1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-efficacité liée à l’utilisation du préservatif (Condom Self-Efficacy Use Scale, CSEU), développée par la chercheuse en sciences infirmières et santé publique Kathleen M. Hanna (1999), est un instrument psychométrique conçu pour évaluer le sentiment d’efficacité personnelle des adolescents et des jeunes adultes quant à l’adoption, la négociation et l’usage adéquat du préservatif externe (masculin). Ancré dans la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, cet outil quantifie la confiance qu’a un individu en sa capacité à surmonter les barrières interpersonnelles, situationnelles et techniques liées à la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), du VIH et des grossesses non planifiées.
Le questionnaire est composé de 14 items auto-administrés, cotés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Très incertain » / Very Unsure) à 5 (« Très certain » / Very Sure), précédés par l’amorce unifiée « I feel sure that . . . ». Les analyses psychométriques initiales et les validations ultérieures identifient trois sous-échelles fondamentales :
- Capacités d’utilisation systématique (Consistent condom use abilities ; 3 items) : évalue la prévoyance et la constance de l’usage lors de chaque rapport sexuel.
- Capacités d’utilisation correcte (Correct condom use abilities ; 6 items) : mesure l’aptitude technique au maniement adéquat du préservatif, y compris lors de contextes à risque comme l’intoxication alcoolique.
- Capacités de communication (Communication abilities related to condom use ; 5 items) : quantifie l’aptitude à initier le dialogue, négocier le port du préservatif et refuser un rapport non protégé.
Sur le plan métrologique, l’échelle démontre une consistance interne robuste, avec un coefficient alpha de Cronbach global oscillant entre .84 et .89, ainsi que des indices de fidélité satisfaisants pour chaque dimension (.70 à .87). La validité de construit, explorée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, confirme l’orthogonalité ou l’oblicité modérée des trois facteurs. La validité convergente et prédictive est attestée par des corrélations significatives avec les comportements d’utilisation effective du préservatif, les attitudes contraceptives et les intentions comportementales futures.
2. Mots-clés / Keywords
auto-efficacité, préservatif, santé sexuelle et reproductive, théorie sociocognitive, adolescents, jeunes adultes, prévention du VIH, infections sexuellement transmissibles (IST), comportement sexuel à risque, psychométrie, fidélité, analyse factorielle, négociation sexuelle.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par Kathleen M. Hanna, PhD, RN, FAAN. Chercheuse émérite et professeure en sciences infirmières pédiatriques et communautaires, elle a exercé au sein de l’Indiana University School of Nursing (Indianapolis, Indiana, États-Unis) puis au College of Nursing du University of Nebraska Medical Center (Omaha, Nebraska, États-Unis).
Les travaux du Dr Hanna sont internationalement reconnus pour leur apport dans l’analyse transitionnelle des comportements de santé des adolescents, particulièrement la gestion des maladies chroniques (comme le diabète de type 1) et les conduites préventives en matière de santé sexuelle. Ses recherches ont été soutenues par les National Institutes of Health (NIH) et le National Institute of Nursing Research (NINR).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Condom Self-Efficacy Use Scale (CSEU) est d’isoler et de mesurer avec précision le sentiment d’efficacité personnelle spécifique à l’ensemble du cycle d’utilisation du préservatif, depuis son acquisition et sa possession préventive jusqu’à son retrait post-coïtal et son élimination sécuritaire. Contrairement aux échelles d’attitudes générales envers la contraception ou aux mesures globales d’estime de soi, la CSEU cible des comportements moteurs, communicatifs et d’autorégulation hautement contextualisés.
Le développement de l’outil a répondu à un vide méthodologique identifié à la fin des années 1990 : de nombreuses interventions d’éducation sexuelle parvenaient à accroître le niveau de connaissances factuelles sur les modes de transmission du VIH et des IST sans pour autant susciter un changement comportemental durable chez les adolescents. En s’appuyant sur les postulats de la psychologie de la santé, Hanna a mis en évidence que le savoir cognitif est une condition nécessaire mais insuffisante ; l’élément charnière réside dans l’agentivité personnelle et la croyance de l’individu en ses propres capacités d’exécution face aux tensions émotionnelles, aux dynamiques de pouvoir interpersonnelles et aux pressions du partenaire.
Les applications de l’instrument couvrent plusieurs domaines majeurs :
- Recherche clinique et épidémiologique : modélisation des déterminants psychosociaux des comportements sexuels non protégés, étude des trajectoires de risque chez les adolescents scolarisés ou marginalisés, et analyse des disparités de genre dans la négociation du préservatif.
- Évaluation de programmes d’intervention : utilisation en pré-test et post-test pour évaluer l’efficacité pédagogique des ateliers d’éducation à la sexualité, des interventions motivationnelles brèves ou des campagnes de santé publique en milieu scolaire et universitaire.
- Pratique infirmière et conseil en santé reproductive : identification des lacunes spécifiques d’un patient (par exemple, un score élevé en communication mais faible en compétences techniques de manipulation, ou inversement) afin de personnaliser l’accompagnement éducatif et le développement des compétences pratiques (skills training).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la CSEU est l’auto-efficacité liée au préservatif, définie comme le jugement qu’un individu porte sur sa propre aptitude à exécuter avec succès l’ensemble des actions requises pour employer systématiquement et correctement le préservatif lors de rapports sexuels, y compris dans des circonstances adverses ou imprévues.
Conformément aux travaux de Hanna (1999), ce construit n’est pas unidimensionnel mais s’articule autour de trois dimensions psychologiques interdépendantes :
1. Capacités d’utilisation systématique (Consistent condom use abilities)
Cette dimension (items 1, 2 et 3) évalue l’anticipation comportementale et la régularité inconditionnelle de l’usage. L’individu doit faire preuve d’anticipation logistique en transportant un préservatif sur lui « au cas où » (item 1), neutralisant ainsi le biais classique de non-disponibilité matérielle. Elle capture également la volonté d’adhérer à la protection lors de chaque rapport (item 2) et d’employer systématiquement un préservatif neuf lors de chaque nouvel acte (item 3). Sur le plan psychologique, cette dimension renvoie à l’autorégulation proactive, à la planification prospective et à la résistance à l’érosion de la vigilance contraceptive dans les relations établies ou répétées.
2. Capacités d’utilisation correcte (Correct condom use abilities)
Cette dimension (items 4 à 9) évalue l’aptitude technique et psychomotrice requise pour assurer l’étanchéité et l’intégrité mécanique du dispositif. Elle englobe des actions précises :
- L’aptitude à suspendre l’excitation sexuelle pour poser le préservatif (item 4), ce qui requiert un contrôle inhibiteur sur l’impulsivité érotique.
- Le déroulement complet de la membrane jusqu’à la base de la verge (item 5).
- L’assurance quant à l’absence de glissement ou de rupture durant le coït (item 6).
- L’élimination hygiénique et conforme dans une poubelle (item 7).
- Le maintien ferme du préservatif à la base de la verge lors du retrait post-éjaculatoire avant la perte d’érection (item 8), étape critique de prévention des déversements de sperme.
- La capacité à maintenir ces exigences procédurales même sous l’effet de substances psychoactives telles que la bière, le vin ou les spiritueux (item 9), reflétant la résilience face à la myopie alcoolique.
3. Capacités de communication (Communication abilities related to condom use)
Cette dimension (items 10 à 14) capture l’auto-efficacité assertogène et interpersonnelle. La sexualité étant une activité diadique, l’utilisation du préservatif requiert une négociation verbale explicite. Ce sous-construit mesure :
- La facilité à aborder le sujet sans tabou avec n’importe quel partenaire sexuel (item 10).
- La capacité à ouvrir le dialogue même en cas d’incertitude quant aux opinions ou réticences du partenaire (item 11).
- L’aptitude à verbaliser l’exigence de protection en amont des préliminaires physiques, c’est-à-dire avant les caresses ou les baisers intenses (item 12), moment où la négociation rationnelle devient cognitivement plus difficile.
- L’art de la persuasion et de l’influence interpersonnelle pour convaincre un partenaire réticent (item 13).
- L’affirmation de soi absolue à travers la capacité de poser une limite ferme (« refuser le rapport sexuel ») si le partenaire s’oppose au port du préservatif (item 14).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La conception de la CSEU prend racine au confluent de trois modèles paradigmatiques de la psychologie de la santé et du comportement humain :
La théorie sociocognitive d’Albert Bandura
Au cœur du modèle de Bandura (1977, 1986, 1997) se trouve le concept de self-efficacy (sentiment d’efficacité personnelle). Bandura postule que les croyances des individus quant à leurs capacités à produire des niveaux de performance déterminés influencent les événements qui touchent leur vie. L’auto-efficacité régit la manière dont les gens pensent, ressentent les émotions, se motivent et agissent. Dans le domaine préventif, l’efficacité perçue détermine l’effort déployé et la persévérance face aux obstacles.
Bandura identifie quatre sources principales d’information alimentant l’auto-efficacité :
- Les expériences de maîtrise active : l’expérience passée réussie d’achat, de pose ou de négociation renforce le sentiment d’efficacité, alors que les échecs (déchirure, rejet par le partenaire) l’affaiblissent.
- L’apprentissage par observation (expériences vicariantes) : observer des pairs naviguer avec succès la négociation ou modéliser la pose accroît la conviction de sa propre réussite.
- La persuasion sociale ou verbale : les encouragements des soignants, des pairs ou des éducateurs renforcent la croyance dans ses aptitudes.
- Les états physiologiques et émotionnels : l’anxiété, la honte ou la gêne ressentie lors de la manipulation du préservatif peuvent être interprétées comme le signe d’une incompétence personnelle, réduisant ainsi l’auto-efficacité.
Le modèle des compétences informationnelles, motivationnelles et comportementales (IMB)
Formulé par Fisher et Fisher (1992), le modèle Information-Motivation-Behavioral Skills stipule que la réduction des risques sexuels dépend non seulement de l’information préventive et de la motivation (attitudes personnelles et normes sociales perçues), mais fondamentalement des compétences comportementales. Ces dernières intègrent les compétences objectives de manipulation et l’auto-efficacité perçue pour les exécuter. La CSEU de Hanna opérationnalise directement la composante « auto-efficacité comportementale » de l’architecture IMB.
La théorie du comportement planifié (TCP)
Élaborée par Icek Ajzen (1991), la TCP établit que le contrôle comportemental perçu (concept très proche de l’auto-efficacité) exerce une influence directe tant sur l’intention comportementale que sur l’adoption effective de l’action, en particulier lorsque le comportement n’est pas sous un contrôle volitionnel total. Dans le contexte sexuel diadique, la coopération d’autrui étant requise, l’auto-efficacité communicationnelle représente la pierre angulaire du contrôle perçu.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la CSEU a été examinée à travers plusieurs paradigmes empiriques sur des populations d’adolescents scolarisés, de collégiens, d’étudiants de premier cycle universitaire et de jeunes adultes consultant en centres de planning familial.
Validité de contenu
Lors de la phase de développement par Hanna (1999), un pool initial d’items a été extrait d’une revue systématique de la littérature sur les déterminants comportementaux de l’usage du préservatif et soumis à un panel d’experts en santé des adolescents, en soins infirmiers pédiatriques et en psychologie de la reproduction. Les experts ont évalué la clarté linguistique, la pertinence culturelle et la couverture exhaustive des différentes étapes de la chaîne comportementale (achat, port, communication, négociation, érection, retrait). Les items ambigus ou redondants ont été éliminés, aboutissant aux 14 items définitifs.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été confirmée par des associations positives hautement significatives entre les scores totaux et factoriels de la CSEU et plusieurs construits théoriquement congruents :
- Intention d’utiliser un préservatif : des corrélations fortes à modérées (r variant de .45 à .62, p < .001) ont été observées avec les échelles mesurant l’intention comportementale ferme lors des prochains rapports sexuels.
- Fréquence d’utilisation passée : les participants rapportant un usage systématique à 100 % au cours des trois à six derniers mois présentaient des scores d’auto-efficacité significativement plus élevés que les utilisateurs occasionnels ou non-utilisateurs (tests t et ANOVA, p < .001).
- Assertivité sexuelle : la sous-échelle de communication de la CSEU corrèle positivement avec les échelles de communication sexuelle générale (Sexual Assertiveness Scale de Morokoff et al., r = .51 à .58).
Validité discriminante
L’instrument démontre une différenciation nette avec des traits psychologiques globaux non spécifiques. Notamment, les corrélations entre la CSEU et l’estime de soi générale (mesurée par l’échelle de Rosenberg) ou l’auto-efficacité générale (mesurée par la GSE de Schwarzer et Jerusalem) restent faibles à modestes (généralement r < .25), confirmant le postulat de Bandura selon lequel l’auto-efficacité est un construit hautement spécifique à un domaine de performance particulier et ne se confond pas avec un trait de personnalité global.
Validité prédictive et de critère
Dans des protocoles longitudinaux de suivi prospectif sur 3, 6 et 12 mois, le score global de la CSEU s’est révélé être l’un des prédicteurs les plus puissants de l’utilisation effective du préservatif lors du dernier rapport sexuel ainsi que du maintien de la consistance contraceptive, même après contrôle statistique de l’âge, du genre et du statut relationnel (partenaire occasionnel vs stable).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de la CSEU ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans l’étude princeps de Hanna (1999) ainsi que dans des réplications ultérieures menées auprès de cohortes d’adolescents et de jeunes adultes.
Consistance interne
La cohérence interne de l’instrument est remarquable pour une échelle brève de 14 items. Dans l’échantillon de dérivation original de Hanna (1999) composé d’adolescents âgés de 15 à 21 ans :
- Le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 14 items était de .89, dénotant une excellente homogénéité conceptuelle sans redondance excessive.
- La sous-échelle Capacités de communication (5 items) affichait un coefficient alpha de .84 (oscillant entre .82 et .87 selon les sous-groupes d’âge et de genre).
- La sous-échelle Capacités d’utilisation systématique (3 items) présentait un coefficient alpha de .81 (valeurs courantes rapportées entre .78 et .83).
- La sous-échelle Capacités d’utilisation correcte (6 items) présentait un coefficient alpha de .75 (valeurs rapportées entre .70 et .79).
Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil critique habituel de .30, la majorité se situant entre .42 et .71, indiquant que chaque énoncé contribue de façon substantielle à la mesure du construit.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité test-retest a été mesurée dans des sous-échantillons n’ayant reçu aucune intervention préventive intermédiaire sur des intervalles de deux à quatre semaines. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation de Pearson se sont établis entre r = .74 et .85 pour le score total, attestant d’une stabilité temporelle satisfaisante de l’évaluation du sentiment d’auto-efficacité, tout en préservant la sensibilité de l’instrument aux changements induits par des interventions éducatives futures.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la CSEU a été validée par des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Dans l’étude inaugurale de Hanna (1999), une analyse en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax et d’une rotation oblique Promax a été conduite sur les 14 items. Le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1.0) et l’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) ont clairement indiqué une solution à trois facteurs distincts, expliquant cumulativement plus de 58 % de la variance totale des réponses :
| Facteur | Items constitutifs | Saturations factorielles (Loadings) | Variance expliquée |
|---|---|---|---|
| Facteur 1 : Communication | Items 10, 11, 12, 13, 14 | .64 à .83 | ~26 % |
| Facteur 2 : Utilisation correcte | Items 4, 5, 6, 7, 8, 9 | .48 à .76 | ~18 % |
| Facteur 3 : Utilisation systématique | Items 1, 2, 3 | .59 à .81 | ~14 % |
Aucun item n’a présenté de saturation croisée problématique (> .35 sur un facteur secondaire), confirmant la netteté de la structure latente.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Des investigations ultérieures ont soumis le modèle trifactoriel de Hanna à des tests d’ajustement confirmatoires sur des échantillons indépendants. Les indices d’ajustement structurel indiquent une excellente adéquation aux données :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) ≥ .94
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ .93
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ .055 (intervalle de confiance à 90 % : [.042, .068])
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ .048
Les modèles rivaux unifactoriels (postulant un facteur unique d’auto-efficacité globale) ont systématiquement démontré des dégradations statistiquement significatives de l’ajustement (Δχ², p < .001), justifiant le maintien de la partition trifactorielle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Dénomination officielle : Condom Self-Efficacy Use Scale (CSEU).
- Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique auto-rapporté, utilisable en format papier-crayon ou par administration informatisée (web/tablette).
- Population cible : Adolescents (à partir de 14-15 ans) et jeunes adultes (étudiants, populations cliniques de santé sexuelle).
- Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Nombre d’items : 14 énoncés brefs rédigés à la première personne du singulier.
- Amorce des énoncés : Tous les items débutent implicitement ou explicitement par la formule introductive : « I feel sure that . . . » (« J’ai l’assurance que . . . »).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
- 1 = Very Unsure (Très incertain)
- 2 = Unsure (Incertain)
- 3 = Somewhat Unsure (Plutôt incertain)
- 4 = Sure (Certain)
- 5 = Very Sure (Très certain)
- Organisation des sous-échelles :
- Capacités d’utilisation systématique (Consistent condom use abilities) : items 1, 2 et 3 (score de 3 à 15).
- Capacités d’utilisation correcte (Correct condom use abilities) : items 4, 5, 6, 7, 8 et 9 (score de 6 à 30).
- Capacités de communication (Communication abilities related to condom use) : items 10, 11, 12, 13 et 14 (score de 5 à 25).
- Procédure de cotation et de calcul :
- Aucun item n’est inversé ; la cotation s’effectue directement de 1 à 5.
- Le score total s’obtient par la somme de tous les items (étendue de 14 à 70) ou par la moyenne générale (de 1.0 à 5.0).
- Les scores de sous-échelles s’obtiennent par la somme ou la moyenne des items constitutifs. Un score moyen plus élevé reflète un sentiment d’efficacité personnelle plus vigoureux dans le domaine concerné.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1999 (revue Journal of Pediatric Nursing).
- Ouvrage de référence méthodologique : L’instrument complet, ses grilles de cotation et ses instructions cliniques sont republiés dans l’ouvrage anthologique de Simmons et Lehmann (2013), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (Springer Publishing Company, pp. 476–477).
- Statut des droits et autorisations : L’échelle a été mise à disposition par son auteur pour la recherche scientifique, académique et l’évaluation clinique non commerciale. L’utilisation dans le cadre de thèses, mémoires ou projets universitaires est généralement libre de droits sous réserve de citation formelle de l’article source de Hanna (1999).
- Tarification : L’accès au questionnaire lui-même est gratuit dans les publications scientifiques citées. L’accès au texte intégral de l’article princeps de 1999 ou au manuel de Springer peut nécessiter un abonnement institutionnel aux bases de données universitaires (ScienceDirect / SpringerLink).
- Contacts institutionnels de référence : Pour toute adaptation transculturelle formelle ou usage commercial, contacter les services de gestion des droits d’Elsevier (éditeur du Journal of Pediatric Nursing) ou l’auteure via le Collège des sciences infirmières de l’Université du Nebraska (UNMC).
12. Références / References
Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques, psychométriques et appliqués de l’échelle CSEU :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Fisher, J. D., & Fisher, W. A. (1992). Changing AIDS-risk behavior. Psychological Bulletin, 111(3), 455–474. https://doi.org/10.1037/0033-2909.111.3.455
- Hanna, K. M. (1999). An adolescent and young adult condom self-efficacy scale. Journal of Pediatric Nursing, 14(1), 59–65. https://doi.org/10.1016/s0882-5963(99)80060-6
- Morokoff, P. J., Quina, K., Harlow, L. L., Whitmire, L., Grimley, D. M., Gibson, P. R., & Sloan, C. A. (1997). Sexual Assertiveness Scale (SAS) for women: Development and validation. Journal of Personality and Social Psychology, 73(4), 790–804. https://doi.org/10.1037/0022-3514.73.4.790
- Simmons, C. A., & Lehmann, P. (Eds.). (2013). Tools for strengths-based assessment and evaluation. Springer Publishing Company. https://doi.org/10.1891/9780826197825
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 = Very Unsure‚ 2 = Unsure‚ 3 = Somewhat Unsure‚ 4 = Sure‚ 5 = Very Sure
I feel sure that . . .
- I could carry a condom with me in case I needed one.
- I could use a condom each time my partner and I have sex.
- I could use a new condom each time my partner and I have sex.
- I could stop to put a condom on myself or my partner.
- I or my partner could unroll a condom all the way to the base of the penis.
- I could use a condom without it slipping.
- I or my partner could get rid of a condom in the garbage after sex.
- I or my partner could hold the condom at the base of the penis while withdrawing after sex.
- I could use a condom if drinking beer‚ wine‚ or other liquor.
- I could talk about using condoms with any sexual partner.
- I could talk about using a condom if I were unsure of my partner’s feelings about condoms.
- I could talk about using condoms with a potential sexual partner before we started to hug or kiss.
- I could talk a partner into using a condom when we have sexual intercourse.
- I could say no to sex if my partner refused to use a condom.