1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-réflexion et d’insight (Self-Reflection and Insight Scale, SRIS) est un instrument psychométrique développé par le psychologue australien Anthony M. Grant au sein de l’Unité de psychologie du coaching de l’Université de Sydney (Grant, 2001, 2002). Conçue pour remédier aux limites conceptuelles et psychométriques de la sous-échelle de conscience de soi privée (Private Self-Consciousness Scale) de Fenigstein, Scheier et Buss (1975), la SRIS opère une distinction fondamentale entre le processus attentionnel dirigé vers soi (l’auto-réflexion) et l’aboutissement ou la compréhension claire de ses propres états internes (l’insight).
L’instrument est composé de 20 items auto-rapportés, évalués à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 6 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 6 (« Tout à fait d’accord »). La structure factorielle de la SRIS distingue deux dimensions principales : l’Autoréflexion (Self-Reflection, 12 items), elle-même subdivisée en deux sous-dimensions de 6 items chacune — l’Engagement dans l’autoréflexion (Engagement in Self-Reflection) et le Besoin d’autoréflexion (Need for Self-Reflection) — et l’Insight (8 items), qui capture le niveau de clarté et de compréhension qu’une personne possède sur ses pensées, sentiments et comportements.
Sur le plan des propriétés psychométriques, la SRIS présente une excellente cohérence interne avec des coefficients alpha de Cronbach rapportés de 0,91 pour l’échelle globale d’autoréflexion et de 0,87 pour l’échelle d’insight dans l’échantillon princeps de validation (Grant, 2002). Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires soutiennent une architecture bidimensionnelle d’ordre supérieur ou tridimensionnelle de premier ordre. L’outil démontre une validité convergente et discriminante robuste vis-à-vis de la rumination, de l’anxiété, de la dépression et de l’atteinte d’objectifs personnels, confirmant que l’insight est positivement associé au bien-être psychologique, tandis que l’autoréflexion sans insight peut être liée à une vulnérabilité affective.
2. Mots-clés / Keywords
Autoréflexion, insight, métacognition, conscience de soi, autorégulation, psychologie du coaching, évaluation psychométrique, clarté émotionnelle, rumination, introspection.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par le professeur Anthony M. Grant, Ph.D. (1954–2020), figure pionnière internationale de la psychologie du coaching (Coaching Psychology) et directeur fondateur de la Coaching Psychology Unit au sein de la School of Psychology de l’Université de Sydney, Australie.
Ses travaux de recherche se sont concentrés sur les mécanismes d’autorégulation humaine, la métacognition, le changement comportemental orienté vers des buts et le dépassement du paradoxe de l’auto-absorption (self-absorption paradox). La SRIS a émergé de sa thèse doctorale et de ses publications séminales au début des années 2000 (Grant, 2001, 2002), posant les bases méthodologiques d’une mesure rigoureuse des états internes dans le coaching exécutif, la formation professionnelle et la psychologie clinique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la Self-Reflection and Insight Scale est de fournir une mesure psychométrique valide et fiable capable de différencier le processus d’introspection de son résultat fonctionnel. Historiquement, la recherche sur la conscience de soi s’est appuyée sur l’échelle de conscience de soi privée de Fenigstein et al. (1975). Cependant, une anomalie empirique persistante, documentée sous le terme de « paradoxe de l’auto-absorption » (self-absorption paradox ; Ingram, 1990 ; McKenzie & Stuchbery, 2000), a révélé que des scores élevés de conscience de soi privée étaient souvent positivement corrélés à des symptômes d’anxiété, de névrosisme et de dépression, tout en étant simultanément associés à des compétences d’adaptation et à la clarté conceptuelle.
Anthony M. Grant a formulé l’hypothèse que cette confusion provenait de la fusion de deux facettes psychologiques distinctes :
- L’activité intentionnelle et processuelle d’auto-observation (l’autoréflexion).
- L’état de connaissance directe et de compréhension claire de ses propres dynamiques cognitives, émotionnelles et conatives (l’insight).
En séparant méthodologiquement ces deux dimensions, la SRIS permet aux chercheurs et aux praticiens de répondre à des problématiques cliniques et organisationnelles précises :
- En psychologie clinique et psychothérapie : La SRIS permet d’évaluer si un patient s’engage dans une introspection productive génératrice d’insight ou s’il s’enferme dans une autoréflexion dysfonctionnelle stérile proche de la rumination. Elle éclaire la capacité du patient à bénéficier d’interventions cognitives et comportementales ou axées sur la pleine conscience.
- En psychologie du coaching et développement du leadership : L’échelle sert de mesure pré- et post-intervention pour évaluer dans quelle mesure un programme d’accompagnement favorise l’émergence d’une compréhension explicite de ses schémas décisionnels (insight) plutôt qu’une simple suranalyse paralysante (hyper-réflexion).
- En recherche fondamentale sur l’autorégulation : L’outil aide à décortiquer les cycles métacognitifs de rétroaction (feedback loops) qui sous-tendent la poursuite et l’atteinte d’objectifs complexes dans les environnements académiques, médicaux et professionnels.
5. Construit psychologique / Construct
La SRIS conceptualise l’introspection comme un système métacognitif dynamique articulé autour de deux méta-construits : l’Autoréflexion et l’Insight. L’autoréflexion est elle-même opérationnalisée en deux composantes interdépendantes.
5.1. L’Autoréflexion (Self-Reflection)
L’autoréflexion est définie par Grant (2002) comme l’inspection délibérée, continue et consciente de ses propres pensées, émotions et comportements. Ce construit ne garantit pas la précision ou la validité de ce qui est observé ; il reflète l’allocation d’attention métacognitive au soi. Elle comprend deux sous-échelles :
- Engagement dans l’autoréflexion (Engagement in Self-Reflection – 6 items) : Mesure la fréquence effective et le temps consacré à l’acte d’auto-examen. Une personne obtenant un score élevé rapporte porter une attention assidue à ses états affectifs et cognitifs (ex. « I frequently examine my feelings »), tandis qu’un score faible indique une posture de désintérêt ou d’évitement cognitif face à l’examen de soi (ex. « I rarely spend time in self-reflection », item inversé).
- Besoin d’autoréflexion (Need for Self-Reflection – 6 items) : Évalue la motivation intrinsèque, l’intérêt et la valeur perçue de l’exploration de ses mécanismes internes. Ce facteur renvoie à une disposition cognitive semblable au « besoin de cognition » (need for cognition), mais circonscrit aux états personnels (ex. « It is important for me to try to understand what my feelings mean » ou « I have a definite need to understand the way that my mind works »).
5.2. L’Insight
L’insight représente l’aboutissement cognitif ou la conséquence évaluative de l’introspection. Il correspond à la clarté de compréhension de ses propres pensées, sentiments et agissements. L’insight implique la capacité à donner du sens à son expérience vécue, à identifier les motivations profondes de ses comportements et à dissoudre la confusion interne. Les items capturent la présence d’une vision limpide de son fonctionnement psychologique (ex. « I usually have a very clear idea of why I’ve behaved in a certain way ») ou, à l’inverse, l’absence de perplexité et de désarroi interne (ex. « I’m often confused about the way that I really feel about things », item inversé ; « I’m often puzzled by the way I look at things », item inversé).
5.3. Dynamique interactive des construits
L’apport majeur de la SRIS réside dans l’indépendance relative de ces deux dimensions. L’autoréflexion décrit le chemin (processus), tandis que l’insight décrit la destination (aboutissement). Une autoréflexion élevée combinée à un faible insight produit souvent de la détresse psychologique, de l’indécision et une vulnérabilité anxieuse. À l’opposé, un insight élevé — qu’il soit maintenu par un effort réflexif continu ou par des structures de schémas de soi bien cristallisés — prédit une régulation émotionnelle adaptative, une haute tolérance à l’ambiguïté et une résilience accrue face au stress.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de la SRIS s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures : la théorie du contrôle et de l’autorégulation, les modèles métacognitifs de la conscience de soi et les approches contemporaines de la rumination vs. réflexion adaptative.
6.1. La théorie cybernétique de l’autorégulation
Inspirée des travaux de Charles S. Carver et Michael F. Scheier (1981, 1998), l’autorégulation humaine fonctionne selon une boucle de rétroaction négative (boucle TOTE : Test-Operate-Test-Exit). Pour modifier un comportement ou atteindre un objectif, un individu doit d’abord porter son attention sur son état actuel (processus réflexif), comparer cet état à un standard ou idéal, comprendre l’écart (insight), et enfin ajuster son action. Dans cette optique, l’autoréflexion fournit les données d’entrée brutes du système, tandis que l’insight constitue l’évaluation cognitive exacte nécessaire pour opérer des ajustements comportementaux efficients.
6.2. Le modèle métacognitif de Flavell et Wells
La métacognition (Flavell, 1979 ; Wells, 2000) englobe la surveillance cognitive (cognitive monitoring) et la connaissance de ses propres processus cognitifs. Grant (2001) a mobilisé ce cadre pour reformuler la notion d’esprit psychologique (psychological mindedness). L’autoréflexion est assimilée à une activité métacognitive de surveillance en ligne, alors que l’insight reflète le contenu et la validité des connaissances métacognitives accumulées. Lorsque la surveillance métacognitive devient rigide et découplée d’une résolution de problème ou d’une clarification de sens, elle dégénère en ruminations improductives.
6.3. La bifurcation réflexion vs. rumination de Trapnell et Campbell
Paul Trapnell et Jennifer Campbell (1999) ont démontré que la conscience de soi privée abritait deux composantes motivationnelles divergentes : la rumination, motivée par la peur, le doute et le neuroticisme, et la réflexion, motivée par la curiosité intellectuelle, l’ouverture et l’intérêt intrinsèque pour soi. Grant (2002) s’est appuyé sur cette distinction tout en soulignant que Trapnell et Campbell mesuraient encore des processus attentionnels sans capturer directement le résultat cognitif produit. La SRIS complète cette perspective en isolant l’insight comme critère déterminant du caractère adaptatif de la réflexion.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés psychométriques de la SRIS a fait l’objet de multiples investigations empiriques dans des contextes culturels et linguistiques variés, confirmant sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité discriminante.
7.1. Validité de construit
Dans l’étude princeps menée auprès de 348 étudiants et adultes (Grant, 2002), les analyses factorielles ont confirmé que l’autoréflexion et l’insight constituent deux dimensions distinctes mais modérément corrélées (r = 0,22, p < 0,001), attestant qu’une démarche d’examen de soi ne garantit pas automatiquement la présence de l’insight. Les deux sous-échelles d’autoréflexion (Engagement et Besoin) partagent une corrélation élevée (r = 0,71, p < 0,001), justifiant leur regroupement en un score global d’autoréflexion ou leur utilisation distincte selon les besoins de recherche.
7.2. Validité convergente et discriminante
Les corrélations avec d’autres échelles psychométriques étayent solidement la validité de l’instrument :
- Santé mentale et détresse psychologique : L’Insight montre des corrélations négatives robustes avec l’anxiété (r = -0,43), le stress (r = -0,36) et la dépression (r = -0,41) mesurés par la DASS-21 (Depression Anxiety Stress Scales). En revanche, l’Autoréflexion n’entretient que des corrélations faibles ou nulles avec ces variables de détresse (ex. r = 0,11 avec l’anxiété), confirmant que l’autoréflexion en soi n’est pas pathologique, mais que l’absence d’insight constitue le déterminant vulnérabilisant majeur.
- Personnalité (Big Five) : L’Autoréflexion corrèle positivement avec l’Ouverture à l’expérience (r = 0,38 à 0,45) et le Besoin de cognition. L’Insight est corrélé négativement avec le Névrosisme et positivement avec la Stabilité émotionnelle et l’Agréabilité.
- Pleine conscience et intelligence émotionnelle : L’échelle d’Insight présente des corrélations positives élevées (r > 0,50) avec la sous-échelle de clarté émotionnelle de la TMMS (Trait Meta-Mood Scale ; Salovey et al., 1995) et avec la dimension de conscience sans jugement des échelles de pleine conscience (ex. MAAS, FFMQ).
7.3. Validité prédictive
Des études longitudinales et d’intervention (p. ex., Green, Oades, & Grant, 2006 ; Roberts & Stark, 2008) ont démontré que les scores initiaux et les gains d’Insight à la SRIS prédisent significativement le succès dans l’atteinte d’objectifs académiques et personnels (goal attainment), l’auto-efficacité perçue et la réduction de l’évitement comportemental chez des étudiants et cadres en entreprise.
8. Fidélité / Reliability
La SRIS démontre une cohérence interne élevée et une stabilité temporelle satisfaisante dans les populations cliniques et non cliniques.
8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon initial de développement (Grant, 2002, N = 348) :
- Échelle globale d’Autoréflexion (12 items) : α = 0,91.
- Sous-échelle Engagement dans l’autoréflexion (6 items) : α = 0,89.
- Sous-échelle Besoin d’autoréflexion (6 items) : α = 0,84.
- Échelle d’Insight (8 items) : α = 0,87.
Ces estimations ont été répliquées dans plusieurs adaptations internationales : l’adaptation néerlandaise (Roberts & Stark, 2008) a obtenu des coefficients de 0,87 pour l’autoréflexion et 0,82 pour l’insight ; la validation turque (Akın, Abacı, & Çetin, 2007) a retrouvé des alphas de 0,90 (autoréflexion) et 0,85 (insight) ; l’adaptation française en contexte de santé et de travail a confirmé des alphas oscillant entre 0,83 et 0,89 pour l’ensemble des dimensions.
8.2. Stabilité test-retest
L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de quatre à six semaines rapporte des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,77 et r = 0,84 pour l’Autoréflexion et entre r = 0,75 et r = 0,82 pour l’Insight. Ces valeurs témoignent du fait que les construits mesurés possèdent à la fois une dimension de trait stable dans le temps et une sensibilité aux interventions psychologiques et aux processus d’apprentissage réflexif.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la SRIS a été explorée et validée à travers plusieurs étapes psychométriques successives.
9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Durant la phase initiale de conception (Grant, 2002), un pool de 40 items a été soumis à une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation oblique (Promax), tenant compte de la corrélation théorique attendue entre l’introspection et l’insight. Les critères de sélection (valeurs propres supérieures à 1, observation du diagramme d’éboulis de Cattell et saturations factorielles minimales de 0,40 sans saturation croisée supérieure à 0,30) ont permis de retenir 20 items émergeant clairement sur deux méta-facteurs :
- Facteur 1 (Insight) : Regroupe 8 items expliquant une part substantielle de la variance, avec des saturations factorielles s’échelonnant de 0,52 à 0,81. Les items inversés décrivant la confusion et l’incompréhension de soi y saturent fortement.
- Facteur 2 (Autoréflexion) : Regroupe 12 items avec des saturations variant de 0,48 à 0,84. L’analyse détaillée de ce second facteur a mis en lumière deux facettes corrélées distinctes : l’une relative aux comportements effectifs d’examen de soi (Engagement) et l’autre relative à l’appétence épistémique envers soi-même (Besoin).
9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM) ont comparé plusieurs modèles concurrents au sein d’échantillons indépendants :
- Modèle unifactoriel : Présente un ajustement médiocre (χ²/dl > 6,0 ; CFI < 0,70 ; RMSEA > 0,12), invalidant l’hypothèse selon laquelle l’introspection formerait un construit global indifférencié.
- Modèle bifactoriel (Autoréflexion globale vs. Insight) : Affiche un ajustement satisfaisant (χ²/dl ≈ 2,3 ; CFI = 0,92 ; TLI = 0,91 ; RMSEA = 0,058 ; SRMR = 0,052).
- Modèle tridimensionnel corrélé (Engagement, Besoin, Insight) : Offre un ajustement psychométrique encore supérieur (χ²/dl = 1,85 ; CFI = 0,95 ; TLI = 0,94 ; RMSEA = 0,047 ; SRMR = 0,044).
Ces données confirment l’adéquation conceptuelle et empirique d’un modèle hiérarchique où les sous-dimensions d’Engagement et de Besoin se rattachent à un facteur réflexif de second ordre, distinct du facteur d’Insight.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Self-Reflection and Insight Scale (SRIS).
- Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté).
- Nombre total d’items : 20 items.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 6 points d’accord :
1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
2 = Disagree (Pas d’accord)
3 = Disagree somewhat (Plutôt pas d’accord)
4 = Agree somewhat (Plutôt d’accord)
5 = Agree (D’accord)
6 = Strongly agree (Tout à fait d’accord) - Structure des sous-échelles :
- Autoréflexion (Items 1 à 12) :
- Engagement dans l’autoréflexion : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6.
- Besoin d’autoréflexion : Items 7, 8, 9, 10, 11, 12.
- Insight (Items 13 à 20) : Items 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20.
- Autoréflexion (Items 1 à 12) :
- Règles de cotation et inversion :
- Les 10 items formulés de manière négative doivent être inversés avant le calcul des scores : Items 1, 2, 4, 7, 13, 15, 17, 18, 19, 20 (le score inversé se calcule selon la formule :
Score inversé = 7 - Score initial). - Les scores peuvent être exprimés sous forme de sommes directes ou de moyennes dimensionnelles :
– Engagement : score de 6 à 36 (moyenne de 1 à 6).
– Besoin : score de 6 à 36 (moyenne de 1 à 6).
– Autoréflexion globale : somme des 12 items (12 à 72) ou moyenne.
– Insight : somme des 8 items (8 à 48) ou moyenne (1 à 6).
- Les 10 items formulés de manière négative doivent être inversés avant le calcul des scores : Items 1, 2, 4, 7, 13, 15, 17, 18, 19, 20 (le score inversé se calcule selon la formule :
- Temps de passation moyen : 4 à 7 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
La SRIS a été introduite initialement dans un article préliminaire sur l’esprit psychologique (Grant, 2001) et officiellement publiée avec l’ensemble de ses items et données de validation en 2002 dans la revue scientifique à comité de lecture Social Behavior and Personality: an international journal.
Conditions d’utilisation et droits d’auteur :
- Accès et gratuité : L’instrument est dans le domaine public pour la recherche scientifique et l’usage académique non commercial. Aucune redevance financière n’est exigée des chercheurs ou des étudiants universitaires pour administrer la SRIS dans le cadre de leurs travaux académiques.
- Citation obligatoire : Tout usage de l’instrument doit obligatoirement citer l’article princeps de référence : Grant, A. M. (2002). The Self-reflection and insight: A new measure of private self-consciousness. Social Behavior and Personality, 30(8), 821–836.
- Utilisation commerciale et en entreprise : Pour des intégrations dans des plateformes logicielles commerciales de coaching, des outils de diagnostic RH payants ou des évaluations en entreprise protégées par copyright, les praticiens doivent se conformer aux politiques relatives aux droits d’auteur de l’éditeur de la revue et de l’Université de Sydney.
12. Références / References
Voici les références scientifiques fondamentales régissant la conception, la validation et l’utilisation de la SRIS, rédigées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :
- Akın, A., Abacı, R., & Çetin, B. (2007). The validity and reliability of the Turkish version of the Self-Reflection and Insight Scale. Educational Sciences: Theory & Practice, 7(2), 651–662.
- Carver, C. S., & Scheier, M. F. (1981). Attention and self-regulation: A control-theory approach to human behavior. Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-5887-2
- Carver, C. S., & Scheier, M. F. (1998). On the self-regulation of behavior. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9781139174794
- Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
- Flavell, J. H. (1979). Metacognition and cognitive monitoring: A new area of cognitive-developmental inquiry. American Psychologist, 34(10), 906–911. https://doi.org/10.1037/0003-066X.34.10.906
- Grant, A. M. (2001). Rethinking psychological mindedness: Metacognition, self-reflection and insight. Behaviour Change, 18(1), 8–17. https://doi.org/10.1375/bech.18.1.8
- Grant, A. M. (2002). The Self-reflection and insight: A new measure of private self-consciousness. Social Behavior and Personality: An International Journal, 30(8), 821–836. https://doi.org/10.2224/sbp.2002.30.8.821
- Green, L. S., Oades, L. G., & Grant, A. M. (2006). Cognitive-behavioral, solution-focused life coaching: Enhancing goal striving, well-being, and hope. The Journal of Positive Psychology, 1(3), 142–149. https://doi.org/10.1080/17439760600619849
- Ingram, R. E. (1990). Self-focused attention in clinical disorders: Review and a conceptual model. Psychological Bulletin, 107(2), 156–176. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.2.156
- McKenzie, K., & Stuchbery, M. (2000). The self-absorption paradox: An investigation of self-consciousness, rumination, and insight. Personality and Individual Differences, 29(4), 687–700.
- Roberts, C., & Stark, P. (2008). Readiness for self-directed learning: What role does self-reflection and insight play? Medical Education, 42(6), 552–558. https://doi.org/10.1111/j.1365-2923.2008.03043.x
- Salovey, P., Mayer, J. D., Goldman, S. L., Turvey, C., & Palfai, T. P. (1995). Emotional attention, clarity, and repair: Exploring emotional intelligence using the Trait Meta-Mood Scale. In J. W. Pennebaker (Ed.), Emotion, disclosure, & health (pp. 125–154). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10182-006
- Silvia, P. J., & Phillips, A. G. (2011). Evaluating self-reflection and insight as self-regulatory processes. Cognition and Emotion, 25(6), 1121–1130. https://doi.org/10.1080/02699931.2010.534575
- Trapnell, P. D., & Campbell, J. D. (1999). Private self-consciousness and the five-factor model of personality: Distinguishing rumination from reflection. Journal of Personality and Social Psychology, 76(2), 284–304. https://doi.org/10.1037/0022-3514.76.2.284
- Wells, A. (2000). Emotional disorders and metacognition: Innovative cognitive therapy. John Wiley & Sons.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
6-point Likert scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Disagree somewhat, 4 = Agree somewhat, 5 = Agree, 6 = Strongly agree
Engagement in Self-Reflection
- I don’t often think about my thoughts.
- I rarely spend time in self-reflection.
- I frequently examine my feelings.
- I don’t really think about why I behave in the way that I do.
- I frequently take time to reflect on my thoughts.
- I often think about the way I feel about things.
Need for Self-Reflection
- I am not really interested in analyzing my behavior.
- It is important for me to evaluate the things that I do.
- I am very interested in examining what I think about.
- It is important to me to try to understand what my feelings mean.
- I have a definite need to understand the way that my mind works.
- It is important to me to be able to understand how my thoughts arise.
Insight
- I am usually in a quandary about what the causes of my behavior are.
- I usually have a very clear idea of why I’ve behaved in a certain way.
- I’m often confused about the way that I really feel about things.
- I usually know why I feel the way I do.
- I’m often puzzled by the way I look at things.
- Often I find it difficult to understand other people’s views of me.
- I’m often perplexed by the way I think about things.
- Often I find it difficult to understand other people’s views of my behavior.
Scoring Information:
Reverse-scored items: 1, 2, 4, 7, 13, 15, 17, 18, 19, 20.
Self-Reflection Dimension = Items 1 to 12 (Engagement: 1–6; Need: 7–12).
Insight Dimension = Items 13 to 20.