1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’autotranscendance (en anglais : Self-Transcendence Scale, abrégée sous l’acronyme STS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par la théoricienne et chercheuse en sciences infirmières Pamela G. Reed en 1986. Cet outil a été développé afin d’opérationnaliser et de quantifier le concept d’autotranscendance, défini comme l’élargissement des frontières personnelles de l’individu de manière intrapersonnelle, interpersonnelle, transpersonnelle et temporelle. Dans les cadres conceptuels de la psychologie du développement tout au long de la vie (lifespan developmental psychology) et des sciences infirmières avancées, l’autotranscendance représente une ressource développementale et psychosociale cruciale, favorisant la santé mentale, le sentiment de plénitude, l’adaptation existentielle et le bien-être subjectif, en particulier face à des situations de vulnérabilité accrue telles que le vieillissement avancé, les maladies chroniques ou les pathologies en phase terminale.
Composée de 15 items évalués sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 4 points (allant de 1 = « Pas du tout » à 4 = « Énormément »), la STS explore la propension de l’individu à s’investir dans des activités signifiantes, à accepter les transformations corporelles et l’avancement en âge, à maintenir un réseau d’interdépendance communautaire, à partager son expérience avec les générations futures, ainsi qu’à intégrer la perspective de la finitude humaine et des croyances spirituelles. Les études psychométriques internationales ont systématiquement documenté d’excellentes qualités de mesure pour cette échelle. Sa consistance interne est généralement élevée, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,78 et 0,91 selon les populations étudiées (personnes âgées en bonne santé, patients oncologiques, soignants familiaux ou populations cliniques diversifiées). Les analyses factorielles ont souvent révélé une structure sous-jacente unidimensionnelle robuste représentant l’autotranscendance globale, bien que certaines adaptations transculturelles aient mis en évidence une organisation multidimensionnelle articulée autour de deux ou trois facteurs connexes reflétant l’orientation vers autrui, la sérénité intérieure et l’adaptation temporelle. L’échelle démontre également une remarquable validité convergente et discriminante, corrélant positivement avec le bien-être spirituel, la satisfaction de vie, la résilience et l’estime de soi, tout en présentant des associations négatives avec la dépression, le désespoir existentiel et l’anxiété de mort.
2. Mots-clés / Keywords
Autotranscendance, Échelle d’autotranscendance, STS, Pamela Reed, psychométrie, gérontologie, développement de la vie entière, vieillissement, finitude, santé mentale, spiritualité, sciences infirmières, bien-être psychologique, adaptation existentielle, évaluation psychologique.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle d’autotranscendance a été conçue et validée par :
- Pamela G. Reed, PhD, RN, FAAN : Professeure émérite à l’Université de l’Arizona (University of Arizona, College of Nursing, Tucson, Arizona, États-Unis). Spécialiste reconnue de la théorie des sciences infirmières, de la philosophie des soins, du développement de la fin de vie et de la santé mentale gérontologique. Courriel institutionnel : [email protected].
Des travaux d’adaptation transculturelle et d’extension empirique ont été menés ultérieurement par de nombreux chercheurs internationaux, notamment le Dr Suk-Sun Kim (University of Arizona) dans le cadre de recherches gérontologiques et intergénérationnelles, ainsi que plusieurs équipes cliniques en Europe (Suède, Norvège), en Amérique latine et en Asie.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle d’autotranscendance (STS) est de fournir une mesure standardisée, quantitative et cliniquement sensible de la capacité humaine à étendre les limites du soi au-delà de son propre ego et des contingences physiques immédiates. Dans le contexte de la psychologie clinique et des soins de santé, l’évaluation de cette disposition psychologique et existentielle revêt une importance primordiale. En effet, face à des ruptures de vie majeures — qu’il s’agisse de la confrontation au diagnostic d’une pathologie létale, de l’institutionnalisation, de la perte de rôles sociaux liée au grand âge, ou encore de la dégradation graduelle de l’autonomie physique —, les individus ne peuvent plus uniquement compter sur les mécanismes de contrôle externe ou la maîtrise instrumentale de leur environnement pour maintenir leur équilibre psychologique.
D’un point de vue clinique, la STS permet aux professionnels de santé mentale, gérontologues, oncologues et praticiens en soins palliatifs d’évaluer les ressources internes dont dispose une personne pour mobiliser des stratégies d’adaptation matures. Un score élevé sur la STS indique une propension élevée à trouver du sens dans des circonstances contraignantes, à réévaluer positivement son passé, à maintenir un investissement altruiste ou relationnel et à envisager la mort avec sérénité. À l’inverse, l’identification de scores faibles permet de repérer les individus en situation de détresse existentielle, de vulnérabilité dépressive ou d’enfermement sur les pertes personnelles et les rêves non réalisés. De tels constats offrent des pistes concrètes pour orienter des interventions thérapeutiques ciblées, telles que la thérapie de réminiscence, la thérapie centrée sur le sens (logothérapie) ou les approches d’acceptation et d’engagement.
Sur le plan de la recherche, la STS sert d’instrument pivot pour éprouver empiriquement les modèles théoriques relatifs au vieillissement réussi, à la croissance post-traumatique et à la spiritualité séculière. Elle est employée pour examiner les corrélats neurobiologiques, psychologiques et sociologiques de la résilience, documenter l’interdépendance du bien-être au sein des dyades patient-aidant familial, et mesurer l’efficacité d’interventions psycho-spirituelles ou d’ateliers de sagesse collective chez les personnes âgées fragiles et les adultes hospitalisés.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit d’autotranscendance (self-transcendence) est articulé par Reed comme l’expansion des frontières du soi selon quatre axes dimensionnels interconnectés, qui transcendent les limitations spatiotemporelles et égocentriques habituelles :
1. L’expansion intrapersonnelle
Cette dimension renvoie à l’intégration harmonieuse des différentes facettes de l’identité personnelle, à la clarification des priorités existentielles et à l’acceptation de sa propre trajectoire d’existence. Elle se manifeste par la capacité à relativiser les ambitions matérialistes ou de prestige social qui étaient jugées autrefois indispensables (Item 10 : « Mettre de côté certaines choses que je considérais autrefois comme si importantes »), à apprécier son propre rythme d’existence (Item 14) et à maintenir une curiosité intellectuelle continue (Item 9). L’intégration intrapersonnelle suppose également le renoncement aux ruminations stériles concernant les buts inatteignables du passé (Item 15).
2. L’expansion interpersonnelle
L’axe interpersonnel concerne la qualité du lien social et communautaire, marquée par la générativité, l’altruisme et la réciprocité relationnelle. Au lieu d’un repli égocentrique provoqué par l’âge ou la maladie, l’autotranscendance favorise le désir de partager son vécu et ses acquis avec autrui (Item 6 : « Partager ma sagesse ou mon expérience avec les autres »), d’offrir un soutien constructif aux jeunes générations (Item 8) et de maintenir un engagement actif dans sa communauté locale dès que cela demeure envisageable (Item 3). Elle englobe en outre l’humilité et la vulnérabilité relationnelle, illustrées par l’aptitude à accepter l’aide d’autrui lorsque le besoin s’en fait sentir sans y voir une atteinte dégradante à sa dignité (Item 13).
3. L’expansion transpersonnelle
La composante transpersonnelle décrit le raccordement de la conscience à des dimensions qui surpassent l’individu, englobant la nature, l’univers, la dimension spirituelle ou une entité supérieure selon les croyances du sujet. Dans la STS, cette dimension se traduit par la découverte d’un sens profond ancré dans ses convictions spirituelles ou philosophiques (Item 12 : « Trouver du sens dans mes croyances spirituelles ») et par la paix intérieure éprouvée face au mystère de l’existence. L’individu s’éprouve comme faisant partie d’un tout unifié, ce qui atténue la solitude existentielle et transcende l’angoisse d’anéantissement.
4. L’expansion temporelle
L’axe temporel concerne l’intégration du passé et du futur dans le présent vivant. Plutôt que de subir le temps qui passe comme une déchéance irréversible, la personne autotranscendante parvient à s’accepter au fur et à mesure qu’elle vieillit (Item 2), à s’ajuster avec souplesse aux déclins progressifs de ses capacités physiques (Item 5), et à attribuer une valeur signifiante à l’ensemble de ses expériences vécues (Item 7). Cette trajectoire temporelle culmine dans la capacité à concevoir et accepter la mort non comme une rupture absurde ou une terreur pure, mais comme une étape inhérente et naturelle du cycle vital (Item 11 : « Accepter la mort comme faisant partie intégrante de la vie »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La création de la Self-Transcendence Scale s’inscrit à la croisée de plusieurs courants fondamentaux de la psychologie et des sciences infirmières, notamment la Théorie de l’autotranscendance de Reed, la perspective du développement tout au long de la vie (Lifespan Perspective) initiée par des auteurs comme Erik Erikson et Robert Peck, ainsi que le modèle conceptuel de la science de l’être humain unitaire développé par Martha E. Rogers.
La théorie de l’autotranscendance de Pamela Reed
Formulée initialement dans les années 1980 et affinée au fil des décennies, la théorie de moyenne portée (middle-range theory) de Pamela G. Reed repose sur trois concepts fondamentaux interconnectés :
- La vulnérabilité : la prise de conscience aiguë des limitations corporelles, de la dépendance et de la finitude de l’existence humaine (déclenchée par des crises existentielles, la vieillesse avancée ou la confrontation à la maladie grave).
- L’autotranscendance : la capacité adaptative d’élargissement des frontières du soi qui émerge en réponse à cette vulnérabilité.
- Le bien-être (well-being) : le sentiment global de cohérence, de plénitude, de paix et de santé mentale résultant d’une autotranscendance effective.
Contrairement aux modèles pathologisants qui perçoivent la dégradation physique comme une cause inéluctable d’effondrement psychique, la théorie de Reed postule que la confrontation à la vulnérabilité agit comme un catalyseur puissant favorisant une réorganisation développementale vers un niveau supérieur de maturité psychologique.
Influences de la psychologie du développement : Erikson et Peck
Reed s’est profondément inspirée des huit âges de la vie théorisés par Erik Erikson, plus particulièrement des deux derniers stades psychosociaux : la générativité contre la stagnation et l’intégrité de l’ego contre le désespoir. Robert Peck (1968) a prolongé cette réflexion en identifiant des tâches développementales spécifiques à la seconde moitié de l’existence, parmi lesquelles :
- La différenciation de l’ego contre la préoccupation du rôle professionnel : redéfinir sa valeur en dehors des activités productives antérieures.
- La transcendance corporelle contre la préoccupation corporelle : surmonter le déclin physiologique par l’investissement de satisfactions intellectuelles, affectives et relationnelles.
- La transcendance de l’ego contre la préoccupation pour le soi : parvenir à envisager sa propre mortalité sans angoisse paralysante grâce à la transmission transmise aux générations montantes.
La STS transpose ces propositions philosophiques et théoriques en indicateurs psychométriques concrets, permettant de vérifier empiriquement dans quelle mesure ces tâches développementales sont accomplies par le sujet.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle d’autotranscendance a fait l’objet de nombreuses vérifications rigoureuses auprès d’échantillons cliniques et non cliniques variés, confirmant sa robustesse tant sur le plan conceptuel qu’opérationnel.
Validité de contenu et validité apparente
Lors de sa genèse initiale (Reed, 1986, 1991), les items ont été formulés à partir d’entretiens qualitatifs approfondis menés avec des adultes en fin de vie et des personnes très âgées (oldest-old adults, âgées de 80 ans et plus). Un panel d’experts en gérontologie, en psychologie et en soins palliatifs a examiné les énoncés afin de s’assurer de leur pertinence clinique, de leur clarté sémantique et de l’absence de biais évaluatif direct sur les capacités motrices physiques. Le processus de validation de contenu a attesté d’un haut niveau d’adéquation avec les critères théoriques de l’autotranscendance.
Validité convergente
De nombreuses études ont mis en évidence des corrélations positives statistiquement significatives et de taille modérée à élevée entre la STS et divers construits affiliés :
- Bien-être spirituel et quête de sens : corrélations positives substantielles avec l’Index de bien-être spirituel (SWBI d’Ellison et Paloutzian, $r = 0,55$ à $0,68$, $p < 0,001$) et la sous-échelle de recherche de sens du PIL (Purpose in Life Test).
- Santé mentale et satisfaction de vie : associations positives constantes avec le score d’évaluation de la santé mentale de la Mental Health Inventory ($r = 0,42$ à $0,58$), l’estime de soi mesurée par l’échelle de Rosenberg ($r = 0,40$ à $0,52$) et l’échelle de satisfaction de vie de Diener ($r = 0,45$ à $0,60$).
- Résilience psychologique : liens étroits avec la Connor-Davidson Resilience Scale (CD-RISC), illustrant que les sujets autotranscendants possèdent un répertoire d’adaptation cognitive plus étendu.
Validité discriminante et divergente
La STS démontre une excellente capacité à se différencier des construits d’affectivité négative et de psychopathologie :
- Corrélations négatives robustes avec les échelles de dépression, notamment la Geriatric Depression Scale (GDS, $r = -0,48$ à $-0,62$, $p < 0,001$) et le Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D, $r = -0,44$ à $-0,59$).
- Corrélations négatives modérées à fortes avec l’anxiété de mort mesurée par la Death Anxiety Scale de Templer ($r = -0,35$ à $-0,50$), confirmant que l’acceptation de la mort évaluée par la STS s’oppose conceptuellement à la terreur et à l’évitement phobique de la finitude.
- Faibles corrélations ($r < 0,20$) avec les mesures de fonctionnement physique brut (ex. activités de la vie quotidienne, AVQ/IADL), prouvant que l'autotranscendance n'est pas un simple reflet passif de la vigueur corporelle, mais bien un processus psychologique distinct.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Échelle d’autotranscendance a été abondamment documentée à travers les décennies au moyen de multiples indices statistiques :
Consistance interne
Dans les travaux fondateurs de Pamela Reed (1986, 1991), le coefficient alpha de Cronbach variait de 0,80 à 0,86 chez les personnes âgées en bonne santé et atteignait 0,88 chez les patients hospitalisés en phase avancée de maladie. Dans les méta-analyses et les réplications ultérieures menées à l’échelle mondiale (ex. Coward, 1996 ; Runquist & Reed, 2007 ; Kim, 2008), la fidélité de consistance interne de la STS s’est maintenue de façon remarquable dans un intervalle compris entre 0,78 et 0,91.
Les corrélations item-total corrigées se situent généralement au-dessus du seuil critique conventionnel de 0,30, oscillant la plupart du temps entre 0,38 et 0,68 pour l’ensemble des items. L’item 15 (« Ressasser mes rêves ou objectifs passés non réalisés »), qui implique une formulation inversée de rumination, présente parfois des corrélations légèrement plus faibles selon les langues de traduction, ce qui nécessite une attention rigoureuse lors de la cotation.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de la stabilité test-retest administrées à des intervalles temporels de 2 à 4 semaines auprès d’adultes stables ont produit des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et des coefficients $r$ de Pearson compris entre 0,75 et 0,85, attestant d’une excellente stabilité temporelle du construit tout en conservant une sensibilité aux changements thérapeutiques longitudinaux.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la STS a fait l’objet de multiples explorations empiriques faisant appel à l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et à l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Structure unifactorielle préconisée à l’origine
À l’origine, Pamela Reed a modélisé l’instrument comme une échelle globale unidimensionnelle reflétant un construit unique d’autotranscendance. Les analyses en composantes principales initiales révélaient un facteur dominant expliquant entre 35 % et 48 % de la variance totale, où la majorité des 15 items présentaient des saturations factorielles substantielles ($> 0,40$). Dans de nombreuses recherches cliniques, l’utilisation d’un score total composite est privilégiée, compte tenu de la forte intercorrélation théorique et statistique entre les axes intrapersonnels, interpersonnels et temporels.
Modèles multidimensionnels issus des analyses confirmatoires
Lors d’investigations psychométriques plus récentes et d’adaptations transculturelles approfondies (notamment les validations menées en Corée du Sud par Suk-Sun Kim, en Suède par Lundman et al., ou en Amérique latine), des modèles bifactoriels ou à trois facteurs ont été proposés et testés par AFC :
- Facteur 1 : Expansion interpersonnelle et générativité (items 3, 6, 8, 13) — saturations factorielles variant de 0,55 à 0,78. Ce facteur regroupe l’entraide, le lien communautaire et la transmission d’expérience.
- Facteur 2 : Intégration temporelle et acceptation de l’âge (items 2, 4, 5, 7, 10, 11) — saturations de 0,50 à 0,74. Il englobe l’ajustement aux changements physiques, la relativisation des priorités passées et l’acceptation de la mort.
- Facteur 3 : Bien-être intrapersonnel et spiritualité (items 1, 9, 12, 14, 15) — saturations de 0,45 à 0,69. Il capte les loisirs gratifiants, la curiosité intellectuelle, l’ancrage spirituel et le rythme de vie serein.
Ces modèles à 2 ou 3 dimensions ont affiché d’excellents indices d’ajustement statistique lors des AFC : $chi^2/df < 2,5$, Comparative Fit Index (CFI) $> 0,92$, Tucker-Lewis Index (TLI) $> 0,90$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $< 0,06$. Malgré ces partitions factorielles utiles pour une exploration clinique fine, la plupart des auteurs concluent à la pertinence et à l'élégance de l'utilisation du score total pour représenter le degré d'autotranscendance global.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire standardisé sur support papier ou informatisé).
- Format d’administration : Individuel, auto-administré ou complété sous forme d’entretien directif si les participants présentent des difficultés visuelles ou motrices.
- Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Nombre d’items : 15 items affirmatifs concis formulés à la première personne.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points d’intensité :
• 1 = Pas du tout (Not at all)
• 2 = Très peu (Very little)
• 3 = Assez (Somewhat)
• 4 = Énormément (Very much) - Modalités de cotation :
- Les items 1 à 14 sont cotés directement de 1 à 4 selon la valeur choisie par le participant.
- L’item 15 (« Dwelling on my past unmet dreams or goals ») traduit une préoccupation régressive/ruminationnelle et fait généralement l’objet d’une inversion de cotation dans le calcul du score global : 1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, et 4 devient 1 (certaines adaptations conservent la cotation originale ou excluent cet item spécifique en fonction des objectifs du protocole d’analyse factorielle).
- Score total : Obtenu par la somme des scores des 15 items (variant de 15 à 60) ou par le calcul de la moyenne générale des items (variant de 1,0 à 4,0). Un score plus élevé indique un niveau plus marqué d’autotranscendance et de flexibilité existentielle.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception initiale : 1986 (avec des études de réplication et raffinements méthodologiques majeurs publiés en 1987, 1991 et au cours des décennies suivantes).
- Propriétaire intellectuel : Dr Pamela G. Reed, PhD, RN, FAAN (College of Nursing, University of Arizona).
- Statut d’utilisation et licence : L’instrument est généralement accessible sans frais pour la recherche académique, les thèses doctorales et les projets à visée clinique non commerciale. Une demande d’autorisation formelle préalable ou une notification d’utilisation auprès du Dr Pamela G. Reed est traditionnellement requise par déontologie académique avant toute administration.
- Tarifs : Gratuit pour les applications universitaires et les études médicales indépendantes, sous réserve de citer convenablement les travaux originaux de l’auteure. Pour une utilisation commerciale ou intégrée dans des dispositifs logiciels propriétaires, une licence spécifique doit être négociée auprès de l’Université de l’Arizona.
12. Références / References
Les publications fondatrices et validations psychométriques de référence relatives à l’Échelle d’autotranscendance sont listées ci-dessous en conformité avec les normes APA 7e édition :
- Coward, D. D. (1996). Self-transcendence and emotional well-being in women with advanced breast cancer. Oncology Nursing Forum, 23(7), 1097–1103. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8856752/
- Ellison, C. G., & Smith, R. J. (1991). Toward an integrative definition of spirituality. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 33–44. https://doi.org/10.1177/009164719101900104
- Kim, S.-S. (2008). Interdependence of spirituality and well-being among Korean elders and family caregivers [Thèse de doctorat inédite, University of Arizona]. University of Arizona Campus Repository. https://repository.arizona.edu/handle/10150/194273
- Lundman, B., Aléx, L., Jonsén, E., Norberg, A., Nygren, B., Fischer, R. S., & Santamäki Fischer, R. (2010). Inner strength: A theoretical analysis of salutogenic concepts. International Journal of Nursing Studies, 47(2), 251–260. https://doi.org/10.1016/j.ijnurstu.2009.05.020
- Peck, R. C. (1968). Psychological developments in the second half of life. Dans B. L. Neugarten (Éd.), Middle age and aging: A reader in social psychology (pp. 88–92). University of Chicago Press.
- Reed, P. G. (1986). Religiousness among terminally ill and healthy adults. Research in Nursing & Health, 9(1), 35–41. https://doi.org/10.1002/nur.4770090107
- Reed, P. G. (1987). Spirituality and well-being in terminally ill hospitalized adults. Research in Nursing & Health, 10(5), 335–344. https://doi.org/10.1002/nur.4770100508
- Reed, P. G. (1991). Self-transcendence and mental health in oldest-old adults. Nursing Research, 40(1), 5–11. https://doi.org/10.1097/00006199-199101000-00002
- Reed, P. G. (2014). Theory of self-transcendence. Dans M. J. Smith & P. R. Liehr (Éds.), Middle range theory for nursing (3e éd., pp. 109–139). Springer Publishing Company.
- Runquist, J. J., & Reed, P. G. (2007). Self-transcendence and well-being in homeless adults. Journal of Holistic Nursing, 25(1), 5–13. https://doi.org/10.1177/0898010106295179
- Wong, P. T. P., & Fry, P. S. (Éds.). (1998). The human quest for meaning: A handbook of psychological research and clinical applications. Lawrence Erlbaum Associates.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 = Not at all | 2 = Very little | 3 = Somewhat | 4 = Very much
- having hobbies or interests I can enjoy
- Accepting myself as I grow older.
- Being involved with other people or my community when possible
- Adjusting well to my present life situation.
- Adjusting to the changes in my physical ability.
- Sharing my wisdom or experience with others.
- Finding meaning in my past experiences.
- Helping younger people or others in some way.
- having an interest in continuing to learn about things.
- Putting aside some things that I once thought were so important.
- Accepting death as a part of life.
- Finding meaning in my spiritual beliefs.
- Letting others help me when I may need it.
- Enjoying my pace of life.
- Dwelling on my past unmet dreams or goals.
Thank you very much for completing these questions. Do you have any comments?