Échelle d’auto-surveillance révisée

Découvrez l’Échelle d’auto-surveillance révisée (RSMS) de Lennox et Wolfe (1984) : analyse psychométrique complète, cadre théorique, fidélité, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle d’auto-surveillance révisée (en anglais, Revised Self-Monitoring Scale ou RSMS), conçue par Richard D. Lennox et Raymond N. Wolfe en 1984, constitue une reformulation psychométrique majeure du construit d’auto-présentation et de régulation comportementale initialement théorisé par Mark Snyder en 1974. Alors que l’échelle princeps à 25 items de Snyder faisait l’objet de vives critiques concernant son hétérogénéité factorielle et l’inclusion inappropriée de dimensions non centrales telles que l’extraversion générale ou la conformité sociale contrainte, Lennox et Wolfe ont recentré l’instrument sur le noyau opérationnel de l’auto-surveillance. La RSMS comprend 13 items mesurant avec précision deux composantes interdépendantes mais distinctes : la capacité à modifier la présentation de soi (7 items) et la sensibilité au comportement expressif d’autrui (6 items).

Les participants évaluent leur niveau d’accord sur une échelle de type Likert en 6 points, allant de 0 (« Certainement, toujours faux ») à 5 (« Certainement, toujours vrai »). Les propriétés psychométriques établies lors du développement initial et confirmées par des études transversales indépendantes (notamment Cramer & Gruman, 2002) attestent d’une cohérence interne robuste, avec un coefficient alpha de Cronbach total généralement compris entre 0,75 et 0,85 (0,84 dans l’échantillon princeps), et des alphas respectifs de 0,77 pour la modification de l’expression et de 0,70 pour la réceptivité expressive. L’échelle démontre une validité de construit solide, une validité discriminante vis-à-vis de l’anxiété sociale et de l’extraversion pure, ainsi qu’une invariance factorielle selon le genre. Utilisée dans les recherches en psychologie sociale, en psychologie organisationnelle, en communication interpersonnelle et en neuropsychologie clinique, la RSMS s’impose comme l’un des dispositifs les plus fiables pour explorer les processus régulateurs de l’interaction humaine.

2. Mots-clés

Auto-surveillance, régulation comportementale, présentation de soi, sensibilité expressive, perception interpersonnelle, psychométrie, Richard Lennox, Raymond Wolfe, Mark Snyder, gestion des impressions, compétence sociale, cognition sociale.

3. Auteurs

L’échelle d’auto-surveillance révisée a été conceptualisée et validée par les chercheurs américains Richard D. Lennox et Raymond N. Wolfe au sein du département de psychologie de la State University of New York (SUNY) at Geneseo.

  • Richard D. Lennox, Ph.D. : Méthodologue et psychomètre, spécialisé dans l’analyse factorielle confirmatoire, la modélisation en équations structurelles et la mesure des comportements psychosociaux. Il a exercé des fonctions de recherche avancée au sein de diverses institutions académiques et instituts de recherche comportementale aux États-Unis.
  • Raymond N. Wolfe, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à SUNY Geneseo, chercheur reconnu dans le domaine de la personnalité, des mécanismes de défense de soi et des déterminants sociocognitifs de l’adaptation interpersonnelle.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la RSMS est de quantifier la propension individuelle à observer, réguler et adapter stratégiquement les comportements verbaux et non verbaux lors des interactions sociales, tout en captant la finesse avec laquelle un individu décode les indices contextuels et affectifs émis par ses interlocuteurs. Contrairement aux approches typologiques ou rigides du comportement social, l’auto-surveillance met en lumière la flexibilité pragmatique d’un acteur social face aux exigences changeantes de son environnement.

L’instrument a été spécifiquement conçu pour corriger les déficits conceptuels et psychométriques de la Self-Monitoring Scale (SMS) de Snyder (1974). Snyder postulait une structure unitaire sous-tendant un style de personnalité global orienté vers le guidage externe (les « hauts auto-surveillants ») opposé à une régulation interne basée sur les croyances et états affectifs personnels (les « bas auto-surveillants »). Néanmoins, les analyses factorielles ultérieures (par exemple, Briggs, Cheek & Buss, 1980) ont révélé que l’instrument de Snyder mesurait au moins trois dimensions faiblement corrélées : l’extraversion/expressivité, l’orientation vers autrui, et le talent d’acteur. Lennox et Wolfe ont postulé que l’auto-surveillance ne devait pas être confondue avec l’extraversion, la sociabilité spontanée ou le conformisme passif, mais définie strictly comme une compétence socio-communicative à double volet : la sensibilité aux indices environnementaux et la plasticité de présentation personnelle.

Dans la recherche fondamentale et appliquée, la RSMS est mobilisée pour analyser des phénomènes variés :

  • Comportement organisationnel et leadership : Étude de la façon dont les gestionnaires et négociateurs adaptent leur style de communication afin d’influencer leurs équipes, gérer les conflits intergroupes ou préserver la cohésion d’équipe.
  • Gestion des impressions et communication interculturelle : Examen de l’adéquation comportementale des individus placés dans des contextes culturels non familiers où les règles d’expression diffèrent profondément.
  • Psychopathologie et neuropsychologie : Évaluation des altérations de la cognition sociale et de la théorie de l’esprit, notamment dans les troubles du spectre de l’autisme, la schizophrénie, les traumatismes crâniens ou les pathologies neurodégénératives fronto-temporales (démence fronto-temporale), où le contrôle inhibiteur et le décodage affectif d’autrui sont altérés.
  • Diversité et minorités : Analyse de l’impact des micro-agressions ou des pressions à la conformité institutionnelle (par exemple, Lipka, 2010), où les minorités recourent à l’auto-surveillance comme stratégie de navigation ou d’autoprotection au travail.

5. Construit psychologique

L’auto-surveillance telle que redéfinie par Lennox et Wolfe repose sur deux sous-dimensions complémentaires qui forment le cycle perception-action de la communication interpersonnelle :

1. Capacité à modifier la présentation de soi (Ability to Modify Self-Presentation)

Cette composante rassemble 7 items (items 1, 3, 7, 9, 10, 12, 13). Elle mesure l’aptitude perçue et la flexibilité comportementale d’un individu à moduler son répertoire expressif verbal, para-verbal et corporel en fonction des attentes de l’environnement social. Les personnes présentant un score élevé sur cette dimension possèdent une remarquable malléabilité comportementale : elles peuvent altérer instantanément leur posture, leur registre de langage et leur tonus affectif dès qu’elles perçoivent qu’une ligne de conduite n’atteint pas l’objectif relationnel souhaité. Par exemple, un individu hautement compétent dans cette dimension est capable de feindre la sérénité lors d’une crise de négociation professionnelle (item 12 inversé) ou d’ajuster ses arguments et son attitude s’il constate que son auditoire réagit défavorablement (item 7).

2. Sensibilité au comportement expressif d’autrui (Sensitivity to Expressive Behavior of Others)

Cette seconde composante regroupe 6 items (items 2, 4, 5, 6, 8, 11). Elle évalue la vigilance attentionnelle et la finesse perceptuelle d’un individu face aux signaux non verbaux subtils émis par les personnes présentes dans la situation d’interaction. Les individus obtenant des scores élevés captent rapidement les micro-expressions faciales, les regards fuyants, les intonations équivoques et les modifications infimes du langage corporel d’autrui. Par exemple, ils discernent immédiatement si une plaisanterie a blessé un participant en dépit d’un rire de façade (item 6) ou si un interlocuteur ment grâce aux indices para-verbaux et comportementaux qu’il émet involontairement (item 11).

Lennox et Wolfe ont également démontré que ces deux compétences doivent agir de concert pour caractériser un auto-surveillant efficace. Percevoir sans être capable d’adapter son comportement engendre une vulnérabilité sociale ou une surcharge cognitive anxieuse ; à l’inverse, modifier impulsivement ses attitudes sans capacité de rétroaction perceptuelle conduit à des conduites inappropriées ou maladroites. C’est la synergie de ces deux facteurs qui confère au construit sa validité fonctionnelle.

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de la RSMS s’inscrit au carrefour de la théorie dramaturgique d’Erving Goffman, de la théorie sociocognitive de la régulation de soi (Albert Bandura) et des modèles de l’interactionnisme symbolique.

Goffman (1959), dans son ouvrage séminal The Presentation of Self in Everyday Life, postule que la vie en société s’apparente à une scène théâtrale sur laquelle les acteurs sociaux déploient des façades (« fronts ») pour orienter la définition de la situation et susciter chez les spectateurs les impressions désirées. Mark Snyder (1974) a transformé ce concept sociologique en un trait de personnalité différentiel, suggérant que les individus diffèrent fondamentalement quant à l’importance qu’ils accordent au contrôle de leurs façades expressives. Pour Snyder, l’individu « haut auto-surveillant » est un caméléon social pragmatique, guidé par les signaux de situation (« Qui dois-je être dans cette situation ? »), alors que le « bas auto-surveillant » valorise l’authenticité intrapsychique et l’alignement strict entre ses états internes et son comportement public (« Comment puis-je être moi-même dans cette situation ? »).

Toutefois, la critique épistémologique et méthodologique formulée par Lennox et Wolfe (1984) a révélé que Snyder avait confondu deux motivations distinctes dans son échelle originale :

  • L’aptitude véritable à la régulation de soi et au décodage interpersonnel (le volet instrumental/compétentiel) ;
  • L’anxiété d’évaluation sociale et le besoin d’approbation (la motivation défensive ou névrotique à plaire à tout prix).

Lennox et Wolfe ont alors théorisé l’auto-surveillance non plus comme un désir névrotique de conformité, mais comme une capacité sociocognitive adaptative. En parallèle, ils ont développé une échelle complémentaire, l’échelle de sensibilité à la comparaison sociale (Concern for Appropriateness Scale), afin d’isoler la composante d’anxiété défensive et de libérer la RSMS de toute contamination par le conformisme social anxieux. Ainsi, dans la formulation de 1984, l’auto-surveillance est ancrée dans un modèle cybernétique de boucle de rétroaction (feedback loop) : la perception d’autrui informe l’ajustement comportemental de soi, visant l’efficacité interactionnelle plutôt que la simple complaisance passive.

7. Validité

La validité psychométrique de la RSMS a été documentée dans de multiples contextes empiriques à travers le monde :

Validité de construit et structurale

L’indépendance relative des deux sous-échelles tout en maintenant une corrélation modérée (typiquement (r = 0{,}35) à (0{,}45)) soutient l’existence d’un construit hiérarchique ou bifactoriel de second ordre. Les analyses confirmatoires menées par Cramer et Gruman (2002) sur des échantillons universitaires ont validé l’adéquation du modèle bifactoriel corrélé par rapport au modèle unidimensionnel ((chi^2 / ext{ddl} < 2{,}5), RMSEA = 0,056, CFI = 0,93), démontrant que la structure à deux composantes théorisée par Lennox et Wolfe capture l’organisation sous-jacente des données bien mieux que l’échelle originale de Snyder.

Validité convergente

La RSMS présente des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures établies de l’intelligence sociale, de l’empathie cognitive (notamment la dimension de prise de perspective de l’IRI de Davis) et de la compétence communicative perçue ((r = 0{,}40) à (0{,}55)). Les individus obtenant des scores élevés à la sous-échelle de sensibilité expressive obtiennent de meilleurs résultats aux tests de décodage non verbal, comme le test PONS (Profile of Nonverbal Sensitivity) ou le RMET (Reading the Mind in the Eyes Test).

Validité discriminante

Contrairement à l’instrument initial de Snyder, la RSMS montre une corrélation quasi nulle avec l’anxiété sociale ((r = -0{,}08) à (-0{,}12), non significatif), confirmant que l’auto-surveillance révisée n’est pas contaminée par la peur du jugement d’autrui. De plus, la corrélation avec le trait de névrosisme du Big Five est négligeable, et les corrélations avec le besoin de clôture cognitive sont modérées et négatives, reflétant la tolérance à l’ambiguïté inhérente aux personnes capables d’ajuster leur conduite de manière fluide.

Validité prédictive

Dans le domaine organisationnel, les scores à la RSMS prédisent la réussite dans les fonctions impliquant des frontières organisationnelles perméables (ventes, relations publiques, gestion de crise, diplomatie). Dans les contextes de négociation dyadique, les individus à haute auto-surveillance mesurés par la RSMS atteignent plus fréquemment des accords intégrateurs en décodant précisément les compromis acceptables pour leur interlocuteur et en adaptant stratégiquement leurs offres.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle d’auto-surveillance révisée présente d’excellentes garanties psychométriques, tant sur le plan de la cohérence interne que de la stabilité temporelle.

Cohérence interne

Dans l’étude originale de Lennox et Wolfe (1984), menée sur un échantillon de 268 étudiants universitaires, les indices de fidélité se sont avérés très satisfaisants :

  • Échelle totale (13 items) : (lpha = 0{,}84)
  • Capacité à modifier la présentation de soi (7 items) : (lpha = 0{,}77)
  • Sensibilité au comportement expressif d’autrui (6 items) : (lpha = 0{,}70)

Dans une réplication d’envergure menée par Cramer et Gruman (2002) auprès de 425 participants (180 hommes et 245 femmes), les valeurs d’alpha de Cronbach étaient de 0,81 pour l’échelle globale, 0,78 pour la modification de l’expression et 0,72 pour la sensibilité expressive. L’indice oméga de McDonald ((omega)), calculé dans des études contemporaines de modélisation, oscille entre 0,76 et 0,83 pour les sous-échelles, confirmant une homogénéité satisfaisante sans redondance d’items.

Stabilité test-retest

Les coefficients de corrélation test-retest sur un intervalle de quatre à six semaines se situent de manière consistante entre (r = 0{,}78) et (r = 0{,}85), démontrant que la RSMS évalue un patron de comportement stable relevant des traits d’autorégulation de la personnalité plutôt qu’un état passager ou une fluctuation d’humeur.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de la RSMS a été minutieusement investiguée par analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors de la phase de développement par Lennox et Wolfe (1984), une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin) a mis en évidence deux facteurs majeurs expliquant conjointement plus de 42 % de la variance totale :

  • Facteur I (Capacité de modification) : Tous les items affichaient des saturations primaires robustes comprises entre 0,48 et 0,72, avec des saturations croisées résiduelles inférieures à 0,20. Les items inversés (items 9 et 12) saturaient adéquatement sur ce même facteur une fois recodés.
  • Facteur II (Sensibilité expressive) : Les saturations factorielles s’étendaient de 0,45 à 0,69, les items relatifs au regard (items 2 et 8) et à l’expression faciale (item 4) formant le cœur du pôle réceptif.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) et Invariance de Mesure

L’étude de Cramer et Gruman (2002) a spécifiquement testé l’adéquation structurelle et l’invariance selon le genre du modèle bifactoriel de Lennox et Wolfe. Les indices d’ajustement structurel ont confirmé la supériorité éclatante du modèle à deux facteurs corrélés par rapport au modèle unifactoriel traditionnel de Snyder :

  • Modèle à 2 facteurs : (chi^2(64) = 150{,}28), (p < 0{,}001) ; ( ext{GFI} = 0{,}95) ; ( ext{AGFI} = 0{,}93) ; ( ext{RMSEA} = 0{,}057)
  • Modèle à 1 facteur : (chi^2(65) = 485{,}12), (p < 0{,}001) ; ( ext{GFI} = 0{,}84) ; ( ext{RMSEA} = 0{,}124)

De plus, les analyses d’invariance multi-groupes ont démontré que les saturations factorielles (invariance métrique) et les covariances entre facteurs étaient strictement équivalentes chez les hommes et chez les femmes ((Delta chi^2) non significatif), ce qui autorise les comparaisons directes de moyennes inter-sexes sans biais de mesure psychométrique.

10. Instrument de mesure

  • Nom du test : Échelle d’auto-surveillance révisée (Revised Self-Monitoring Scale, RSMS).
  • Auteurs : Richard D. Lennox et Raymond N. Wolfe (1984).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 13 items.
  • Structure sous-jacente : Deux sous-échelles :
    • Capacité à modifier la présentation de soi (7 items : 1, 3, 7, 9, 10, 12, 13) ;
    • Sensibilité au comportement expressif d’autrui (6 items : 2, 4, 5, 6, 8, 11).
  • Format de réponse : Échelle ordinale de Likert en 6 points (graduée de 0 à 5) :
    • 0 = Certainement, toujours faux (certainly, always false)
    • 1 = Généralement faux
    • 2 = Plutôt faux
    • 3 = Plutôt vrai
    • 4 = Généralement vrai
    • 5 = Certainement, toujours vrai (certainly, always true)
  • Cotation et inversion :
    • Les items 9 et 12 sont formulés négativement et doivent obligatoirement faire l’objet d’une inversion de score avant tout calcul : (X_{text{inversé}} = 5 – X_{text{brut}}).
    • Le score de la sous-échelle « Capacité à modifier la présentation de soi » est obtenu par la somme des items 1, 3, 7, 9 (inversé), 10, 12 (inversé) et 13 (plage de scores : 0 à 35).
    • Le score de la sous-échelle « Sensibilité au comportement expressif d’autrui » correspond à la somme des items 2, 4, 5, 6, 8 et 11 (plage de scores : 0 à 30).
    • Le score global d’auto-surveillance révisée correspond à la somme de tous les items après inversion (plage de scores : 0 à 65). Un score total élevé reflète une compétence conjointe d’observation d’autrui et d’agilité adaptative personnelle.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : 1984.
  • Statut des droits et accessibilité : La RSMS a été publiée dans le domaine scientifique ouvert au sein du Journal of Personality and Social Psychology par l’American Psychological Association (APA).
  • Tarifs : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour les projets de recherche académique, clinique et pédagogique non commerciale. Aucune redevance n’est requise pour une administration dans un cadre scientifique universitaire.
  • Modalités de reproduction : Les chercheurs souhaitant inclure l’échelle dans leurs protocoles doivent citer formellement la publication princeps de Lennox et Wolfe (1984). Pour une exploitation commerciale à grande échelle (plateformes RH propriétaires, audits payants), il convient de vérifier les conditions de copyright applicables auprès de l’APA.

12. Références

Briggs, S. R., Cheek, J. M., & Buss, A. H. (1980). An analysis of the Self-Monitoring Scale. Journal of Personality and Social Psychology, 38(4), 679–686. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.4.679

Cramer, K. M., & Gruman, J. A. (2002). The Lennox and Wolfe Revised Self-Monitoring Scale: Latent structure and gender invariance. Personality and Individual Differences, 32(4), 627–637. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(01)00065-2

Gangestad, S. W., & Snyder, M. (2000). Self-monitoring: Appraisal and reappraisal. Psychological Bulletin, 126(4), 530–555. https://doi.org/10.1037/0033-2909.126.4.530

Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books. https://en.wikipedia.org/wiki/The_Presentation_of_Self_in_Everyday_Life

Lennox, R. D., & Wolfe, R. N. (1984). Revision of the Self-Monitoring Scale. Journal of Personality and Social Psychology, 46(6), 1349–1364. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.6.1349

Lipka, P. (2010). Sexual minorities in the workplace: An examination of individual differences that affect responses to workplace heterosexism (All Dissertations, Paper 539). Clemson University. https://tigerprints.clemson.edu/all_dissertations/539/

Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 0 = certainly‚ always false to 5 = certainly‚ always true

  1. In social situations‚ I have the ability to alter my behavior if I feel that something else is called for.
  2. I am often able to read people’s true emotions correctly through their eyes.
  3. I have the ability to control the way I come across to people‚ depending on the impression I wish to give them.
  4. In conversations‚ I am sensitive to even the slightest change in the facial expression of the person I’m conversing with.
  5. My powers of intuition are quite good when it comes to understanding others’ emotions and motives.
  6. I can usually tell when others consider a joke to be in bad taste‚ even though they may laugh convincingly.
  7. When I feel that the image I am portraying isn’t working I can readily change it to something that does.
  8. I can usually tell when I’ve said something inappropriate by reading it in the listener’s eyes.
  9. I have trouble changing my behavior to suit different people and different situations.
  10. I have found that I can adjust my behaviour to meet the requirements of any situation I find myself in.
  11. If someone is lying to me‚ I usually know it at once from that person’s manner of expression.
  12. Even when it might be to my advantage‚ I have difficulty putting up a good front.
  13. Once I know what the situation calls for‚ it’s easy for me to regulate my actions accordingly.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle d’auto-surveillance révisée. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-rsms/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-surveillance révisée.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-rsms/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-surveillance révisée.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-surveillance-revisee-rsms/.