1. Résumé / Abstract
L’Échelle brève de résilience (Brief Resilience Scale, BRS), développée par Bruce W. Smith et ses collaborateurs en 2008, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et novateurs conçus pour évaluer la résilience psychologique dans son acception la plus pure et originelle : la capacité individuelle à rebondir (to bounce back), à récupérer rapidement et à surmonter les conséquences néfastes des situations de stress, d’adversité ou de traumatisme. Contrairement aux autres échelles préexistantes — telles que la Connor-Davidson Resilience Scale (CD-RISC) ou l’échelle de résilience de Wagnild et Young — qui ont tendance à mesurer les ressources psychosociales, les traits de personnalité ou les stratégies d’adaptation favorisant la résilience (comme l’optimisme, le soutien social, l’auto-efficacité ou le sentiment de compétence personnelle), la BRS se focalise de façon exclusive et directe sur le processus fonctionnel de récupération face à l’adversité.
L’instrument est composé de 6 items formulés de manière concise et équilibrée, comprenant trois items formulés positivement (items 1, 3 et 5) et trois items inversés formulés négativement (items 2, 4 et 6) pour limiter les biais d’acquiescement. Les participants évaluent chaque affirmation sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 5 (« fortement d’accord »). Le score global moyen oscille ainsi entre 1 et 5, les scores élevés reflétant une plus grande aptitude à rebondir face aux stresseurs.
Sur le plan psychométrique, la BRS présente une structure unifactorielle robuste confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires menées sur divers échantillons cliniques et non cliniques (étudiants universitaires, patients souffrant de douleurs chroniques ou de fibromyalgie, patients atteints de pathologies cardiovasculaires). La consistance interne est solide, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,80 et 0,91, et une excellente fidélité test-retest à un mois d’intervalle (r = 0,69 à 0,69). Sa validité convergente, discriminante et prédictive est solidement démontrée vis-à-vis des mesures de santé mentale, de symptômes somatiques, d’affectivité négative et de stratégies d’adaptation.
2. Mots-clés / Keywords
Résilience psychologique, Brief Resilience Scale, BRS, capacité de récupération, rebond psychologique, adaptation au stress, psychométrie, évaluation clinique, santé comportementale, régulation émotionnelle, validité de construit, psychologie de la santé.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle brève de résilience a été formalisée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie clinique et comportementale de l’Université du Nouveau-Mexique (Albuquerque, États-Unis) :
- Bruce W. Smith, Ph.D. : Professeur agrégé au Département de Psychologie de l’Université du Nouveau-Mexique (Albuquerque, NM, États-Unis). Spécialiste de la psychologie positive, de la résilience, de la pleine conscience et des mécanismes d’adaptation face aux maladies chroniques. Courriel institutionnel : [email protected].
- Jeanne Dalen, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée à l’Université du Nouveau-Mexique et au Center for Behavioral Health Research. Travaux axés sur les interventions basées sur la pleine conscience et la santé pédiatrique.
- Kathryn Wiggins, B.A. : Collaboratrice de recherche au Département de Psychologie de l’Université du Nouveau-Mexique.
- Erin Tooley, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique et comportementale, devenue professeure associée à l’Université Roger Williams (Bristol, RI, États-Unis).
- Paulette Christopher, B.A. : Assistante de recherche clinique au sein de l’équipe de psychologie de la santé de l’Université du Nouveau-Mexique.
- Jennifer Bernard, B.A. : Collaboratrice de recherche, spécialisée dans les méthodologies d’évaluation des affections chroniques et du stress perçu.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Brief Resilience Scale est de combler un vide méthodologique et conceptuel majeur dans la littérature consacrée à la résilience psychologique. Historiquement, le concept de résilience a été conceptualisé de manières hétérogènes : comme un trait de personnalité stable, comme un ensemble de ressources protectrices psychosociales (telles que le soutien social, l’estime de soi ou la spiritualité), ou comme une issue adaptative positive en dépit de conditions défavorables. Bruce W. Smith et ses collègues ont constaté que la plupart des instruments de mesure prétendant évaluer la résilience mesuraient en réalité les facteurs ou les ressources facilitant l’adaptation plutôt que la résilience en elle-même.
D’un point de vue étymologique et physique, la résilience (dérivée du latin resilire, signifiant « rebondir » ou « faire un saut en arrière ») désigne la propriété d’un matériau à reprendre sa forme originelle après avoir été soumis à une déformation ou à une pression intense. Transposée à la psychologie, la BRS a été spécifiquement conçue pour évaluer l’aptitude directe d’un individu à se remettre, à rebondir et à retrouver son état de fonctionnement basal à la suite d’un épisode éprouvant, traumatique ou hautement stressant. L’échelle ne demande pas au participant s’il possède des amis bienveillants ou une vision optimiste de l’existence, mais directement s’il parvient à récupérer promptement après des difficultés.
Les applications de la BRS s’étendent à de multiples domaines de la recherche et de la pratique appliquée :
- Recherche fondamentale et appliquée en psychologie : La BRS permet d’isoler la variable de résilience pure afin d’étudier comment elle modère la relation entre les stresseurs environnementaux (chocs de vie, deuils, précarité) et les issues de santé physique et mentale (dépression, anxiété, somatisation).
- Psychologie de la santé et médecine comportementale : L’outil sert à prédire la capacité des patients confrontés à des maladies chroniques, invalidantes ou douloureuses (arthrite, fibromyalgie, cancer, cardiopathies) à maintenir un équilibre homéostatique et une qualité de vie acceptable.
- Évaluation clinique et psychiatrique : En pratique clinique, la BRS constitue un outil de dépistage rapide permettant d’identifier les personnes particulièrement vulnérables au stress prolongé, chez qui la capacité de récupération est altérée, orientant ainsi les psychothérapeutes vers des interventions ciblées d’entraînement à la régulation émotionnelle.
- Psychologie du travail et des organisations : L’instrument est fréquemment employé pour évaluer l’épuisement professionnel (burnout), l’exposition au stress chronique au travail et l’efficacité des programmes d’intervention visant à promouvoir le bien-être au sein des équipes d’urgence, du personnel médical ou des forces de sécurité.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique au cœur de la BRS est la résilience en tant que processus dynamique de récupération. Pour appréhender ce construit avec rigueur, il convient de le distinguer nettement de concepts connexes mais distincts au sein des modèles de résistance au stress :
5.1. Résilience versus Résistance (Hardiness / Robustesse)
La résistance ou robustesse psychologique désigne la capacité à ne pas fléchir, à maintenir un fonctionnement intact sans montrer d’altération mesurable au moment même où survient l’adversité. À l’inverse, la résilience au sens de la BRS reconnaît qu’un individu peut temporairement ressentir de la détresse, un déséquilibre ou une baisse fonctionnelle, mais qu’il possède la propension intrinsèque à rebondir prestement et à restaurer son homéostasie psychophysiologique. Comme le formulent Smith et al. (2008), la résilience n’implique pas l’insensibilité au choc, mais la promptitude de la convalescence émotionnelle.
5.2. Résilience versus Croissance post-traumatique (Post-Traumatic Growth)
La croissance post-traumatique fait référence à un changement psychologique positif profond, dépassant le niveau de fonctionnement antérieur à la crise (développement d’une nouvelle philosophie de vie, renforcement des liens spirituels ou interpersonnels). La BRS ne postule pas nécessairement une transformation transcendante ou une amélioration qualitative supérieure : elle quantifie la restauration du fonctionnement ordinaire, c’est-à-dire le fait de revenir à la normale sans s’enliser durablement dans le désespoir ou la chronicisation des symptômes.
5.3. Dimensionnalité et polarité des items
Bien que l’échelle soit globalement unifactorielle, le construit intègre deux facettes d’un même continuum :
- La récupération rapide et aisée (items positifs : 1, 3, 5) : Évalue la vitesse perçue de rétablissement et la fluidité avec laquelle l’individu traverse les tourments quotidiens ou majeurs (ex. : la capacité de rebondir rapidement après des moments difficiles, le peu de temps requis pour se remettre d’un choc).
- La difficulté d’absorption et l’enlisement dans le stress (items inversés : 2, 4, 6) : Évalue la persistance des impacts émotionnels délétères, la difficulté à faire face aux stresseurs et la tendance à mettre un temps anormalement long pour surmonter les revers et les revers de fortune.
Cette distinction méthodologique assure que le construit ne reflète pas simplement une absence de vulnérabilité, mais bien une dynamique active de régulation de l’affect négatif.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’Échelle brève de résilience s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
6.1. Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)
Dans la théorie transactionnelle de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress résulte d’une évaluation cognitive où les exigences de la situation dépassent les ressources perçues de l’individu. La BRS s’inscrit dans cette perspective en mesurant l’efficacité fonctionnelle ultime des stratégies de coping mises en œuvre. Alors que les styles de coping (centrés sur le problème ou sur l’émotion) décrivent les actions engagées, la résilience mesurée par la BRS évalue si ces efforts aboutissent concrètement au rétablissement de l’équilibre émotionnel et comportemental.
6.2. La théorie de l’élargissement et de la construction des émotions positives (Fredrickson)
La théorie Broaden-and-Build de Barbara Fredrickson (2001) postule que les émotions positives (joie, intérêt, contentement) élargissent le répertoire de pensée et d’action momentané et défont (effet d’annulation ou undoing hypothesis) les effets cardiovasculaires et cognitifs délétères des émotions négatives. Les individus hautement résilients au sens de Smith et al. sont précisément ceux qui parviennent à mobiliser ces affects positifs pour réguler le système nerveux autonome, favorisant ainsi un rebond rapide après l’activation physiologique induite par le stresseur.
6.3. La théorie homéostatique et la charge allostatique (McEwen)
Sur le plan psychophysiologique, la BRS fait écho aux concepts d’allostasie et de charge allostatique développés par Bruce McEwen (1998). Lorsqu’un individu subit une menace, les systèmes neuroendocriniens et immunitaires s’activent pour rétablir la stabilité par le changement. Une réponse allostatique saine se caractérise par une élévation rapide suivie d’un retour rapide à la ligne de base dès la cessation du stimulus. À l’opposé, une charge allostatique élevée correspond à une réponse qui ne s’éteint pas ou qui tarde à s’estomper. La BRS capture psychologiquement cette capacité d’extinction rapide du stress et de réinitialisation homéostatique.
7. Validité / Validity
La validation empirique initiale de la BRS a été documentée par Smith et al. (2008) à travers quatre échantillons distincts comprenant un total de 398 participants : deux cohortes d’étudiants de premier cycle universitaire (N = 128 et N = 64), un échantillon de patients atteints de maladies cardiaques en réadaptation cardiaque (N = 112), et un échantillon de femmes diagnostiquées avec une fibromyalgie (N = 94). D’innombrables validations internationales et transculturelles ultérieures ont corroboré ces résultats.
7.1. Validité convergente
La BRS démontre des corrélations positives statistiquement significatives et modérées à fortes avec des mesures reconnues de ressources personnelles favorables à la santé :
- Optimisme (LOT-R) : Corrélations de l’ordre de r = 0,40 à 0,69 (p < 0,001), indiquant que les individus s’attendant à des dénouements positifs rebondissent plus aisément.
- Auto-efficacité générale : Corrélations oscillant entre r = 0,38 et 0,59, confirmant que le sentiment d’agentivité favorise la récupération.
- Affectivité positive (PANAS) : Associations constantes positives (r = 0,43 à 0,51).
- Autres échelles de résilience (CD-RISC, RS) : Corrélations modérées (r = 0,45 à 0,60), ce qui prouve la parenté de construit tout en préservant la spécificité de la BRS.
7.2. Validité discriminante
La BRS se distingue nettement des symptômes psychopathologiques et des affects délétères en affichant des corrélations inverses substantielles :
- Dépression (BDI, CES-D, PHQ-9) : Corrélations négatives robustes comprises entre r = -0,40 et -0,61.
- Anxiété (STAI, GAD-7) : Corrélations négatives régulières comprises entre r = -0,44 et -0,56.
- Affectivité négative et névrosisme (NEO-PI-R) : Corrélations inverses fortes, oscillant entre r = -0,46 et -0,64.
- Sensibilité à la douleur et catastrophisme face à la douleur : Chez les patients souffrant de fibromyalgie, un score élevé à la BRS est corrélé négativement au catastrophisme (r = -0,42) et à l’interférence de la douleur au quotidien.
7.3. Validité incrémentielle et prédictive
L’apport majeur des analyses de régression multiple hiérarchique de Smith et al. (2008) réside dans la démonstration que la BRS explique une part de variance unique et significative dans les symptômes somatiques, la fatigue, la douleur perçue et le bien-être émotionnel, même après avoir contrôlé statistiquement les traits du modèle des Big Five (névrosisme, extraversion), l’optimisme, l’auto-efficacité, et les scores des autres échelles de résilience traditionnelles. Cela confirme que l’évaluation du « rebond » capture une dimension unique non redondante avec les ressources personnelles existantes.
8. Fidélité / Reliability
Les études psychométriques consacrées à l’Échelle brève de résilience mettent en évidence d’excellentes propriétés de fidélité, tant en termes de cohérence interne que de stabilité temporelle :
8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Omega de McDonald)
Dans l’étude princeps de Smith et al. (2008), le coefficient alpha de Cronbach a été calculé sur quatre échantillons distincts :
- Échantillon 1 (étudiants, N = 128) : α = 0,84
- Échantillon 2 (étudiants, N = 64) : α = 0,80
- Échantillon 3 (patients en cardiologie, N = 112) : α = 0,86
- Échantillon 4 (patientes avec fibromyalgie, N = 94) : α = 0,91
Ces coefficients dépassent largement le seuil standard de 0,70 recommandé pour la recherche et approchent le seuil de 0,90 requis pour les décisions cliniques individuelles. Les réplications internationales contemporaines (notamment en versions française, espagnole, allemande, coréenne et chinoise) rapportent des indices ω de McDonald et α de Cronbach variant de manière très consistante entre 0,80 et 0,88.
8.2. Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
La fidélité temporelle a été documentée sur un sous-échantillon d’étudiants réévalués à un mois d’intervalle : le coefficient de corrélation intraclasse / corrélation de Pearson s’élève à r = 0,69 (p < 0,001). Ce niveau de fidélité test-retest démontre que la BRS évalue une disposition relativement stable dans le temps tout en restant sensible à d’éventuelles modifications structurelles consécutives à des interventions thérapeutiques ou des événements traumatiques majeurs.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la BRS a fait l’objet d’investigations approfondies à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
9.1. Analyses factorielles initiales (Smith et al., 2008)
Lors du développement original, une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation orthogonale a mis en évidence l’émergence d’un seul facteur dominant expliquant entre 55 % et 67 % de la variance totale selon les échantillons analysés. Les valeurs propres (eigenvalues) du premier facteur variaient de 3,36 à 4,00, tandis que celles du second facteur demeuraient constamment inférieures à 1,0 ou ne satisfaisaient pas au critère du coude de Cattell.
Les saturations factorielles (factor loadings) de l’ensemble des 6 items sur ce facteur unique étaient particulièrement élevées, s’échelonnant de 0,68 à 0,91 :
- Item 1 (rebondir rapidement) : saturations de 0,73 à 0,88
- Item 2 (difficulté face aux événements stressants – inversé) : saturations de 0,68 à 0,78
- Item 3 (court délai de rétablissement) : saturations de 0,75 à 0,89
- Item 4 (difficile de se ressaisir – inversé) : saturations de 0,72 à 0,85
- Item 5 (traverser les temps difficiles sans peine) : saturations de 0,74 à 0,86
- Item 6 (longtemps pour surmonter les revers – inversé) : saturations de 0,70 à 0,84
9.2. Débat méthodologique : Modèle unifactoriel versus Modèle bifactoriel de méthode
Plusieurs études méthodologiques ultérieures (e.g., Rodríguez-Rey et al., 2016 ; Chmitorz et al., 2018) ont relevé qu’une modélisation à deux facteurs (séparant les 3 items positifs des 3 items inversés) pouvait parfois présenter des indices d’ajustement légèrement supérieurs lors d’une AFC standard. Néanmoins, les analyses approfondies par modélisation d’équations structurelles et modèles bifactoriels démontrent sans équivoque qu’il s’agit d’un artefact de formulation (effet de méthode lié aux items négatifs) plutôt que d’une véritable multidimensionnalité substantielle. L’indice d’ajustement global d’un modèle unifactoriel intégrant une covariance résiduelle entre items inversés est excellent :
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,96
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,02, 0,08])
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,04
Ces éléments confirment avec rigueur l’usage approprié d’un score total unifactoriel représentant la capacité globale de rebond psychologique.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Brief Resilience Scale (BRS) — Échelle brève de résilience.
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report questionnaire).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 14-16 ans), en population générale comme en contextes cliniques ou hospitaliers.
- Nombre d’items : 6 items au total.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 échelons :
1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
2 = Disagree (En désaccord)
3 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
4 = Agree (D’accord)
5 = Strongly agree (Fortement d’accord) - Durée moyenne de passation : Environ 1 à 2 minutes.
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Inversion des items négatifs : Les items 2, 4 et 6 doivent être obligatoirement inversés avant le calcul du score (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1). La formule de recodage est :
Item_inversé = 6 - Valeur_réponse. - Calcul du score global : Additionner les scores des 6 items (après inversion) et diviser la somme obtenue par 6 afin d’obtenir un score moyen oscillant entre 1,00 et 5,00 :
Score BRS = (Item 1 + [6 - Item 2] + Item 3 + [6 - Item 4] + Item 5 + [6 - Item 6]) / 6
- Inversion des items négatifs : Les items 2, 4 et 6 doivent être obligatoirement inversés avant le calcul du score (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1). La formule de recodage est :
- Interprétation des scores normatifs :
- Score inférieur à 3,00 : Faible résilience (difficultés substantielles et prolongées à récupérer face au stress).
- Score compris entre 3,00 et 4,30 : Résilience normale / moyenne (capacité de récupération fonctionnelle typique).
- Score supérieur à 4,30 : Forte résilience (capacité remarquable de rebond rapide, grande adaptabilité psychologique).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2008.
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’Échelle brève de résilience est un instrument du domaine public académique (Open Access for Research and Educational Use). Les auteurs originaux, Bruce W. Smith et ses collègues, ont mis l’échelle à disposition sans restriction financière pour la recherche scientifique, l’enseignement universitaire et la pratique clinique à but non commercial.
- Tarification : L’accès et l’utilisation de l’échelle sont entièrement gratuits (0 € / 0 $). Aucun achat de licence ou redevance de copyright n’est exigé pour l’administration de l’échelle ou l’exploitation de ses données dans un cadre académique.
- Utilisation commerciale : Pour toute utilisation commerciale à grande échelle (intégrations au sein de plateformes logicielles propriétaires à visée lucrative, diagnostics RH industriels payants), il est d’usage de solliciter l’accord de l’auteur correspondant (Dr Bruce W. Smith) ou de l’éditeur de la revue originale (Springer Science+Business Media).
12. Références / References
Les sources et publications scientifiques fondatrices relatives à la BRS comprennent :
- Chmitorz, A., Kunzler, A., Helmreich, I., Tüscher, O., Kalisch, R., Kubiak, T., Wessa, M., & Lieb, K. (2018). Intervention studies to foster resilience in humans: A systematic review. European Journal of Psychotraumatology, 9(1), 1435336. https://doi.org/10.1080/20008198.2018.1435336
- Fredrickson, B. L. (2001). The role of positive emotions in positive psychology: The broaden-and-build theory of positive emotions. American Psychologist, 56(3), 218–226. https://doi.org/10.1037/0003-066X.56.3.218
- Gage, G. S. (2014). An investigation of mediators of the relationship between social support and positive health practices in black late adolescents (Doctoral dissertation, Rutgers University, Graduate School – Newark). RUcore: Rutgers University Community Repository. https://doi.org/10.7282/T3ZP45X9
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- McEwen, B. S. (1998). Protective and damaging effects of stress mediators. New England Journal of Medicine, 338(3), 171–179. https://doi.org/10.1056/NEJM199801153380307
- Rodríguez-Rey, R., Alonso-Tapia, J., & Hernansaiz, H. (2016). Reliability and validity of the Brief Resilience Scale (BRS) Spanish version. Psychological Assessment, 28(5), e101–e110. https://doi.org/10.1037/pas0000191
- Smith, B. W., Dalen, J., Wiggins, K., Tooley, E., Christopher, P., & Bernard, J. (2008). The Brief Resilience Scale: Assessing the ability to bounce back. International Journal of Behavioral Medicine, 15(3), 194–200. https://doi.org/10.1080/10705500802222972
- Smith, B. W., Epstein, E. M., Ortiz, J. A., Christopher, P. J., & Tooley, E. M. (2010). The foundations of resilience: What are the critical resources for bouncing back from stress? In S. Prince-Embury & D. H. Saklofske (Eds.), Resilience in children, adolescents, and adults: Translating research into practice (pp. 167–187). Springer Science + Business Media. https://doi.org/10.1007/978-1-4614-4939-3_13
- Windle, G., Bennett, K. M., & Noyes, J. (2011). A methodological review of resilience measurement scales. Health and Quality of Life Outcomes, 9(1), 8. https://doi.org/10.1186/1477-7525-9-8
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 (strongly disagree)‚ 2 (disagree)‚ 3 (neutral)‚ 4 (agree)‚ or 5 (strongly agree)
- I tend to bounce back quickly after hard times.
- I have a hard time making through stressful events.
- It does not take me long to recover from a stressful event.
- It is hard for me to snap back when something bad happens.
- I usually come through difficult times with little trouble.
- I tend to take a long time to get over set-backs in my life.