Psychologie du travailPsychométrieSanté et sécurité au travail

Échelle du contrat psychologique de sécurité

Découvrez l’Échelle du contrat psychologique de sécurité développée par Arlene Walker : fondements théoriques, dimensions transactionnelles et relationnelles, et qualités psychométriques pour l’évaluation des risques en milieu professionnel.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle du contrat psychologique de sécurité (Psychological Contract of Safety Scale) est un instrument psychométrique développé pour évaluer les attentes réciproques, tacites et explicites, relatives à la sécurité au travail entre les employés et leur organisation. Ancrée dans la théorie de l’échange social et la norme de réciprocité, cette échelle transpose le construit classique du contrat psychologique organisationnel au domaine spécifique de la santé et sécurité au travail (SST). L’outil comprend un total de 38 items répartis en deux grands domaines : les obligations de l’employeur (21 items) et les obligations de l’employé (17 items). Chacun de ces domaines se décompose en deux dimensions orthogonales : les obligations transactionnelles (tangibles, explicites, axées sur la conformité réglementaire et les récompenses matérielles) et les obligations relationnelles (implicites, socio-émotionnelles, axées sur la confiance mutuelle, le soutien organisationnel et la culture non punitive du signalement).

Les participants évaluent dans quelle mesure chaque obligation est respectée à l’aide d’une échelle de notation en 11 points allant de 0 (« obligation pas du tout respectée ») à 10 (« obligation totalement respectée »). L’instrument a démontré des qualités métrologiques remarquables lors de ses études de validation menées en Australie, affichant une consistance interne exceptionnelle avec un coefficient alpha de Cronbach atteignant 0,98 pour l’échelle des obligations de l’employeur. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires corroborent la structure multidimensionnelle théorique à quatre sous-dimensions. Cet instrument constitue un outil diagnostique majeur en psychologie du travail, en ergonomie organisationnelle et en gestion des risques professionnels, permettant d’identifier précocement les ruptures de contrats psychologiques avant qu’elles ne se traduisent par des accidents du travail ou des défaillances de sécurité.

2. Mots-clés / Keywords

Sécurité au travail, Contrat psychologique, Échange social, Réciprocité, Climat de sécurité, Psychométrie, Comportement de sécurité, Obligations transactionnelles, Obligations relationnelles, Santé organisationnelle, Analyse factorielle, Prévention des accidents, Diagnostic organisationnel, Fidélité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

  • Arlene Walker : School of Psychology, Deakin University, Geelong, Victoria, Australie. Courriel institutionnel : [email protected]

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité est de combler un angle mort théorique et méthodologique au sein de la littérature consacrée au climat de sécurité et à la culture de sécurité au travail. Les échelles conventionnelles de climat de sécurité se limitent fréquemment à mesurer la perception unidirectionnelle qu’ont les employés des priorités managériales ou de l’environnement physique. Or, ces approches traditionnelles négligent la dynamique bilatérale, subjective et socio-émotionnelle qui structure l’engagement des travailleurs dans les pratiques de sécurité quotidiennes. L’instrument d’Arlene Walker a été conçu précisément pour opérationnaliser la sécurité comme un système d’échanges sociaux régulé par des croyances de réciprocité.

Sur le plan de la recherche, cet instrument permet d’analyser les mécanismes médiateurs et modérateurs par lesquels les perceptions de justice organisationnelle et de leadership influencent directement les comportements de conformité (safety compliance) et les comportements proactifs de citoyenneté en sécurité (safety participation). En dissociant les composantes transactionnelles et relationnelles, les chercheurs peuvent modéliser de façon beaucoup plus granulaire comment la violation ou le respect des engagements mutuels affecte le bien-être au travail, l’épuisement professionnel (burnout) et l’incidence des quasi-accidents (near-misses).

Sur le plan des applications pratiques et diagnostiques, l’outil s’adresse aux psychologues organisationnels, aux préventeurs et aux responsables des ressources humaines opérant dans des environnements à haut risque (secteur hospitalier, industrie lourde, transformation agroalimentaire, construction, transports). Il offre un moyen standardisé d’évaluer le « fossé perceptif » (perceptual gap) entre ce que les gestionnaires pensent offrir en termes de protection et ce que les salariés perçoivent réellement recevoir. Cette analyse différentielle permet d’élaborer des plans de prévention ciblés, d’ajuster les politiques de communication interne et de restaurer le lien de confiance managérial avant que des dégradations du contrat psychologique n’engendrent des comportements de retrait ou des défaillances critiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit du « contrat psychologique de sécurité » est défini comme l’ensemble des croyances subjectives d’un travailleur concernant les obligations mutuelles de sécurité liant sa personne à son organisation employeuse. Bien que ce contrat soit par nature unilatéral et intrapersonnel — résidant dans la perception cognitive de l’employé —, il englobe une double perspective : les obligations incombant à l’employeur et celles incombant au salarié. L’architecture du construit s’articule autour de deux axes fondamentaux croisés, générant quatre dimensions spécifiques :

1. Obligations de l’employeur — Dimension Transactionnelle

Cette sous-dimension renvoie aux devoirs explicites, concrets, instrumentaux et à court terme que l’organisation doit assumer pour garantir l’intégrité physique de ses collaborateurs. Elle inclut la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) adéquats, la mise en œuvre de formations techniques obligatoires, le respect des réglementations légales en matière de sécurité, la maintenance préventive des installations et l’octroi éventuel de primes ou de récompenses tangibles liées à l’atteinte d’objectifs de sécurité.

2. Obligations de l’employeur — Dimension Relationnelle

Cette sous-dimension englobe les engagements implicites, à long terme et à forte composante socio-émotionnelle pris par l’organisation. Elle fait référence à la bienveillance du management, à la reconnaissance des efforts consentis par les salariés pour préserver la santé collective, à l’écoute active des inquiétudes émises par le personnel et à l’instauration d’une culture juste et non punitive (just culture) encourageant le signalement spontané des erreurs sans crainte de représailles.

3. Obligations de l’employé — Dimension Transactionnelle

Cette dimension quantifie la perception par le salarié de ses propres devoirs obligatoires, formels et contractuels envers l’organisation. Elle se caractérise par l’obéissance stricte aux règles de sécurité établies, le port rigoureux des EPI prescrits, la présence assidue aux sessions de formation et le respect des protocoles d’exploitation standardisés.

4. Obligations de l’employé — Dimension Relationnelle

Cette dimension mesure les engagements implicites d’ordre citoyen et relationnel que l’employé s’estime tenu d’apporter à la collectivité de travail. Cela englobe la vigilance mutuelle envers les collègues, la prise d’initiatives proactives pour éliminer des dangers émergents non spécifiés dans les fiches de poste, le soutien moral apporté aux pairs et la participation constructive à l’amélioration continue des processus de prévention.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Échelle du contrat psychologique de sécurité s’enracine principalement dans la théorie de l’échange social formulée initialement par Peter Blau (1964) et dans la théorie de la norme de réciprocité développée par Alvin Gouldner (1960). Selon ces paradigmes sociologiques et psychologiques, les interactions humaines durables reposent sur des échanges contingents où les bénéfices fournis par une partie obligent moralement l’autre partie à offrir des rétributions équivalentes. Contrairement aux échanges économiques stricts caractérisés par des contrats formels et des échéances tangibles, les échanges sociaux reposent sur la confiance, des obligations non spécifiées et des rétributions différées.

Le cadre conceptuel emprunte également de manière déterminante aux travaux séminaux de Denise Rousseau (1990) et de ses collègues sur le contrat psychologique dans les organisations. Rousseau a démontré que les employés développent des schémas mentaux complexes intégrant à la fois des termes transactionnels (fondés sur un calcul économique direct) et des termes relationnels (fondés sur l’investissement socio-émotionnel et l’identification organisationnelle). Arlene Walker a étendu ce modèle au domaine spécifique de la santé et sécurité au travail, s’appuyant sur les recherches de Hofmann, Morgeson et Gerras (2003) relatives au rôle du soutien organisationnel perçu (Perceived Organizational Support, POS) et des échanges leader-membres (Leader-Member Exchange, LMX) dans l’émergence des comportements de sécurité.

Sur le plan théorique, l’échelle postule que lorsque les travailleurs perçoivent que leur employeur honore ses engagements tant transactionnels que relationnels en matière de protection, ils éprouvent un sentiment d’obligation psychologique qui stimule la réciprocité comportementale. À l’inverse, toute rupture perçue de ce contrat psychologique de sécurité (psychological contract breach) altère la confiance, provoque un désengagement relationnel et réduit la vigilance cognitive, augmentant significativement le risque d’incidents critiques.

7. Validité / Validity

Le processus de validation psychométrique de l’échelle a suivi un protocole rigoureux en plusieurs phases méthodologiques successives :

  • Validité de contenu et d’apparence (Face & Content Validity) : La génération initiale des items a été dérivée d’une revue exhaustive de la littérature en psychologie organisationnelle et en sécurité industrielle, complétée par des entretiens qualitatifs. Un panel d’experts en psychométrie et en ergonomie du travail a évalué la pertinence, la clarté linguistique et la représentativité de chaque énoncé. Une étude pilote menée auprès de 99 professionnels issus de trois secteurs d’activité variés (32 infirmiers, 29 ouvriers du bâtiment et des travaux publics, 38 ouvriers de l’industrie agroalimentaire de transformation des viandes) a confirmé l’adéquation et l’universalité des items à travers différents contextes professionnels à risques différenciés.
  • Validité de construit (Construct Validity) : Évaluée sur un échantillon principal de 424 professionnels de santé, la validité structurelle a confirmé la différenciation nette entre les obligations de l’employeur et celles de l’employé, ainsi que la dichotomie transactionnelle/relationnelle. Les corrélations inter-dimensions ont démontré que bien que positivement associées, les sous-échelles capturent des facettes distinctes et non redondantes du contrat psychologique.
  • Validité convergente et prédictive : Les scores de l’échelle ont présenté des corrélations positives statistiquement significatives avec les mesures validées du climat de sécurité global (Silva, 2004 ; Zohar, 1980), du soutien organisationnel perçu (Eisenberger et al., 1986 ; Settoon et al., 1996) et des comportements d’implication en sécurité (Hofmann & Stetzer, 1996). De plus, des scores élevés de respect du contrat psychologique de sécurité prédisent significativement une réduction de la sous-déclaration des incidents et une baisse des accidents déclarés.

8. Fidélité / Reliability

L’instrument démontre des propriétés de fidélité et d’homogénéité interne exceptionnelles, conformes aux exigences les plus strictes de la psychométrie appliquée :

  • Cohérence interne globale : Dans l’échantillon de validation (N = 424), l’échelle globale des obligations de l’employeur a affiché un coefficient alpha de Cronbach remarquable de α = 0,98, témoignant d’une excellente covariance entre les items retenus.
  • Cohérence interne des sous-échelles : Les sous-échelles individuelles pour les composantes transactionnelles et relationnelles de l’employeur (21 items au total) et de l’employé (17 items au total) présentent toutes des coefficients de fiabilité très élevés (α ≥ 0,90), largement supérieurs au seuil standard de 0,70 ou 0,80 recommandé par Nunnally (1994).
  • Corrélations item-total : L’analyse des corrélations item-total corrigées a révélé des indices élevés pour l’ensemble des énoncés conservés, confirmant qu’aucun item n’introduisait de variance d’erreur excessive ou de bruit métrologique dans la mesure finale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’évaluation de la structure factorielle a été réalisée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) rigoureuses sur les données collectées auprès de la cohorte de validation dans le secteur de la santé (N = 424). Avant l’extraction finale, un criblage minutieux des données a été effectué par l’examen des indices d’asymétrie (skewness), d’aplatissement (kurtosis) et des corrélations multiples au carré, éliminant les items présentant une redondance statistique ou des saturations croisées indésirables.

Pour l’ensemble d’items relatif aux Obligations de l’employeur, l’analyse a extrait deux facteurs distincts expliquant une part majeure de la variance totale :

  • Facteur 1 (Obligations Relationnelles) : Saturations très élevées sur les items portant sur le respect, la confiance mutuelle, le soutien psychologique et la valorisation managériale.
  • Facteur 2 (Obligations Transactionnelles) : Saturations fortes et univoques sur les énoncés liés aux formations techniques formelles, à la mise à disposition de matériel conforme et aux engagements réglementaires tangibles.

De même, pour l’ensemble des Obligations de l’employé, l’analyse a extrait deux facteurs équivalents qui corroborent pleinement le modèle bidimensionnel de Rousseau : un facteur transactionnel (conformité aux procédures écrites et port des protections) et un facteur relationnel (solidarité d’équipe, communication ouverte et citoyenneté organisationnelle en sécurité).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Échelle du contrat psychologique de sécurité (Psychological Contract of Safety Scale).
  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (Self-report questionnaire).
  • Nombre total d’items : 38 items.
    • Sous-échelle des obligations de l’employeur : 21 items (décomposés en obligations transactionnelles et relationnelles).
    • Sous-échelle des obligations de l’employé : 17 items (décomposés en obligations transactionnelles et relationnelles).
  • Format de réponse : Échelle de notation continue en 11 points graduée de 0 à 10 :
    • 0 = Obligation pas du tout respectée (Obligation not at all met)
    • 5 = Obligation modérément respectée
    • 10 = Obligation totalement respectée (Obligation completely met)
  • Modalités d’administration : Auto-administré (individuel ou collectif), format papier-crayon ou numérique en ligne. Temps moyen de passation estimé entre 10 et 15 minutes.
  • Cotation et calcul des scores : Les scores sont sommés ou moyennés par sous-échelle pour obtenir : le score d’Obligations Transactionnelles de l’Employeur, le score d’Obligations Relationnelles de l’Employeur, le score d’Obligations Transactionnelles de l’Employé et le score d’Obligations Relationnelles de l’Employé. Des scores élevés reflètent une perception optimale de la réalisation des engagements contractuels de sécurité.
  • Population cible : Travailleurs adultes de tous secteurs professionnels, cadres, employés de production, professionnels de santé et techniciens industriels.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2010.
  • Titulaires des droits d’auteur : © 2010 National Safety Council et Elsevier Ltd.
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’article fondateur et l’architecture générale de l’échelle sont publiés dans le Journal of Safety Research. L’intégralité du libellé verbatim des items n’est pas versée dans le domaine public sans restriction et demeure protégée par le droit d’auteur. Les chercheurs universitaires et les praticiens souhaitant utiliser l’instrument complet dans le cadre d’études non commerciales sont invités à solliciter l’autorisation directe auprès de l’auteure principale (Dr. Arlene Walker, Deakin University). Toute exploitation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles privées ou utilisation de conseil payant requiert une licence formelle auprès de l’éditeur (Elsevier).

12. Références / References

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  • Cox, S. J., & Cheyne, A. J. T. (2000). Assessing safety culture in offshore environments. Safety Science, 34(1-3), 111–129. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(00)00009-6
  • Cox, T., & Cox, S. (1991). The structure of employee attitudes to safety: A European sample. Work & Stress, 5(2), 93–106. https://doi.org/10.1080/02678379108257007
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  • Gouldner, A. W. (1960). The norm of reciprocity: A preliminary statement. American Sociological Review, 25(2), 161–178. https://doi.org/10.2307/2092623
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  • Hofmann, D. A., Morgeson, F. P., & Gerras, S. J. (2003). Climate as a moderator of the relationship between leader-member exchange and content specific citizenship: Safety climate as an exemplar. Journal of Applied Psychology, 88(1), 170–178. https://doi.org/10.1037/0021-9010.88.1.170
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  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Rousseau, D. M. (1990). New hire perceptions of their own and their employer’s obligations: A study of psychological contracts. Journal of Organizational Behavior, 11(5), 389–400. https://doi.org/10.1002/job.4030110506
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  • Walker, A. (2006). The application of the psychological contract to workplace safety. Journal of Safety Research, 37(5), 433–441. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2006.06.001
  • Walker, A. (2010). Psychological Contract of Safety Scale. Journal of Safety Research, 41(3), 195–201. https://doi.org/10.1016/j.jsr.2010.06.002
  • Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96–102. https://doi.org/10.1037/0021-9010.65.1.96

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de l’Échelle du contrat psychologique de sécurité sont protégés par le droit d’auteur (© Elsevier Ltd. / National Safety Council) et ne sont pas reproduits dans le domaine public ouvert.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Structure of the Questionnaire and Authentic Response Format

Response Scale: 38 items (21 employer obligations, 17 employee obligations), 11-point rating scale (0-10)

Scoring: Items are scored from 0 (obligation not at all met) to 10 (obligation completely met). Scores are aggregated to form subscale totals for employer and employee obligations.

Rating Anchors:

  • 0 = Obligation not at all met
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5 = Moderately met
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10 = Obligation completely met

Subscales Breakdown:

  1. Employer Obligations – Transactional (Items assessing explicit commitments):

    Covers observable and concrete safety provisions, including technical safety training, safety equipment provision, compliance with occupational health regulations, and safety incentives.

  2. Employer Obligations – Relational (Items assessing socio-emotional commitments):

    Covers long-term trust, genuine management concern for worker well-being, non-punitive error management, open safety dialogue, and fairness in safety enforcement.

  3. Employee Obligations – Transactional (Items assessing mandatory compliance duties):

    Covers strict adherence to established safety procedures, mandatory wearing of personal protective equipment, reporting hazards through standard protocols, and attending safety meetings.

  4. Employee Obligations – Relational (Items assessing proactive citizenship duties):

    Covers peer safety mentoring, discretionary hazard removal, positive safety communication, mutual vigilance, and active personal commitment to building a safe organizational culture.

Notice: Researchers interested in administering the official standardized instrument should contact Dr. Arlene Walker or obtain access through the publisher via Journal of Safety Research.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle du contrat psychologique de sécurité. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-contrat-psychologique-securite/
memjavad. “Échelle du contrat psychologique de sécurité.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-contrat-psychologique-securite/.
memjavad. “Échelle du contrat psychologique de sécurité.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-contrat-psychologique-securite/.