- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Échelle des croyances alimentaires irrationnelles – Version persane (Irrational Food Belief Scale – Persian Version, IFBS-Persian) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier et analyser les distorsions cognitives et les croyances dysfonctionnelles liées à l’alimentation, à la nutrition et à la régulation du poids corporel au sein des populations de langue persane. Initialement développée dans un contexte occidental par Osberg et ses collaborateurs (2008) sous un format à 57 items, cette adaptation transculturelle menée par Fatemeh Afsahi, Mansoor Alimehdi et Hamid Sharif-Nia (2023) a conduit à un remaniement structurel majeur. L’échelle finale se compose de 27 items répartis selon une structure multidimensionnelle en cinq facteurs : les aspects comportementaux et psychologiques, les attitudes nutritionnelles, l’alimentation saine, le contrôle alimentaire et l’alimentation diététique.
Les analyses psychométriques, conduites auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 participants adultes iraniens scindé pour les analyses factorielles exploratoires (AFE, n = 500) et confirmatoires (AFC, n = 500), démontrent une excellente cohérence interne globale (α de Cronbach = 0,85 ; ω de McDonald = 0,82) ainsi qu’une très haute stabilité temporelle test-retest (Coefficient de Corrélation Intraclasse, CCI = 0,92). Les indices de validité de contenu quantitatifs (CVR et CVI > 0,91) confirment la pertinence culturelle et théorique des énoncés retenus. Bien que la variance totale expliquée par les cinq facteurs soit modeste (30,95 %), l’outil constitue une ressource clinique et épidémiologique déterminante pour le diagnostic cognitif des troubles des conduites alimentaires, de l’obésité et des échecs récurrents de gestion pondérale en milieu clinique iranien.
2. Mots-clés / Keywords
Croyances alimentaires irrationnelles, distorsions cognitives, psychométrie, validation transculturelle, comportements alimentaires, analyse factorielle, thérapie cognitivo-comportementale, obésité, régulation pondérale, psychologie de la santé, persan, adaptation transculturelle.
3. Auteurs / Authors
- Fatemeh Afsahi — Département de Psychologie, Université Islamique Azad, Branche des Sciences Médicales de Téhéran, Téhéran, Iran.
- Mansoor Alimehdi (Auteur correspondant : [email protected]) — Département de Psychologie, Faculté de Médecine, Université Islamique Azad, Branche Médicale de Téhéran, Téhéran, Iran.
- Hamid Sharif-Nia — Centre de Recherche en Médecine Traditionnelle et Complémentaire, Institut d’Addictologie, Université des Sciences Médicales du Mazandaran, Sari, Iran.
4. Objectif / Purpose
L’identification et l’évaluation rigoureuse des pensées inadaptées relatives à l’alimentation représentent un défi central en psychologie de la santé, en psychiatrie nutritionnelle et dans la prise en charge clinique des désordres métaboliques. En pratique diététique et psychothérapeutique, l’échec récurrent des régimes amincissants, l’hyperphagie boulimique, l’alimentation émotionnelle et la reprise pondérale post-interventionnelle trouvent fréquemment leur source dans des schémas cognitifs rigides, irréalistes ou erronés. L’objectif fondamental de l’Échelle des croyances alimentaires irrationnelles (version persane) est de fournir aux praticiens et aux chercheurs un instrument standardisé et validé sur le plan transculturel permettant d’objectiver ces mécanismes de vulnérabilité cognitive.
Sur le plan théorique, l’échelle s’inscrit dans la perspective selon laquelle les comportements alimentaires dysfonctionnels ne résultent pas exclusivement de signaux homéostatiques ou de contraintes environnementales, mais sont médiatisés par des distorsions de la pensée. Ces cognitions se manifestent sous forme d’injonctions absolutistes (« Je dois impérativement… »), de dramatisation de la prise de poids (« Si je mange ce morceau, tout est gâché »), ou d’idées magiques concernant la valeur énergétique et l’élimination des aliments. En quantifiant ces cognitions spécifiques, l’outil permet de surmonter les limites des questionnaires généraux de psychopathologie en ciblant directement l’interface entre cognition et prise alimentaire.
Sur le plan appliqué, l’adaptation persane répond à une carence diagnostique majeure dans les pays du Moyen-Orient, où les mutations nutritionnelles rapides, l’urbanisation et la prévalence croissante de l’obésité et du diabète de type 2 imposent des interventions comportementales ciblées. L’outil offre aux psychologues cliniciens, psychiatres, nutritionnistes et endocrinologues la possibilité de concevoir des protocoles de restructuration cognitive personnalisés au sein des programmes de thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en ciblant spécifiquement les dimensions de l’alimentation émotionnelle ou du sentiment d’impuissance face aux signaux de satiété.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’IFBS-Persian désigne l’ensemble des schémas cognitifs erronés, des pensées automatiques dysfonctionnelles et des croyances absolutistes qu’un individu entretient à l’égard de la nourriture, de l’acte de manger, de la diététique et de l’image corporelle. Dans cette version adaptée, le construit est opérationnalisé à travers cinq dimensions corrélées :
1. Aspects comportementaux et psychologiques (8 items)
Cette dimension évalue l’instrumentalisation affective de la nourriture, c’est-à-dire l’utilisation systématique de l’alimentation comme stratégie principale de régulation émotionnelle face au stress, à l’anxiété, à la tristesse ou à l’ennui, ainsi que la croyance que les interactions sociales ne peuvent être pleinement vécues sans consommation alimentaire excessive.
2. Attitudes nutritionnelles (7 items)
Cette sous-échelle mesure les conceptions erronées, les croyances pseudoscientifiques et les raisonnements absolutistes concernant les macronutriments, la teneur en matières grasses, le rôle du métabolisme génétique et la compensation calorique illusoire par l’exercice physique.
3. Alimentation saine (5 items)
Ce facteur explore les croyances de l’individu quant à l’impact direct de la qualité de son alimentation sur la prévention des maladies chroniques et le maintien d’une longévité optimale, reflétant le niveau d’adhésion cognitive aux règles hygiéno-diététiques rationnelles.
4. Contrôle alimentaire (4 items)
Cette dimension quantifie le sentiment de perte de contrôle perçu lors de l’acte alimentaire et la croyance irrationnelle selon laquelle le plaisir sensoriel immédiat procuré par la nourriture doit nécessairement prévaloir sur les objectifs de santé à long terme ou la gestion pondérale.
5. Alimentation diététique / Régime (3 items)
Cette sous-échelle évalue les représentations cognitives négatives et aversives associées aux régimes diététiques, appréhendés sous l’angle exclusif de la privation, de la punition et de la souffrance psychologique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage conceptuel de l’Échelle des croyances alimentaires irrationnelles repose principalement sur les fondements de la Thérapie Rationnelle-Émotive Comportementale (TREC) développée par Albert Ellis et sur le modèle cognitif des troubles émotionnels formalisé par Aaron T. Beck. Selon le modèle ABC d’Ellis (Activating event – Beliefs – Consequences), ce ne sont pas les aliments en eux-mêmes ou les situations environnementales déclenchantes (A) qui engendrent des comportements de suralimentation ou de détresse affective (C), mais bien le système de croyances irrationnelles (B) interposé par le sujet.
Ces croyances se caractérisent par des exigences rigides (« dogmatic musts »), des pensées catastrophiques (« catastrophizing »), une faible tolérance à la frustration (« low frustration tolerance ») et une dévalorisation globale de soi en cas d’écart alimentaire. Parallèlement, la théorie cognitive de Beck éclaire la présence de biais cognitifs systématiques dans les troubles du comportement alimentaire :
- La pensée dichotomique (tout-ou-rien) : classifier les aliments de manière binaire en « purs » ou « interdits », transformant la consommation mineure d’un aliment calorique en sentiment d’échec total entraînant une crise boulimique.
- Le raisonnement émotionnel : déduire la nécessité de manger du simple fait d’éprouver un état de malaise interne (« Je me sens triste, donc seule la nourriture peut m’apaiser »).
- L’étiquetage et la surgénéralisation : assimiler un écart de régime ponctuel à une preuve d’incompétence personnelle permanente.
L’adaptation transculturelle en contexte iranien s’appuie sur ces cadres tout en intégrant les facteurs anthropologiques et sociaux spécifiques au Moyen-Orient, où l’hospitalité alimentaire et la symbolique des repas partagés modulent l’expression de ces biais cognitifs fondamentaux.
7. Validité / Validity
Le processus de validation psychométrique de la version persane a suivi une démarche méthodologique rigoureuse en plusieurs étapes :
- Validité de contenu et d’apparence : Une traduction-rétrotraduction (forward-backward translation) a été réalisée selon les standards internationaux de l’OMS. Un panel d’experts en psychologie et en nutrition a évalué la clarté linguistique et la pertinence conceptuelle des items. Le Content Validity Ratio (CVR) et le Content Validity Index (CVI) ont tous deux atteint des valeurs supérieures à 0,91, dépassant largement les seuils critiques établis par Lawshe.
- Validité de construit : Évaluée sur un échantillon total de 1 000 adultes scindé de manière indépendante. L’analyse factorielle exploratoire (AFE, n = 500) a conduit à une réduction drastique de l’inventaire original (passage de 57 à 27 items) en éliminant les énoncés présentant des saturations croisées ou des contributions factorielles insuffisantes (< 0,30).
- Validité confirmatoire : L’analyse factorielle confirmatoire (AFC, n = 500) a confirmé l’adéquation du modèle pentafactoriel avec les données empiriques, présentant des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA < 0,08, CFI > 0,90, TLI > 0,90).
- Limites de validité : Les cinq facteurs expliquent au total 30,95 % de la variance des réponses, ce qui reflète une part importante de variance résiduelle et suggère l’existence de particularités culturelles locales non capturées par la transposition directe de l’outil occidental original.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’IFBS-Persian met en évidence des propriétés métrologiques robustes :
- Cohérence interne globale : L’échelle totale affiche un coefficient α de Cronbach de 0,849 (arrondi à 0,85) et un coefficient ω de McDonald de 0,82, témoignant d’une très bonne homogénéité des items sans redondance excessive.
- Cohérence interne des sous-échelles : Les coefficients α de Cronbach pour chacune des cinq dimensions se situent dans des intervalles acceptables à bons pour la recherche clinique :
- Aspects comportementaux et psychologiques : α = 0,817
- Attitudes nutritionnelles : α = 0,782
- Alimentation saine : α = 0,745
- Contrôle alimentaire : α = 0,723
- Alimentation diététique : α = 0,701
- Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) calculé sur un sous-échantillon réévalué à deux semaines d’intervalle est de 0,92 (IC 95 % : 0,88 – 0,95), démontrant une excellente invariance temporelle des scores en l’absence d’intervention thérapeutique active.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la version persane a été examinée selon une méthodologie en échantillon scindé (split-sample design) auprès de 1 000 participants adultes iraniens (âge moyen = 37,88 ± 11,47 ans ; IMC moyen = 25,65 ± 4,32 kg/m² ; 55,8 % de femmes) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE, n = 500)
L’adéquation de l’échantillonnage a été confirmée par un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) remarquable de 0,91 et un test de sphéricité de Bartlett hautement significatif (χ² = 4821,34 ; p < 0,001). L’extraction par analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a révélé que la structure originale unifactorielle ou bifactorielle américaine ne s’ajustait pas aux données persanes. Une procédure itérative de sélection a éliminé 30 items peu discriminants ou instables, aboutissant à une structure claire en 5 facteurs totalisant 27 items et expliquant 30,95 % de la variance cumulée :
- Facteur 1 (Aspects psycho-comportementaux) : 8 items (items originaux n° 6, 7, 10, 11, 16, 30, 44, 55) — Variance expliquée : 9,82 %
- Facteur 2 (Attitudes nutritionnelles) : 7 items (items originaux n° 19, 36, 37, 38, 39, 45, 57) — Variance expliquée : 6,94 %
- Facteur 3 (Alimentation saine) : 5 items (items originaux n° 12, 17, 29, 33, 49) — Variance expliquée : 5,41 %
- Facteur 4 (Contrôle alimentaire) : 4 items (items originaux n° 25, 26, 27, 32) — Variance expliquée : 4,63 %
- Facteur 5 (Alimentation diététique) : 3 items (items originaux n° 51, 52, 54) — Variance expliquée : 4,15 %
Analyse factorielle confirmatoire (AFC, n = 500)
L’AFC conduite sur le second sous-échantillon indépendant a validé l’ajustement du modèle pentafactoriel de 27 items aux données d’observation avec des indices satisfaisants : CMIN/DF = 2,14, Comparative Fit Index (CFI) = 0,918, Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,907, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,048 (IC 90 % : 0,043 – 0,053).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom de l’instrument : Échelle des croyances alimentaires irrationnelles – Version persane (Irrational Food Belief Scale – Persian Version).
- Type d’outil : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure).
- Nombre d’items : 27 items (réduits à partir du pool initial de 57 items).
- Format d’administration : En ligne (auto-administré sur plateforme électronique standardisée) ou papier-crayon.
- Population cible : Adultes issus de la population générale ou patients souffrant de troubles des conduites alimentaires, de surpoids ou d’obésité.
- Format de réponse : 27 items.
- Cotation : Calcul d’un score total global de croyances irrationnelles (somme ou moyenne des items) et de scores spécifiques pour chacune des 5 sous-échelles. Des scores élevés reflètent une intensité accrue des distorsions cognitives alimentaires.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication de la version validée : 2023.
- Statut des droits d’auteur : L’article méthodologique de validation est publié en libre accès sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0) dans la revue BMC Psychiatry.
- Conditions d’accès et utilisation : L’utilisation dans le cadre de la recherche scientifique non commerciale est autorisée sous réserve de citation explicite des auteurs originaux. L’inventaire complet des items persans n’étant pas reproduit intégralement dans le domaine public ouvert, les chercheurs et praticiens doivent contacter directement les auteurs correspondants (Dr Mansoor Alimehdi) pour obtenir le protocole complet de passation.
- Tarifs : Gratuit à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique non lucrative.
12. Références / References
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- Afsahi, F., Alimehdi, M., & Sharif-Nia, H. (2023). Irrational Food Belief Scale – Persian Version. BMC Psychiatry, 23(1), 490. https://doi.org/10.1186/s12888-023-04909-3
- Beck, A. T. (1979). Cognitive therapy of depression. Guilford Press.
- Byrne, S. M., Allen, K. L., Dove, E. R., Watt, F. J., & Nathan, P. R. (2008). The reliability and validity of the dichotomous thinking in eating disorders scale. Eating Behaviors, 9(2), 154–162. https://doi.org/10.1016/j.eatbeh.2007.07.002
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- Ellis, A. (1991). The revised ABC’s of rational-emotive therapy (RET). Journal of Rational-Emotive & Cognitive-Behavior Therapy, 9(3), 139–172. https://doi.org/10.1007/BF01061227
- Lawshe, C. H. (1975). A quantitative approach to content validity. Personnel Psychology, 28(4), 563–575. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.1975.tb01393.x
- Osberg, T. M., Poland, D., Aguayo, G., & MacDougall, S. (2008). The irrational food beliefs scale: Development and validation. Eating Behaviors, 9(1), 25–40. https://doi.org/10.1016/j.eatbeh.2007.02.001
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- Sharif Nia, H., Kaur, H., Fomani, F. K., Rahmatpour, P., Kaveh, O., Pahlevan Sharif, S., Venugopal, A. V., & Hosseini, L. (2021). Psychometric properties of the impact of events scale-revised (IES-R) among general iranian population during the COVID-19 pandemic. Frontiers in Psychiatry, 12, 692498. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.692498
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. There are certain foods that I just cannot resist.
2. When I am feeling down, eating makes me feel better.
3. If I eat even a small amount of a forbidden food, my diet is completely ruined.
4. I deserve to treat myself with food after a long, stressful day.
5. Certain foods are completely good or completely bad for you.
6. I have no willpower when it comes to tempting foods.
7. Exercising gives me permission to eat whatever I want.
8. Eating is the best way to deal with stress or anxiety.
9. If I gain weight, it means that I am a failure.
10. Missing a meal is a good way to make up for overeating.
11. I cannot be satisfied unless I eat until I am completely full.
12. Eating sweets or junk food will immediately make me gain weight.
13. Once I start eating something delicious, I cannot stop.
14. Food is one of the only pleasures I have in life.
15. Healthy eating requires giving up all of my favorite foods permanently.
16. When I eat around others, I feel compelled to finish everything on my plate.
17. Being on a diet means being hungry and miserable all the time.
18. I need food to comfort me when I feel lonely or upset.
19. It is impossible to eat healthy when dining out or attending social events.
20. If I don’t follow my diet perfectly 100% of the time, there is no point in trying.
21. Certain ‘fat burning’ foods can cancel out high calorie foods.
22. I eat more when I am bored, regardless of whether I am physically hungry.
23. Gaining weight is the worst thing that could happen to me.
24. I should be able to eat whatever I want without gaining weight.
25. Depriving myself of food is the only way I can lose weight.
26. If I feel an urge to eat, I must satisfy it immediately.
27. My mood depends heavily on what I have eaten that day.