Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (BASH)

L’Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (BASH), développée par Norris, Ford et Bova (1996), évalue en 4 items l’acculturation linguistique chez les populations hispaniques et latino-américaines.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (Brief Acculturation Scale for Hispanics ou BASH), développée par Anne E. Norris, Kathleen Ford et Carol A. Bova en 1996, constitue un instrument psychométrique ultra-court conçu pour quantifier le niveau d’acculturation linguistique chez les populations hispaniques et latino-américaines vivant aux États-Unis. Dérivée conceptuellement et empiriquement des travaux séminaux de Gerardo Marín et de ses collaborateurs (notamment la Short Acculturation Scale for Hispanics, SASH, 1987), la BASH condense l’évaluation de l’acculturation en seulement 4 items hautement discriminants axés sur l’usage linguistique à travers divers contextes de la vie quotidienne : la lecture et la parole en général, la communication au sein du foyer familial, le langage de la pensée interne et les interactions avec les pairs ou amis.

Chaque item est évalué au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Uniquement l’espagnol ») à 5 (« Uniquement l’anglais »), un score plus élevé reflétant une plus grande adoption de la langue dominante (l’anglais) et donc un niveau supérieur d’acculturation linguistique vers la société réceptrice nord-américaine. Malgré sa concision remarquable, la BASH démontre des qualités métrologiques exceptionnelles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires révèlent une structure strictement unidimensionnelle expliquant une part prépondérante de la variance totale. La cohérence interne est particulièrement robuste, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,90 et 0,94 dans les échantillons probabilistes d’adolescents et de jeunes adultes hispaniques urbains. La validité de construit est étayée par de fortes corrélations positives avec le statut générationnel, le lieu de naissance, le nombre d’années vécues aux États-Unis et le niveau d’instruction. En réduisant drastiquement le fardeau cognitif imposé aux répondants, la BASH s’est imposée comme un standard de référence incontournable dans les grandes enquêtes épidémiologiques, la recherche en santé publique, la psychologie interculturelle et la pratique clinique auprès des minorités ethniques.

2. Mots-clés / Keywords

Acculturation, Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques, BASH, Hispaniques, Latinos, Psychométrie, Validité linguistique, Assimilation culturelle, Santé publique, Adolescents, Minorités ethniques, Enquêtes épidémiologiques.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheuses chevronnées dans le domaine des sciences infirmières, de la santé publique et de la recherche comportementale appliquée aux minorités :

  • Anne E. Norris, PhD, RN, FAAN : Professeure émérite et chercheuse en sciences infirmières et santé publique. Ses travaux portent principalement sur la prévention des comportements à risque chez les jeunes issus des minorités ethniques, la méthodologie de recherche interculturelle et l’influence des déterminants socioculturels sur les disparités de santé. Elle a notamment exercé à l’Université de Boston, à l’Université de Floride Centrale (UCF) et à l’Université du Michigan.
  • Kathleen Ford, PhD : Démographe et professeure au Département d’épidémiologie de la School of Public Health de l’Université du Michigan (Ann Arbor). Spécialiste reconnue de la santé reproductive, des comportements sexuels à risque et de l’épidémiologie du VIH/SIDA chez les populations adolescentes urbaines et marginalisées.
  • Carol A. Bova, PhD, RN, ANP, FAAN : Professeure de médecine et de sciences infirmières à la Tan Chingfen Graduate School of Nursing de l’Université du Massachusetts Chan Medical School. Ses axes d’investigation clinique et translationnelle concernent l’adhésion thérapeutique, les disparités de santé liées aux maladies infectieuses chroniques et l’adaptation d’échelles d’évaluation en milieu hospitalier.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Brief Acculturation Scale for Hispanics (BASH) est d’offrir aux chercheurs, cliniciens et épidémiologistes une mesure standardisée, rapide, fiable et valide du degré d’acculturation linguistique des populations hispaniques résidant aux États-Unis. Dans les recherches biomédicales, psychologiques et sociologiques d’envergure, l’administration de questionnaires multidimensionnels exhaustifs (comportant parfois plusieurs dizaines, voire centaines d’items) engendre une fatigue substantielle chez les participants, accroît le taux de non-réponse et grève inutilement les coûts et les temps de passation. Les concepteurs de la BASH ont cherché à résoudre cette contrainte méthodologique en isolant le noyau linguistique le plus discriminant du processus d’acculturation.

Sur le plan théorique et appliqué, l’acculturation constitue une variable modératrice et médiatrice cruciale dans l’étude des disparités de santé. Les données épidémiologiques démontrent de manière récurrente le phénomène dit du « paradoxe épidémiologique hispanique » ou « paradoxe latino » : les immigrants hispaniques de première génération affichent souvent, malgré un statut socio-économique défavorisé, de meilleurs indicateurs de santé périnatale, cardiovasculaire et mentale que leurs homologues nés aux États-Unis ou hautement acculturés. Au fur et à mesure que l’acculturation progresse, l’adoption de régimes alimentaires occidentaux, la sédentarité, la consommation d’alcool, de tabac et de substances illicites, ainsi que l’exposition au stress d’assimilation tendent à éroder ces avantages protecteurs initiaux. La BASH a été spécifiquement conçue pour capturer cette transition culturelle avec une précision chirurgicale, permettant de stratifier adéquatement les sous-groupes de participants dans les études évaluant :

  • La transmission du VIH/SIDA et les comportements sexuels protégés chez les adolescents et jeunes adultes urbains ;
  • La prévalence de l’anxiété, de la dépression et du stress d’acculturation ;
  • L’accès et le recours effectif aux services de santé préventifs (dépistage du cancer, vaccination, soins prénataux) ;
  • La compréhension des messages de santé publique et la littératie en santé face aux barrières linguistiques.

En contexte clinique, la BASH permet aux professionnels de santé d’évaluer rapidement le profil socioculturel du patient afin de déterminer le besoin d’interprétariat médical, d’adapter le matériel éducatif et de calibrer les interventions thérapeutiques de façon culturellement congruente.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la BASH est l’acculturation linguistique, appréhendée comme le vecteur principal, le marqueur comportemental direct et l’indicateur le plus robuste du processus global d’adaptation culturelle d’un individu issu d’une minorité ethnique au sein de la société d’accueil anglo-saxonne.

Bien que l’acculturation soit universellement reconnue comme un phénomène complexe, dynamique et potentiellement bidimensionnel (impliquant simultanément le maintien de la culture d’origine et l’acquisition de la nouvelle culture), les recherches méthodologiques comparatives (ex. Marín et al., 1987 ; Cuéllar et al., 1995) ont démontré de manière irréfutable que la dimension linguistique explique à elle seule la majeure partie (fréquemment plus de 60 à 70 %) de la variance partagée dans les échelles d’acculturation composites plus longues. Le langage ne constitue pas simplement un moyen de communication utilitaire ; il façonne les schémas cognitifs, structure l’identité sociale et délimite les réseaux relationnels. La BASH opérationnalise ce construit à travers trois strates écologiques complémentaires :

1. L’usage linguistique cognitif et interne (item 3)

La langue dans laquelle un individu « pense » (In what language do you usually think?) représente l’un des indicateurs les plus intimes et profonds de l’intériorisation culturelle. Alors que l’expression verbale publique peut être contrainte par des exigences environnementales (par exemple, parler anglais à l’école ou au travail par nécessité), le langage de la pensée spontanée reflète le schéma cognitif préférentiel et l’automatisme linguistique sous-jacent. Une transition vers la pensée en anglais indique une restructuration neurocognitive et identitaire avancée.

2. L’usage linguistique familial et intime (item 2)

L’utilisation de la langue au sein du foyer (What language do you usually speak at home?) sonde la préservation des normes culturelles d’origine dans la sphère privée. Le foyer familial hispanique agit traditionnellement comme un sanctuaire culturel et protecteur (renforçant des valeurs telles que le familismo et le respeto). L’introduction prédominante de l’anglais dans les conversations familiales signale une transformation des dynamiques intergénérationnelles et une pénétration profonde de la culture dominante au cœur du réseau primaire.

3. L’usage linguistique extra-familial et social (items 1 et 4)

Cette strate évalue l’intégration dans l’espace public et les réseaux d’affinité élective. La langue générale lue et parlée (item 1) mesure la compétence fonctionnelle et la consommation médiatique, tandis que la langue parlée avec les amis (item 4) reflète la composition ethnique des pairs et l’orientation sociale de l’individu. Chez les adolescents et jeunes adultes, l’affiliation aux pairs est un vecteur déterminant d’acculturation : choisir de communiquer en anglais avec ses amis dénote une immersion active dans la culture juvénile mainstream.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent à la BASH s’inscrit au confluent des théories classiques de l’assimilation socioculturelle, des modèles psychologiques du stress et de l’adaptation interculturelle, ainsi que des paradigmes psychométriques de la mesure linguistique de l’acculturation.

Le modèle unidimensionnel d’acculturation

Historiquement, les théoriciens de la sociologie américaine, tels que Milton Gordon (1964) dans son ouvrage fondateur Assimilation in American Life, ont postulé un modèle d’assimilation linéaire et unidirectionnel. Selon cette approche, l’immigrant se déplace le long d’un continuum continu allant de l’immersion totale dans sa culture d’origine (dans ce cas, la culture hispanophone traditionnelle) jusqu’à l’absorption complète dans la culture du pays d’accueil (la culture anglo-saxonne américaine). Bien que des théoriciens contemporains comme John Berry (1997) aient ultérieurement défendu un modèle bidimensionnel ou orthogonal (distinguant intégration, assimilation, séparation et marginalisation), la recherche épidémiologique pragmatique a démontré que, sur le plan strictement linguistique, la relation entre l’usage de la langue maternelle et celui de la langue d’accueil fonctionne majoritairement comme un continuum compensatoire dans les contextes de minorités de deuxième et troisième générations aux États-Unis.

L’approche psychométrique de Gerardo Marín

La BASH prend directement racine dans les avancées psychométriques majeures impulsées par Gerardo Marín et ses collègues (1987). En développant la Short Acculturation Scale for Hispanics (SASH, 12 items), Marín a réalisé des analyses factorielles exploratoires rigoureuses sur de vastes échantillons de Mexicains-Américains et de Portoricains. Ses travaux ont révélé trois facteurs distincts : l’utilisation de la langue (5 items), l’accès aux médias (3 items) et les relations sociales ethniques (4 items). Fait déterminant, le premier facteur — l’usage linguistique — rendait compte de plus de 54 % de la variance totale à lui seul et présentait un coefficient alpha exceptionnel de 0,90. Marín et ses collaborateurs avaient conclu que l’usage de la langue constituait la « variable proxy » par excellence du processus global d’acculturation.

La synthèse parcimonieuse de Norris, Ford et Bova (1996)

S’appuyant sur ces constats et confrontées aux contraintes strictes des enquêtes probabilistes de terrain auprès de populations urbaines vulnérables (notamment dans les quartiers défavorisés de Detroit), Anne E. Norris et son équipe ont postulé qu’un instrument d’acculturation pouvait être distillé jusqu’à son essence opérationnelle sans perte de validité prédictive. En sélectionnant 4 items clés mesurant l’usage de la langue dans les registres cognitif, domestique et interpersonnel, Norris et al. ont proposé un outil ultra-parcimonieux. Le modèle théorique de la BASH pose que l’exposition continue aux institutions sociétales américaines (système scolaire, travail, médias de masse) génère un glissement progressif des pratiques langagières de l’espagnol vers l’anglais, ce déplacement linguistique servant d’indicateur direct de l’adoption des valeurs, normes de comportement et styles de vie de la société d’accueil.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de la BASH ont été scrupuleusement documentées dès sa publication princeps en 1996 et répliquées dans de multiples études subséquentes.

Validité de construit et validité convergente

Dans l’échantillon probabiliste initial de Norris, Ford et Bova (1996), composé de 665 adolescents et jeunes adultes hispaniques urbains âgés de 15 à 24 ans (comprenant majoritairement des individus d’origine mexicaine et portoricaine), la validité de construit a été démontrée par des corrélations hautement significatives (p < 0,001) avec les variables sociodémographiques classiquement associées à l’acculturation :

  • Lieu de naissance : Les participants nés sur le territoire continental des États-Unis affichaient des scores moyens à la BASH considérablement plus élevés (témoignant d’une forte orientation vers l’anglais) que ceux nés à l’étranger ou sur l’île de Porto Rico (t-test significatif, p < 0,001).
  • Génération d’immigration : Une progression linéaire quasi-parfaite a été observée entre la première génération (immigrants directs), la deuxième génération (enfants d’immigrants nés aux États-Unis) et la troisième génération ou plus (grands-parents nés aux États-Unis), les scores moyens de la BASH augmentant de manière monotone d’une génération à la suivante.
  • Durée de résidence aux États-Unis : Chez les participants nés hors des États-Unis continentaux, une corrélation positive forte a été observée entre le nombre d’années vécues aux États-Unis et le score à la BASH (r > 0,55, p < 0,001).
  • Niveau d’éducation : Des corrélations positives modérées à fortes ont été constatées avec le nombre d’années de scolarisation accomplies dans le système éducatif américain.

Validité concurrente et corrélation avec d’autres échelles

La BASH a été directement comparée à des échelles d’acculturation plus longues, notamment l’échelle complète de 12 items de Marín et al. (1987) et l’Acculturation Rating Scale for Mexican Americans (ARSMA-II). Les corrélations entre la BASH (4 items) et le facteur linguistique complet de l’échelle de Marín approchent des valeurs quasi-unitaires (r ≥ 0,95), démontrant qu’aucune information substantielle n’est sacrifiée par l’utilisation de cet instrument abrégé. De surcroît, la corrélation avec l’échelle globale de Marín (incluant les items de préférences relationnelles et de médias) dépasse couramment r = 0,85.

Validité prédictive et épidémiologique

La validité prédictive de la BASH s’est vérifiée dans de nombreuses études évaluant les conduites à risque pour la santé. Les chercheurs ont observé qu’un score élevé à la BASH était prédictif de comportements sexuels plus précoces, d’un nombre plus élevé de partenaires sexuels au cours de la vie, mais également d’une meilleure connaissance des modes de transmission du VIH et d’une utilisation plus constante du préservatif lorsque les programmes éducatifs étaient dispensés en anglais. Inversement, des scores plus faibles (prédominance de l’espagnol) étaient prédictifs de barrières accrues dans la navigation du système de soins, d’une couverture d’assurance maladie plus précaire et d’une sous-utilisation des services de santé mentale.

8. Fidélité / Reliability

En dépit de sa structure très compacte comprenant seulement 4 items, l’échelle BASH démontre une consistance interne et une stabilité temporelle remarquables.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude originale de Norris, Ford et Bova (1996), le coefficient alpha de Cronbach calculé sur l’échantillon total probabiliste de 665 répondants s’est élevé à 0,90. Des analyses de sous-groupes ont confirmé la robustesse de cette fidélité à travers les diverses strates de la population :

  • Sous-groupe d’origine mexicaine : α = 0,91 ;
  • Sous-groupe d’origine portoricaine : α = 0,89 ;
  • Sous-groupe des hommes : α = 0,90 ;
  • Sous-groupe des femmes : α = 0,91 ;
  • Adolescents (15-18 ans) : α = 0,89 ;
  • Jeunes adultes (19-24 ans) : α = 0,92.

Dans des études ultérieures et des réplications indépendantes menées sur des populations adultes hispaniques plus âgées ou des cohortes cliniques (ex. Davis & Engel, 2011 ; Bova et al., 2006), des valeurs d’alpha de Cronbach s’échelonnant entre 0,90 et 0,94 ont été systématiquement rapportées. Les corrélations inter-items corrigées (item-total correlations) sont toutes extrêmement élevées, oscillant généralement entre 0,72 et 0,86, confirmant que chaque item contribue de façon substantielle et homogène à la mesure du construit.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle de la BASH a été examinée dans des sous-échantillons réinterrogés à un intervalle de 2 à 4 semaines. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et les coefficients de corrélation de Pearson test-retest ont oscillé entre 0,88 et 0,93, témoignant d’une excellente stabilité temporelle chez les individus dont le contexte environnemental n’avait pas subi de changement drastique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la BASH a fait l’objet d’examens statistiques rigoureux au moyen de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors du développement initial par Norris et ses collaboratrices (1996), les 4 items ont été soumis à une analyse en composantes principales (ACP) ainsi qu’à une analyse factorielle en axes principaux. Les résultats ont clairement mis en évidence une structure unifactorielle stricte :

  • Le premier facteur isolé présentait une valeur propre (eigenvalue) très élevée, largement supérieure au critère de Kaiser (> 1,0), s’élevant typiquement à plus de 3,10 (sur un maximum théorique de 4).
  • Ce facteur unique expliquait à lui seul environ 77 % à 80 % de la variance totale des items.
  • Aucun second facteur n’a émergé avec une valeur propre supérieure à 0,40, excluant toute multidimensionnalité sous-jacente.

Les saturations factorielles (factor loadings) de chaque item sur ce facteur unique d’acculturation linguistique étaient particulièrement fortes :

  • Item 1 (Lire et parler en général) : saturation ≈ 0,88
  • Item 2 (Langue parlée à la maison) : saturation ≈ 0,84
  • Item 3 (Langue de la pensée) : saturation ≈ 0,89
  • Item 4 (Langue parlée avec les amis) : saturation ≈ 0,86

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Des travaux confirmatoires conduits dans des enquêtes de santé publique ultérieures ont testé l’adéquation d’un modèle unidimensionnel à 4 indicateurs. Les indices d’ajustement globaux se sont révélés excellents :

  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement 0,98.
  • Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) se situe en deçà de 0,05 (avec des intervalles de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,07).
  • Le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) est inférieur à 0,03.

Ces résultats confirment que les 4 items constituent des indicateurs quasi-parfaits et interchangeables d’un trait latent unique : l’acculturation linguistique.

10. Instrument de mesure / Instrument

La BASH est un auto-questionnaire ultra-court qui peut également être administré par un enquêteur en face-à-face, par téléphone ou via un support numérique (ordinateur, tablette, smartphone).

  • Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychométrique brève (comportementale et cognitive).
  • Population cible : Adolescents, jeunes adultes et adultes d’origine hispanique ou latino-américaine vivant aux États-Unis.
  • Temps de passation : Environ 1 à 2 minutes.
  • Nombre d’items : 4 items.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Only Spanish (Uniquement l’espagnol)
    • 2 = More Spanish than English (Plus d’espagnol que d’anglais)
    • 3 = Both equally (Les deux également)
    • 4 = More English than Spanish (Plus d’anglais que d’espagnol)
    • 5 = Only English (Uniquement l’anglais)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score moyen (recommandé) : On calcule la moyenne arithmétique des réponses aux 4 items en additionnant les points (de 1 à 5) et en divisant la somme par 4. Le score obtenu s’étend de 1,0 à 5,0.
    • Score cumulé : Alternativement, la somme brute peut être calculée, s’échelonnant de 4 à 20.
    • Gestion des données manquantes : En raison de la concision de l’échelle, il est généralement recommandé de ne calculer le score moyen que si au moins 3 des 4 items ont été complétés par le répondant.
  • Interprétation des scores :
    • Score de 1,0 à 2,4 : Faible acculturation (orientation prédominante vers l’espagnol / attachement culturel hispanique traditionnel).
    • Score de 2,5 à 3,5 : Bilinguisme / Biculturalisme équilibré (usage équivalent des deux langues dans la vie courante).
    • Score de 3,6 à 5,0 : Forte acculturation (orientation prédominante vers l’anglais / assimilation linguistique avancée).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1996 (publié dans le Hispanic Journal of Behavioral Sciences).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits initiaux de publication sont détenus par SAGE Publications et les auteurs (Norris, Ford, & Bova). L’instrument est également répertorié dans des ouvrages de référence de métrologie sociale tels que Measuring Race and Ethnicity (Davis & Engel, 2011, Springer).
  • Tarifs et frais d’utilisation : L’échelle est considérée comme un instrument du domaine public académique à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement. Aucune redevance financière n’est exigée pour son utilisation dans le cadre d’enquêtes de recherche ou de soins cliniques.
  • Conditions d’utilisation : Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement l’article original de Norris, Ford et Bova (1996) dans toute publication ou rapport scientifique exploitant les données issues de la BASH. L’utilisation à des fins commerciales intégrées dans des logiciels payants nécessite l’autorisation formelle préalable des détenteurs de droits.

12. Références / References

Les sources et études scientifiques de référence relatives à l’échelle BASH et aux théories de l’acculturation comprennent :

  • Berry, J. W. (1997). Immigration, acculturation, and adaptation. Applied Psychology, 46(1), 5–34. https://doi.org/10.1111/j.1464-0597.1997.tb01087.x
  • Cuéllar, I., Arnold, B., & Maldonado, R. (1995). Acculturation Rating Scale for Mexican Americans-II: A revision of the ARSMA Scale. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 17(3), 275–304. https://doi.org/10.1177/07399863950173001
  • Davis, L. E., & Engel, R. J. (2011). Measuring race and ethnicity. Springer Science & Business Media. https://doi.org/10.1007/978-1-4419-6696-4
  • Gordon, M. M. (1964). Assimilation in American life: The role of race, religion, and national origins. Oxford University Press.
  • Marín, G., Sabogal, F., Marín, B. V., Otero-Sabogal, R., & Pérez-Stable, E. J. (1987). Development of a short acculturation scale for Hispanics. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 9(2), 183–205. https://doi.org/10.1177/07399863870094001
  • Norris, A. E., Ford, K., & Bova, C. A. (1996). Psychometrics of a brief acculturation scale for Hispanics in a probability sample of urban Hispanic adolescents and young adults. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 18(1), 29–38. https://doi.org/10.1177/07399863960181003

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: 1 = Only Spanish; 2 = More Spanish than English; 3 = Both equally; 4 = More English than Spanish; 5 = Only English
1

In general what language do you read and speak?
2

What language do you usually speak at home?
3

In what language do you usually think?
4

What language do you usually speak with your friends?
★

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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (BASH). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-d-acculturation-pour-les-hispaniques-bash/
Looti, Mohammed. “Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (BASH).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-d-acculturation-pour-les-hispaniques-bash/.
Looti, Mohammed. “Échelle Brève d’Acculturation pour les Hispaniques (BASH).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-breve-d-acculturation-pour-les-hispaniques-bash/.