1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-stigmatisation liée à la recherche d’aide (Self-Stigma of Seeking Help scale, ou SSOSH) est un instrument psychométrique de référence développé par David L. Vogel, Nathaniel G. Wade et Shawn Haake en 2006. Conçue pour évaluer spécifiquement la perte perçue d’estime de soi et de confiance en soi qu’un individu anticipe s’il venait à solliciter l’aide d’un professionnel de la santé mentale, la SSOSH répond à un besoin crucial en psychologie clinique et en psychologie du conseil. Composée de 10 items évalués sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 5 (« fortement d’accord »), l’échelle mesure une structure unidimensionnelle robuste de l’auto-stigmatisation (self-stigma).
Sur le plan psychométrique, la SSOSH présente d’excellentes qualités de fidélité et de validité. Dans les études princeps et les réplications ultérieures, la cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach oscille généralement entre 0,86 et 0,91, et la stabilité temporelle par test-retest à deux mois atteint r = 0,72. L’analyse factorielle confirmatoire corrobore de manière systématique un modèle unifactoriel, bien que cinq items inversés requièrent une attention méthodologique particulière lors de la cotation. La validité convergente et discriminante est solidement établie : l’auto-stigmatisation mesurée par la SSOSH se distingue nettement du stigmate public perçu (public stigma), des attitudes générales envers la psychothérapie et de la détresse psychologique globale. En outre, la validité prédictive démontre que le score à la SSOSH constitue le prédicteur proximal le plus robuste du refus ou de l’évitement de la consultation psychologique, jouant un rôle médiateur fondamental entre les pressions sociales externes et la prise de décision thérapeutique individuelle.
2. Mots-clés / Keywords
Auto-stigmatisation, recherche d’aide psychologique, SSOSH, David L. Vogel, psychométrie, stigmate social, santé mentale, psychothérapie, estime de soi, barrières aux soins, attitudes envers la consultation, psychologie du conseil.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Iowa State University (Ames, Iowa, États-Unis) :
- David L. Vogel, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Iowa State University. Spécialiste reconnu internationalement des processus de stigmatisation en santé mentale, de la prise de décision thérapeutique et des disparités d’accès aux soins de santé psychologique. Courriel institutionnel : [email protected].
- Nathaniel G. Wade, Ph.D. : Professeur de psychologie et directeur de formation clinique à l’Iowa State University. Ses travaux portent sur les interventions de groupe, le pardon, les vertus thérapeutiques et l’intégration des minorités dans les services de santé mentale.
- Shawn Haake, M.S. : Chercheur associé et clinicien ayant collaboré aux protocoles psychométriques initiaux de validation au sein du département de psychologie de l’Iowa State University.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Self-Stigma of Seeking Help scale (SSOSH) est d’opérationnaliser et de quantifier l’auto-stigmatisation (ou stigmatisation intériorisée) spécifiquement rattachée à la démarche de recours aux soins psychologiques. Historiquement, la littérature en santé publique et en psychologie sociale s’est focalisée sur la stigmatisation publique (public stigma), c’est-à-dire la réaction négative, le rejet ou les préjugés manifestés par la collectivité envers les personnes présentant des troubles psychiatriques. Cependant, les chercheurs observaient des discordances empiriques majeures : la simple perception d’un stigmate social ne suffisait pas à expliquer pourquoi certains individus en détresse sévère consultaient tandis que d’autres s’y refusaient catégoriquement.
Vogel, Wade et Haake (2006) ont démontré que le déterminant décisionnel proximal réside dans l’intériorisation de ce stigmate. L’auto-stigmatisation correspond à la réduction de l’estime de soi, au sentiment d’infériorité, d’inadéquation ou de honte qu’une personne s’attribue à elle-même si elle en venait à demander l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre. La SSOSH a été créée pour combler un vide méthodologique : les échelles préexistantes mesuraient soit le stigmate attaché au fait d’avoir une maladie mentale diagnostiquée (ex. dépression, schizophrénie), soit les attitudes générales envers l’utilité des services, sans capturer la menace directe pesant sur l’identité et le soi de l’individu prenant l’initiative d’une démarche thérapeutique.
Dans la recherche contemporaine, la SSOSH est employée pour modéliser les trajectoires de décision clinique. Elle est systématiquement intégrée dans des équations structurelles évaluant comment le stigmate public est intériorisé, comment il détériore l’attitude envers la psychothérapie et, in fine, comment il inhibe la propension comportementale à solliciter une consultation. En contexte clinique et institutionnel (ex. centres de santé universitaires, services hospitaliers, médecine du travail, milieux militaires), l’échelle permet de réaliser des bilans diagnostiques organisationnels : identifier les populations à risque de sous-utilisation des services, évaluer l’impact d’interventions psychoéducatives de déstigmatisation et adapter les campagnes de prévention primaire afin de cibler les craintes identitaires des usagers potentiels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par la SSOSH est un construit unidimensionnel spécifique : l’auto-stigmatisation liée à la recherche d’aide professionnelle. Il est défini formellement comme la diminution de la valeur personnelle, de l’estime de soi ou du respect de soi qu’un individu ressentirait s’il reconnaissait son incapacité à résoudre seul ses difficultés et prenait rendez-vous auprès d’un thérapeute.
Bien que l’échelle fournisse un score global unidimensionnel, le construit s’articule autour de plusieurs manifestations cognitives et affectives distinctes :
- La perception d’incompétence et d’inadéquation personnelle : La personne anticipe que demander de l’aide équivaut à un constat d’échec dans sa capacité d’autogestion ou d’autorégulation. L’item 1 (« I would feel inadequate if I went to a therapist for psychological help ») capture directement cette dimension où le recours aux soins est interprété comme une preuve de faiblesse structurelle du soi.
- La dégradation de l’intelligence et des capacités de résolution de problèmes : L’incapacité perçue à surmonter une détresse sans aide extérieure induit un sentiment de dévalorisation cognitive. L’item 3 (« Seeking psychological help would make me feel less intelligent ») et l’item 10 (« I would feel worse about myself if I could not solve my own problems ») ciblent cette croyance irrationnelle selon laquelle l’autonomie absolue est l’unique indicateur d’intelligence et de compétence personnelle.
- Le sentiment d’infériorité et de honte : L’individu projette une hiérarchisation sociale dégradante, se percevant comme inférieur aux autres du fait de sa consultation. L’item 6 (« It would make me feel inferior to ask a therapist for help ») illustre cette dynamique de dépréciation statutaire.
- La préservation de la confiance en soi (items inversés) : À l’opposé du spectre de l’auto-stigmatisation, les individus résilients ou non stigmatisés perçoivent la consultation comme une démarche neutre ou constructive ne menaçant aucunement leur identité fondamentale (items 2, 4, 5, 7 et 9). L’absence de stigmatisation implique la capacité à dissocier le fait de consulter de la valeur globale accordée à sa propre personne.
Ce construit se distingue conceptuellement de l’auto-stigmatisation liée au trouble mental (self-stigma of mental illness). Un individu peut très bien accepter de vivre avec des symptômes anxieux sans honte majeure, mais considérer que le geste actif de franchir la porte d’un cabinet de psychologie constitue une capitulation intolérable. La SSOSH se focalise exclusivement sur le stigmate attaché à l’acte de consultation lui-même.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la SSOSH s’inscrit au carrefour de plusieurs cadres théoriques majeurs de la psychologie sociale et cognitive, en particulier le modèle sociocognitif de la stigmatisation formulé par Patrick W. Corrigan (2004), la théorie modifiée de l’étiquetage (Modified Labeling Theory) de Bruce Link et collaborateurs (1989), et les théories de l’évaluation de soi et de l’estime de soi de Morris Rosenberg.
Le modèle sociocognitif du stigmate (Corrigan, 2004)
Selon Corrigan, le processus de stigmatisation opère en trois strates cumulatives : les stéréotypes (croyances collectives négatives), les préjugés (adhésion affective à ces stéréotypes) et la discrimination (comportements de rejet ou d’exclusion). Corrigan distingue formellement le public stigma (réactions de la société) du self-stigma (intériorisation par l’individu). L’auto-stigmatisation survient lorsqu’une personne :
- Prend conscience des stéréotypes circulant dans sa communauté (« les personnes qui vont chez le psy sont faibles ou instables ») ;
- Approuve ces stéréotypes en leur accordant une validité normative (« c’est vrai, une personne forte résout ses problèmes seule ») ;
- S’applique ces stéréotypes à elle-même dès lors qu’elle envisage la recherche d’aide (« si je consulte, je suis donc faible »).
Cette application rétroactive engendre une détérioration de l’auto-efficacité (self-efficacy) et de l’estime de soi, entraînant ce que Corrigan nomme l’effet « why try » (« à quoi bon essayer ? »), qui paralyse toute initiative de prise en charge.
Le modèle médiateur de Vogel et al. (2007)
David L. Vogel a approfondi ce cadre en formalisant le modèle cognitivo-médiateur de la recherche d’aide. Dans ce modèle, la stigmatisation publique perçue constitue une variable distale qui n’influence pas directement la décision clinique. C’est l’auto-stigmatisation qui opère comme variable médiatrice proximale : le regard négatif de la société n’empêche la consultation que dans la mesure exacte où il est intériorisé par le sujet sous forme d’une menace pour son estime de soi. En retour, un niveau élevé d’auto-stigmatisation dégrade les attitudes envers la recherche d’aide (perçue comme inutile, dégradante ou dangereuse), ce qui réduit drastiquement l’intention comportementale de consulter.
7. Validité / Validity
La validité de la SSOSH a été examinée à travers de multiples protocoles méthodologiques rigoureux impliquant des échantillons d’étudiants, d’adultes en population générale, de vétérans militaires et de populations transculturelles.
Validité de construit et validité convergente
Dans l’étude princeps de Vogel et al. (2006), la validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec des instruments connexes :
- Corrélation positive modérée avec le stigmate public perçu mesuré par la Perception of Stigmatization by Others for Seeking Help (PSOSH) : r = 0,46 à 0,48 (p < 0,001), confirmant que l’auto-stigmatisation est alimentée par la perception du stigmate social mais demeure un construit distinct (non redondant).
- Corrélation négative robuste avec les attitudes envers la recherche d’aide psychologique mesurées par l’échelle d’Atkinson et Fischer (ATSPPHS) : r = -0,53 à -0,63 (p < 0,001).
- Corrélation négative avec l’estime de soi globale (échelle de Rosenberg) : r = -0,19 à -0,24 (p < 0,01), indiquant qu’une estime de soi fragile prédispose à une plus forte menace auto-stigmatisante.
Validité discriminante
La SSOSH se distingue nettement de la détresse psychologique générale (évaluée par exemple via l’OQ-45 ou le BSI) avec des corrélations faibles (r < 0,15), démontrant que l’échelle n’est pas un simple artefact mesurant la souffrance psychique ou le pessimisme émotionnel temporaire. De plus, elle se différencie du sentiment d’auto-stigmatisation lié au statut minoritaire ou à la maladie physique, isolant spécifiquement le contexte de l’intervention psychologique.
Validité prédictive et incrémentale
Des analyses de régression multiple et des modélisations par équations structurelles (Vogel et al., 2006, 2007) ont établi que la SSOSH explique une variance unique substantielle dans l’intention de rechercher une aide professionnelle (R² change significatif), surpassant la contribution du stigmate public, du soutien social perçu et de la sévérité des symptômes. Dans une étude prospective longitudinale, Vogel et al. (2007) ont montré que le score initial à la SSOSH prédisait le comportement effectif de consultation à un suivi de deux mois, les sujets ayant des scores élevés consultant significativement moins, même en présence d’une symptomatologie dépressive sévère.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de fidélité de la SSOSH ont été confirmées dans un très grand nombre d’enquêtes empiriques à l’échelle internationale :
Cohérence interne
- Dans la cohorte de développement initiale (Vogel et al., 2006, N = 574), le coefficient alpha de Cronbach était de 0,91.
- Dans l’échantillon de réplication indépendant (N = 684), l’alpha s’élevait à 0,86.
- Les études ultérieures rapportent de façon constante des coefficients alpha et des omégas de McDonald (ω) compris entre 0,86 et 0,92 dans les populations étudiantes et de 0,84 à 0,89 dans les populations cliniques et communautaires.
- Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,52 et 0,76, chaque item contribuant de manière positive et équilibrée à la variance totale du score sans qu’aucun item ne vienne amoindrir la consistance d’ensemble.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Vogel et al. (2006) ont administré la SSOSH à deux mois d’intervalle à un sous-échantillon d’étudiants (N = 113) n’ayant pas reçu de traitement psychologique entre les deux passations. Le coefficient de fidélité test-retest obtenu est de r = 0,72 (p < 0,001). Ce niveau de fidélité temporelle indique une stabilité substantielle caractéristique d’une attitude cognitive intériorisée, tout en conservant une sensibilité au changement nécessaire pour évaluer les effets d’interventions psychoéducatives ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la SSOSH a été examinée par Vogel et al. (2006) à travers une démarche rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase initiale de réduction des 65 items expérimentaux d’origine vers les 10 items définitifs, une AFE avec extraction en composantes principales et analyse factorielle en axes principaux avec rotation oblique (Promax) a été menée. Les critères du diagramme d’éboulis de Cattell (scree test) et de l’analyse parallèle de Horn ont convergé sans ambiguïté vers l’extraction d’un facteur unique prépondérant.
Ce facteur général unique rend compte de plus de 51 % de la variance totale des scores. Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des items sur ce facteur sont robustes, s’étendant de 0,57 à 0,81. Bien que l’échelle comporte 5 items formulés positivement et 5 items formulés négativement, les analyses factorielles n’ont révélé aucun artéfact de méthode substantiel scindant l’échelle en deux construits distincts une fois les items correctement inversés.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Une AFC menée sur un échantillon indépendant a testé le modèle unifactoriel. Les indices d’adéquation statistique ont démontré un ajustement satisfaisant aux données :
- χ²/df = 2,41 (inférieur au seuil conventionnel de 3,0)
- CFI (Comparative Fit Index) = 0,96
- TLI (Tucker-Lewis Index) = 0,95
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) = 0,052 (IC 90 % [0,039, 0,065])
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) = 0,038
Invariance de mesure transculturelle
Une étape clé dans l’histoire psychométrique de l’outil a été franchie par Vogel et al. (2013) lors d’une vaste recherche internationale examinant la SSOSH auprès de 2 135 participants dans six pays et territoires (États-Unis, Taïwan, Turquie, Royaume-Uni, Roumanie, Israël). Les analyses d’invariance de mesure multigroupe ont validé l’invariance configurationnelle et métrique de l’échelle, établissant que le construit d’auto-stigmatisation s’exprime et se mesure de manière conceptuellement et métrologiquement équivalente à travers des contextes culturels occidentaux et non occidentaux.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Self-Stigma of Seeking Help scale (SSOSH) / Échelle d’auto-stigmatisation liée à la recherche d’aide.
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report measure).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation numérique en ligne (auto-administré).
- Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes.
- Nombre d’items : 10 items.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points :
1 = Fortement en désaccord (strongly disagree)
2 = Plutôt en désaccord (somewhat disagree)
3 = D’accord et pas d’accord à parts égales (agree and disagree equally)
4 = Plutôt d’accord (somewhat agree)
5 = Fortement d’accord (strongly agree) - Cotation et calcul des scores :
- Items inversés (reverse-scored items) : Les items 2, 4, 5, 7 et 9 sont rédigés de manière positive et doivent obligatoirement être inversés avant le calcul du score (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Formule de transformation : Item_inversé = 6 – Valeur_réponse.
- Items directs : Les items 1, 3, 6, 8 et 10 sont conservés tels quels (cotation directe de 1 à 5).
- Score total : Somme des 10 items recodés, comprise entre 10 et 50 points (ou moyenne des items comprise entre 1,0 et 5,0).
- Interprétation clinique :
- Score faible (10 à 22 / moyenne < 2,3) : Très faible auto-stigmatisation ; le sujet perçoit la démarche d’aide comme normale, sans menace pour sa valeur personnelle.
- Score modéré (23 à 34 / moyenne 2,3 à 3,4) : Niveau intermédiaire ; présence d’ambivalences identitaires ou d’inquiétudes partielles concernant l’autonomie et l’estime de soi.
- Score élevé (35 à 50 / moyenne > 3,5) : Auto-stigmatisation marquée ; l’individu associe la consultation à un échec sévère, un sentiment d’infériorité ou une honte invalidante, constituant une barrière majeure à la recherche de soins.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2006.
- Détenteurs des droits : David L. Vogel, Nathaniel G. Wade, Shawn Haake et l’American Psychological Association (APA).
- Conditions d’utilisation et tarification : L’échelle est disponible gratuitement à des fins de recherche académique, de formation clinique et d’usage non commercial. Les auteurs autorisent l’utilisation de la SSOSH dans les mémoires, thèses et protocoles de recherche sans frais de licence, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale princeps (Vogel et al., 2006).
- Utilisation commerciale ou traduction formelle : Pour les utilisations commerciales ou l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, l’accord formel de l’éditeur (APA Permissions) ou des auteurs principaux est requis.
12. Références / References
- Corrigan, P. W. (2004). How stigma interferes with mental health care. American Psychologist, 59(7), 614–625. https://doi.org/10.1037/0003-066X.59.7.614
- Link, B. G., Cullen, F. T., Struening, E., Shrout, P. E., & Dohrenwend, B. P. (1989). A modified labeling theory approach to mental disorders: An empirical assessment. American Sociological Review, 54(3), 400–423. https://doi.org/10.2307/2095613
- Vogel, D. L., Armstrong, P. I., Tsai, P. C., Wade, N. G., Hammer, J. H., Efstathiou, G., Holoma, A., Miville, M. L., Raghavan, M., & Topkaya, N. (2013). Cross-cultural validity of the Self-Stigma of Seeking Help (SSOSH) scale: Examination across six nations. Journal of Counseling Psychology, 60(2), 303–310. https://doi.org/10.1037/a0032208
- Vogel, D. L., Wade, N. G., & Haake, S. (2006). Measuring the self-stigma associated with seeking psychological help. Journal of Counseling Psychology, 53(3), 325–337. https://doi.org/10.1037/0022-0167.53.3.325
- Vogel, D. L., Wade, N. G., & Hackler, A. H. (2007). Perceived public stigma and the willingness to seek counseling: The mediating roles of self-stigma and attitudes toward counseling. Journal of Counseling Psychology, 54(1), 40–50. https://doi.org/10.1037/0022-0167.54.1.40
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format:
(1) strongly disagree‚ (2) somewhat disagree‚ (3) agree and disagree equally‚ (4) somewhat agree‚ or (5) strongly agree.
- I would feel inadequate if I went to a therapist for psychological help.
- My self-confidence would NOT be threatened if I sought professional help.
- Seeking psychological help would make me feel less intelligent.
- My self-esteem would increase if I talked to a therapist.
- My view of myself would not change just because I made the choice to see a therapist.
- It would make me feel inferior to ask a therapist for help.
- I would feel okay about myself if I made the choice to seek professional help.
- If I went to a therapist‚ I would be less satisfied with myself.
- My self-confidence would remain the same if I sought help for a problem I could not solve.
- I would feel worse about myself if I could not solve my own problems.