Échelle brève de coping religieux (Brief RCOPE)

L’Échelle brève de coping religieux (Brief RCOPE) est un instrument psychométrique de référence de 14 items évaluant les patterns de coping positif et négatif face aux événements stressants.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle brève de coping religieux (communément désignée sous l’acronyme Brief RCOPE ; Pargament et al., 1998) constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et les plus largement mobilisés à l’échelle internationale pour évaluer les modalités d’adaptation religieuse et spirituelle face aux événements de vie stressants ou traumatiques. Dérivée de la version intégrale du RCOPE comprenant initialement 105 items répartis en 21 sous-échelles (Pargament et al., 2000), cette version abrégée a été condensée en 14 items soigneusement sélectionnés afin de maximiser la validité écologique et la faisabilité clinique auprès de populations vulnérables, médicalisées ou soumises à de fortes contraintes temporelles.

L’instrument opérationnalise le coping religieux à travers une structure bifactorielle orthogonale ou modérément corrélée, scindée en deux dimensions distinctes : le coping religieux positif (7 items) et le coping religieux négatif (7 items). La dimension positive reflète une relation d’alliance bienveillante, sécurisante et collaborative avec le transcendant, un soutien communautaire harmonieux et la recherche de sens constructif au sein de l’épreuve. À l’inverse, la dimension négative capture l’expression de luttes spirituelles (spiritual struggles), de doutes existentiels envers l’amour divin, de sentiments d’abandon par Dieu ou par la communauté de foi, ainsi que des réévaluations punitives ou démoniaques de l’adversité.

Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 4 points (allant de 1 = « not at all » à 4 = « a great deal »). D’un point de vue psychométrique, le Brief RCOPE démontre une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,93 pour la sous-échelle positive, et entre 0,69 et 0,88 pour la sous-échelle négative dans des cohortes cliniques et épidémiologiques diversifiées. Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement cette modélisation à deux facteurs distincts. Les données de validité convergente et prédictive révèlent de manière reproductible que le coping positif est associé au bien-être psychologique, à l’affect positif, à la résilience et à la croissance post-traumatique, tandis que le coping négatif constitue un prédicteur robuste d’anxiété, de dépression majeure, de détresse existentielle et d’un déclin de la qualité de vie globale.

2. Mots-clés

Coping religieux, Brief RCOPE, luttes spirituelles, psychométrie, stress psychologique, santé mentale, ajustement émotionnel, psychologie de la religion, réévaluation cognitive, Kenneth Pargament.

3. Auteurs

L’échelle Brief RCOPE a été développée et formalisée par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie de la religion et de la médecine comportementale :

  • Kenneth I. Pargament, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de la Bowling Green State University (Bowling Green, Ohio, États-Unis). Pionnier de l’étude empirique des stratégies de coping religieux et spirituel, auteur de l’ouvrage fondateur The Psychology of Religion and Coping: Theory, Research, Practice (1997). Adresse électronique institutionnelle : [email protected].
  • Bruce W. Smith, Ph.D. : Professeur associé au Département de psychologie de l’University of New Mexico (Albuquerque, Nouveau-Mexique, États-Unis). Spécialiste de la résilience, du stress chronique et des déterminants psychosociaux de la santé.
  • Harold G. Koenig, M.D., M.H.Sc. : Professeur titulaire de psychiatrie et de sciences comportementales, et professeur agrégé de médecine au Duke University Medical Center (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Directeur du Center for Spirituality, Theology and Health de l’Université Duke, autorité médicale majeure sur les interactions entre foi, spiritualité et santé physique.
  • Lisa M. Perez, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne, affiliée durant les phases de validation initiales à la Bowling Green State University, spécialisée dans la méthodologie d’évaluation et l’application clinique des mesures de coping.

4. Objectif

L’objectif fondamental du Brief RCOPE est d’offrir une mesure brève, théoriquement étayée et psychométriquement robuste permettant d’évaluer la manière spécifique dont les individus recourent à leurs croyances, représentations et pratiques religieuses ou spirituelles pour appréhender, donner du sens et réagir à des événements de vie hautement stressants. Historiquement, la recherche en psychologie clinique et en psychologie de la santé a longtemps mesuré la religiosité par le biais d’indices généraux et statiques, tels que la fréquence d’affiliation confessionnelle, l’assistance aux offices religieux ou l’importance déclarée de la foi. Or, ces indicateurs sociodémographiques se sont révélés insuffisants pour saisir la nature dynamique, fonctionnelle et parfois contradictoire des efforts d’ajustement face à l’adversité.

Le Brief RCOPE a été expressément élaboré pour combler cette lacune en opérationnalisant le coping comme un processus transactionnel. L’évaluation poursuit un double objectif clinique et de recherche :

  • Dans le champ de la recherche épidémiologique et fondamentale : identifier les voies médiatrices et modératrices par lesquelles les réponses religieuses influencent la trajectoire de santé mentale et physique. L’échelle permet de dissocier les bénéfices protecteurs d’une foi intégrative et sécurisante des risques psychopathologiques majeurs induits par la détresse spirituelle.
  • Dans le contexte clinique et hospitalier (oncologie, soins palliatifs, psychiatrie, réhabilitation post-catastrophe) : dépister de façon systématique et rapide les patients qui traversent des « luttes religieuses ou spirituelles » (spiritual struggles). Les études ont mis en évidence qu’un score élevé de coping religieux négatif s’accompagne d’une morbidité psychiatrique accrue, d’une altération de la récupération immunitaire et d’un risque substantiel de mortalité accrue chez les malades chroniques ou âgés. La brièveté du format (14 énoncés) autorise une administration sans surcharge cognitive au lit du malade ou lors de bilans pré-thérapeutiques.
  • Sur le plan de l’intervention psychothérapeutique : orienter la conception d’approches ciblées, telles que les thérapies cognitivo-comportementales spirituellement intégrées (Spiritually Integrated Psychotherapy), en aidant le praticien à soutenir les ressources positives du patient tout en déconstruisant les croyances punitives ou aliénantes associées au trauma.

5. Construit psychologique

Le Brief RCOPE conceptualise le coping religieux non comme un trait de personnalité immuable, mais comme un répertoire multidimensionnel de stratégies cognitives, affectives et comportementales mobilisées spécifiquement pour préserver, transformer ou restaurer la signification et le contrôle personnel face à une crise. L’instrument distingue formellement deux polarités constructives :

5.1. Le Coping Religieux Positif (Positive Religious Coping)

Cette dimension regroupe sept processus issus des sous-échelles originelles du RCOPE complet. Elle est le reflet d’une relation sécure, collaborative et constructive avec le divin, soutenue par un engagement spirituel bienveillant et un ancrage communautaire protecteur. Elle comprend notamment :

  • La connexion spirituelle (Spiritual Connection) : la tentative de tisser un lien d’intimité transcendantale renouvelé pour apaiser la solitude face à l’épreuve (ex. Looked for a stronger connection with God).
  • La recherche de soutien spirituel (Seeking Spiritual Support) : la quête de réconfort, d’amour et de bienveillance divine dans un contexte de détresse (ex. Sought God’s love and care).
  • Le pardon religieux (Religious Forgiveness) : le recours à la médiation spirituelle pour désamorcer l’hostilité, la rancœur et l’amertume envers autrui ou envers soi-même (ex. Sought help from God in letting go of my anger).
  • Le coping religieux collaboratif (Collaborative Religious Coping) : une stratégie active de partenariat où l’individu et l’entité transcendante travaillent de concert pour élaborer des solutions pratiques aux obstacles rencontrés (ex. Tried to put my plans into action together with God).
  • La réévaluation religieuse bienveillante (Benevolent Religious Reappraisal) : la redéfinition cognitive de la crise comme une opportunité de croissance spirituelle, d’affermissement personnel ou de pédagogie providentielle (ex. Tried to see how God might be trying to strengthen me in this situation).
  • La purification religieuse (Religious Purification) : la confession de transgressions éthiques ou religieuses afin d’apaiser la culpabilité et de restaurer l’intégrité morale (ex. Asked forgiveness for my sins).
  • La focalisation religieuse (Religious Focus) : l’investissement délibéré de l’attention et des rituels de foi pour endiguer les ruminations anxieuses et restaurer un équilibre émotionnel intérieur (ex. Focused on religion to stop worrying about my problems).

5.2. Le Coping Religieux Négatif (Negative Religious Coping)

Le coping religieux négatif mesure l’expression de conflits spirituels intrapsychiques et interpersonnels profonds. Loin d’être un simple manque de foi, il désigne un état d’aliénation existentielle, d’angoisse théologique et d’insécurité relationnelle face au divin et au groupe religieux. Les sept items qui le composent capturent cinq patterns psychopathologiquement cruciaux :

  • Le mécontentement spirituel (Spiritual Discontent) : l’expérience subjective du vide théologique, de l’absence perçue de réponse divine et du sentiment d’avoir été délaissé dans l’épreuve (ex. Wondered whether God had abandoned me ; Questioned God’s love for me).
  • La réévaluation divine punitive (Punishing God Reappraisal) : l’attribution causale directe de la tragédie à une punition infligée par Dieu en rétribution d’un manquement moral, d’un péché ou d’une dévotion jugée défaillante (ex. Felt punished by God for my lack of devotion ; Wondered what I did for God to punish me).
  • Le mécontentement religieux interpersonnel (Interpersonal Religious Discontent) : la rupture du lien de confiance avec les membres, les autorités ou les institutions de la communauté de foi, vécus comme hostiles, indifférents ou abandonniques au moment le plus critique (ex. Wondered whether my church had abandoned me).
  • La réévaluation démoniaque (Demonic Reappraisal) : l’attribution explicite des forces destructrices du mal ou de l’adversité à l’intervention directe du diable ou de puissances occultes négatives (ex. Decided the devil made this happen).
  • La réévaluation de la puissance de Dieu (Reappraisal of God’s Power) : la mise en doute radicale de l’omnipotence divine, amenant le sujet à considérer que Dieu est incapable de modifier le cours de la souffrance ou d’intervenir concrètement (ex. Questioned the power of God).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique sous-jacent au Brief RCOPE repose sur la convergence de la psychologie cognitive du stress et du coping formulée par Richard S. Lazarus et Susan Folkman (1984), et du modèle fonctionnel de la religion développé par Kenneth I. Pargament (1997).

Dans la théorie transactionnelle de Lazarus et Folkman, le stress émerge d’une évaluation subjective évaluant si une contrainte environnementale excède les ressources adaptatives disponibles d’un individu. Le coping désigne l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer ces exigences internes ou externes. Pargament a enrichi ce paradigme en postulant que la religion n’est ni une pulsion régressive de défense (telle que postulée par Freud), ni un système périphérique, mais constitue un schéma d’orientation fondamental orienté vers la « recherche de signification par rapport au sacré » (search for significance in ways related to the sacred).

Selon cette théorie, face à un événement disruptif (deuil, maladie incurable, désastre), les schémas habituels de prévisibilité et de contrôle s’effondrent. L’individu s’engage alors dans un processus d’évaluation primaire (déterminer la signification religieuse de la menace : est-ce une mise à l’épreuve, une rétribution divine, une attaque satanique ?) et d’évaluation secondaire (identifier les ressources spirituelles mobilisables : puis-je solliciter l’aide de Dieu, mobiliser les prières de ma paroisse ?).

Pargament identifie trois grandes fonctions du coping religieux :

  1. La conservation du sens (Conservation of Significance) : préserver l’intégrité de la vision du monde et de la foi face aux épreuves ordinaires ou modérées.
  2. La transformation du sens (Transformation of Significance) : reconstruire radicalement un cadre axiologique lorsque les croyances antérieures sont brisées par un cataclysme existentiel.
  3. La régulation de l’impuissance : faire face aux situations caractérisées par l’absence totale de contrôle objectif ou médical, où les formes d’action séculières échouent, conférant ainsi au partenariat transcendantal une fonction vitale de stabilisation émotionnelle.

L’intégration de la théorie de l’attachement (John Bowlby) et de ses déclinaisons religieuses (Kirkpatrick, 2005) éclaire également l’architecture du Brief RCOPE : le coping positif reflète un modèle d’attachement sécure à Dieu (Dieu conçu comme une base de sécurité et un havre de paix), tandis que le coping négatif traduit un attachement insécure de type anxieux ou évitant, marqué par l’anticipation du rejet divin et la rancœur colérique envers la transcendance.

7. Validité

Le Brief RCOPE bénéficie d’un corpus empirique international attestant de sa robustesse méthodologique à travers de multiples cultures, contextes cliniques et traditions spirituelles.

7.1. Validité de construit et structure factorielle

La validité de construit a été documentée dès la publication séminale de Pargament, Smith, Koenig et Perez (1998). Les analyses factorielles ont confirmé que les deux dimensions (positive et négative) ne représentent pas les extrémités opposées d’un continuum bipolaire unique, mais constituent deux construits factoriellement distincts, orthogonaux ou corrélés à des niveaux faibles à modérés (corrélations inter-facteurs généralement situées entre r = -0,10 et r = 0,25). Cela implique qu’un même individu peut simultanément mobiliser des ressources religieuses positives tout en traversant d’intenses luttes spirituelles.

7.2. Validité convergente et discriminante

La validité convergente est étayée par des corrélations substantielles avec d’autres instruments psychométriques établis :

  • La sous-échelle de coping positif corrèle positivement avec l’échelle de bien-être spirituel (Spiritual Well-Being Scale ; Paloutzian & Ellison), l’estime de soi, l’optimisme (LOT-R) et les dimensions adaptatives du COPE séculier de Carver (notamment la réévaluation positive et la recherche de soutien social). Sa corrélation modérée avec les indices généraux de religiosité intrinsèque démontre qu’elle mesure un processus actif et contextualisé qui ne se résume pas à l’orthodoxie des croyances.
  • La sous-échelle de coping négatif montre une validité convergente élevée avec les mesures de détresse psychologique, d’anxiété état/trait (STAI), de dépression (BDI, CES-D) et d’aliénation existentielle. Elle présente des associations faibles ou nulles avec les mesures de désirabilité sociale (Crowne-Marlowe), attestant d’une excellente validité discriminante.

7.3. Validité prédictive et incrémentale

De nombreuses études longitudinales ont prouvé la validité prédictive de l’instrument. Dans une étude devenue classique auprès de patients âgés hospitalisés pour des pathologies somatiques aiguës, Pargament, Koenig, Tarakeshwar et Hahn (2001) ont démontré que le coping religieux négatif prédisait significativement une augmentation de la mortalité sur un suivi de deux ans, même après ajustement rigoureux pour la sévérité clinique, l’âge, le statut dépressif et le statut fonctionnel (hazard ratio = 1,19 à 1,28 par point de sous-échelle). De surcroît, le Brief RCOPE démontre une validité incrémentale indéniable : il prédit une variance unique et significative des scores d’anxiété, de croissance post-traumatique et de morbidité psychiatrique au-delà de ce qui est prédit par les styles de coping profanes et les variables démographiques.

8. Fidélité

La fidélité du Brief RCOPE a été documentée sur le plan de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à travers de multiples échantillons représentatifs, tant dans la population générale que dans des contextes hautement stressants (soins intensifs, vétérans de guerre, survivants de catastrophes naturelles).

8.1. Cohérence interne

Les estimations de l’homogénéité des items rapportées dans la littérature scientifique témoignent d’une précision de mesure satisfaisante à excellente :

  • Sous-échelle Coping Religieux Positif : Les valeurs de l’alpha de Cronbach ($lpha$) s’échelonnent de façon constante entre 0,80 et 0,93. Dans l’échantillon princeps de validation (Pargament et al., 1998), l’alpha rapporté était de 0,90. Les saturations des items sur ce facteur sont uniformément élevées, oscillant généralement entre 0,65 et 0,85.
  • Sous-échelle Coping Religieux Négatif : Bien que cette sous-échelle intègre une plus grande hétérogénéité thématique (doutes théologiques, aliénation communautaire, angoisses punitives), ses indices de consistance interne demeurent satisfaisants, avec des alphas oscillant habituellement entre 0,69 et 0,88 (0,81 dans l’échantillon d’origine de 1998, et 0,78 à 0,82 dans les méta-analyses ultérieures).

8.2. Fidélité test-retest

La fidélité test-retest dépend de l’intervalle temporel et de la persistance du stresseur indexé. Dans les cohortes de sujets confrontés à des stresseurs chroniques stables (par exemple, aidants familiaux de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou patients dialysés), les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) à 8 et 12 semaines d’intervalle se situent entre 0,72 et 0,84, illustrant une stabilité satisfaisante tout en préservant la sensibilité de l’instrument aux changements psychologiques induits par les interventions cliniques.

9. Analyse factorielle

La dérivation initiale du Brief RCOPE procède d’une démarche psychométrique rigoureuse menée à partir de la banque originale de 105 items du RCOPE (Pargament et al., 2000). Les étapes factorielles ont été conduites comme suit :

9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse factorielle exploratoire par extraction en facteurs principaux avec rotation oblique (oblimin) a été réalisée sur l’ensemble des sous-échelles du RCOPE en contraignant la solution à deux facteurs. Cette modélisation a extrait deux facteurs principaux expliquant 38 % de la variance totale des scores. Les chercheurs ont sélectionné sept items pour chaque facteur sur la base de quatre critères analytiques stricts :

  1. Des saturations factorielles dominantes sur le facteur cible (> 0,60).
  2. Une absence de saturation croisée significative (< 0,25 sur le facteur secondaire).
  3. Une représentativité conceptuelle équilibrée couvrant la pluralité des sous-échelles originales du RCOPE (7 sous-échelles positives représentées par 1 item chacune ; 5 sous-échelles négatives représentées par 1 ou 2 items).
  4. L’économie psychométrique et la clarté linguistique des formulations.

9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Des analyses confirmatoires conduites ultérieurement sur des milliers de sujets (Pargament et al., 2011) ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel à un seul facteur, un modèle à deux facteurs orthogonaux et un modèle à deux facteurs corrélés. Les indices d’adéquation ajustés confirment systématiquement la supériorité du modèle à deux facteurs corrélés :

  • $\chi^2 / ext{dl} < 3,0$
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,94$ à $0,98$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,93$ à $0,97$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $0,042$ à $0,061$ (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur au seuil critique de 0,08)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,050$

L’invariance de mesure à travers le genre, les groupes d’âge et les confessions religieuses a été confirmée aux niveaux métrique et scalaire dans de multiples travaux transculturels.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et spirituelle (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur tablette/ordinateur ou entretien clinique guidé.
  • Nombre total d’items : 14 items.
  • Nombre de dimensions / sous-échelles : 2 sous-échelles de 7 items chacune :
    • Coping religieux positif (Positive Religious Coping) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7.
    • Coping religieux négatif (Negative Religious Coping) : Items 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 = Not at all (Pas du tout)
    • 2 = Somewhat (Un peu)
    • 3 = Quite a bit (Assez)
    • 4 = A great deal (Énormément)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Le score de Coping Religieux Positif s’obtient en sommant les scores des items 1 à 7. Le score total s’échelonne de 7 à 28 (ou une moyenne d’items de 1 à 4).
    • Le score de Coping Religieux Négatif s’obtient en sommant les scores des items 8 à 14. Le score total s’échelonne de 7 à 28 (ou une moyenne d’items de 1 à 4).
    • Important : Il ne faut jamais combiner ou soustraire les deux sous-échelles pour créer un « score total global ». Les deux dimensions sont traitées comme des variables séparées dans les analyses statistiques et l’interprétation clinique.
  • Temps moyen de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Population cible : Adultes et adolescents (dès 14-16 ans) confrontés à un stresseur identifié (médical, relationnel, traumatique, financier, existentiel).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement et de publication originale : Développé en 1997-1998, publié formellement par Kenneth I. Pargament et ses collaborateurs dans le Journal for the Scientific Study of Religion en décembre 1998, avec révisions et synthèses méthodologiques approfondies publiées en 2000 et 2011.
  • Statut des droits d’auteur : Les droits scientifiques appartiennent aux auteurs (Kenneth I. Pargament et al.) et à la revue éditrice.
  • Politique d’utilisation et gratuité : L’utilisation du Brief RCOPE est entièrement gratuite et libre de droits à des fins exclusives de recherche académique, scientifique, clinique non-commerciale et d’enseignement universitaire. Les auteurs encouragent sa diffusion sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de référence.
  • Utilisations commerciales : Toute intégration de l’instrument au sein d’une plateforme marchande, d’un programme d’aide aux employés payant ou d’une application commerciale requiert l’autorisation formelle préalable de Kenneth I. Pargament.

12. Références

Aflakseir, A., & Coleman, P. G. (2011). Initial development of the Iranian Religious Coping Scale. Journal of Muslim Mental Health, 6(1), 44-61. https://doi.org/10.3998/jmmh.10381607.0006.104

Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.

Pargament, K. I. (1997). The psychology of religion and coping: Theory, research, practice. Guilford Press.

Pargament, K. I., Feuille, M., & Burdzy, D. (2011). The Brief RCOPE: Current psychometric status of a short measure of religious coping. Religions, 2(1), 51-76. https://doi.org/10.3390/rel2010051

Pargament, K. I., Koenig, H. G., & Perez, L. M. (2000). The many methods of religious coping: Development and initial validation of the RCOPE. Journal of Clinical Psychology, 56(4), 519-543. https://doi.org/10.1001/archinte.161.15.1881

Pargament, K. I., Smith, B. W., Koenig, H. G., & Perez, L. M. (1998). Patterns of positive and negative religious coping with major life stressors. Journal for the Scientific Study of Religion, 37(4), 710-724. https://doi.org/10.2307/1388152

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

The following items deal with ways you coped with the negative event in your life. There are many ways to try to deal with problems. These items ask what you did to cope with this negative event. Obviously different people deal with things in different ways, but we are interested in how you tried to deal with it. Each item says something about a particular way of coping. We want to know to what extent you did what the item says. How much or how frequently. Don’t answer on the basis of what worked or not – just whether or not you did it. Use these response choices. Try to rate each item separately in your mind from the others. Make your answers as true FOR YOU as you can. Circle the answer that best applies to you.

Response scale: 1 = not at all | 2 = somewhat | 3 = quite a bit | 4 = a great deal
  1. Looked for a stronger connection with God.
  2. Sought God’s love and care.
  3. Sought help from God in letting go of my anger.
  4. Tried to put my plans into action together with God.
  5. Tried to see how God might be trying to strengthen me in this situation.
  6. Asked forgiveness for my sins.
  7. Focused on religion to stop worrying about my problems
  8. Wondered whether God had abandoned me.
  9. Felt punished by God for my lack of devotion.
  10. Wondered what I did far God to punish me.
  11. Questioned God’s love for me.
  12. Wondered whether my church had abandoned me.
  13. Decided the devil made this happen.
  14. Questioned the power of God.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle brève de coping religieux (Brief RCOPE). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-de-coping-religieux-brief-rcope/
Looti, Mohammed. “Échelle brève de coping religieux (Brief RCOPE).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-de-coping-religieux-brief-rcope/.
Looti, Mohammed. “Échelle brève de coping religieux (Brief RCOPE).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-de-coping-religieux-brief-rcope/.