1. Résumé / Abstract
L’Échelle du comportement de consommation de cadeaux pour soi-même (en anglais, Self-Gifting Consumer Behaviour Scale ou SGCBS), développée par Gary Mortimer, Urvashi S. Bougoure et Syed Fazal-E-Hasan en 2015, constitue un instrument psychométrique multidimensionnel rigoureux conçu pour opérationnaliser et évaluer les orientations motivationnelles sous-jacentes à l’acte d’auto-gratification par l’achat. Composée de 25 items administrés selon une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle mesure la propension des individus à s’offrir des biens, des services ou des expériences investis d’une charge symbolique personnelle.
La conception de l’instrument repose méthodologiquement sur le paradigme séquentiel de développement d’échelles proposé par Gilbert A. Churchill Jr. (1979). Ce processus a permis de cristalliser sept dimensions théoriquement cohérentes et empiriquement distinctes : la récompense personnelle (SG Reward, α = 0,935), la déception personnelle (SG Personal Disappointment, α = 0,930), la célébration (SG Celebratory, α = 0,882), la motivation thérapeutique (SG Therapeutic Motivation, α = 0,964), la réduction de l’humeur négative (SG Negative Mood Reduction, α = 0,960), le renforcement de l’humeur positive (SG Positive Mood Reinforcement, α = 0,918) et la recherche hédonique (SG Hedonic, α = 0,836).
L’apport novateur majeur de la SGCBS réside dans l’intégration explicite de la dimension de déception personnelle, marquant une rupture théorique avec les modèles antérieurs en dissociant les réponses émotionnelles aiguës consécutives à un échec perçu des états d’humeur négative diffus ou chroniques. Validée au moyen d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) et de modélisations par équations structurelles (SEM) sur deux échantillons indépendants de consommateurs, la SGCBS présente des qualités psychométriques remarquables, attestant d’une excellente consistance interne, d’une validité convergente et d’une validité discriminante irréprochables.
2. Mots-clés / Keywords
Comportement du consommateur, auto-cadeau, SGCBS, psychométrie, motivation d’achat, régulation des émotions, déception personnelle, récompense hédonique, modélisation par équations structurelles, validation d’échelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle SGCBS a été conceptualisée, testée et publiée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing comportemental et en psychologie de la consommation :
- Gary Mortimer : Professeur titulaire de marketing et de comportement du consommateur au sein de la QUT Business School, Queensland University of Technology (Brisbane, Australie). Ses recherches portent sur la psychologie du commerce de détail, le comportement d’achat alimentaire et les processus décisionnels hédoniques. E-mail académique : [email protected].
- Urvashi S. Bougoure : Enseignante-chercheuse en marketing, affiliée lors des travaux initiaux à la QUT Business School, Queensland University of Technology (Australie). Spécialiste de la qualité des services perçue, des comportements interpersonnels et des dynamiques émotionnelles de consommation.
- Syed Fazal-E-Hasan : Professeur et chercheur en sciences de gestion et modélisation quantitative, rattaché à l’Australian Catholic University (North Sydney, Australie) et anciennement à la QUT Business School. Expert en méthodologies statistiques multivariées et en dynamiques de satisfaction et d’engagement client.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Self-Gifting Consumer Behaviour Scale (SGCBS) est de fournir un instrument de mesure standardisé, valide et fidèle, capable de cartographier la complexité des facteurs psychologiques, émotionnels et circonstanciels qui incitent un consommateur à acquérir un bien ou un service en le désignant explicitement comme un « cadeau pour soi-même ». Bien que le comportement d’auto-cadeau représente une part substantielle des dépenses discrétionnaires dans les économies contemporaines, les instruments préexistants souffraient d’un manque de granularité, agrégeant souvent sous une bannière unique des motivations affectives contradictoires ou négligeant les mécanismes d’autorégulation post-événementiels.
Sur le plan théorique, la SGCBS vise à formaliser les frontières conceptuelles entre l’achat fonctionnel ordinaire, l’achat compulsif non régulé, la recherche de sensations et le don de soi à soi. L’échelle postule que l’auto-cadeau n’est pas simplement un achat utilitaire teinté d’indulgence, mais un acte rituel investi d’une signification symbolique intrapersonnelle. L’instrument permet d’élucider pourquoi les consommateurs s’engagent dans ce comportement : est-ce pour célébrer une réussite sociale objective, pour s’accorder un répit thérapeutique face au stress quotidien, pour compenser un échec subjectif, ou simplement pour prolonger un état euphorique préexistant ?
Dans le domaine de la recherche académique, la SGCBS constitue un outil de premier plan pour modéliser les antécédents et les conséquences du comportement de consommation hédonique. Elle sert d’ancrage aux études s’intéressant à l’autorégulation affective, à la culpabilité post-achat, à l’estime de soi et aux mécanismes de compensation psychologique. Les chercheurs en marketing peuvent ainsi évaluer comment des stimuli environnementaux (messages publicitaires, aménagements des points de vente, promotions personnalisées) interagissent avec les dimensions dispositionnelles de l’échelle pour déclencher l’acte d’achat.
Dans les applications pratiques et cliniques appliquées à la psychologie économique, l’échelle offre une grille d’analyse diagnostique précieuse. Elle permet de dissocier les comportements d’adaptation sains (coping adaptatif par récompense ou réconfort ponctuel) des conduites de consommation dysfonctionnelles, proches de l’oniomanie (achats compulsifs). En identifiant une dépendance disproportionnée aux dimensions de réduction de l’humeur négative ou de déception personnelle, les praticiens peuvent mieux comprendre comment certains individus instrumentalisent la consommation marchande comme une stratégie inadaptée de soulagement de la détresse psychologique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit du comportement de consommation d’auto-cadeau (SGCB) est défini comme une action d’achat délibérée et auto-orientée, caractérisée par une qualification subjective du bien ou service acquis en tant que « cadeau », impliquant une dimension symbolique, une narration personnelle et un contexte d’attribution spécifique. La SGCBS décompose ce construit en sept dimensions corrélées mais conceptuellement distinctes :
1. Récompense personnelle (SG Reward)
Cette dimension capture la motivation à s’auto-attribuer une gratification tangible en réponse à la réalisation d’un effort substantiel, au franchissement d’un obstacle ou à l’atteinte d’un objectif exigeant. L’auto-cadeau fonctionne ici selon une logique méritocratique : l’individu estime avoir « mérité » l’objet par son labeur, sa discipline ou sa persévérance (par exemple, s’acheter une montre haut de gamme après avoir finalisé un projet professionnel exténuant).
2. Déception personnelle (SG Personal Disappointment)
Introduction conceptuelle majeure de Mortimer et collaborateurs, cette facette quantifie l’inclination à s’offrir un présent pour amortir l’impact émotionnel d’un échec perçu, d’une déconvenue intrapersonnelle ou de la non-réalisation d’un standard auto-imposé. Contrairement à une tristesse généralisée, elle cible un affect négatif aigu déclenché par un événement identifiable où l’individu n’a pas atteint ses attentes (par exemple, s’offrir un week-end de détente après avoir échoué à un examen ou manqué une promotion convoitée).
3. Célébration (SG Celebratory)
La motivation célébratoire est liée à l’officialisation symbolique d’événements marquants du cycle de vie, qu’ils soient formels (anniversaires, passages de grade) ou sociaux. L’auto-cadeau sert de marqueur mémoriel pérenne pour ancrer le souvenir d’un moment de joie partagée ou d’une étape temporelle importante (par exemple, s’offrir un bijou pour marquer l’entrée dans une nouvelle décennie de vie).
4. Motivation thérapeutique (SG Therapeutic Motivation)
Cette sous-échelle évalue l’utilisation instrumentale de la consommation pour soulager un épuisement mental, un état de tension nerveuse ou un besoin de ressourcement. Elle s’inscrit dans le paradigme de la « thérapie par le shopping » (retail therapy), où l’acte d’achat procure une sensation d’apaisement, de soin de soi (self-care) et d’évasion face aux contraintes du quotidien (par exemple, s’offrir un soin en spa pour échapper à une surcharge mentale chronique).
5. Réduction de l’humeur négative (SG Negative Mood Reduction)
Distincte de la déception ciblée, cette dimension reflète une démarche homéostasique visant à atténuer des états affectifs désagréables diffus, tels que l’anxiété, la morosité, l’ennui ou la solitude. L’auto-cadeau opère comme un tampon émotionnel destiné à restaurer un niveau de bien-être de base face à une dysphorie persistante sans déclencheur unique et circonscrit.
6. Renforcement de l’humeur positive (SG Positive Mood Reinforcement)
Cette dimension mesure la tendance à capitaliser sur une humeur déjà favorable pour l’amplifier ou en prolonger la durée. L’individu se trouve dans un état d’allégresse ou de vitalité et mobilise l’acte d’achat comme un amplificateur hédonique (« Je me sens formidablement bien aujourd’hui, j’en profite pour me gâter afin que ce sentiment perdure »).
7. Recherche hédonique (SG Hedonic)
Cette facette évalue la recherche intrinsèque de plaisir sensoriel, d’esthétisme, de nouveauté et de gratification immédiate, indépendamment de toute considération de mérite, d’effort ou de régulation d’un affect particulier. L’acte d’auto-cadeau découle de l’appréciation pure du produit et du plaisir viscéral généré par l’expérience de consommation elle-même.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de la SGCBS s’articule à la croisée de plusieurs courants fondamentaux de la psychologie et du comportement du consommateur :
Le modèle séminal de Mick et DeMoss (1990)
Les travaux pionniers de David Glen Mick et Michelle DeMoss ont établi le fondement ontologique du comportement d’auto-cadeau. Ils ont démontré que les auto-cadeaux diffèrent radicalement des achats ordinaires par leur investissement symbolique, la présence d’une justification contextuelle et un cérémonial d’acquisition particulier. Mick et DeMoss avaient identifié diverses motivations situationnelles, mais leur approche demeurait principalement descriptive et qualitative. Mortimer et ses collègues ont prolongé cette lignée en formalisant ces observations dans un cadre psychométrique invariant et robuste.
La théorie de la régulation des émotions et du coping
La SGCBS intègre profondément les perspectives de la psychologie des émotions, notamment les théories du coping formulées par Richard Lazarus et Susan Folkman, ainsi que le modèle de régulation affective de James Gross. Dans cette optique, la consommation agit comme une modalité de coping centré sur l’émotion. Face à un stresseur, l’individu utilise l’auto-cadeau pour moduler son expérience subjective (atténuer un affect dysphorique ou restaurer une perception de contrôle).
La théorie de la dissonance cognitive et de l’auto-affirmation
La dimension novatrice de la déception personnelle prend racine dans la théorie de l’auto-affirmation de Claude Steele et la théorie de la dissonance cognitive de Leon Festinger. Lorsqu’un individu subit un échec imputable à ses propres limites perçues, son intégrité identitaire est menacée. L’acquisition d’un cadeau pour soi agit comme un mécanisme réparateur de l’ego, permettant de réaffirmer sa propre valeur globale par le biais d’une gratification substitutive immédiate.
La théorie de la motivation hédonique et de l’autorégulation
Enfin, l’échelle mobilise les théories de la motivation d’E. Tory Higgins (la théorie du focus régulateur, distinguant les orientations de promotion et de prévention) et les concepts de consommation hédonique introduits par Elizabeth Hirschman et Morris Holbrook (1982). L’auto-cadeau oscille ainsi continuellement entre deux forces motrices : un système d’approche axé sur la maximisation du plaisir et la célébration (focus de promotion), et un système de défense axé sur la réparation émotionnelle et l’amortissement du stress (focus de prévention).
7. Validité / Validity
La validation psychométrique de la SGCBS a fait l’objet d’un protocole empirique rigoureux décrit par Mortimer, Bougoure et Fazal-E-Hasan (2015), fondé sur deux collectes de données indépendantes menées auprès de panels de consommateurs représentatifs :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été établie dès les étapes initiales via une revue exhaustive de la littérature, complétée par des entretiens exploratoires et des évaluations par un panel d’experts académiques en comportement du consommateur. Ce processus a garanti que le pool initial d’items reflétait adéquatement l’ensemble des facettes phénoménologiques de l’auto-cadeau, éliminant les redondances sémantiques et les ambiguïtés d’interprétation.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) au sein des échantillons d’étalonnage et de validation. Les résultats confirment que chaque item présente une saturation factorielle standardisée (λ) statistiquement significative et substantielle (toutes supérieures au seuil conventionnel de 0,70, la majorité excédant 0,85). De plus, la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) pour l’ensemble des sept dimensions surpasse largement le critère de tolérance de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), oscillant entre 0,60 et 0,85 selon les sous-échelles.
Validité discriminante
La distinction empirique entre les sept dimensions a été examinée selon le critère strict de Fornell-Larcker, stipulant que la racine carrée de l’AVE de chaque construit latent doit être supérieure à la corrélation inter-construits la plus élevée impliquant cette variable latente. La SGCBS satisfait pleinement à cette exigence, confirmant notamment que la dimension déception personnelle ne se confond ni avec la réduction de l’humeur négative, ni avec la motivation thérapeutique, validant ainsi son statut théorique de construit indépendant.
Validité nomologique et prédictive
La validité nomologique a été établie via des modèles d’équations structurelles liant les dimensions de la SGCBS à des construits connexes reconnus dans la littérature, tels que l’estime de soi, le matérialisme, la propension à l’achat impulsif et la culpabilité post-consommation. Les dimensions de récompense et de célébration corrèlent positivement et significativement avec des affects positifs post-achat, tandis que les dimensions de régulation de l’humeur négative et de déception prédisent des niveaux modérés de dissonance cognitive résiduelle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle SGCBS a été corroborée par des coefficients d’homogénéité interne exceptionnels sur l’ensemble des dimensions mesurées. Les analyses statistiques indiquent que la structure interne ne souffre d’aucun problème de variance d’erreur excessive :
- Motivation thérapeutique (SG Therapeutic Motivation) : α = 0,964 — indique une cohérence interne quasi parfaite pour cette sous-échelle de réparation par l’évasion et le bien-être.
- Réduction de l’humeur négative (SG Negative Mood Reduction) : α = 0,960 — démontre une excellente stabilité interne des énoncés mesurant l’atténuation des affects désagréables.
- Récompense personnelle (SG Reward) : α = 0,935 — confirme l’homogénéité remarquable des items relatifs à la rétribution de l’effort personnel.
- Déception personnelle (SG Personal Disappointment) : α = 0,930 — atteste de la cohésion psychométrique de cette nouvelle dimension dédiée à la compensation d’un échec subjectif.
- Renforcement de l’humeur positive (SG Positive Mood Reinforcement) : α = 0,918 — souligne la solidité de la mesure de prolongation des états hédoniques positifs.
- Célébration (SG Celebratory) : α = 0,882 — présente une très haute fiabilité (à noter que l’item 1 de cette sous-échelle est formulé en score inversé).
- Recherche hédonique (SG Hedonic) : α = 0,836 — reflète une excellente cohérence pour l’évaluation de la quête de plaisir sensoriel immédiat.
Outre les coefficients Alpha de Cronbach, la fiabilité composite (Composite Reliability, CR) calculée pour chaque dimension dépasse systématiquement la valeur seuil de 0,80, garantissant que les scores obtenus reflètent fidèlement la variance du trait latent sous-jacent plutôt que des fluctuations aléatoires d’échantillonnage.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement méthodologique de la SGCBS a suivi une démarche en deux temps rigoureuse conformément aux prescriptions de Churchill (1979) et de Gerbing et Anderson (1988), alternant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Sur le premier échantillon d’extraction, une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax/Oblimin, tenant compte des corrélations naturelles attendues entre des facettes affectives) a été menée sur le pool initial d’items. Cette phase a permis d’éliminer les items présentant des saturations croisées substantielles (cross-loadings > 0,30 sur plusieurs facteurs) ou des communalités insuffisantes (< 0,50). L’examen de la règle de Kaiser (valeurs propres > 1) et du test du coude de Cattell (scree plot) a fait émerger sans ambiguïté une solution stable à sept facteurs distincts, expliquant une proportion majeure de la variance totale observée.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Sur le second échantillon indépendant, une AFC a été exécutée par la méthode du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) pour tester formellement la structure hepta-factorielle dégagée par l’AFE. Les indices d’ajustement global du modèle structurel confirment une adéquation remarquable aux données empiriques :
- Chi-deux normé (χ²/df) : inférieur au seuil restrictif de 3,0, attestant d’une divergence minime entre la matrice de covariance observée et la matrice modélisée.
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,95, démontrant un ajustement comparatif supérieur aux standards méthodologiques.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95, confirmant la parcimonie et la robustesse du modèle face aux fluctuations d’échantillon.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,06, avec un intervalle de confiance à 90 % étroit, indiquant une faible erreur résiduelle d’approximation par degré de liberté.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,05, corroborant l’absence de résidus standardisés problématiques.
Les saturations factorielles standardisées des 25 items finaux sont toutes comprises entre 0,72 et 0,94 (p < 0,001), consolidant l’ancrage empirique de chaque item dans son facteur d’appartenance théorique.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire psychométrique standardisé auto-administré, structuré comme suit :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique multidimensionnel d’auto-évaluation (auto-rapporté).
- Nombre d’items : 25 items répartis au sein de 7 sous-échelles spécifiques.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Sous-échelles et nombre d’items :
- SG Reward (Récompense personnelle) : items dédiés à la reconnaissance de l’effort.
- SG Personal Disappointment (Déception personnelle) : items axés sur la consolation post-échec personnel.
- SG Celebratory (Célébration) : items relatifs à la commémoration d’événements (avec l’Item 1 inversé).
- SG Therapeutic Motivation (Motivation thérapeutique) : items mesurant l’évasion et le bien-être réparateur (avec l’Item 3 inversé).
- SG Negative Mood Reduction (Réduction de l’humeur négative) : items capturant l’atténuation d’un affect désagréable diffus.
- SG Positive Mood Reinforcement (Renforcement de l’humeur positive) : items axés sur la capitalisation affective favorable.
- SG Hedonic (Recherche hédonique) : items mesurant le plaisir et l’attrait sensoriel direct.
- Cotation et calcul des scores :
- Inversion préalable des items à valence négative : Celebratory Item 1 et Therapeutic Motivation Item 3 (Nouveau score = 8 – Score initial).
- Calcul des scores de sous-échelles : moyenne arithmétique ou somme des items de chaque dimension respective. L’utilisation de scores factoriels séparés est fortement recommandée pour préserver l’indépendance conceptuelle des motivations.
- Un score composite global peut être utilisé dans des modèles d’ordre supérieur, bien que l’analyse par facette soit préconisée pour une interprétation clinique ou comportementale précise.
- Temps de passation estimé : Environ 5 à 8 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2015.
- Publication princeps : Journal of Consumer Behaviour, volume 14, numéro 3, pages 165–179.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus conjointement par les auteurs (Gary Mortimer, Urvashi S. Bougoure, Syed Fazal-E-Hasan) et l’éditeur John Wiley & Sons, Ltd.
- Conditions d’accès et utilisation pour la recherche : L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, non commerciales et scientifiques est généralement autorisée gratuitement, sous réserve de citer fidèlement la publication d’origine dans tout rapport, thèse ou article publié.
- Utilisation commerciale : Toute application commerciale, intégration dans des plateformes marchandes, démarches de profilage consommateur à but lucratif ou réimpression nécessite l’obtention formelle d’une licence de reproduction auprès de Wiley RightsLink ou directement auprès des auteurs.
12. Références / References
- Churchill, G. A., Jr. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Gerbing, D. W., & Anderson, J. C. (1988). An updated paradigm for scale development incorporating unidimensionality and its assessment. Journal of Marketing Research, 25(2), 186–192. https://doi.org/10.1177/002224378802500207
- Hirschman, E. C., & Holbrook, M. B. (1982). Hedonic consumption: Emerging concepts, methods and propositions. Journal of Marketing, 46(3), 92–101. https://doi.org/10.1177/002224298204600314
- Mick, D. G., & DeMoss, M. (1990). Self-gifts: Phenomenological insights from four contexts. Journal of Consumer Research, 17(3), 322–332. https://doi.org/10.1086/208560
- Mortimer, G., Bougoure, U. S., & Fazal-E-Hasan, S. (2015). Development and validation of the Self-Gifting Consumer Behaviour scale. Journal of Consumer Behaviour, 14(3), 165–179. https://doi.org/10.1002/cb.1509
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’échelle Self-Gifting Consumer Behaviour Scale (SGCBS) sont protégés par le droit d’auteur (copyright) et demeurent la propriété intellectuelle exclusive des auteurs et de l’éditeur de la revue scientifique de référence (John Wiley & Sons, Ltd.). Par conséquent, le texte intégral et exact des questions standardisées n’est pas reproduit dans le domaine public sans autorisation d’exploitation.
L’inventaire complet comprend 25 énoncés répartis sur les sept dimensions théoriques décrites ci-dessous. Les répondants évaluent chaque énoncé sur une échelle de Likert en 7 points (1 = Strongly disagree à 7 = Strongly agree) :
Évalue l’achat d’un auto-cadeau consécutif à l’accomplissement d’un travail difficile, d’un effort soutenu ou de l’atteinte d’un objectif personnel ou professionnel (composé d’énoncés portant sur le mérite et la récompense de soi).
Mesure l’achat compensatoire déclenché par un échec perçu, un rendez-vous manqué ou la non-atteinte d’un standard auto-fixé, servant de soulagement émotionnel immédiat face à la déception envers soi-même.
Quantifie la motivation à marquer des jalons temporels, des anniversaires ou des événements heureux du cycle de vie par un objet ou un service symbolique. Note méthodologique : Le premier item de cette sous-échelle fait l’objet d’un codage inversé (reverse-scored).
Capture le recours à la consommation comme démarche réparatrice pour se détendre, déstresser ou s’accorder un temps de ressourcement physique et psychologique face aux pressions extérieures. Note méthodologique : Le troisième item de cette sous-échelle fait l’objet d’un codage inversé (reverse-scored).
Mesure l’utilisation de l’auto-cadeau pour dissiper un état affectif négatif diffus, prolongé ou généralisé (morosité, blues, tristesse non ciblée).
Évalue l’achat hédonique motivé par le désir de prolonger, d’amplifier ou de célébrer un état émotionnel euphorique ou joyeux préexistant.
Quantifie l’impulsion d’achat guidée purement par le plaisir sensoriel, la séduction du produit et l’amour propre, sans lien nécessaire avec un effort préalable ou une humeur spécifique.
Pour consulter et utiliser le formulaire intégral officiel composé des 25 questions précises dans leur libellé exact en langue originale, les chercheurs et praticiens sont invités à se référer directement à l’article original de Mortimer, Bougoure et Fazal-E-Hasan (2015) ou à contacter les auteurs correspondants.