1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-évaluation de l’anxiété de Zung (Zung Self-Rating Anxiety Scale, SAS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation élaboré en 1971 par le psychiatre William W. K. Zung à l’Université Duke. Conçue initialement pour quantifier la sévérité globale de la symptomatologie anxieuse chez les patients adultes au sein de contextes psychiatriques, médicaux et de recherche épidémiologique, la SAS comprend 20 items évaluant un large éventail de manifestations cliniques. L’instrument appréhende l’anxiété comme une entité multidimensionnelle intégrant des composantes à la fois psychologiques (cognitives et affectives) et somatiques (manifestations motrices, végétatives et autonomes du système nerveux central et périphérique).
Chaque item est évalué selon une échelle de fréquence de type Likert à 4 points, variant de « A little of the time » (1 point) à « Most of the time » (4 points), avec cinq items inversés destinés à neutraliser les biais d’acquiescement. Le score brut total oscille entre 20 et 80 points, pouvant être converti en un indice d’anxiété standardisé (SAS Index). Les propriétés psychométriques de la SAS ont été documentées de manière exhaustive à travers de multiples populations transculturelles et cliniques. Les analyses de cohérence interne révèlent généralement des coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,78 et 0,89, accompagnés d’une excellente stabilité test-retest sur des intervalles courts à modérés. Les études de validité démontrent de fortes corrélations convergentes avec d’autres mesures de référence telles que la Hamilton Anxiety Rating Scale (HAM-A) et le State-Trait Anxiety Inventory (STAI). Grâce à sa brièveté, son accessibilité et sa sensibilité aux fluctuations symptomatiques, la SAS demeure l’une des mesures d’anxiété les plus utilisées mondialement en psychiatrie, en médecine psychosomatique et en psychologie de la santé.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle d’anxiété de Zung, SAS, auto-évaluation, psychométrie, anxiété somatique, anxiété cognitive, évaluation clinique, système nerveux autonome, dépistage de l’anxiété, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu par le Dr William Wen-Kwai Zung (1929–1992), professeur de psychiatrie au sein du Department of Psychiatry du Duke University Medical Center (Durham, Caroline du Nord, États-Unis) et psychiatre en chef au Veterans Administration Hospital de Durham. Le Dr Zung est particulièrement célèbre dans l’histoire de la psychométrie psychiatrique pour avoir développé des échelles d’évaluation standardisées axées sur les symptômes opérationnalisés, notamment l’échelle d’auto-évaluation de la dépression (Zung Self-Rating Depression Scale, SDS) et l’échelle d’anxiété (SAS).
Des travaux d’adaptation et de validation ultérieurs ont été menés par de nombreux chercheurs contemporains, notamment Ramirez et Lukenbill (2008) pour des populations spécifiques présentant des déficits cognitifs, ainsi que diverses équipes internationales ayant formalisé les propriétés psychométriques des versions adaptées en de multiples langues.
4. Objectif / Purpose
La Zung Self-Rating Anxiety Scale (SAS) a été développée afin de combler un manque méthodologique majeur dans la pratique clinique et psychiatrique des années 1970 : la nécessité de disposer d’un instrument d’auto-évaluation court, objectif, standardisé et facilement administrable, capable de quantifier le niveau de gravité des troubles anxieux sans dépendre exclusivement du temps prolongé requis par les hétéro-évaluations menées par des cliniciens experts.
L’objectif fondamental de la SAS est de mesurer l’intensité perçue des symptômes d’anxiété au cours des jours ou semaines précédant l’évaluation. Contrairement à des outils axés purement sur l’appréhension cognitive ou le trait de personnalité stable, la SAS a été délibérément calibrée pour capturer l’état clinique actuel du patient, en accordant un poids significatif aux symptômes psychosomatiques, neurovégétatifs et moteurs qui caractérisent classiquement les états anxieux aigus et chroniques.
Dans les contextes cliniques, la SAS remplit plusieurs fonctions majeures :
- Le dépistage initial : Elle permet d’identifier rapidement les individus présentant des niveaux d’anxiété cliniquement significatifs dans les services de soins primaires, les consultations de cardiologie, de gastro-entérologie ou les cliniques psychiatriques ambulatoires.
- La mesure de la sévérité : Grâce à des intervalles de scores étalonnés (allant du niveau normal aux formes d’anxiété sévère à extrême), l’échelle offre une stratification clinique claire guidant la décision thérapeutique (mise en place d’une psychothérapie, orientation psychiatrique ou intervention pharmacologique).
- Le suivi longitudinal et l’évaluation thérapeutique : En raison de sa sensibilité aux changements d’état clinique, la SAS est couramment employée pour surveiller l’efficacité des protocoles pharmacologiques (tels que les anxiolytiques ou antidépresseurs sérotoninergiques) et des approches psychothérapeutiques (comme la thérapie cognitivo-comportementale ou la relaxation).
Dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle, la SAS est utilisée comme critère de jugement standardisé dans les essais cliniques randomisés contrôlés, les études épidémiologiques transversales évaluant la prévalence des troubles anxieux en population générale, et les recherches en psychoneuro-immunologie et médecine psychosomatique explorant les interactions entre la charge anxieuse somatique et diverses pathologies organiques chroniques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle de Zung est l’état d’anxiété (anxiety state), défini comme une réaction émotionnelle et physiologique complexe caractérisée par un sentiment d’appréhension diffuse, d’insécurité, de menace perçue et d’activation neurovégétative intense. Zung s’est appuyé sur les critères diagnostiques de l’époque et sur l’observation sémiologique minutieuse pour décomposer ce construit en quatre dimensions symptomatiques interdépendantes :
1. Symptômes cognitifs et affectifs
Cette dimension reflète l’expérience mentale de l’anxiété, englobant la composante phénoménologique subjective d’inquiétude, la peur irrationnelle et l’appréhension catastrophique. Elle capture l’altération du sentiment de sécurité psychologique et le sentiment d’effondrement imminent. Les items représentatifs comprennent le sentiment d’être plus nerveux et anxieux que d’habitude (Item 1), la peur sans cause identifiable (Item 2), la panique ou l’irritabilité soudaine (Item 3), la sensation de perdre le contrôle ou de « s’effondrer intérieurement » (Item 4), ainsi que l’absence de sérénité (Item 5, inversé).
2. Symptômes moteurs et musculosquelettiques
L’anxiété génère une hypertonie musculaire et une décharge motrice involontaire médiée par l’hyperactivation des motoneurones et du système réticulaire activateur ascendant. Zung a inclus des items explorant directement les tremblements des membres supérieurs et inférieurs (Item 6), les céphalées de tension, les douleurs cervicales et dorsales résultant d’une contraction musculaire prolongée (Item 7), la fatigabilité neuromusculaire et l’asthénie consécutive à l’état d’alerte permanent (Item 8), ainsi que l’agitation psychomotrice et l’incapacité à rester assis calmement (Item 9, inversé).
3. Symptômes autonomes et neurovégétatifs
Il s’agit de la dimension la plus abondamment représentée dans la SAS, reflétant la prédominance du système nerveux orthosympathique face à une menace perçue (réaction de lutte ou de fuite). Cette composante examine :
- L’appareil cardiovasculaire : La perception de palpitations ou de tachycardie (Item 10).
- L’appareil respiratoire : L’oppression respiratoire ou la dyspnée anxieuse (Item 13, inversé).
- L’appareil gastro-intestinal : Les douleurs épigastriques, nausées et troubles dyspeptiques fonctionnels (Item 15).
- L’appareil génito-urinaire : La pollakiurie ou le besoin fréquent d’uriner (Item 16).
- La régulation vasomotrice et sécrétoire : Les bouffées vasomotrices faciales (Item 18) et la transpiration ou le refroidissement périphérique des extrémités (Item 17, exploré à travers des mains sèches et chaudes, item inversé).
4. Symptômes du système nerveux central et sommeil
Cette composante couvre les manifestations neurologiques fonctionnelles associées à l’hyperventilation et à la dérégulation centrale, telles que les sensations vertigineuses et l’instabilité posturale (Item 11), les lipothymies ou l’impression d’évanouissement imminent (Item 12), ainsi que les paresthésies périphériques (engourdissements et picotements des doigts et des orteils, Item 14). Enfin, elle explore les altérations majeures du sommeil réparateur, notamment les insomnies d’endormissement (Item 19, inversé) et la présence de cauchemars fréquents témoignant d’une activité onirique perturbée par l’hyperéveil (Item 20).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel sur lequel repose la SAS s’inscrit au carrefour de la médecine psychosomatique, de la psychiatrie biologique émergente des années 1960-1970 et du modèle opérationnel de classification diagnostique (qui préfigurait le virage néo-kraepelinien concrétisé ultérieurement par le DSM-III). À l’époque où Zung concevait cet outil, l’anxiété était souvent abordée sous un prisme psychanalytique prédominant ou, à l’inverse, réduite à des comportements réflexes conditionnés. Zung a adopté une posture résolument biopsychologique et sémiologique.
L’assise théorique principale découle de la vision de l’anxiété en tant que syndrome global impliquant des voies neurophysiologiques distinctes. Zung s’est largement inspiré des théories de l’activation autonome de Walter Cannon et des concepts de stress biologique de Hans Selye. Selon cette conception, l’état anxieux correspond à une activation inadaptée et chronique de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et du système nerveux sympathique, conduisant à des manifestations corporelles tangibles qui alimentent à leur tour, par un mécanisme de rétroaction intéroceptive (en accord avec les postulats historiques de James-Lange et les modèles ultérieurs de rétroaction viscérale), l’angoisse psychologique consciente.
Par ailleurs, Zung a construit la SAS pour qu’elle offre un parallèle méthodologique rigoureux avec son échelle d’évaluation de la dépression (SDS, 1965). Il postulait que les troubles de l’humeur et les états anxieux partagent une structure phénoménologique commune mais possèdent des configurations symptomatiques distinctes : tandis que la dépression est dominée par le ralentissement psychomoteur et la perte d’affect positif, l’anxiété est caractérisée par une hyperactivité neurovégétative autonome et une hypervigilance motrice. En accordant 15 items sur 20 à des manifestations somatiques et autonomes, la SAS operationalise l’anxiété comme un trouble viscéralement incarné, postulat largement confirmé aujourd’hui par les neurosciences affectives démontrant le rôle central de l’amygdale, de l’insula et du tronc cérébral dans la genèse des attaques de panique et de l’anxiété généralisée.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de la SAS en matière de validité ont été établies au travers de nombreux travaux empiriques depuis sa parution originale en 1971 :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été garantie par le processus initial de construction de Zung, qui a extrait les 20 items à partir des manifestations les plus fréquemment rapportées dans la littérature psychiatrique de l’époque et codifiées dans les nomenclatures diagnostiques standards (notamment le DSM-II). Lors des études de standardisation, la SAS a démontré une excellente capacité à discriminer les groupes cliniques : les patients diagnostiqués avec des troubles anxieux présentaient des scores moyens significativement plus élevés (moyenne = 58,7 ; écart-type = 13,8) que les sujets sains témoins (moyenne = 33,8 ; écart-type = 5,9), confirmant une solide validité discriminante ($p < 0,001$).
Validité convergente et concurrente
La validité convergente de la SAS a été établie par de fortes corrélations statistiques avec des instruments de référence :
- Hamilton Anxiety Rating Scale (HAM-A) : Les études rapportent des coefficients de corrélation de Pearson oscillant entre $r = 0,66$ et $r = 0,81$, attestant d’une convergence élevée entre l’auto-évaluation du patient (SAS) et l’hétéro-évaluation menée par un clinicien formé (HAM-A).
- State-Trait Anxiety Inventory (STAI – Forme État) : Des corrélations positives robustes ($r = 0,73$ à $r = 0,80$) ont été régulièrement observées, confirmant que la SAS mesure principalement la charge anxieuse actuelle plutôt qu’un trait invariant de personnalité.
- Beck Anxiety Inventory (BAI) : Dans les études comparatives contemporaines, la corrélation entre la SAS et le BAI est généralement supérieure à $r = 0,75$, les deux outils accordant une importance substantielle aux manifestations physiques et somatiques de l’angoisse.
Validité prédictive et sensibilité au changement
La SAS présente une excellente sensibilité au changement thérapeutique dans les essais évaluant les thérapies pharmacologiques et cognitivo-comportementales. Les diminutions des scores totaux à la SAS s’associent étroitement aux taux de rémission clinique évalués par l’impression clinique globale (CGI). De plus, des études chez des populations avec troubles du développement ou handicaps intellectuels légers à modérés (e.g., Ramirez & Lukenbill, 2008) ont soutenu la robustesse de l’échelle lorsqu’elle est administrée sous forme d’entretien dirigé.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de la SAS a été confirmée dans un vaste corpus d’études cliniques et épidémiologiques internationales :
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Zung (1971), la cohérence interne mesurée par la méthode du partage de moitié (split-half reliability) atteignait un coefficient de $0,71$ à $0,85$ selon les sous-groupes de sujets. Les réplications modernes utilisant le coefficient alpha de Cronbach font état de valeurs systématiquement satisfaisantes à excellentes :
- En population générale : $\alpha$ compris entre 0,78 et 0,85.
- En population clinique psychiatrique : $\alpha$ variant de 0,82 à 0,89.
- Dans les études transculturelles (notamment les versions chinoise, espagnole et turque) : les indices d’alpha de Cronbach se maintiennent entre 0,80 et 0,88, démontrant une homogénéité remarquable de l’instrument en dépit de la diversité linguistique.
Stabilité test-retest
La fidélité temporelle dépend de la stabilité de l’état clinique du patient, la SAS étant conçue pour réagir aux variations symptomatiques. Toutefois, chez des participants stables sur des intervalles temporels courts (de 24 heures à une semaine), les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) ou de corrélation de Pearson se situent entre $r = 0,75$ et $r = 0,88$. Sur des périodes plus longues (deux à quatre semaines sans intervention thérapeutique), la corrélation test-retest oscille autour de $0,68$ à $0,74$, ce qui reflète à la fois une bonne stabilité de la mesure et la réactivité normale de l’anxiété-état aux stresseurs environnementaux.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que Zung ait initialement conçu son instrument comme une échelle unidimensionnelle résumée par un score global unique, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées au cours des dernières décennies ont permis d’élucider la structure multidimensionnelle sous-jacente de l’outil.
Modèles factoriels mis en évidence
La plupart des études empiriques mettent en lumière une structure à deux, trois ou quatre facteurs, selon les méthodologies d’extraction et de rotation employées :
- Structure bidimensionnelle classique : Cette modélisation, fréquemment retrouvée, scinde l’instrument en deux axes fondamentaux : un facteur « Anxiété affective / cognitive » (regroupant les items 1, 2, 3, 4, 5, 9, 19, 20) et un facteur majeur « Anxiété somatique / autonome » (regroupant l’ensemble des symptômes physiques tels que les tremblements, palpitations, dyspnée, paresthésies et troubles digestifs).
- Structure à quatre facteurs : Des analyses factorielles confirmatoires conduites sur de grands échantillons cliniques soutiennent fréquemment l’adéquation d’un modèle à quatre dimensions hautement corrélées : (1) Manifestations cognitives/affectives, (2) Symptômes moteurs et céphalalgiques, (3) Hyperactivité autonome cardiorespiratoire et gastro-intestinale, et (4) Manifestations neurosensorielles et troubles du sommeil.
Saturations factorielles des items
Les saturations des items (factor loadings) sur leur facteur primaire sont généralement robustes, dépassant le seuil conventionnel de 0,40 pour la grande majorité des énoncés :
- Les items évaluant les manifestations neurovégétatives aiguës, comme l’Item 10 (tachycardie, saturation de 0,55 à 0,72), l’Item 11 (sensations vertigineuses, saturation de 0,50 à 0,68) et l’Item 6 (tremblements, saturation de 0,58 à 0,74), présentent les saturations les plus élevées sur la composante somatique.
- Les items cognitifs, notamment l’Item 1 (nervosité, saturation de 0,60 à 0,75) et l’Item 4 (sensation de s’effondrer, saturation de 0,62 à 0,78), saturent fortement sur la composante émotionnelle.
- Les items formulés de manière positive (items inversés : 5, 9, 13, 17, 19) ont parfois tendance, dans certaines analyses factorielles exploratoires, à former un sous-facteur méthodologique résiduel lié au biais de formulation d’item, un phénomène classique en psychométrie. Néanmoins, les modèles bifactoriels modernes démontrent qu’un facteur général d’anxiété absorbe la majorité de la variance commune (souvent supérieure à 60 % de la variance totale expliquée), justifiant pleinement l’utilisation clinique du score composite total.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet : Zung Self-Rating Anxiety Scale (SAS) / Échelle d’auto-évaluation de l’anxiété de Zung.
- Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report instrument).
- Nombre d’items : 20 items.
- Format des réponses : Échelle ordinale de type Likert à 4 points :
- A little of the time (Rarement / Un peu du temps)
- Some of the time (De temps en temps / Une partie du temps)
- Good part of the time (Une bonne partie du temps)
- Most of the time (La plupart du temps)
- Items inversés (cotation positive de la santé mentale) : Les items 5, 9, 13, 17 et 19 sont formulés de manière positive et doivent être inversés lors de la cotation (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1).
- Procédure de cotation :
- Score brut : Somme des scores des 20 items (score minimal = 20 ; score maximal = 80).
- Indice SAS (SAS Index) : Souvent calculé en divisant le score brut par le score brut maximal possible (80) et en multipliant le résultat par 100 : $\text{Indice SAS} = (\text{Score brut} / 80) \times 100$.
- Seuils d’interprétation clinique (Scores bruts) :
- 20 – 44 : Niveau normal d’anxiété (Normal Range).
- 45 – 59 : Anxiété légère à modérée (Mild to Moderate Anxiety Levels).
- 60 – 74 : Anxiété marquée à sévère (Marked to Severe Anxiety Levels).
- 75 – 80 : Anxiété extrême (Extreme Anxiety Levels).
- Durée moyenne de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle d’auto-évaluation de l’anxiété de Zung a été initialement publiée en 1971 dans la revue scientifique Psychosomatics. L’instrument est généralement considéré comme appartenant au domaine public académique pour un usage clinique direct, la pratique médicale et la recherche scientifique non commerciale. Aucun droit de licence pécuniaire ni tarif d’acquisition n’est requis pour la reproduction des items dans le cadre de protocoles hospitaliers ou universitaires standard, à condition de citer fidèlement la publication d’origine du Dr William W. K. Zung.
Pour des intégrations logicielles commerciales, des plateformes numériques propriétaires à but lucratif ou des essais pharmacologiques sponsorisés par l’industrie, il convient de se conformer aux politiques relatives aux droits de reproduction de l’éditeur scientifique original (Elsevier / Academy of Consultation-Liaison Psychiatry pour la revue Psychosomatics).
12. Références / References
- Dunstan, D. A., & Scott, N. (2020). Norms for Zung’s Self-rating Anxiety Scale. BMC Psychiatry, 20(1), 90. https://doi.org/10.1186/s12888-020-02490-2
- Olatunji, B. O., Deacon, B. J., Abramowitz, J. S., & Tolin, D. F. (2006). Dimensionality of somatic anxiety: Evaluation of the Zung Self-Rating Anxiety Scale. Journal of Anxiety Disorders, 20(5), 541-569. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2005.06.002
- Ramirez, S., & Lukenbill, J. (2008). Psychometric Properties of the Zung Self-Rating Anxiety Scale for Adults with Intellectual Disabilities (SAS-ID). Journal of Developmental and Physical Disabilities, 20(6), 573-580. https://doi.org/10.1007/s10882-008-9120-x
- Zung, W. W. K. (1971). A rating instrument for anxiety disorders. Psychosomatics, 12(6), 371-379. https://doi.org/10.1016/S0033-3182(71)71479-0
- Zung, W. W. K. (1979). Assessment of anxiety disorder: The Self-Rating Anxiety Scale. In W. W. K. Zung (Ed.), Phenomenology and Treatment of Anxiety (pp. 1-17). Spectrum Publications.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: A little of the time, Some of the time, Good part of the time, Most of the time
- I feel more nervous and anxious than usual.
- I feel afraid for no reason at all.
- I get upset easily or feel panicky.
- I feel like I’m falling apart and going to pieces.
- I feel that everything is all right and nothing bad will happen.
- My arms and legs shake and tremble.
- I am bothered by headaches neck and back pain.
- I feel weak and get tired easily.
- I feel calm and can sit still easily.
- I can feel my heart beating fast.
- I am bothered by dizzy spells.
- I have fainting spells or feel like it.
- I can breathe in and out easily.
- I get numbness and tingling in my fingers and toes.
- I am bothered by stomach aches or indigestion.
- I have to empty my bladder often.
- My hands are usually dry and warm.
- My face gets hot and blushes.
- I fall asleep easily and get a good night’s rest.
- I have nightmares.
- 59 Mild to Moderate Anxiety Levels
- 74 Marked to Severe Anxiety Levels
- 80 Extreme Anxiety Levels