Échelle de l’autre comme source de honte (OAS)

L’Échelle de l’autre comme source de honte (Other as Shamer Scale – OAS) développée par Paul Gilbert, Steven Allan et Kenneth Goss évalue la honte externe à travers 18 items évaluant comment une personne perçoit le jugement dévalorisant d’autrui.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de l’autre comme source de honte (Other as Shamer Scale [OAS] ; Goss, Gilbert & Allan, 1994) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé pour évaluer la honte externe (external shame). Conçue par Paul Gilbert, Steven Allan et Kenneth Goss, l’OAS s’inspire directement de l’échelle de honte internalisée de Cook (Internalised Shame Scale [ISS], 1993) en adaptant ses énoncés pour mesurer la perception qu’a un individu de la manière dont autrui le juge, le dévalorise ou le rejette. L’instrument est composé de 18 items évaluant la fréquence de ces expériences phénoménologiques sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 4 (« Presque toujours » / Almost always), produisant un score total oscillant entre 0 et 72.

Sur le plan structural, bien que l’OAS soit fréquemment employée comme une mesure globale unidimensionnelle de la honte externe, plusieurs analyses factorielles exploratoires et confirmatoires identifient trois dimensions sous-jacentes : (1) l’infériorité perçue / sentiment d’être regardé de haut, (2) la peur de la critique et du rejet en réponse aux erreurs, et (3) la perception d’un vide personnel ou d’une défectuosité fondamentale. Les propriétés psychométriques de l’OAS sont exceptionnellement robustes : la cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach varie généralement entre 0,92 et 0,96 dans les populations cliniques et non cliniques. L’échelle démontre une validité convergente élevée avec les mesures de dépression, d’anxiété sociale, de troubles des conduites alimentaires et de soumission sociale, tout en maintenant une validité discriminante pertinente vis-à-vis de la culpabilité.

2. Mots-clés / Keywords

Honte externe, Other as Shamer Scale, Paul Gilbert, psychométrie, évaluation psychologique, rang social, dévalorisation sociale, psychopathologie, dépression, anxiété sociale, auto-évaluation, comparaison sociale descendante.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs britanniques affiliés au Mental Health Research Unit de l’Université de Derby et des services de santé mentale du NHS :

  • Paul Gilbert, Ph.D., FBPsS : Professeur émérite de psychologie clinique à l’Université de Derby (Royaume-Uni), fondateur de la Compassion Focused Therapy (CFT) et pionnier de l’approche évolutionniste appliquée à la psychopathologie.
  • Steven Allan, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, ayant contribué de manière décisive aux travaux sur le rang social, la honte et la dépression à l’Université de Derby.
  • Kenneth Goss, D.Clin.Psy. : Psychologue clinicien consultant, spécialiste des troubles du comportement alimentaire au sein du Coventry and Warwickshire NHS Partnership Trust.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Other as Shamer Scale (OAS) est d’opérationnaliser et de quantifier le concept de honte externe. Dans les modèles traditionnels de la psychologie clinique et psychanalytique, la honte était préférentiellement conceptualisée comme une expérience intrapsychique impliquant un dégoût de soi, une attaque dirigée contre le soi global ou un effondrement de l’idéal du moi (honte interne). Or, les travaux de Paul Gilbert et de ses collaborateurs ont démontré que la honte est originellement une émotion interpersonnelle et sociodynamique liée à la menace de dévaluation par le groupe.

L’OAS a été mise au point pour répondre à ce besoin clinique et empirique : disposer d’un outil psychométrique capable de mesurer spécifiquement l’évaluation cognitive et émotionnelle selon laquelle les autres perçoivent l’individu comme fondamentalement inadéquat, défectueux, méprisable, vulnérable ou inférieur. L’échelle capture l’expérience d’être l’objet du mépris, du rejet ou de la punition d’autrui, indépendamment du fait que la personne s’auto-blâme explicitement dans un premier temps.

Sur le plan des applications cliniques, l’OAS s’avère indispensable pour :

  • L’évaluation différentielle et le profilage clinique dans les troubles de l’humeur : la honte externe constitue un prédicteur majeur des épisodes dépressifs sévères et de leur chronicité, surclassant fréquemment l’impact des mesures classiques de culpabilité.
  • La conceptualisation de cas en thérapie axée sur la compassion (Compassion Focused Therapy) : elle permet d’identifier l’activation chronique du système de détection des menaces sociales et d’adapter les interventions de mise en sécurité relationnelle.
  • L’exploration des troubles des conduites alimentaires (anorexie et boulimie nerveuses) : la honte externe alimente les stratégies de contrôle corporel visant à éviter le rejet social et le mépris perçu d’autrui.
  • L’évaluation du risque suicidaire et de l’automutilation non suicidaire : l’expérience d’être vu comme irrémédiablement imparfait et rejeté engendre un sentiment de piégeage social (entrapment) hautement corrélé aux crises suicidaires.

Sur le plan de la recherche scientifique, l’OAS offre une mesure standardisée permettant de dénouer les interactions complexes entre honte externe, honte interne (mesurée par l’ISS), soumission involontaire, stratégies de compétition pour le rang social et régulation des affects.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par l’OAS est la honte externe (external shame). Par opposition à la honte interne — dans laquelle le sujet est son propre juge sévère (« Je suis mauvais, nul et méprisable à mes propres yeux ») —, la honte externe concerne la conscience et la croyance angoissante d’exister négativement dans l’esprit d’autrui (« Les autres me voient comme mauvais, nul, défectueux ou ridicule »).

La honte externe repose sur la mentalisation sociale de la menace : l’individu anticipe que son statut social, son attrait relationnel ou son acceptabilité au sein du groupe sont compromis. Dans la structure multidimensionnelle de l’OAS mise en évidence par Goss et al. (1994) et reproduite dans la littérature internationale (par exemple, Matos et al., 2015), trois composantes interconnectées caractérisent ce construit :

1. Infériorité perçue et regard dévalorisant (Inferiority / Looking Down On)

Cette dimension reflète la croyance que les autres considèrent l’individu comme inférieur, subalterne, insignifiant ou incapable de satisfaire aux standards minimaux du groupe. Les items représentatifs de cette facette incluent la conviction que « les autres me regardent de haut » (item 2), « me voient comme n’étant pas à la hauteur » (item 5) ou « me perçoivent comme petit et insignifiant » (item 6). Sur le plan clinique, cette composante active une perception constante d’asymétrie de rang social, générant une posture de subordination défensive.

2. Sanctions relationnelles et intolérance aux erreurs (Criticism / Punishment for Mistakes)

Cette composante évalue la projection selon laquelle toute imperfection, échec ou erreur opérationnelle entraînera un rejet punitif immédiat ou une prise de distance d’autrui. Les items typiques traduisent la certitude que « les autres sont critiques ou punitifs lorsque je commets une erreur » (item 13), que « les gens prennent leurs distances quand je fais des erreurs » (item 14) et que « les autres se souviennent toujours de mes erreurs » (item 15). Cette facette est intimement liée au perfectionnisme inadapté et à la vigilance sociale accrue.

3. Défectuosité fondamentale et vulnérabilité (Defectiveness / Fragility / Emptiness)

Ce pôle renvoie à l’impression que les autres perçoivent une faille ontologique ou existentielle chez le sujet. Les énoncés portent sur le fait que les autres « me voient comme d’une certaine façon défectueux en tant que personne » (item 7), « me perçoivent comme fragile » (item 16) ou « pensent qu’il manque quelque chose en moi » (item 18). L’individu ne se sent pas seulement critiqué pour ses actes, mais exposé dans sa vulnérabilité constitutive, craignant que ses défauts intimes soient visibles aux yeux de tous (item 12).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’OAS s’ancre profondément dans l’approche évolutionniste du rang social et la théorie biosociale des affects développées par Paul Gilbert (1989, 1992, 1997, 2000). Selon ce cadre, les êtres humains possèdent des systèmes motivationnels et comportementaux innés orientés vers la négociation de la hiérarchie sociale et l’intégration au groupe (Social Mentalities).

Dans la perspective socio-évolutionniste :

  • La honte comme mécanisme de défense anti-exclusion : Pour les primates ancestraux et les humains primitifs, le rejet, l’ostracisme ou l’expulsion du groupe représentaient une sentence de mort quasi certaine. La honte a ainsi évolué comme un système d’alerte et de régulation défensive du statut social. Lorsque l’individu perçoit qu’il est jugé négativement, un programme psychobiologique de soumission et d’inhibition s’active afin d’apaiser les dominants potentiels et d’éviter une agression physique ou une exclusion définitive.
  • L’attractivité sociale (Social Attractiveness) vs le pouvoir de domination : Chez l’humain moderne, la compétition sociale s’exprime moins par la force brute que par l’attrait social et le prestige (valeur accordée par les pairs en termes de compétences, d’empathie, de beauté ou de talents). La honte externe survient précisément lorsque le sujet anticipe une chute drastique de son attractivité sociale, se sentant jugé indésirable, méprisable ou repoussant.
  • Le modèle d’intériorisation dynamique : Bien que Cook (1993) ait initialement conceptualisé la honte internalisée comme un trait de personnalité stabilisé, Gilbert postule que la honte interne est souvent le résultat d’un processus développemental secondaire : l’enfant exposé à des figures d’attachement critiques, abusives ou méprisantes intériorise ces regards dévalorisants (« l’autre hostile »), transformant la menace externe en auto-persécution interne. L’OAS permet d’isoler la perception primaire de cette hostilité sociale perçue.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’OAS a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques menées auprès d’échantillons cliniques (patients souffrant de dépression majeure, de phobie sociale, de troubles des conduites alimentaires, de troubles de la personnalité) et non cliniques (étudiants, population générale) à travers le monde.

Validité convergente

L’OAS présente des corrélations positives statistiquement très significatives et robustes avec un ensemble de construits psychopathologiques et interpersonnels :

  • Honte interne : Des corrélations très élevées (typiquement comprises entre r = 0,70 et r = 0,85) sont systématiquement observées avec l’Internalised Shame Scale (ISS ; Cook, 1993) et le questionnaire d’évaluation de la honte (TOSCA-Shame).
  • Dépression : Les scores à l’OAS corrèlent fortement avec l’inventaire de dépression de Beck (Beck Depression Inventory, BDI), les coefficients oscillant généralement entre r = 0,55 et r = 0,72 (Allan et al., 1994 ; Gilbert et al., 1998).
  • Anxiété sociale : L’OAS corrèle vigoureusement (r = 0,60 à 0,75) avec les scores de la Social Phobia Scale (SPS) et de la Social Interaction Anxiety Scale (SIAS), confirmant que la peur d’être scruté et jugé négativement est au cœur de l’anxiété relationnelle.
  • Soumission sociale et infériorité : L’échelle montre des corrélations substantielles avec la Submissive Behavior Scale (SBS ; r = 0,50 à 0,65) et la Comparison of Self as Physical / Social Subordinate Scale.

Validité discriminante

L’OAS démontre une excellente capacité à distinguer la honte d’autres états affectifs :

  • Honte vs Culpabilité : Conformément aux modèles théoriques de Lewis (1971) et Tangney (1992), les corrélations entre l’OAS et la culpabilité orientée vers le comportement (mesurée par la sous-échelle Culpabilité du TOSCA) sont faibles à modérées (r = 0,10 à 0,25), confirmant que la honte externe implique le soi relationnel global et non une simple transgression morale d’acte réparable.
  • Estime de soi : L’OAS est négativement et fortement corrélée à l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r = -0,55 à -0,70), tout en conservant une variance prédictive propre vis-à-vis des symptômes dépressifs lorsque l’estime de soi est contrôlée par régression multiple.

Validité prédictive et clinique

Les études démontrent que les scores élevés à l’OAS prédisent une réponse thérapeutique plus lente ou incomplète dans le traitement cognitivo-comportemental classique de la dépression, motivant l’adjonction de protocoles centrés sur la compassion. Dans les troubles alimentaires, l’OAS prédit significativement la sévérité des crises d’hyperphagie et des conduites purgatives (Goss & Allan, 2009).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’OAS a été confirmée à travers de multiples réplications internationales (incluant les validations britannique, portugaise, espagnole, italienne, suédoise et française) :

  • Cohérence interne : Dans l’étude princeps de Goss, Gilbert et Allan (1994), l’échelle a montré un coefficient alpha de Cronbach de 0,92 auprès d’un échantillon étudiant (N = 207). Des investigations subséquentes menées auprès de populations cliniques déprimées ou souffrant de troubles des conduites alimentaires ont rapporté des coefficients encore plus élevés, atteignant 0,95 à 0,96 (Allan, Gilbert & Goss, 1994 ; Goss, Gilbert & Allan, 1998).
  • Homogénéité des items : Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent généralement de 0,52 à 0,81, aucun item n’entraînant une augmentation de l’alpha s’il venait à être supprimé, ce qui indique que l’ensemble des 18 items contribue de façon substantielle au construit commun.
  • Stabilité temporelle (test-retest) : Les études évaluant la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 8 semaines dans des populations non cliniques rapportent des coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,80 et 0,88, attestant d’une excellente stabilité temporelle caractéristique d’un trait affectivo-cognitif, tout en demeurant sensible aux changements thérapeutiques post-intervention.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’OAS a été explorée à travers diverses méthodologies statistiques :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans l’étude originale de Goss, Gilbert et Allan (1994), une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax a extrait une solution initiale dominante rendant compte d’une part prépondérante de la variance (plus de 45 % à elle seule), soutenant l’utilisation légitime d’un score total composite de honte externe. Cependant, une décomposition en trois facteurs distincts est fréquemment observée :

  • Facteur 1 : Infériorité perçue (Items 1, 2, 3, 5, 6, 8) : Saturations factorielles élevées (allant de 0,62 à 0,81), représentant le sentiment que les autres nous méprisent et nous considèrent de rang inférieur.
  • Facteur 2 : Anticipation du rejet face aux erreurs (Items 9, 13, 14, 15) : Saturations variant de 0,58 à 0,78, captant la peur des critiques et de l’abandon en cas de faillibilité.
  • Facteur 3 : Défectuosité et vide personnel (Items 7, 10, 11, 12, 16, 17, 18) : Saturations situées entre 0,50 et 0,74, reflétant l’exposition perçue d’une insuffisance intime ou d’une fragilité intrinsèque.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les travaux ultérieurs (notamment Matos, Pinto-Gouveia, Gilbert, Duarte & Figueiredo, 2015), des modèles d’AFC ont comparé la structure unidimensionnelle, le modèle à trois facteurs corrélés et un modèle hiérarchique de second ordre :

Les indices d’ajustement du modèle hiérarchique ou à trois facteurs corrélés se révèlent souvent excellents (ex. CFI > 0,95 ; TLI > 0,94 ; RMSEA < 0,06 ; SRMR < 0,05). Ces résultats confirment que si les trois facettes possèdent une pertinence clinique individualisée, elles convergent toutes vers un construit unitaire de second ordre qui est la honte externe globale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Other as Shamer Scale (OAS).
  • Traduction usuelle : Échelle de l’autre comme source de honte / Échelle de honte externe.
  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (auto-rapporté).
  • Population cible : Adultes et adolescents (généralement dès 16 ans) en contexte clinique ou de recherche.
  • Nombre d’items : 18 énoncés concis et univoques.
  • Modalités de réponse : Échelle de type Likert en 5 points évaluant la fréquence :
    • 0 = Jamais (NEVER)
    • 1 = Rarement (SELDOM)
    • 2 = Quelquefois (SOMETIME)
    • 3 = Fréquemment (FREQUENTLY)
    • 4 = Presque toujours (ALMOST ALWAYS)
  • Calcul du score et cotation :
    • Tous les items sont cotés de manière directe (aucun item inversé).
    • Le score total s’obtient en additionnant les réponses aux 18 items (plage de scores possible : 0 à 72).
    • Un score élevé reflète un niveau sévère de honte externe, indiquant une croyance rigide selon laquelle autrui nous juge de manière critique, dégradante et méprisante.
    • Il est également possible de calculer des sous-scores pour les trois dimensions (Infériorité, Erreurs/Rejet, Défectuosité) pour un profilage clinique affiné.
  • Durée de passation : Environ 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1994 (articles princeps de Allan, Gilbert & Goss, 1994 ; Goss, Gilbert & Allan, 1994).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle a été développée au sein de l’Unité de Recherche en Santé Mentale de l’Université de Derby. Elle est mise gracieusement à la disposition de la communauté scientifique et clinique internationale pour une utilisation à des fins de recherche non commerciale et de pratique clinique sous la licence Creative Commons ou usage académique ouvert (« open academic access »).
  • Frais d’utilisation (Tarif) : L’accès est entièrement gratuit. Aucun coût d’acquisition ou de redevance n’est exigé pour son emploi dans des protocoles de recherche ou des suivis thérapeutiques.
  • Source institutionnelle : L’outil et ses clés de cotation sont téléchargeables via les dépôts officiels de l’Université de Derby et de la Compassionate Mind Foundation (www.compassionatemind.co.uk).

12. Références / References

  • Allan, S., Gilbert, P., & Goss, K. (1994). An exploration of shame measures: II: Psychopathology. Personality and Individual Differences, 17(5), 719–722. https://doi.org/10.1016/0191-8869(94)90150-3
  • Cook, D. R. (1993). The Internalized Shame Scale manual. Channel Press.
  • Gilbert, P. (1992). Depression: The evolution of powerlessness. Lawrence Erlbaum Associates / Guilford Press.
  • Gilbert, P. (1997). The evolution of social attractiveness and its role in shame, humiliation, guilt and therapy. British Journal of Medical Psychology, 70(2), 113–147. https://doi.org/10.1111/j.2044-8341.1997.tb01893.x
  • Gilbert, P. (2000). The relationship of shame, social anxiety and depression: The role of the evaluation of social rank. Clinical Psychology & Psychotherapy, 7(3), 174–189. https://doi.org/10.1016/0191-8869(94)90149-X
  • Goss, K., & Allan, S. (2009). Shameless: Shame and eating disorders. European Eating Disorders Review, 17(1), 1–5. https://doi.org/10.1002/erv.906
  • Lewis, H. B. (1971). Shame and guilt in neurosis. International Universities Press.
  • Matos, M., Pinto-Gouveia, J., Gilbert, P., Duarte, C., & Figueiredo, C. S. (2015). The Other as Shamer Scale – 2: Development and validation of a short form of a measure of external shame. Personality and Individual Differences, 74, 6–11. https://doi.org/10.1016/j.paid.2014.09.037
  • Tangney, J. P., & Dearing, R. L. (2002). Shame and guilt. Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: We are interested in how people think others see them. Below is a list of statements describing feelings or experiences about how you may feel other people see you. Read each statement carefully and circle the number to the right of the item that indicates the frequency with which you find yourself feeling or experiencing what is described in the statement. Use the scale below:

0 = NEVER   |   1 = SELDOM   |   2 = SOMETIME   |   3 = FREQUENTLY   |   4 = ALMOST ALWAYS

  1. I feel other people see me as not good enough.
  2. I think that other people look down on me
  3. Other people put me down a lot
  4. I feel insecure about others opinions of me
  5. Other people see me as not measuring up to them
  6. Other people see me as small and insignificant
  7. Other people see me as somehow defective as a person
  8. People see me as unimportant compared to others
  9. Other people look for my faults
  10. People see me as striving for perfection but being unable
  11. to reach my own standards
  12. I think others are able to see my defects
  13. Others are critical or punishing when I make a mistake
  14. People distance themselves from me when I make mistakes
  15. Other people always remember my mistakes
  16. Others see me as fragile
  17. Others see me as empty and unfulfilled
  18. Others think there is something missing in me
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle de l’autre comme source de honte (OAS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-autre-source-honte-oas-gilbert/
Looti, Mohammed. “Échelle de l’autre comme source de honte (OAS).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-autre-source-honte-oas-gilbert/.
Looti, Mohammed. “Échelle de l’autre comme source de honte (OAS).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-autre-source-honte-oas-gilbert/.