Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte

Découvrez l’Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte (ASRS v1.1) : propriétés psychométriques, fidélité, validité diagnostique et items complets selon l’OMS.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte (communément désignée sous l’acronyme ASRS v1.1 pour Adult ADHD Self-Report Scale) est un instrument psychométrique développé en collaboration avec le groupe de travail de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des chercheurs cliniciens de premier plan dans le domaine du Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH). Conçue pour opérationnaliser les dix-huit critères diagnostiques du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV, puis maintenue pour le DSM-5), cette échelle évalue l’expression phénotypique du TDAH au cours des six derniers mois chez des individus âgés de dix-huit ans et plus.

L’instrument se compose de dix-huit items répartis en deux sections distinctes : la Partie A (composée de 6 items hautement prédictifs servant d’outil de dépistage rapide) et la Partie B (composée de 12 items complémentaires permettant d’explorer de manière approfondie l’intensité, la fréquence et le profil des symptômes résiduels). Chaque item est évalué sur une échelle de Likert en cinq points allant de « Jamais » (Never) à « Très souvent » (Very Often). Sur le plan psychométrique, l’échelle démontre une cohérence interne élevée (alpha de Cronbach généralement compris entre 0,88 et 0,93 pour l’échelle globale), une fidélité test-retest substantielle (coefficients de corrélation intraclasse variant de 0,85 à 0,91), ainsi qu’une excellente sensibilité (dépassant 68 % à 88 % selon le seuil) et une spécificité diagnostique remarquable (souvent supérieure à 95 % face à des populations cliniques psychiatriques non TDAH). L’analyse factorielle confirme principalement une solution bidimensionnelle correspondant aux dimensions théoriques cardinales : l’Inattention et l’Hyperactivité-Impulsivité.

2. Mots-clés / Keywords

TDAH adulte, Adult ADHD Self-Report Scale, ASRS v1.1, inattention, hyperactivité, impulsivité, psychométrie, dépistage clinique, validité diagnostique, Organisation Mondiale de la Santé.

3. Auteurs / Authors

L’échelle ASRS v1.1 a été développée conjointement par un consortium international sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de la World Mental Health Survey Initiative. Les principaux investigateurs et concepteurs de l’instrument incluent :

  • Ronald C. Kessler, Ph.D. : Professeur de politiques de santé au Département des politiques de soins de santé de la Harvard Medical School (Boston, Massachusetts, États-Unis). Courriel institutionnel : [email protected].
  • Lenard A. Adler, M.D. : Professeur de psychiatrie et de pédopsychiatrie à la New York University Grossman School of Medicine, directeur du programme TDAH de l’adulte (New York, États-Unis).
  • Thomas Spencer, M.D. (1953–2021) : Professeur associé de psychiatrie à la Harvard Medical School et directeur clinique associé du Pediatric Psychopharmacology Unit au Massachusetts General Hospital.
  • Joseph Biederman, M.D. : Chef de la division de psychopharmacologie clinique et de pharmacothérapie pédiatrique au Massachusetts General Hospital, Professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School.
  • C. Keith Conners, Ph.D. (1933–2017) : Professeur émérite de psychologie médicale au Département de psychiatrie et des sciences du comportement de la Duke University School of Medicine.
  • Stephen V. Faraone, Ph.D. : Professeur émérite et vice-président de la recherche au Département de psychiatrie de la SUNY Upstate Medical University (Syracuse, New York, États-Unis).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte (ASRS v1.1) est de remédier au sous-diagnostic et au retard de prise en charge du trouble déficitaire de l’attention chez les adultes au sein des structures de soins primaires, des consultations de santé mentale ambulatoire et des études épidémiologiques communautaires. Historiquement appréhendé comme une pathologie neurodéveloppementale pédiatrique régressant spontanément à l’adolescence, le TDAH a vu sa persistance à l’âge adulte démontrée par des cohortes longitudinales rigoureuses (Barkley, 1998 ; Biederman et al., 1993). Chez l’adulte, les manifestations phénoménologiques évoluent : la motricité désordonnée de l’enfant laisse place à une agitation intérieure diffuse, à une instabilité cognitive permanente et à des déficits exécutifs sévères affectant la gestion du temps, l’organisation professionnelle et la régulation émotionnelle.

Dans cette perspective, l’ASRS v1.1 a été spécifiquement conçue pour capturer ces manifestations contextualisées à l’âge adulte. En recherche épidémiologique, l’outil permet de quantifier la prévalence du trouble au sein d’enquêtes populationnelles à large échelle, à l’instar de la National Comorbidity Survey Replication (NCS-R). Dans la pratique clinique, l’échelle remplit une triple fonction :

  • Dépistage initial rapide : Les 6 items de la Partie A permettent d’identifier en moins de trois minutes les patients présentant une probabilité a priori élevée de satisfaire aux critères diagnostiques complets du TDAH, justifiant la réalisation d’un bilan psychiatrique et neuropsychologique exhaustif.
  • Cartographie symptomatologique : L’administration complète des 18 items fournit au clinicien un aperçu quantitatif de la sévérité et de l’étendue des manifestations dans les domaines de l’inattention soutenue, de la désorganisation, de l’impulsivité et de l’hyperactivité.
  • Surveillance thérapeutique : L’échelle sert de mesure standardisée de l’efficacité des interventions pharmacologiques (psychostimulants tels que le méthylphénidate ou dérivés d’amphétamines) et des psychothérapies cognitives et comportementales ciblées sur les fonctions exécutives.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’ASRS v1.1 repose sur l’architecture diagnostique formalisée dans les nosographies contemporaines (DSM-IV-TR et DSM-5). Il segmente la symptomatologie du trouble en deux dimensions fondamentales mais interdépendantes :

1. Dimension Déficit de l’Attention / Inattention (9 items)

Cette dimension évalue l’incapacité à mobiliser, focaliser et soutenir l’attention sur des tâches cognitives requérant un effort mental prolongé ou dépourvues de gratification immédiate. Chez l’adulte, cette dimension se manifeste principalement par :

  • La désorganisation exécutive : Difficulté majeure à hiérarchiser les priorités, à structurer les étapes d’un projet complexe et à finaliser les derniers détails d’un travail (ex. Item 1 et Item 2).
  • Les défaillances de la mémoire de travail : Oublis récurrents de rendez-vous professionnels, d’engagements personnels ou factures à payer (Item 3), ainsi que la perte ou la recherche continuelle d’objets du quotidien tels que clés, téléphones ou documents (Item 10).
  • La distractibilité et l’attention sélective compromise : Vulnérabilité accrue aux interférences environnementales externes (bruits, mouvements) et aux pensées intrusives parasites lors d’activités monotones ou lors d’échanges verbaux en face-à-face (Item 9 et Item 11).
  • L’évitement cognitif et la procrastination : Tendance chronique à différer le démarrage de tâches exigeant un investissement mental conséquent (Item 4).

2. Dimension Hyperactivité / Impulsivité (9 items)

Chez l’adulte, l’hyperactivité motrice franche diminue souvent par rapport à l’enfance, se muant en un état d’impatience subjective et de tension interne constante. La dimension intègre :

  • L’agitation motrice et le besoin de bouger : Mouvements involontaires des extrémités (trépignements des pieds, manipulation compulsive d’objets avec les mains ; Item 5), intolérance à l’immobilité prolongée dans des contextes formels tels que réunions ou conférences (Item 12), et sensation subjective d’être « poussé par un moteur » (Item 6).
  • L’incapacité au repos cognitif et somatique : Difficulté majeure à ralentir le rythme, à se détendre lors des temps de loisirs ou à tolérer les temps morts (Item 13 et Item 14).
  • L’impulsivité verbale et comportementale : Logorrhée dans les contextes sociaux (Item 15), précipitation verbale conduisant à terminer les phrases de ses interlocuteurs (Item 16), intolérance d’attente dans les files ou situations alternées (Item 17) et intrusions spontanées dans les activités ou conversations d’autrui (Item 18).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ASRS s’ancre dans le modèle neuro-développemental et neuropsychologique intégratif élaboré par le Pr Russell A. Barkley (1997, 2012). Selon ce cadre théorique de référence, le TDAH n’est pas réductible à un simple problème de « filtre attentionnel », mais constitue fondamentalement un déficit de l’inhibition comportementale engendrant une perturbation secondaire des quatre capacités exécutives neuropsychologiques :

  • La mémoire de travail non-verbale (rétention des représentations mentales des événements passés) ;
  • L’intériorisation du langage ou mémoire de travail verbale (support de l’auto-régulation et de la résolution de problèmes par le dialogue interne) ;
  • L’auto-régulation de l’affect, de la motivation et de l’éveil (contrôle émotionnel et persistance orientée vers un but à long terme) ;
  • La reconstitution (analyse et synthèse comportementale menant à la flexibilité adaptative).

Sur le plan neurobiologique, le cadre sous-jacent repose sur l’existence d’une dysfonction des réseaux cortico-sous-corticaux, particulièrement les boucles fronto-striées et fronto-pariétales, associée à une dérégulation de la neurotransmission dopaminergique et noradrénergique dans le cortex préfrontal dorsolatéral et le cortex cingulaire antérieur. Cette dysrégulation compromet le contrôle descendant (top-down) exercé sur les stimuli environnementaux et les pulsions motrices immédiates.

L’adaptation de ce cadre conceptuel pour l’adulte dans l’ASRS v1.1 reconnaît que l’inhibition compromise interagit avec les contraintes d’autonomie propres à la vie adulte. Les individus ne bénéficient plus de l’étayage structurel parental ou scolaire ; par conséquent, le déficit des fonctions exécutives se traduit par un effondrement de l’efficacité organisationnelle, des choix impulsifs préjudiciables et une surcharge cognitive chronique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’ASRS v1.1 a été validée dans de nombreuses études cliniques et épidémiologiques transnationales (Kessler et al., 2005 ; Adler et al., 2006).

Validité de critère et diagnostique

Dans l’étude princeps menée auprès d’un échantillon stratifié de la National Comorbidity Survey Replication, l’ASRS a été étalonnée en confrontant ses résultats aux diagnostics portés lors d’entretiens cliniques semi-structurés fondés sur le SCID (Structured Clinical Interview for DSM-IV) et le CIDI (Composite International Diagnostic Interview) :

  • Sensibilité et spécificité de la Partie A (6 items) : Avec un seuil de positivité défini par au moins 4 items cotés dans la zone symptomatique (cases grisées), la Partie A affiche une sensibilité de 68,7 % et une spécificité diagnostique de 99,5 %, avec une aire sous la courbe ROC (AUC) de 0,90. Lorsque le score est calculé en continuum (somme de 0 à 24), l’AUC atteint 0,94.
  • Performances comparatives : L’algorithme des 6 items de dépistage s’est avéré plus performant sur le plan de la classification diagnostique globale que l’échelle complète de 18 items non pondérée, démontrant que la sélection empirique des items les plus discriminants optimise la puissance prédictive.

Validité convergente et discriminante

L’ASRS présente des corrélations positives fortes (r variant de 0,72 à 0,84, p < 0,001) avec d’autres échelles validées évaluant le TDAH à l’âge adulte, notamment la Conners’ Adult ADHD Rating Scale (CAARS) et l’échelle d’évaluation de Wender Utah (WURS). La validité discriminante a été corroborée par la capacité de l’échelle à différencier les adultes atteints de TDAH de ceux présentant des troubles de l’humeur unilatéraux (dépression majeure) ou des troubles anxieux généralisés sans comorbidité attentionnelle, bien que le clinicien doive demeurer vigilant face aux chevauchements symptomatiques dans ces pathologies.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité de l’ASRS v1.1 ont été établies dans des contextes cliniques et non cliniques variés :

  • Cohérence interne (Homogénéité) : L’alpha de Cronbach ($lpha$) pour l’ensemble des 18 items oscille selon les populations entre 0,88 et 0,93. Pour la sous-échelle d’Inattention (items 1 à 4 et 7 à 11), l’alpha est mesuré entre 0,84 et 0,89. Pour la sous-échelle d’Hyperactivité-Impulsivité (items 5, 6 et 12 à 18), l’alpha se situe entre 0,79 et 0,86. La Partie A isolée présente un coefficient alpha de Cronbach stable, compris entre 0,74 et 0,82, ce qui est remarquable pour un instrument ultracourt de 6 items.
  • Fidélité test-retest : Les études évaluant la stabilité temporelle sur des intervalles de 2 à 4 semaines démontrent une excellente reproductibilité des scores, avec des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou des corrélations de Pearson allant de 0,85 à 0,91 pour les scores totaux.
  • Fidélité inter-évaluateurs et concordance auto/hétéro-évaluation : Lorsque la version auto-administrée est confrontée aux évaluations corroboratives remplies par les conjoints ou les proches, les corrélations de rang oscillent entre 0,65 et 0,78, confirmant que l’auto-évaluation par l’adulte reflète fidèlement les dysfonctionnements observés par l’entourage.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les travaux d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) conduits sur l’ASRS v1.1 corroborent majoritairement la structure théorique bi-factorielle dérivée du DSM :

  • Modèle bi-factoriel classique : L’analyse factorielle confirmatoire révèle que les données s’ajustent de manière optimale à un modèle composé de deux facteurs corrélés : le facteur Inattention et le facteur Hyperactivité/Impulsivité (indices d’ajustement satisfaisants : CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06). Les saturations factorielles ($lambda$) des items sur leur dimension respective sont généralement robustes, oscillant entre 0,52 et 0,84.
  • Modèle bifactoriel hiérarchique : Certaines investigations psychométriques récentes (e.g., Van de Glind et al., 2013) soutiennent l’adéquation d’un modèle bifactoriel comportant un facteur général de « Sévérité Globale du TDAH » (facteur g) qui absorbe une part substantielle de la variance commune, couplé à deux facteurs spécifiques résiduels. Ce modèle justifie à la fois l’utilisation d’un score total global et la ventilation en sous-scores dimensionnels.
  • Spécificité de la Partie A : L’analyse factorielle de la Partie A met en évidence 4 items saturant prioritairement sur le pôle Inattention (items 1, 2, 3, 4) et 2 items saturant sur le pôle Hyperactivité/Impulsivité (items 5, 6). Ces 6 items ont été isolés par régression logistique pas à pas en raison de leur charge d’information diagnostique maximale au sens de la théorie de la réponse aux items (TRI).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique standardisé d’auto-évaluation (auto-questionnaire).
  • Population cible : Adultes âgés de 18 ans et plus ; applicable en santé mentale, médecine générale et études épidémiologiques.
  • Nombre d’items : 18 items au total, structurés en deux volets opérationnels :
    • Partie A : 6 items servant de crible diagnostique initial (dépistage).
    • Partie B : 12 items complémentaires servant à l’exploration sémiologique détaillée.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert à 5 points :
    • 0 = Jamais (Never)
    • 1 = Rarement (Rarely)
    • 2 = Parfois (Sometimes)
    • 3 = Souvent (Often)
    • 4 = Très souvent (Very Often)
  • Modalités de cotation et d’interprétation :
    • Méthode binaire catégorielle (seuil de dépistage OMS) : Dans la Partie A, les items sont considérés comme cliniquement positifs lorsqu’ils atteignent la zone grisée du formulaire officiel. Pour les items 1, 2 et 3, le seuil de positivité est fixé à « Parfois », « Souvent » ou « Très souvent ». Pour les items 4, 5 et 6, le seuil requiert « Souvent » ou « Très souvent ». Un total de 4 réponses ou plus dans la zone positive de la Partie A signale une probabilité forte de TDAH nécessitant une investigation clinique spécialisée.
    • Méthode dimensionnelle continue : Sommation arithmétique directe des points (0 à 4 par item), générant un score d’Inattention (0 à 36), un score d’Hyperactivité-Impulsivité (0 à 36) et un score total (0 à 72).
  • Temps d’administration : Environ 2 à 4 minutes pour la Partie A ; 5 à 10 minutes pour l’ensemble des 18 items.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : 2003 (première validation publiée en 2005).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Développé sous les auspices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et basé sur le Composite International Diagnostic Interview (CIDI © 2001 WHO). Tous droits réservés.
  • Tarifs et conditions d’utilisation : L’ASRS v1.1 est un instrument libre de droits d’accès pour une utilisation clinique individuelle non commerciale ainsi que pour la recherche académique sans but lucratif. Il peut être téléchargé et reproduit gratuitement sans paiement de royalties.
  • Autorisations pour modifications et usages commerciaux : Toute demande d’adaptation, de traduction formelle, d’intégration dans un progiciel commercial ou de diffusion commerciale à grande échelle doit faire l’objet d’une autorisation expresse adressée au Pr Ronald C. Kessler, Department of Health Care Policy, Harvard Medical School (fax : +1 617-432-3588 ; e-mail : [email protected]).

12. Références / References

Les références ci-dessous constituent le socle empirique et théorique ayant présidé au développement et à la validation de l’ASRS v1.1 :

  • Adler, L. A., Spencer, T., Faraone, S. V., Kessler, R. C., Howes, M. J., Biederman, J., & Secnik, K. (2006). Training, education, and screening in adult ADHD: Evaluation of the Adult ADHD Self-Report Scale (ASRS v1.1) Symptom Checklist. The Journal of Clinical Psychiatry, 67(8), 1269–1274. https://doi.org/10.4088/jcp.v67n0813
  • American Psychiatric Association. (2000). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (4th ed., text rev.). American Psychiatric Association.
  • Barkley, R. A. (1997). Behavioral inhibition, sustained attention, and executive functions: Constructing a unifying theory of ADHD. Psychological Bulletin, 121(1), 65–94. https://doi.org/10.1037/0033-2909.121.1.65
  • Barkley, R. A. (1998). Attention-deficit hyperactivity disorder: A handbook for diagnosis and treatment (2nd ed.). Guilford Press.
  • Biederman, J., Faraone, S. V., Spencer, T., Wilens, T., Norman, D., Lapey, K. A., Mick, E., Lehman, B. K., & Doyle, A. (1993). Patterns of psychiatric comorbidity, cognition, and psychosocial functioning in adults with attention deficit hyperactivity disorder. The American Journal of Psychiatry, 150(12), 1792–1798. https://doi.org/10.1176/ajp.150.12.1792
  • Kessler, R. C., Adler, L., Ames, M., Demler, O., Faraone, S., Hiripi, E., Howes, M. J., Jin, R., Secnik, K., Spencer, T., Ustun, T. B., & Walters, E. E. (2005). The World Health Organization Adult ADHD Self-Report Scale (ASRS): A short screening scale for use in the general population. Psychological Medicine, 35(2), 245–256. https://doi.org/10.1017/s0033291704002892
  • Schweitzer, J. B., Cummins, T. K., & Kant, C. A. (2001). Attention-deficit/hyperactivity disorder. Medical Clinics of North America, 85(3), 757–777. https://doi.org/10.1016/s0025-7125(05)70339-0
  • Van de Glind, G., van den Brink, W., Koeter, M. W., Carpentier, P. J., van Emmerik-van Oortmerssen, K., Kaye, S., Skutle, A., Bu, E. T., Franck, J., Konstenius, M., Moggi, F., Dom, G., Verspreet, S., Demetrovics, Z., Ramos-Quiroga, J. A., Miklosi, M., Fattore, L., Garofalo, S., Cuevas, J. C., … Levin, F. R. (2013). Validity of the World Health Organization Adult ADHD Self-Report Scale (ASRS) Screen in substance use disorder patients: An international study. Drug and Alcohol Dependence, 132(3), 587–596. https://doi.org/10.1016/j.drugalcdep.2013.04.011

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Never, Rarely, Sometimes, Often, Very Often

Part A

  1. How often do you have trouble wrapping up the final details of a project‚ once the challenging parts have been done?
  2. How often do you have difficulty getting things in order when you have to do a task that requires organization?
  3. How often do you have problems remembering appointments or obligations?
  4. When you have a task that requires a lot of thought‚ how often do you avoid or delay getting started?
  5. How often do you fidget or squirm with your hands or feet when you have to sit down for a long time?
  6. How often do you feel overly active and compelled to do things‚ like you were driven by a motor?

Part B

  1. How often do you make careless mistakes when you have to work on a boring or difficult project?
  2. How often do you have difficulty keeping your attention when you are doing boring or repetitive work?
  3. How often do you have difficulty concentrating on what people say to you‚ even when they are speaking to you directly?
  4. How often do you misplace or have difficulty finding things at home or at work?
  5. How often are you distracted by activity or noise around you?
  6. How often do you leave your seat in meetings or other situations in which you are expected to remain seated?
  7. How often do you feel restless or fidgety?
  8. How often do you have difficulty unwinding and relaxing when you have time to yourself?
  9. How often do you find yourself talking too much when you are in social situations?
  10. When you’re in a conversation‚ how often do you find yourself finishing the sentences of the people you are talking to‚ before they can finish them themselves?
  11. How often do you have difficulty waiting your turn in situations when turn taking is required?
  12. How often do you interrupt others when they are busy?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-evaluation-tdah-adulte-asrs/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-evaluation-tdah-adulte-asrs/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-évaluation du TDAH chez l’adulte.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-evaluation-tdah-adulte-asrs/.