1. Résumé
L’Échelle d’autodétermination de The Arc (The Arc’s Self-Determination Scale, SDS) est un instrument d’évaluation psychométrique développé en 1995 par le Professeur Michael L. Wehmeyer et ses collaborateurs au sein de l’organisation The Arc of the United States. Cet outil d’auto-évaluation standardisé a été conçu spécifiquement pour mesurer le niveau global d’autodétermination chez les adolescents et jeunes adultes, en particulier ceux présentant des incapacités intellectuelles, des troubles d’apprentissage ou des incapacités développementales, tout en étant validé auprès de populations neurotypiques. L’échelle opérationnalise l’autodétermination selon le modèle fonctionnel de Wehmeyer, qui postule que l’autodétermination émerge lorsque l’individu agit comme le principal agent causal de sa propre vie.
L’instrument se compose de quatre domaines fondamentaux (ou sous-échelles) évaluant les caractéristiques essentielles du comportement autodéterminé : l’Autonomie (comprenant l’indépendance fonctionnelle et l’action fondée sur les préférences et croyances personnelles), l’Autorégulation (axée sur la résolution interpersonnelle de problèmes et la fixation d’objectifs), l’Empouvoirement psychologique (mesurant le locus de contrôle, l’auto-efficacité et les attentes de succès) et l’Autoréalisation (évaluant la conscience de soi et l’acceptation de ses forces et limites). Composée de 72 items dans sa forme standard complète (ou 69 items dans les variantes d’administration condensées), l’échelle utilise des formats de réponse diversifiés, incluant des échelles de type Likert ordonnées, des scénarios ouverts de résolution de problèmes narratifs, des choix forcés dyadiques et des affirmations dichotomiques d’accord/désaccord.
Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent une excellente cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach global de .90 pour l’échantillon normatif initial (N = 445), ainsi que des indices de fidélité satisfaisants pour chacune des quatre sous-échelles (alphas variant de .62 à .90). Les analyses factorielles confirmatoires et exploratoires soutiennent la structure multidimensionnelle tétragonale alignée sur la théorie fonctionnelle. La validité convergente et prédictive est établie par des corrélations robustes avec le succès de la transition vers la vie adulte, l’employabilité, la qualité de vie et le statut d’autonomie résidentielle des personnes en situation de handicap.
2. Mots-clés
Autodétermination, The Arc, Michael Wehmeyer, transition vers la vie adulte, incapacité intellectuelle, autonomie, autorégulation, empouvoirement psychologique, autoréalisation, évaluation psychométrique, éducation spécialisée, agent causalité.
3. Auteurs
L’échelle a été développée par :
- Michael L. Wehmeyer, Ph.D. : Professeur émérite distingué d’éducation spécialisée à l’Université du Kansas (University of Kansas), directeur principal du Beach Center on Disability et pionnier mondial des recherches sur l’autodétermination des personnes en situation de handicap. Courriel académique : [email protected].
- Kathy Kelchner, M.Ed. : Chercheuse et collaboratrice de projet au sein du département de recherche et des services d’éducation de The Arc of the United States, Arlington, Texas.
- The Arc of the United States : Organisation nationale de défense des droits civiques des personnes présentant des déficiences intellectuelles et développementales, ayant financé et supervisé les directives procédurales originales de 1995.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle d’autodétermination de The Arc est de fournir aux professionnels de l’éducation, aux psychologues et aux chercheurs un outil diagnostique et pédagogique valide permettant d’évaluer directement les forces et les besoins relatifs à l’autodétermination des élèves du secondaire en transition postscolaire. Historiquement, les décisions concernant la planification de la vie des élèves en situation de handicap étaient prises de manière paternaliste par des équipes médicales, pédagogiques ou parentales, sans consultation systématique des préférences et de la volonté des individus concernés. L’échelle a été intentionnellement construite comme un outil d’auto-évaluation (self-report) pour placer l’adolescent au centre de l’évaluation, reconnaissant que l’expérience vécue de son autonomie constitue l’indicateur le plus pertinent de son statut d’agentivité.
Sur le plan clinique et éducatif, l’instrument remplit trois fonctions majeures :
- Évaluation des besoins individuels de transition : Identifier les domaines spécifiques dans lesquels l’élève a besoin d’interventions directes (par exemple, des compétences en négociation interpersonnelle, la formulation d’objectifs professionnels ou la résistance à la pression des pairs) dans le cadre de la construction des Programmes Éducatifs Individualisés (PEI).
- Sensibilisation et émancipation métacognitive de l’élève : L’administration de l’échelle sert elle-même d’intervention formative en encourageant l’élève à réfléchir sur ses propres choix de vie, son style vestimentaire, ses amitiés, ses loisirs et ses projets d’avenir après l’obtention de son diplôme.
- Mesure de l’efficacité des programmes d’intervention : Offrir une mesure standardisée pré- et post-test pour quantifier l’impact de curriculums pédagogiques axés sur l’autodétermination, tels que le Self-Determined Learning Model of Instruction (SDLMI).
En recherche psychosociale, l’échelle a permis d’établir des liens empiriques cruciaux entre le niveau d’autodétermination à la sortie du système scolaire et l’obtention d’un emploi rémunéré, l’accès à un logement autonome et des indices accrus de bien-être subjectif. L’échelle comble ainsi un vide méthodologique fondamental en substituant aux observations tierces une mesure psychométrique rigoureuse de la perception que l’individu a de son propre pouvoir d’action.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’échelle est l’autodétermination, définie fonctionnellement non pas comme une simple liste de compétences exécutives, mais comme un ensemble d’attitudes et d’aptitudes permettant à une personne d’agir en tant que principal agent causal de sa vie et de faire des choix libres de toute influence ou interférence externe indue. L’échelle opérationnalise ce méta-construit à travers quatre domaines distincts et interdépendants :
1. Autonomie (Autonomy)
L’autonomie renvoie au degré auquel une personne agit selon ses propres intérêts, préférences, croyances et capacités, indépendamment de toute coercition extérieure. Dans l’échelle de The Arc, l’autonomie se subdivise en deux sous-domaines fonctionnels :
- Indépendance fonctionnelle : Capacité à accomplir les activités de la vie quotidienne liées aux soins personnels, aux tâches domestiques (préparer ses repas, prendre soin de son linge) et aux interactions directes avec l’environnement communautaire (utiliser les services postaux, interagir avec les commerçants).
- Action fondée sur les préférences et intérêts personnels : Implication dans des activités de loisirs choisies, engagement communautaire volontaire (activités bénévoles, sorties culturelles), orientations postscolaires et choix personnels d’expression identitaire (choix de ses vêtements, coiffure, décoration de sa chambre, gestion de son argent de poche).
2. Autorégulation (Self-Regulation)
L’autorégulation implique l’examen métacognitif de son environnement et l’adaptation de ses conduites pour surmonter des obstacles et atteindre des buts signifiants. Elle englobe deux composantes majeures évaluées dans l’instrument :
- Résolution interpersonnelle de problèmes cognitifs : Mesurée par des scénarios ouverts débutant par un conflit ou une aspiration et se terminant par une issue positive prédéterminée, où le répondant doit générer les étapes de médiation et d’action stratégique reliant la situation initiale à la conclusion souhaitée.
- Élaboration d’objectifs et plans d’action : Formulation concrète d’intentions d’avenir relatives au lieu de vie futur, à l’orientation professionnelle et aux modes de transport anticipés après la scolarité.
3. Empouvoirement psychologique (Psychological Empowerment)
L’empouvoirement psychologique représente les dimensions motivationnelles et de contrôle cognitif de l’action. Il fait référence au sentiment chez la personne qu’elle possède la maîtrise sur son environnement (locus de contrôle interne), qu’elle dispose des compétences nécessaires pour accomplir les tâches requises (sentiment d’auto-efficacité selon Bandura) et qu’elle peut s’attendre à ce que ses efforts produisent les résultats escomptés (attentes de résultats positives).
4. Autoréalisation (Self-Realization)
L’autoréalisation reflète le niveau de conscience de soi et de connaissance réaliste de ses propres capacités, de ses forces intrinsèques et de ses limites, ainsi que la capacité à s’accepter pleinement. Elle intègre l’estime de soi, l’affirmation émotionnelle (liberté d’exprimer ses affects, acceptation de l’erreur) et la congruence entre l’image de soi et la conduite sociale, sans dépendance excessive envers le besoin de popularité ou l’approbation d’autrui.
6. Cadre théorique
L’Échelle d’autodétermination de The Arc s’enracine rigoureusement dans la Théorie fonctionnelle de l’autodétermination (Functional Theory of Self-Determination) formulée par Michael L. Wehmeyer au début des années 1990, conçue en contraste direct avec les conceptions strictement neurodéveloppementales ou psychologiques individualistes.
La notion d’agent causalité
Au cœur de la théorie fonctionnelle se trouve le concept d’agentivité causale (causal agency). Selon Wehmeyer, une personne est autodéterminée lorsqu’elle est capable d’agir de telle sorte qu’elle déclenche des événements dans sa vie, plutôt que d’être simplement le réceptacle passif d’influences environnementales. L’action autodéterminée se caractérise par quatre aspects fonctionnels indissociables : (1) l’individu agit de manière autonome, (2) ses comportements sont autorégulés, (3) il initie et réagit aux événements d’une manière psychologiquement émancipée, et (4) il agit d’une manière qui dénote une autoréalisation.
Convergence et distinctions avec la théorie de Deci et Ryan
Bien que partageant des affinités philosophiques avec la Théorie de l’autodétermination (SDT) d’Edward L. Deci et Richard M. Ryan — axée sur la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie, de compétence et d’appartenance sociale —, le modèle fonctionnel de Wehmeyer se distingue par une perspective résolument orientée vers l’acquisition de compétences éducatives adaptatives. Dans le modèle de Deci et Ryan, l’accent porte principalement sur la régulation motivationnelle (intrinsèque versus extrinsèque). Dans le modèle fonctionnel de The Arc, l’autodétermination est conceptualisée comme une disposition comportementale globale acquise par le développement d’un ensemble de macro-compétences : prise de décision, résolution de problèmes, fixation de buts, auto-défense (self-advocacy) et connaissance de soi.
Apports de la psychologie sociocognitive
Le cadre théorique intègre également les principes de la théorie sociocognitive d’Albert Bandura relative à l’efficacité personnelle perçue et au modèle de l’impuissance acquise (learned helplessness) de Martin Seligman. Historiquement, les structures institutionnelles et éducatives plaçaient souvent les élèves handicapés dans des situations de dépendance apprise, annihilant leurs attentes d’efficacité et leur locus de contrôle. Le modèle de Wehmeyer postule que l’enseignement explicite des éléments constitutifs de l’autodétermination permet d’inverser ce cycle d’impuissance et de restaurer le rôle de l’individu en tant qu’acteur de sa destinée.
7. Validité
La validité de l’Échelle d’autodétermination de The Arc a été documentée à travers de vastes études empiriques conduites aux États-Unis, en Europe et en Asie.
Validité de construit
La validité de construit a été établie par Wehmeyer et Kelchner (1995) lors de la standardisation initiale sur un échantillon national de 445 élèves présentant des incapacités d’apprentissage, des incapacités intellectuelles légères à modérées ou un développement typique. Les résultats démontrent que les scores globaux d’autodétermination progressent de manière significative avec l’âge et le niveau scolaire, confirmant la nature développementale du construit. De plus, des différences significatives ont été observées entre les contextes environnementaux : les élèves bénéficiant d’opportunités de choix dans leur milieu éducatif affichent des scores systématiquement plus élevés sur l’ensemble des quatre dimensions.
Validité convergente et divergente
Les études de validité convergente ont mis en évidence des corrélations modérées à fortes entre l’Échelle de The Arc et plusieurs instruments psychométriques standardisés mesurant des construits connexes :
- Corrélations positives significatives (r = .45 à .68, p < .001) avec la Nowicki-Strickland Locus of Control Scale, démontrant un alignement robuste entre le score global et un locus de contrôle interne.
- Corrélations significatives positives (r = .52, p < .001) avec les échelles d’auto-efficacité générale et académique.
- Corrélations modérées à élevées (r = .40 à .58) avec les sous-échelles de compétences de vie autonome de l’Adaptive Behavior Scale (ABS).
- Validité discriminante attestée par de faibles corrélations avec les quotients intellectuels stricts (QI non verbal), démontrant que l’autodétermination n’est pas un simple artefact du fonctionnement cognitif général, mais une disposition comportementale distincte.
Validité prédictive
Dans une série d’études longitudinales de suivi postscolaire menées par Wehmeyer et Schwartz (1997), les scores obtenus à l’Échelle de The Arc à l’âge de 17-18 ans prédisaient de manière statistiquement significative le statut d’emploi et le niveau de salaire un an après la sortie du système scolaire (p < .01). Les jeunes affichant des niveaux élevés d’autodétermination avaient deux fois plus de probabilités d’occuper un emploi rémunéré en milieu ordinaire et de posséder un compte bancaire personnel que leurs pairs ayant de faibles scores.
8. Fidélité
L’échelle a fait l’objet d’évaluations rigoureuses de sa consistance interne, de sa fidélité test-retest et de sa fidélité inter-juges pour les sections à réponses narratives ouvertes.
Cohérence interne
Lors de l’étude de normalisation originelle (Wehmeyer, 1995), les coefficients alpha de Cronbach calculés pour l’échelle globale et ses sous-domaines se sont révélés hautement satisfaisants :
- Score total de l’échelle : α = .90, indiquant une homogénéité globale exceptionnelle des items pour refléter le méta-construit d’autodétermination.
- Sous-échelle Autonomie : α = .90, démontrant une très forte consistance interne à travers les divers contextes de choix et d’indépendance fonctionnelle.
- Sous-échelle Empouvoirement psychologique : α = .73, une valeur robuste compte tenu de la diversité des domaines de contrôle évalués (pairs, école, travail).
- Sous-échelle Autoréalisation : α = .62 à .68, reflétant la brièveté du domaine et la variété des affirmations d’estime de soi et d’acceptation de ses limites.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été documentée sur un sous-échantillon d’élèves réévalués à un intervalle de quatre semaines. Le coefficient de corrélation test-retest de Pearson pour le score total était de r = .84 (p < .001). Les sous-échelles d’autonomie et d’empouvoirement psychologique ont présenté des indices respectifs de r = .86 et r = .78, confirmant que l’outil capte des caractéristiques dispositionnelles durables plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.
Fidélité inter-juges pour l’autorégulation
La sous-échelle d’autorégulation (items de résolution de problèmes interpersonnels) repose sur une grille de cotation explicite (0 à 2 points par scénario). Les études d’accord inter-juges rapportées dans le manuel technique ont indiqué des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à .92, ainsi qu’un pourcentage d’accord absolu de 94 % entre évaluateurs indépendants après formation standardisée.
9. Analyse factorielle
La validité structurelle de l’instrument a été examinée par des méthodes d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyses factorielles exploratoires initiales
Les analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec rotation varimax et oblimin menées par Wehmeyer (1995) sur les scores des sous-domaines ont extrait une solution dominante à quatre facteurs de premier ordre, expliquant plus de 58 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Autonomie comportementale) : Saturations élevées (> .60) des items liés aux activités domestiques, aux loisirs autodirigés et à l’expression de soi dans la communauté.
- Facteur 2 (Empouvoirement et efficacité perçue) : Regroupement net des items mesurant les croyances de contrôle, l’assertivité face aux pairs et les attentes de succès professionnel.
- Facteur 3 (Résolution de problèmes et autorégulation) : Regroupement distinct des scénarios séquentiels narratifs de résolution de conflits et de génération de buts.
- Facteur 4 (Conscience de soi et autoréalisation) : Regroupement des items d’acceptation de soi, de reconnaissance de ses forces personnelles et d’affirmation émotionnelle.
Modélisation en équations structurales et AFC
Des travaux ultérieurs (notamment Shogren, Wehmeyer, Palmer et al., 2008) ont testé la structure hiérarchique de second ordre par analyse factorielle confirmatoire. Les indices d’ajustement soutiennent un modèle hiérarchique où un facteur général d’autodétermination de second ordre sous-tend les quatre facteurs de premier ordre. Les indices d’adéquation rapportés pour ce modèle indiquent une excellente congruence avec les données empiriques : χ²/df < 2.5, Comparative Fit Index (CFI) = .93, Tucker-Lewis Index (TLI) = .91, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = .048 (IC 90 % [.041, .056]). Les saturations factorielles standardisées de second ordre pour l’autonomie, l’empouvoirement, l’autorégulation et l’autoréalisation s’échelonnent de .54 à .82, confirmant la cohésion multidimensionnelle du modèle théorique de The Arc.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Instrument d’auto-évaluation psychométrique (self-report questionnaire) assistée si nécessaire par l’éducateur ou le psychologue.
- Population cible : Adolescents et jeunes adultes (environ 14 à 22 ans) présentant des incapacités intellectuelles, des troubles spécifiques des apprentissages, des troubles du neurodéveloppement ou élèves en cursus général.
- Nombre d’items : 72 items dans le protocole standard original (présenté ici dans sa variante standard de 69 items consécutifs couvrant les 4 domaines fonctionnels).
- Temps de passation : Environ 30 à 45 minutes selon les besoins de soutien à la lecture et à la transcription de l’élève.
- Formats de réponse par section :
- Items 1 à 32 (Autonomie) : Échelle ordinale à 4 points mesurant la fréquence de réalisation indépendante (0 = Jamais quand j’en ai l’occasion ; 1 = Parfois quand j’en ai l’occasion ; 2 = La plupart du temps quand j’en ai l’occasion ; 3 = Tout le temps quand j’en ai l’occasion).
- Items 33 à 38 (Autorégulation – Résolution de problèmes) : Réponses narratives ouvertes évaluées selon une grille standardisée de 0 à 2 points (0 = aucune solution ou solution inadaptée ; 1 = solution partielle ou non autonome ; 2 = solution complète, autonome et socialement adaptée).
- Items 39 à 54 (Empouvoirement psychologique) : Format dyadique à choix forcé entre deux affirmations opposées (0 = choix de la proposition non autodéterminée ; 1 = choix de la proposition autodéterminée).
- Items 55 à 69 (Autoréalisation) : Affirmations dichotomiques d’accord/désaccord (0 = désaccord ou choix non congruent ; 1 = accord avec l’attitude d’autoréalisation).
- Cotation et scores : Calcul de quatre scores de sous-échelles convertis en scores percentiles normatifs, complétés par un score total global d’autodétermination (somme des sous-échelles).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 1995 (Lignes directrices procédurales publiées en août 1995 par Michael L. Wehmeyer et The Arc of the United States).
- Statut des droits d’auteur et permissions : © 1995, The Arc of the United States et Michael L. Wehmeyer. Tous droits réservés. L’instrument a été mis gracieusement à la disposition de la communauté éducative et de la recherche clinique pour un usage non commercial. Le manuel procédural et les protocoles de passation peuvent être téléchargés et reproduits à des fins pédagogiques ou académiques avec mention explicite de la source originale.
- Tarifs : Gratuit pour la recherche et l’enseignement spécialisé dans le cadre du domaine public éducatif parrainé par The Arc.
12. Références
Les publications fondatrices et études psychométriques de validation relatives à l’Échelle d’autodétermination de The Arc comprennent :
- Shogren, K. A., Wehmeyer, M. L., Palmer, S. B., Soukup, J. H., Little, T. D., Garner, N., & Lawrence, M. (2008). Understanding the construct of self-determination: Examining the relationship between The Arc’s Self-Determination Scale and the AIR Self-Determination Scale. Assessment for Effective Intervention, 33(2), 94–107. https://doi.org/10.1177/1534508407311395
- Wehmeyer, M. L. (1995). The Arc’s Self-Determination Scale: Procedural guidelines. The Arc of the United States. Arlington, TX. https://eric.ed.gov/?id=ED391307
- Wehmeyer, M. L. (1996). Self-determination as an educational outcome: Why is it important to children, youth and adults with disabilities? In D. J. Sands & M. L. Wehmeyer (Eds.), Self-determination across the life span: Independence and choice for people with disabilities (pp. 15–34). Paul H. Brookes Publishing Co.
- Wehmeyer, M. L., & Kelchner, K. (1995). The Arc’s Self-Determination Scale. The Arc of the United States.
- Wehmeyer, M. L., & Schwartz, M. (1997). Self-determination and positive adult outcomes: A follow-up study of youth with mental retardation or learning disabilities. Exceptional Children, 63(2), 245–255. https://doi.org/10.1177/001440299706300207
- Wehmeyer, M. L., Palmer, S. B., Shogren, K. A., Williams-Diehm, K., & Soukup, J. H. (2012). Establishing a causal relationship between intervention to promote self-determination and enhanced student self-determination: Five-year results of a randomized-trial field study. American Journal on Intellectual and Developmental Disabilities, 117(1), 42–55. https://doi.org/10.1352/1944-7558-117.1.42
13. Questions et items du questionnaire
- I make my own meals or snacks.
- I care for my own clothes.
- I do chores in my home.
- I keep my own personal items together.
- I do simple first aid or medical care for myself.
- I keep good personal care and grooming.
- I make friends with other kids my age.
- I use the post office.
- I keep my appointments and meetings.
- I deal with salespeople at stores and restaurants.
- I do free time activities based on my interests.
- I plan weekend activities that I like to do.
- I am involved in school-related activities.
- My friends and I choose activities that we want to do.
- I write letters‚ notes or talk on the phone to friends and family.
- I listen to music that I like.
- I volunteer in things that I am interested in.
- I go to restaurants that I like.
- I go to movies‚ concerts‚ and dances.
- I go shopping or spend time at shopping centers or shopping malls.
- I take part in youth groups (like 4-H‚ scouting‚ church groups)
- I do school and free time activities based on my career interests.
- I work on school work that will improve my career chances.
- I make long-range career plans.
- I work or have worked to earn money.
- I am in or have been in career or job classes or training.
- I have looked into job interests by visiting work sites or talking to people in that job.
- I choose my clothes and the personal items I use every day.
- I choose my own hair style.
- I choose gifts to give to family and friends.
- I decorate my own room.
- I choose how to spend my personal money.
- Beginning — You are sitting in a planning meeting with your parents and teachers. You want to take a class where you can learn to work as a cashier in a store. Your parents want you to take the Family and Child Care class. You can only take one of the classes.
- Beginning — You hear a friend talking about a new job opening at the local book store. You love books and want a job. You decide you would like to work at the bookstore.
- Beginning — Your friends are acting like they are mad at you. You are upset about this.
- Beginning — You go to your English class one morning and discover your English book is not in your backpack. You are upset because you need that book to do your homework.
- Beginning — You are in a club at school. The club advisor announces that the club members will need to elect new officers at the next meeting. You want to be the president of the club.
- Beginning — You are at a new school and you don’t know anyone. You want to have friends.
- I usually do what my friends want.
- I tell others when I have new or different ideas or opinions.
- I usually agree with people when they tell me I can’t do something.
- I tell people when they have hurt my feelings.
- I can make my own decisions.
- Trying hard at school doesn’t do me much good.
- I can get what I want by working hard.
- It is no use to keep trying because that won’t change things.
- I have the ability to do the job I want.
- I don’t know how to make friends.
- I am able to work with others.
- I do not make good choices.
- If I have the ability‚ I will be able to get the job I want.
- I will have a hard time making new friends.
- I will be able to work with others if I need to.
- My choices will not be honored.
- I do not feel ashamed of any of my emotions
- I feel free to be angry at people I care for.
- I can show my feelings even
- I can like people even if I don’t agree with them.
- I am afraid of doing things wrong.
- It is better to be yourself than to be popular.
- I am loved because I give love.
- I know what I do best.
- I don’t accept my own limitations.
- I feel I cannot do many things.
- I like myself.
- I am not an important person.
- I know how to make up for my limitations.
- Other people like me.
- I am confident in my abilities.