Échelle d’acculturation de Marin – Révisée

L’Échelle d’acculturation de Marin – Révisée (MAS-R) est un outil psychométrique de référence en 12 items mesurant la préférence linguistique générale, la consommation de médias et les relations sociales chez les populations de minorités ethniques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’acculturation de Marin – Révisée (Marin Acculturation Scale – Revised, MAS-R) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer le niveau et le processus d’acculturation au sein de populations immigrantes et de minorités ethniques, avec une adaptation et une validation notables auprès de la population sino-américaine réalisées par Rashmi Gupta et Alice G. Yick (2001), sur la base des travaux séminaux de Gerardo Marín et de ses collaborateurs (1987). L’outil s’articule autour de 12 items standardisés évaluant le degré d’assimilation linguistique et comportementale par rapport à la culture d’origine et à la culture d’accueil américaine. Les items sont répartis en trois sous-échelles fondamentales : l’utilisation et la préférence linguistique générale (Language preference), l’utilisation de la langue dans la consommation des médias (Language preferred for media), et les relations sociales et préférences ethniques (Ethnic social relations). La passation repose sur une échelle de réponse ordinale de type Likert à 5 points, allant de 1 (« Uniquement la langue/culture d’origine / Only Chinese ») à 5 (« Uniquement la langue anglaise/culture américaine / Only English »), le point médian (3) traduisant un biculturalisme équilibré (« Les deux à égalité / Both Equally »). D’un point de vue psychométrique, la MAS-R démontre d’excellentes qualités de mesure : une consistance interne globale élevée avec un coefficient alpha de Cronbach (α) oscillant entre 0,88 et 0,93 selon les échantillons, une validité factorielle confirmée par analyse factorielle exploratoire et confirmatoire extrayant fidèlement les trois composantes, ainsi qu’une validité de construit attestée par des corrélations fortes et significatives avec des marqueurs démographiques robustes d’acculturation tels que le nombre d’années de résidence dans le pays d’accueil, le statut de génération migratoire et l’âge à l’arrivée. Cet instrument bref, facilement administrable et robuste sur le plan transculturel, constitue une référence méthodologique majeure en psychologie interculturelle, en travail social et en épidémiologie sociale pour l’analyse des disparités de santé et des dynamiques d’intégration psychosociale.

2. Mots-clés / Keywords

Acculturation, psychométrie, échelle d’acculturation de Marin, adaptation culturelle, minorités ethniques, biculturalisme, préférence linguistique, relations interethniques, validité transculturelle, intégration psychosociale, fidélité de test.

3. Auteurs / Authors

Le développement initial de l’échelle d’acculturation brève provient des travaux de Gerardo Marín, Fabio Sabogal, Barbara VanOss Marín, Regina Otero-Sabogal et Eliseo J. Pérez-Stable (1987), rattachés à l’époque au département de psychologie de l’Université de San Francisco (University of San Francisco) et à la faculté de médecine de l’Université de Californie à San Francisco (University of California, San Francisco – UCSF).

La version révisée et validée pour les populations sino-américaines (MAS-R) a été élaborée et documentée empiriquement par la professeure Rashmi Gupta (School of Social Work, San Francisco State University) et la professeure Alice G. Yick (School of Social Work, San Diego State University). Leurs travaux conjoints portent sur la modélisation des violences intrafamiliales, l’adaptation culturelle des instruments d’évaluation et l’épidémiologie sociale des minorités asiatiques et hispaniques aux États-Unis. Correspondance académique initiale : Département de travail social, San Francisco State University, 1600 Holloway Avenue, San Francisco, CA 94132, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’Échelle d’acculturation de Marin – Révisée a pour vocation fondamentale de mesurer de manière standardisée, économique et empiriquement robuste le niveau d’acculturation d’individus issus de l’immigration ou de groupes culturels minoritaires au sein d’une société d’accueil dominante anglophone. Historiquement créée pour contourner la lourdeur des premières batteries d’acculturation multidimensionnelles — qui comportaient parfois plus de soixante items —, la version de Marín puis sa révision adaptée par Gupta et Yick cherchent à fournir une mesure opérationnelle capable de discriminer finement les profils uniculturels traditionnels, les profils biculturels équilibrés et les profils hautement assimilés.

Sur le plan de la recherche scientifique, l’objectif est d’isoler l’acculturation en tant que variable indépendante, modératrice ou médiatrice dans des modèles prédictifs complexes. L’outil est intensivement mobilisé pour étudier les disparités en matière de santé physique et mentale, l’accès et le recours aux services de soins, la prévalence des conduites addictives, la détresse psychologique, ainsi que les attitudes à l’égard de l’aide psychologique ou sociale formelle. En effet, de nombreuses études ont révélé le phénomène du « paradoxe de l’immigrant », selon lequel une acculturation accrue à la société occidentale s’accompagne parfois d’une détérioration de certains indicateurs de santé mentale ou somatique, en raison de l’érosion des réseaux de soutien traditionnels et de l’adoption de comportements à risque propres au mode de vie occidental.

Sur le plan des applications cliniques et institutionnelles, la MAS-R offre aux psychologues, travailleurs sociaux et professionnels de la santé publique un profil synthétique rapide permettant d’adapter les interventions thérapeutiques et psychoéducatives. En connaissant les préférences linguistiques dominantes dans la sphère privée, la fréquentation des médias et l’environnement des réseaux d’amitié, les cliniciens peuvent évaluer le degré de compétence culturelle requis pour la relation d’aide, identifier les risques d’isolement social intra- ou extra-ethnique, et anticiper d’éventuels conflits intergénérationnels liés à des rythmes d’acculturation divergents au sein d’une même cellule familiale (dissonance d’acculturation).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la MAS-R est l’acculturation comportementale et psychosociale, appréhendée à travers des manifestations observables et stables du quotidien. L’échelle opérationnalise l’acculturation selon trois dimensions cardinales interdépendantes mais factoriellement distinctes :

1. Préférence et compétence linguistique générale (Language preference)

Cette dimension regroupe les items 1, 2, 3, 5 et 6 (avec l’item 4 investiguant les aspirations de socialisation familiale). Elle évalue la langue de fonctionnement cognitif interne et de communication interpersonnelle quotidienne :

  • Langue de la pensée : mesure le véhicule linguistique spontané des processus cognitifs internes (item 1). Penser dans la langue d’origine signale un ancrage profond dans les schèmes culturels primaires, tandis que la transition vers la pensée en anglais traduit une restructuration cognitive avancée.
  • Langue de lecture et d’expression orale : capture la littératie et l’aisance fonctionnelle dans les situations courantes (item 2).
  • Langue de l’enfance : renseigne sur l’enculturation précoce et sert de socle de référence pour estimer l’amplitude du glissement linguistique (item 3).
  • Langue d’usage familial et amical : documente la langue parlée au sein du foyer (item 5) et dans les cercles amicaux immédiats (item 6), mettant en évidence la perméabilité de la sphère intime à la langue majoritaire.

2. Préférence linguistique pour les médias (Language preferred for media)

Composée des items 7, 8 et 9, cette dimension explore l’exposition volontaire aux canaux culturels et d’information :

  • Programmes télévisés : langue préférentielle pour la consommation d’émissions de télévision (item 7).
  • Programmes radiophoniques : langue d’écoute des stations de radio (item 8).
  • Cinéma et œuvres audiovisuelles : préférences linguistiques pour les films et productions cinématographiques (item 9).

La consommation médiatique représente un indice puissant d’acculturation distale : un individu peut conserver l’usage de sa langue maternelle au travail tout en s’immergeant de façon autonome dans la culture réceptrice par le biais des médias de divertissement et d’information.

3. Relations sociales intra et extra-ethniques (Ethnic social relations)

Regroupant les items 4, 10, 11 et 12, cette dimension mesure la composition ethnoculturelle du réseau social proximal de l’individu :

  • Préférence pour les pairs des enfants : désir exprimé quant à l’appartenance ethnique des amis de ses propres enfants (item 4), reflétant la volonté de transmission culturelle endogame ou d’intégration exogame.
  • Affiliation des amis proches : proportion d’amis intimes appartenant au groupe ethnique d’origine comparativement aux membres de la société d’accueil (item 10).
  • Préférence lors des événements festifs et réunions sociales : nature des rassemblements et des fêtes fréquentés préférentiellement (item 11).
  • Réseau de visites réciproques : composition culturelle des personnes rendant visite au domicile ou recevant l’évalué (item 12).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’échelle d’acculturation de Marin prend racine dans l’histoire de la psychologie interculturelle et de l’anthropologie cognitive, s’appuyant principalement sur les travaux fondateurs de Robert Redfield, Ralph Linton et Melville Herskovits (1936), qui définissaient l’acculturation comme l’ensemble des phénomènes résultant du contact direct et continu entre des groupes d’individus de cultures différentes, entraînant des modifications consécutives des modèles culturels initiaux de l’un ou des deux groupes.

Durant les années 1970 et 1980, deux paradigmes concurrents se sont affrontés dans la conceptualisation de ce construit :

  1. Le modèle unidimensionnel ou unidirectionnel de l’assimilation : formalisé par des sociologues tels que Milton Gordon (1964), ce modèle postule un continuum linéaire allant de l’immersion totale dans la culture d’origine (absence d’acculturation) jusqu’à l’absorption complète dans la culture dominante (assimilation totale). Dans cette perspective bipolaire, l’acquisition des normes et de la langue d’accueil s’accompagne obligatoirement d’un désapprentissage symétrique de la culture d’héritage.
  2. Le modèle bidimensionnel ou orthogonal : popularisé par John W. Berry (1980, 1997), ce modèle affirme que le maintien de la culture d’origine et l’adoption de la culture d’accueil constituent deux dimensions orthogonales et indépendantes, générant quatre stratégies d’acculturation distinctes : l’intégration (biculturalisme), l’assimilation, la séparation (ségrégationnisme), et la marginalisation.

L’échelle développée originellement par Gerardo Marín en 1987 adoptait une structure de cotation bidirectionnelle continue centrée sur la balance linguistique et relationnelle. Marín a démontré par une démarche empirique rigoureuse que, parmi une multitude de facettes culturelles (valeurs de familismo, allocentrisme, distance hiérarchique, alimentation), l’utilisation de la langue et le choix des partenaires d’interaction constituaient le prédicteur le plus stable, expliquant à lui seul plus de 50 % de la variance de l’acculturation globale. En révisant cette échelle pour la communauté chinoise américaine, Gupta et Yick (2001) ont conservé ce paradigme pragmatique où le langage fonctionne comme le véhicule matriciel par lequel s’opèrent les transmissions comportementales, symboliques et relationnelles de l’acculturation.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de la MAS-R et de sa mouture d’origine ont fait l’objet de nombreuses vérifications documentant sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité de critère.

Validité de construit et validité factorielle

L’analyse factorielle exploratoire menée par Gerardo Marín et ses collaborateurs (1987) sur un échantillon d’individus hispanophones et non-hispanophones avait fait émerger les trois facteurs canoniques expliquant 67,6 % de la variance totale des scores. Lors de la validation préliminaire de Gupta et Yick (2001) auprès d’un échantillon représentatif d’Américains d’origine chinoise, la structure à trois facteurs s’est reproduite avec netteté, les saturations factorielles de chaque item sur son facteur théorique oscillant entre 0,58 et 0,91, sans interférences croisées délétères.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été démontrée par l’analyse des relations entre le score composite à la MAS-R et des critères objectifs réputés constituer des indicateurs tangibles de transition culturelle :

  • Durée de séjour dans le pays d’accueil : des corrélations positives statistiquement significatives (variant de r = 0,52 à r = 0,68, p < 0,001) sont constamment observées entre le score d’acculturation et le nombre d’années vécues aux États-Unis.
  • Statut de génération : les scores augmentent de manière quasi linéaire entre les immigrants de première génération (nés à l’étranger), les individus de deuxième génération (première génération née sur le territoire d’accueil) et les générations subséquentes (F-tests significatifs à p < 0,001).
  • Âge à l’arrivée : une corrélation inverse marquée est constatée, les individus ayant immigré durant la petite enfance présentant des niveaux d’acculturation linguistique et sociale significativement plus élevés que ceux arrivés à l’âge adulte.

Sur le plan de la validité discriminante, l’instrument ne corrèle pas de manière intempestive avec des construits non reliés tels que la désirabilité sociale ou des traits de personnalité généraux non contextuels (extraversion, névrosisme), confirmant que l’outil capte spécifiquement les processus d’intégration socioculturelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle d’acculturation de Marin – Révisée a été confirmée à travers plusieurs indices d’homogénéité et de reproductibilité :

Consistance interne

Dans l’étude originale de Marín et al. (1987), le coefficient de consistance interne alpha de Cronbach pour l’échelle globale atteignait une valeur remarquable de α = 0,92. Les sous-échelles individuelles présentaient des valeurs très solides :

  • Sous-échelle « Langue générale » : α = 0,90 ;
  • Sous-échelle « Médias » : α = 0,86 ;
  • Sous-échelle « Relations sociales » : α = 0,78.

Dans l’étude de validation spécifique de Gupta et Yick (2001) ciblant les sino-américains, l’alpha de Cronbach global obtenu s’élevait à 0,89, avec des coefficients de sous-échelles compris entre 0,79 et 0,91. Ces résultats indiquent une forte homogénéité des items sans redondance sémantique excessive.

Stabilité temporelle (Test-retest)

Les investigations portant sur la stabilité test-retest à un intervalle de quatre à six semaines auprès d’adultes bilingues stables ont mis en évidence un coefficient de corrélation intra-classe (ICC) supérieur à 0,87. Cette stabilité temporelle démontre que, si l’acculturation est un processus dynamique qui évolue à long terme sur des années ou des décennies, l’instrument fournit une mesure d’une grande constance à court et moyen terme, exempte de fluctuations aléatoires conjoncturelles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de la MAS-R a été examinée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE avec rotation orthogonale Varimax et oblique Promax) ainsi que par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) au moyen d’équations structurelles :

Structure factorielle tri-dimensionnelle

Les résultats empiriques confirment la présence de trois composantes principales autonomes qui s’articulent ainsi :

Facteur Désignation Items inclus Variance expliquée (%) Fourchette des saturations
Facteur 1 Préférence linguistique générale 1, 2, 3, 5, 6 ~38,5 % 0,65 – 0,89
Facteur 2 Médias et loisirs audiovisuels 7, 8, 9 ~17,2 % 0,72 – 0,91
Facteur 3 Relations sociales et affinités ethniques 4, 10, 11, 12 ~11,9 % 0,58 – 0,82

Indices d’adéquation en modélisation confirmatoire

Les modélisations confirmatoires (AFC) réalisées sur des échantillons diversifiés rapportent des indices d’ajustement satisfaisants pour le modèle tridimensionnel :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) ≥ 0,94 ;
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,92 ;
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : 0,04 – 0,07) ;
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ 0,05.

Ces données confirment l’adéquation empirique de la structure tridimensionnelle tout en justifiant l’utilisation conjointe d’un score total unifié reflétant l’acculturation globale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle d’acculturation de Marin – Révisée se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé comportant 12 items. Ses spécifications techniques sont détaillées ci-après :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (auto-évaluation) ; administration hétéro-évaluée possible par un enquêteur en entretien clinique ou épidémiologique.
  • Nombre d’items : 12 questions fermées réparties sur les trois sous-domaines (Langue : 5 items ; Médias : 3 items ; Relations sociales : 4 items).
  • Format des réponses : Échelle ordinale de Likert à 5 points paramétrée selon un gradient linguistique et ethnoculturel :
    • 1 = Only Chinese (Uniquement chinois / langue et culture d’origine)
    • 2 = More Chinese than English (Plus chinois qu’anglais)
    • 3 = Both Equally (Les deux à égalité / Biculturalisme équilibré)
    • 4 = More English than Chinese (Plus anglais que chinois)
    • 5 = Only English (Uniquement anglais / société d’accueil)
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes en auto-administration.
  • Modalités de cotation :
    • Score global : Moyenne arithmétique de l’ensemble des 12 items (somme divisée par 12), générant un indice continu s’étendant de 1,00 à 5,00.
    • Scores de sous-échelles : Moyenne arithmétique calculée spécifiquement pour chacun des trois sous-domaines.
    • Interprétation catégorielle usuelle :
      • 1,00 à 2,49 : Faible acculturation / Forte orientation vers la culture d’origine ;
      • 2,50 à 3,50 : Profil biculturel / Utilisation équilibrée des deux répertoires ;
      • 3,51 à 5,00 : Forte acculturation / Assimilation avancée à la culture d’accueil anglophone.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle initiale de Gerardo Marín a été publiée en 1987 dans le Hispanic Journal of Behavioral Sciences. L’adaptation et la révision pour la communauté sino-américaine documentée par Rashmi Gupta et Alice G. Yick a été publiée en 2001 dans le Journal of Social Work Research and Evaluation (Springer Publishing Company, LLC).

L’instrument relève du domaine de la recherche académique : il est utilisable à des fins d’enseignement, de recherche scientifique et de diagnostic clinique non commercial sans frais de licence (free of charge), sous réserve expresse de citer formellement les auteurs d’origine et leurs publications princeps. Toute incorporation au sein d’une plateforme commerciale ou d’un dispositif propriétaire requiert l’autorisation préalable des détenteurs d’ayants droit (Springer Publishing Company et éditeurs originaux).

12. Références / References

Voici les références bibliographiques académiques normées selon les standards de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :

  • Berry, J. W. (1980). Acculturation as varieties of adaptation. Dans A. M. Padilla (dir.), Acculturation: Theory, models and some new findings (p. 9–25). Westview Press.
  • Berry, J. W. (1997). Immigration, acculturation, and adaptation. Applied Psychology, 46(1), 5–34. https://doi.org/10.1111/j.1464-0597.1997.tb01087.x
  • Gordon, M. M. (1964). Assimilation in American life: The role of race, religion, and national origins. Oxford University Press.
  • Gupta, R., & Yick, A. G. (2001). Preliminary validation of the acculturation scale on Chinese Americans. Journal of Social Work Research and Evaluation, 1(2), 43–56.
  • Marín, G., Sabogal, F., Marín, B. V., Otero-Sabogal, R., & Pérez-Stable, E. J. (1987). Development of a short acculturation scale for Hispanics. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 9(2), 183–205. https://doi.org/10.1177/07399863870092001
  • Redfield, R., Linton, R., & Herskovits, M. J. (1936). Memorandum for the study of acculturation. American Anthropologist, 38(1), 149–152. https://doi.org/10.1525/aa.1936.38.1.02a00330

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

In what language do you think?
2

In general‚ what language(s) do you read and speak?
3

What was the language(s) you used as a child?
4

If you could choose your children’s friends‚ you want them to be – Chinese or American
5

What language(s) do you usually speak at home?
6

What language(s) do you usually speak with your friends?
7

In what language(s) are the TV programs you usually watch?
8

In what language(s) are the radio programs you usually listen to?
9

In general‚ in what languages are the movies you prefer to watch and listen to?
10

Your close friends are – Chinese or American
11

Your prefer going to social gatherings/parties at which people are – Chinese or American
12

The persons you visit or who visit you are – Chinese or American
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’acculturation de Marin – Révisée. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-acculturation-de-marin-revisee/
Looti, Mohammed. “Échelle d’acculturation de Marin – Révisée.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-acculturation-de-marin-revisee/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’acculturation de Marin – Révisée.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-d-acculturation-de-marin-revisee/.