Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R)

Découvrez l’Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R) de Lennox et Wolfe (1984) : analyse théorique, validation psychométrique, dimensions, fidélité et passation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-surveillance révisée (Revised Self-Monitoring Scale, SMS-R), développée par Richard D. Lennox et Raymond N. Wolfe en 1984, constitue une refonte psychométrique majeure du modèle originel proposé par Mark Snyder en 1974. Alors que l’échelle initiale à 25 items au format dichotomique (Vrai/Faux) souffrait d’une instabilité factorielle sévère et d’une contamination par des dimensions orthogonales telles que l’extraversion et l’anxiété sociale (« autrui-direction »), la SMS-R resserre le construit autour de ses deux composantes comportementales et cognitives fondamentales : la capacité à modifier la présentation de soi (7 items) et la sensibilité aux comportements expressifs d’autrui (6 items). L’instrument totalise ainsi 13 items évalués sur une échelle de réponse continue de type Likert en 6 points, allant de 0 (« Absolument faux ») à 5 (« Absolument vrai »).

D’un point de vue psychométrique, la SMS-R affiche des indices de consistance interne nettement supérieurs à l’outil original. Le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale atteint généralement 0,75, tandis que la sous-échelle de capacité d’adaptation comportementale présente un alpha de 0,77 et la sous-échelle de réceptivité expressive un alpha de 0,70. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent systématiquement une structure bidimensionnelle oblique robuste, exempte des artéfacts d’acquiescement inhérents aux formats binaires. En termes de validité convergente et discriminante, la SMS-R démontre des corrélations modérées et théoriquement congruentes avec l’individuation (r = 0,30), la conscience de soi privée (r = 0,17) et la conscience de soi publique, tout en se dissociant rigoureusement des mesures d’anxiété d’évaluation sociale. La SMS-R s’est imposée comme l’outil de référence en psychologie sociale, en psychologie des organisations et en recherche sur le comportement du consommateur pour opérationnaliser la flexibilité interpersonnelle et l’intelligence sociale perçue.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-surveillance, SMS-R, Lennox et Wolfe, régulation comportementale, présentation de soi, sensibilité expressive, décodage non verbal, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, adaptation sociale

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par deux chercheurs éminents du Département de psychologie de l’Université d’État de New York à Geneseo (State University of New York at Geneseo) :

  • Richard D. Lennox, Ph.D. : Méthodologue et statisticien spécialisé en psychométrie appliquée, modélisation par équations structurelles et évaluation de programmes sociaux et de santé publique.
  • Raymond N. Wolfe, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie de la personnalité, reconnu pour ses travaux précurseurs sur la modulation stylistique du soi, les compétences interpersonnelles et la révision des inventaires de personnalité classiques.

Correspondance historique issue des publications initiales : Department of Psychology, State University of New York, College at Geneseo, Geneseo, New York 14454, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R) est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision les différences individuelles dans l’art et la propension à réguler la présentation stratégique de soi au sein des interactions interpersonnelles. Dans sa formulation théorique d’origine, l’auto-surveillance renvoie au degré auquel un individu observe, régule et contrôle l’image publique qu’il projette afin de répondre aux exigences normatives de la situation. Toutefois, la version pionnière développée par Snyder (1974) a rapidement fait l’objet de violentes controverses statistiques. Des analyses critiques (notamment Briggs, Cheek & Buss, 1980) ont révélé que l’échelle originale agrégeait des dimensions discordantes : d’une part, une aisance théâtrale et un charisme social extraverti ; d’autre part, un besoin d’approbation et une conformité anxieuse dictée par la peur du jugement d’autrui.

L’entreprise de Lennox et Wolfe (1984) visait expressément à purifier le construit en éliminant cette hétérogénéité nuisible. L’objectif était triple :

  • Éliminer l’artéfact de la conformité sociale dépendante : Les items reflétant la soumission aux attentes d’autrui ou l’incapacité à s’affirmer (« Autrui-direction ») ont été purgés de l’échelle d’auto-surveillance pour être isolés dans une mesure distincte (le Concern for Appropriateness Scale). L’auto-surveillance a ainsi été recentrée sur une compétence positive et un savoir-faire pragmatique.
  • Remplacer le format dichotomique par une échelle continue : Le format Vrai/Faux générait une perte massive d’information métrique et favorisait l’émergence de facteurs artéfactuels de distribution. La SMS-R instaure une cotation de type Likert en 6 points, optimisant la sensibilité statistique et la variance observable.
  • Articuler les dimensions cognitives et comportementales : L’objectif diagnostique est de dissocier la capacité à adapter ses propres comportements de la réceptivité fine aux micro-signaux émotionnels émis par les interlocuteurs.

Dans les applications de recherche contemporaines, la SMS-R s’avère particulièrement prisée en psychologie du consommateur et en marketing, où la susceptibilité aux influences normatives, l’alignement sur l’image de marque et l’usage statutaire des produits doivent être prédits avec une grande pureté conceptuelle. En milieu organisationnel, l’instrument permet d’explorer les compétences de leadership transformationnel, la diplomatie managériale, l’adaptabilité aux négociations interculturelles et la gestion de crise interpersonnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de l’auto-surveillance, tel que redéfini par Lennox et Wolfe (1984), s’articule autour d’un dyade fonctionnelle indissociable : l’encodage perceptif des indices contextuels d’un côté, et l’ajustement comportemental stratégique de l’autre. Contrairement aux approches typologiques considérant l’auto-surveillance comme une structure discrète de personnalité (taxonomie haute vs basse), la SMS-R conçoit le construit comme un continuum bidimensionnel.

1. Capacité à modifier la présentation de soi (Ability to Modify Self-Presentation)

Cette première dimension regroupe 7 items et capture l’aisance exécutive, la plasticité comportementale et le répertoire expressif d’un agent social. Il ne s’agit pas simplement d’un désir de masquer son identité, mais d’une véritable compétence pragmatique permettant d’adapter le ton de sa voix, sa posture corporelle, son vocabulaire et son attitude émotionnelle aux normes implicites ou explicites d’une situation donnée.

Les individus qui obtiennent des scores élevés sur cette sous-échelle se perçoivent comme des caméléons sociaux compétents : ils savent improviser, ajuster une stratégie communicationnelle qui échoue et masquer leurs réactions viscérales lorsqu’elles sont contre-productives. Par exemple, un gestionnaire capable d’adopter un ton ferme et directif lors d’un litige juridique, puis de passer instantanément à une écoute empathique et chaleureuse auprès d’un collaborateur endeuillé, manifeste un niveau élevé de capacité de modification comportementale. À l’inverse, les scores faibles traduisent une rigidité stylistique ou une adhésion inconditionnelle à une congruence intérieure (« Je suis ce que je suis, peu importe où je me trouve »), souvent associée à une inaptitude déclarée à jouer des rôles sociaux non familiers.

2. Sensibilité aux comportements expressifs d’autrui (Sensitivity to Expressive Behaviour of Others)

Composée de 6 items, cette sous-échelle opérationnalise l’acuité réceptive et le radar socio-émotionnel du sujet. Avant de pouvoir modifier efficacement son comportement, l’individu doit être capable de lire avec exactitude le climat interpersonnel dans lequel il évolue. Cette dimension mesure l’attention portée aux indices non verbaux, aux micro-expressions faciales, aux inflexions de la voix et aux signaux subtils de dissimulation ou de malaise chez autrui.

Un score élevé dénote une vigilance interpersonnelle aiguë : l’individu remarque immédiatement si son interlocuteur s’ennuie, s’il feint d’approuver ou s’il dissimule une irritation sous un sourire poli. Dans le cadre de la négociation commerciale ou de l’intervention clinique, cette sensibilité expressive constitue un prérequis indispensable à l’alliance de travail et à la désescalade des conflits. Elle se distingue toutefois de l’empathie affective pure, car elle relève davantage du décodage informatif que du partage émotionnel vicaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la SMS-R prend racine dans le courant de l’interactionnisme symbolique et plus spécifiquement dans la sociologie dramaturgique d’Erving Goffman (1959). Dans La Mise en scène de la vie quotidienne, Goffman postule que tout individu en interaction est engagé dans un travail de figuration (face-work) et de contrôle des impressions (impression management), manipulant les indices de scène et de coulisse pour préserver la cohérence de la situation.

La rupture avec le modèle initial de Snyder

En 1974, Mark Snyder a tenté de formaliser cette perspective sociologique sous la forme d’un trait de personnalité psychométrique. Selon Snyder, les personnes à haute auto-surveillance guident leur comportement à partir d’indices externes (ce que la situation exige), alors que les personnes à basse auto-surveillance s’orientent d’après leurs états internes (croyances, attitudes, humeurs). Cependant, l’échelle originale de 25 items souffrait de failles psychométriques rédhibitoires :

  • Multiplicité factorielle cachée : Les travaux de Briggs, Cheek et Buss (1980) ont démontré par analyse factorielle que l’échelle de Snyder mesurait au moins trois construits orthogonaux : l’Extraversion/Expressivité, le Talent d’acteur (Acting), et l’Autrui-direction (Other-directedness).
  • Biais de validité divergente : L’autrui-direction corrélait positivement avec le névrosisme, l’inhibition sociale et la faible estime de soi, tandis que le talent d’acteur corrélait avec l’audace et la dominance sociale. Ainsi, agréger ces composantes dans un score global masquait les mécanismes réels régissant l’adaptation interpersonnelle.

La conceptualisation épurée de Lennox et Wolfe (1984)

Pour restaurer l’intégrité du construit, Lennox et Wolfe ont postulé que la véritable auto-surveillance ne doit mesurer que la compétence et l’instrumentation de la gestion des impressions, et non la motivation sous-jacente basée sur l’insécurité psychologique. Être sensible aux réactions d’autrui et savoir adapter son jeu social relève d’une habileté métacognitive et comportementale. En revanche, être obsédé par le regard d’autrui au détriment de ses convictions relève de la conformité sociale et de l’anxiété d’évaluation.

En isolant cette composante anxieuse dans l’échelle distincte d’« Intérêt pour la conformité » (Concern for Appropriateness), Lennox et Wolfe ont permis à la SMS-R de devenir un étalon d’évaluation purement axé sur la flexibilité adaptative et la vigilance expressive. Cette approche s’harmonise avec les modèles contemporains de l’intelligence émotionnelle (Mayer, Salovey & Caruso) et des compétences socio-cognitives (Bandura).

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés psychométriques de la SMS-R témoigne d’une validité de construit, d’une validité convergente et d’une validité discriminante remarquablement solides, établies sur des échantillons variés d’étudiants, de professionnels et de consommateurs.

Validité convergente

Les investigations psychométriques de Lennox et Wolfe (1984) ont mis en lumière des corrélations cohérentes avec plusieurs construits théoriquement apparentés :

  • Individuation : La SMS-R présente une corrélation positive significative avec l’échelle d’individuation de Maslach et al. (1985) (r = 0,30, p < 0,001). Contrairement aux postulats anciens assimilant l’auto-surveillance au conformisme moutonnier, les individus hautement capables de moduler leur image n’hésitent pas à se démarquer et à adopter des comportements distinctifs dans un groupe.
  • Conscience de soi privée et publique : Conformément à la théorie de Fenigstein, Scheier et Buss (1975), la SMS-R entretient une corrélation modérée avec la conscience de soi privée (r = 0,17, p < 0,05) et plus substantielle avec la conscience de soi publique (r = 0,34, p < 0,001). Les auto-surveillants révisés sont conscients de leurs fonctionnements internes, mais allouent délibérément une attention cognitive supérieure à la perception de leur façade sociale.
  • Aisance sociale et leadership : La sous-échelle de capacité de modification comportementale corrèle positivement avec l’assertivité (r = 0,38) et l’auto-efficacité perçue en communication interpersonnelle.

Validité discriminante

Le succès le plus probant de la SMS-R réside dans sa dissociation complète des variables pathologiques ou d’évitement social :

  • Anxiété sociale et névrosisme : Alors que l’échelle de Snyder affichait des corrélations ambiguës avec le névrosisme en raison des items d’autrui-direction, la SMS-R ne présente aucune corrélation statistiquement significative avec l’anxiété d’évaluation sociale (r = -0,06 à 0,04, non significatif).
  • Désirabilité sociale : Les corrélations avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne oscillent entre -0,08 et 0,11, attestant que l’outil ne mesure pas un simple biais de présentation favorable ou d’acquiescement défensif.

Validité prédictive et écologique

Sur le plan comportemental, les études en laboratoire démontrent que les individus obtenant des scores élevés à la SMS-R décodent avec une précision supérieure les micro-expressions de tromperie (Ekman) et adaptent leur registre d’argumentation de manière plus convaincante face à des auditoires hétérogènes. Dans le champ du marketing, l’échelle prédit avec une forte validité d’accroissement la préférence pour des publicités axées sur l’image et le prestige plutôt que sur les caractéristiques strictement utilitaires du produit.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de la SMS-R ont été documentées empiriquement par Lennox et Wolfe (1984) ainsi que par de multiples réplications indépendantes dans la littérature internationale.

Consistance interne

L’estimation de la consistance interne au moyen du coefficient alpha de Cronbach démontre une fiabilité très satisfaisante pour un inventaire court de 13 items :

  • Échelle totale (13 items) : α = 0,75 à 0,82 selon les cohortes d’études (l’échantillon initial de standardisation affichant α = 0,75).
  • Sous-échelle « Capacité à modifier la présentation de soi » (7 items) : α = 0,77. Les corrélations inter-items corrigées s’échelonnent de 0,38 à 0,59, démontrant une homogénéité conceptuelle élevée sans redondance sémantique excessive.
  • Sous-échelle « Sensibilité aux comportements expressifs d’autrui » (6 items) : α = 0,70. Les corrélations inter-items corrigées se situent entre 0,33 et 0,52.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest de l’instrument a été évaluée sur des intervalles de temps allant de 4 à 8 semaines au sein de populations étudiantes et professionnelles. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de Pearson témoignent d’une stabilité temporelle remarquable pour un construit axé sur la régulation de soi :

  • Échelle globale : r = 0,81 (intervalle de 4 semaines) ; r = 0,77 (intervalle de 8 semaines).
  • Sous-échelle Capacité : r = 0,83 (4 semaines).
  • Sous-échelle Sensibilité : r = 0,75 (4 semaines).

Ces données confirment que la SMS-R évalue bien des dispositions interpersonnelles stables (traits capacitaires) et non de simples fluctuations d’humeur ou des états transitoires dépendants de l’environnement immédiat.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structuration factorielle de la SMS-R constitue le cœur même de son avantage compétitif sur l’échelle de Snyder. Lors de l’étude princeps menée auprès de plusieurs centaines d’étudiants universitaires, Lennox et Wolfe ont procédé à des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Une extraction en axes principaux accompagnée d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de l’interdépendance théorique des dimensions de l’auto-surveillance) a fait émerger une solution bifactorielle claire, expliquant une part prépondérante de la variance commune :

  • Facteur 1 (Capacité de modification) : Les 7 items constitutifs saturent fortement sur ce facteur (saturations factorielles oscillant entre 0,47 et 0,73), sans saturations croisées significatives sur le second facteur (< 0,20).
  • Facteur 2 (Sensibilité expressive) : Les 6 items dédiés saturent spécifiquement sur cette dimension avec des coefficients de charge compris entre 0,42 et 0,69.
  • La corrélation inter-factorielle entre ces deux dimensions est modérée (r ≈ 0,26 à 0,35), confirmant qu’elles capturent des facettes distinctes mais coordonnées du fonctionnement socio-comportemental.

Modélisation par Équations Structurelles et Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les investigations confirmatoires modernes évaluant l’ajustement du modèle à deux facteurs corrélés de Lennox et Wolfe ont systématiquement prouvé la supériorité de cette modélisation par rapport à un modèle unifactoriel global ou à la structure trifactorielle instable de Snyder :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,93.
  • Indice de conformité comparative (CFI) : > 0,95.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,038 et 0,069).
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : < 0,050.

Les tentatives de spécifier un modèle hiérarchique du second ordre (où un facteur général d’auto-surveillance sous-tend la Capacité et la Sensibilité) présentent également une excellente adéquation aux données, autorisant formellement les chercheurs à utiliser soit un score composite unique, soit les scores isolés de chaque sous-dimension selon les objectifs d’investigation.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R) est un inventaire psychométrique auto-rapporté, conçu pour une passation rapide et standardisée.

  • Type de test : Questionnaire psychométrique de personnalité auto-administré (disponible en version papier-crayon ou informatisée).
  • Nombre d’items : 13 items formulés sous la forme d’affirmations affirmatives ou inversées.
  • Sous-échelles :
    • Capacité à modifier la présentation de soi (Ability to Modify Self-Presentation) : 7 items (Items 1, 2, 3, 4*, 5, 6*, 7 de sa section conceptuelle).
    • Sensibilité aux comportements expressifs d’autrui (Sensitivity to Expressive Behaviour of Others) : 6 items (Items 8 à 13).
  • Format de réponse : Échelle de type Likert continue en 6 points graduée de 0 à 5 :
    • 0 = Absolument faux (Certainly, always false)
    • 1 = Généralement faux (Generally false)
    • 2 = Quelque peu faux (Somewhat false, but with exceptions)
    • 3 = Quelque peu vrai (Somewhat true, but with exceptions)
    • 4 = Généralement vrai (Generally true)
    • 5 = Absolument vrai (Certainly, always true)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Deux items au sein de la sous-échelle de capacité nécessitent un recodage inversé (*) avant sommation (les items négatifs formulés en termes de difficulté ou d’inaptitude). Le calcul d’inversion s’opère selon la formule : Item_Recodé = 5 - Score_Brut.
    • Le score de la sous-échelle Capacité varie de 0 à 35 points.
    • Le score de la sous-échelle Sensibilité varie de 0 à 30 points.
    • Le score global d’auto-surveillance révisée s’obtient par l’addition des 13 items cotés (étendue théorique : 0 à 65 points). Un score élevé reflète une flexibilité comportementale exceptionnelle combinée à un radar perceptif aiguisé.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1984.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’article fondateur a été publié dans le Journal of Personality and Social Psychology, revue savante publiée par l’American Psychological Association (APA). L’APA détient les droits d’auteur sur l’article d’origine (Lennox & Wolfe, 1984).
  • Tarifs et frais d’utilisation : Conformément aux règles d’éthique de la recherche académique régissant les instruments publiés dans les revues de l’APA, l’échelle est accessible gratuitement et libre de droits pour les travaux de recherche scientifique non commerciaux, la recherche doctorale et l’enseignement universitaire, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de l’article source.
  • Utilisation commerciale : Tout usage commercial, intégration logicielle propriétaire, publication dans des tests de recrutement payants ou reproduction intégrale dans des manuels lucratifs requiert l’obtention formelle d’une licence ou d’une autorisation écrite auprès de l’American Psychological Association (Permissions Office).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques et psychométriques de la SMS-R selon les normes de l’APA (7e édition) :

  • Briggs, S. R., Cheek, J. M., & Buss, A. H. (1980). An analysis of the Self-Monitoring Scale. Journal of Personality and Social Psychology, 38(4), 679–686. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.4.679
  • Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
  • Gangestad, S. W., & Snyder, M. (1985). « To carve nature at its joints »: On the existence of discrete classes in personality. Psychological Review, 92(3), 317–349. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.3.317
  • Gangestad, S. W., & Snyder, M. (2000). Self-monitoring: Appraisal and reappraisal. Psychological Bulletin, 126(4), 530–555. https://doi.org/10.1037/0033-2909.126.4.530
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Lennox, R. D., & Wolfe, R. N. (1984). Revision of the Self-Monitoring Scale. Journal of Personality and Social Psychology, 46(6), 1349–1364. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.6.1349
  • Maslach, C., Stapp, J., & Santee, R. T. (1985). Individuation: Conceptual analysis and assessment. Journal of Personality and Social Psychology, 49(3), 729–738. https://doi.org/10.1037/0022-3514.49.3.729
  • Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur de l’American Psychological Association (APA). Le texte intégral original en langue anglaise, tel que publié par Lennox et Wolfe (1984), est structuré ci-dessous pour les besoins de standardisation de la recherche interculturelle et psychométrique.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to Respondents:
Please indicate the degree to which each of the following statements is true or false regarding your own behavior. Respond using the 6-point scale below by writing the appropriate number (0 to 5) next to each statement.

Rating Scale:

  • 0 = Certainly, always false
  • 1 = Generally false
  • 2 = Somewhat false, but with exceptions
  • 3 = Somewhat true, but with exceptions
  • 4 = Generally true
  • 5 = Certainly, always true

Subscale 1: Ability to Modify Self-Presentation (7 items)

  1. In social situations, I have the ability to alter my behavior if I feel that something else is called for.
  2. I have the ability to control the way I come across to people, depending on the impression I wish to give them.
  3. When I feel that the image I am portraying isn’t working, I can readily change it to something that does.
  4. I find it hard to imitate the behavior of other people. (*)
  5. I have trouble changing my behavior to suit different people and different situations. (*)
  6. Even when it might be to my advantage, I have difficulty putting on a good show. (*)
  7. Once I know what a situation calls for, it’s easy for me to regulate my actions accordingly.

Subscale 2: Sensitivity to the Expressive Behaviour of Others (6 items)

  1. I am often able to read people’s true emotions correctly through their eyes.
  2. In conversations, I am sensitive to even the slightest change in the facial expression of the person I’m conversing with.
  3. My powers of observation are extremely well developed when it comes to noticing whether someone is being deceitful.
  4. I can usually tell what another person is feeling by just looking at his or her face.
  5. I can tell when someone is only pretending to enjoy my company.
  6. I’m usually able to tell when someone is trying to hide his or her true feelings from me.
Note: Items marked with (*) are reversed items and must be reverse-scored (0=5, 1=4, 2=3, 3=2, 4=1, 5=0) prior to computing the subscale total or composite score.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-sms-r/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-sms-r/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-surveillance révisée (SMS-R).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-sms-r/.