homogénéité interne particulièrement élevés, reproduits de manière stable à travers de multiples contextes de recherche :
- Sous-échelle ESI (17 items) : Dans l’étude princeps de Stephenson (2000), le coefficient alpha de Cronbach atteignait la valeur remarquable de 0,97 pour l’échantillon global. Des études indépendantes ultérieures ont systématiquement rapporté des valeurs oscillant entre 0,90 et 0,96, indiquant une cohésion interne exceptionnelle des items relatifs à l’immersion ethnique.
- Sous-échelle DSI (15 items) : L’alpha de Cronbach initial rapporté par Stephenson était de 0,86. Les réplications menées dans la littérature psychologique font état de coefficients variant de 0,84 à 0,89 selon les sous-populations étudiées.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Les évaluations de la stabilité temporelle de la SMAS, menées sur des intervalles de deux à six semaines auprès d’étudiants et de résidents communautaires, indiquent des coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,82 et 0,88 pour les deux sous-échelles. Cette stabilité atteste que, bien que l’acculturation soit un processus dynamique sur le long cours, les composantes comportementales et linguistiques mesurées par l’échelle constituent des dispositions relativement stables à court et moyen terme.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Dans la recherche fondatrice de Stephenson (2000), l’extraction initiale des facteurs a été conduite à l’aide d’une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation oblique (Promax), afin d’autoriser une éventuelle corrélation entre les dimensions. Les critères d’extraction (critère de Kaiser avec valeurs propres supérieures à 1,0 et inspection du graphique des éboulis de Cattell) ont nettement mis en évidence une structure à deux facteurs dominants :
- Facteur 1 (ESI) : Saturé principalement par les items évaluant la langue maternelle, l’amitié intragroupe, l’alimentation traditionnelle, la musique ethnique et la prière en langue d’origine. Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnaient de 0,55 à 0,88.
- Facteur 2 (DSI) : Saturé par les items évaluant la maîtrise de l’anglais, la lecture de journaux américains, la familiarité avec l’histoire des États-Unis et le sentiment d’aisance avec les membres de la société dominante. Les saturations factorielles variaient de 0,42 à 0,79. Deux items rédigés sous forme inversée (item 1 : « I understand English, but I’m not fluent in English » et item 4 : « I have never learned to speak the language of my native country ») présentaient des charges adéquates après recodage.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC) et ajustement structural
L’évaluation par analyse factorielle confirmatoire menée par Huynh et collaborateurs (2009) a permis de confronter le modèle théorique à deux facteurs orthogonaux à des modèles alternatifs unidimensionnels. Les indices d’ajustement ont démontré la supériorité éclatante de la solution bidimensionnelle :
- L’indice de comparative fit (CFI) dépassait 0,92 dans les échantillons validés.
- Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) se situait aux alentours de 0,05 à 0,06, attestant d’une excellente adéquation du modèle aux données observées.
- L’invariance factorielle métrique a été établie à travers divers sous-groupes ethnoculturels, confirmant que le sens des construits DSI et ESI demeure équivalent d’un groupe d’immigrants à l’autre.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel : Échelle d’acculturation multigroupe de Stephenson (Stephenson Multigroup Acculturation Scale – SMAS).
- Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Nombre total d’items : 32 items.
- Structure des sous-échelles :
- Immersion dans la société dominante (DSI) : 15 items (items 1, 2, 4, 7, 9, 10, 13, 15, 17, 20, 24, 26, 27, 30, 31).
- Immersion dans la société ethnique (ESI) : 17 items (items 3, 5, 6, 8, 11, 12, 14, 16, 18, 19, 21, 22, 23, 25, 28, 29, 32).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 4 points :
- 1 = Faux (False)
- 2 = Partiellement faux (Partly false)
- 3 = Partiellement vrai (Partly true)
- 4 = Vrai (True)
- Règles de cotation et de calcul des scores :
- Inversion de score : Les items 1 et 4 doivent impérativement être inversés avant le calcul du score de la sous-échelle DSI (formule d’inversion : 1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1).
- Calcul des scores dimensionnels : On calcule la moyenne arithmétique (ou la somme) des items composant chaque sous-échelle. La sous-échelle DSI correspond à la moyenne des 15 items associés (après inversion des items 1 et 4). La sous-échelle ESI correspond à la moyenne des 17 items correspondants. Les scores finaux pour chaque dimension s’étendent de 1,00 à 4,00.
- Typologie d’acculturation : Une catégorisation selon les quatre quadrants de Berry peut être réalisée par dichotomisation à la médiane de l’échantillon ou en utilisant le point milieu théorique (2,5) :
- Intégration : DSI > médiane et ESI > médiane.
- Assimilation : DSI > médiane et ESI ≤ médiane.
- Séparation : DSI ≤ médiane et ESI > médiane.
- Marginalisation : DSI ≤ médiane et ESI ≤ médiane.
- Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
- Public cible : Adolescents et adultes (à partir de 14 ans) issus de populations immigrantes, réfugiées ou de minorités ethnoculturelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de publication et droits d’auteur
L’échelle a été conceptualisée en 1998 et a fait l’objet d’une publication officielle de validation psychométrique en 2000 par Margaret Stephenson dans la revue Psychological Assessment de l’American Psychological Association (APA). L’instrument est protégé par un droit d’auteur : « Copyright © 1998 by Margaret Stephenson ».
Modalités d’accès et politique tarifaire
Conformément aux directives de l’auteure et aux règles de l’APA régissant les instruments de recherche publiés dans ses revues scientifiques :
- Utilisation académique et non commerciale : L’échelle est mise à la disposition des étudiants, des enseignants-chercheurs et des cliniciens dans le cadre d’études universitaires ou institutionnelles non lucratives sans frais d’acquisition de licence commerciale. L’autorisation formelle de reproduction à des fins de recherche doit faire référence au copyright original de 1998 de Margaret Stephenson.
- Utilisation commerciale : Toute intégration de la SMAS dans des logiciels propriétaires, des batteries de tests commerciales à des fins lucratives ou des interventions corporatives payantes nécessite une autorisation expresse et préalable de l’auteure et de l’éditeur détenant les droits de diffusion.
12. Références / References
- Berry, J. W. (1997). Immigration, acculturation, and adaptation. Applied Psychology, 46(1), 5–34. https://doi.org/10.1111/j.1464-0597.1997.tb01087.x
- Berry, J. W. (2003). Conceptual approaches to acculturation. Dans K. M. Chun, P. B. Organista, & G. Marín (Éds.), Acculturation: Advances in theory, measurement, and applied research (pp. 17–37). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10472-004
- Gordon, M. M. (1964). Assimilation in American life: The role of race, religion, and national origins. Oxford University Press.
- Huynh, Q.-L., Howell, R. T., & Nguyen, H.-P. D. (2009). The reliability and validity of the Stephenson Multigroup Acculturation Scale: A response to Stephenson (2000). Journal of Cross-Cultural Psychology, 40(5), 903–915. https://doi.org/10.1177/0022022109340070
- Phinney, J. S. (1992). The Multigroup Ethnic Identity Measure: A new scale for use with diverse groups. Journal of Adolescent Research, 7(2), 156–176. https://doi.org/10.1177/074355489272003
- Ryder, A. G., Alden, L. E., & Paulhus, D. L. (2000). Is acculturation unidimensional or bidimensional? A head-to-head comparison in the prediction of personality, self-identity, and adjustment. Journal of Personality and Social Psychology, 79(1), 49–65. https://doi.org/10.1037/0022-3514.79.1.49
- Stephenson, M. (2000). Development and validation of the Stephenson Multigroup Acculturation Scale (SMAS). Psychological Assessment, 12(2), 212–217. https://doi.org/10.1037/1040-3590.12.2.212
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions:
Below are a number of statements that evaluate changes that occur when people interact with others of different cultures or ethnic groups.
For questions that refer to COUNTRY OF ORIGIN or NATIVE COUNTRY, please refer to the country from which your family originally came.
For questions referring to NATIVE LANGUAGE, please refer to the language spoken where your family originally came.
Response scale (4-point Likert scale):
1 = False | 2 = Partly false | 3 = Partly true | 4 = True
- I understand English, but I’m not fluent in English.
- I am informed about current affairs in the United States.
- I speak my native language with my friends and acquaintances from my country of origin.
- I have never learned to speak the language of my native country.
- I feel totally comfortable with (ethnic group) people.
- I eat traditional foods from my native culture.
- I have many (ethnic group) acquaintances.
- I feel comfortable speaking the language of my native country.
- I am knowledgeable about the history of my native country.
- I regularly read an American newspaper.
- I like to listen to music of my ethnic group.
- I attend social functions with people from my native country.
- I feel comfortable speaking English.
- I stay in close contact with family members and relatives in my native country.
- I am familiar with important people in American history.
- I think in my native language.
- I speak English with my spouse or partner.
- I like to eat American food.
- I feel comfortable with Anglo Americans.
- I listen to American music.
- I feel comfortable speaking English with (ethnic group) people.
- I speak my native language with my spouse or partner.
- I like to read books, magazines, or newspapers in my native language.
- I am knowledgeable about American history.
- I think in English.
- I attend social functions with Anglo Americans.
- I have many Anglo American acquaintances.
- I speak my native language with my family.
- I feel totally comfortable with Anglo Americans.
- I speak English with my family.
- I am informed about current affairs in my native country.
- I speak English with my friends.