Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (SSES-E)

L’Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (SSES-E), développée par Libman et al. (1985), est un instrument psychométrique de 25 items évaluant le sentiment d’efficacité personnelle lié à la fonction érectile et aux interactions sexuelles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (Sexual Self-Efficacy Scale-Erectile Functioning, SSES-E) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par Eva Libman, Iris Rothenberg, Catherine S. Fichten et Rhonda Amsel en 1985. Élaborée à l’intersection de la sexologie clinique et de la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, cette échelle quantifie le sentiment d’efficacité personnelle spécifique aux capacités érectiles et aux comportements sexuels connexes chez l’homme. Composée de 25 items, l’échelle évalue la confiance qu’a un individu en sa capacité à obtenir, maintenir et retrouver une érection dans une diversité de contextes (seul, avec partenaire, lors des préliminaires, lors du coït), tout en mesurant des composantes clés de communication sexuelle, de gestion de l’anxiété de performance et d’intimité non coïtale.

Le format de réponse utilise une échelle de probabilité subjective en pourcentages allant de 10 (« tout à fait incertain » / quite uncertain) à 100 (« certain » / certain), par paliers de 10 points. Les propriétés psychométriques établies lors des études princeps et des réplications ultérieures témoignent d’une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,92 et 0,95 chez les hommes présentant des dysfonctions érectiles et les populations témoins. L’instrument bénéficie également d’une version pour la partenaire évaluant les perceptions dyadiques (alpha variant de 0,86 à 0,94). La fidélité test-retest à un mois atteint 0,98 pour les hommes et 0,97 pour les femmes. Les analyses factorielles révèlent une organisation multidimensionnelle robuste articulée autour de cinq facteurs majeurs (maintien et récupération de l’érection, érection solitaire et physiologique, communication et assertivité sexuelle, préliminaires avec partenaire, et sexualité non coïtale). La SSES-E s’impose comme un standard méthodologique dans l’évaluation des dysfonctions érectiles psychogènes et l’appréciation de l’efficacité des thérapies cognitivo-comportementales et sexologiques.

2. Mots-clés / Keywords

auto-efficacité sexuelle, dysfonction érectile, psychométrie, sexologie clinique, Albert Bandura, évaluation dyadique, anxiété de performance, comportement sexuel masculin, thérapie cognitivo-comportementale, érection

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs et cliniciens affiliés à des institutions académiques et hospitalières montréalaises (Québec, Canada) :

  • Eva Libman, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse principale au Service de thérapie comportementale et sexuelle de l’Hôpital général juif de Montréal, ainsi que professeure agrégée au Département de psychiatrie de l’Université McGill. Ses travaux portent sur la médecine comportementale du sommeil, la santé sexuelle et le vieillissement cognitif.
  • Iris Rothenberg, M.A. : Chercheuse et clinicienne associée aux recherches sur les interventions comportementales et l’évaluation psychosexuelle à l’Hôpital général juif de Montréal.
  • Catherine S. Fichten, Ph.D. : Psychologue clinicienne, professeure émérite au Département de psychologie du Collège Dawson, professeure associée au Département de psychiatrie de l’Université McGill, et co-directrice du Réseau de recherche Adaptech (Adaptech Research Network). Elle a grandement contribué à l’évaluation psychologique des difficultés d’adaptation et des comportements sexuels. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Rhonda Amsel, M.Sc. : Statisticienne et professeure adjointe au Département de psychologie de l’Université McGill, spécialisée dans la méthodologie quantitative, la modélisation statistique et la psychométrie appliquée aux sciences cliniques.

4. Objectif / Purpose

La création de la SSES-E répondait à un besoin méthodologique et clinique critique au milieu des années 1980 : opérationnaliser les composantes cognitives médiatrices de l’échec ou de la réussite érectile. Alors que les approches traditionnelles de la sexologie (telles que celles de Masters et Johnson) insistaient sur l’impact délétère de l’anxiété de performance et du rôle de spectateur (spectatoring), il manquait un outil standardisé capable de quantifier les attentes d’efficacité personnelle de l’homme relatives à ses réponses physiologiques érectiles.

L’objectif fondamental de la SSES-E est de mesurer la croyance prospective d’un homme en sa capacité organisationnelle et opérationnelle à exécuter les comportements nécessaires à une activité sexuelle satisfaisante, y compris dans des conditions de vulnérabilité érectile (perte temporaire d’érection, préliminaires prolongés, demande du partenaire). Sur le plan clinique, l’échelle permet :

  • D’établir un profil diagnostique précis des croyances dysfonctionnelles et des attentes d’échec chez les hommes consultant pour des troubles de l’érection, permettant de discriminer les composantes psychogènes des atteintes purement organiques.
  • D’évaluer l’impact dyadique de la dysfonction : la SSES-E dispose d’une version parallèle destinée à la partenaire, mesurant la confiance de celle-ci envers les capacités érectiles de son conjoint, révélant ainsi les concordances ou discordances perceptives au sein du couple.
  • De suivre l’évolution thérapeutique lors des protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC), de focalisation sensorielle ou d’interventions pharmacologiques (tels que les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, introduits plus tardivement dans l’histoire de la sexologie).
  • De prédire le risque de rechute après traitement : un homme dont l’érection s’améliore physiologiquement mais dont le sentiment d’auto-efficacité demeure faible reste hautement susceptible de développer à nouveau une inhibition psychogène face au moindre échec épisodique.

En recherche fondamentale et translationnelle, l’outil fournit une mesure empirique robuste pour étudier les modèles cognitivo-affectifs de la fonction sexuelle masculine, en isolant le rôle modulateur de l’auto-efficacité par rapport aux variables affectives globales telles que l’anxiété généralisée, la dépression ou l’estime de soi.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SSES-E est l’auto-efficacité sexuelle spécifique à l’érection. Conformément aux postulats banduriens, l’auto-efficacité ne reflète pas une compétence technique passive ni une mesure de l’estime de soi générale, mais une conviction dynamique quant à ce que l’individu est capable d’accomplir dans des circonstances exigeantes ou anxiogènes. Dans la SSES-E, ce construit est décliné à travers plusieurs facettes opérationnelles :

Capacité d’initiation et de maintien de l’érection dans des contextes variés

Le questionnaire explore la certitude ressentie quant à l’obtention d’une érection rigide selon le niveau de stimulation et le degré d’intimité corporelle. Les items distinguent la masturbation solitaire (où la pression de performance est minimale) des situations avec partenaire, habillés ou nus (items 2, 3, 4, 20 et 21). Cette distinction permet d’identifier l’inhibition contextuelle typique de l’anxiété de performance interpersonnelle.

Résilience érectile et capacité de récupération

L’une des manifestations les plus invalidantes du trouble érectile psychogène est la terreur de perdre son érection en cours d’activité et l’incapacité cognitive à envisager sa récupération. Les items 5 (« Regain an erection if it is lost during foreplay ») et 8 (« Regain an erection if it is lost during intercourse ») capturent la résilience de l’individu face aux fluctuations physiologiques normales. Une auto-efficacité élevée sur ces items brise le cercle vicieux de la panique anticipatoire.

Contrôle du déroulement coïtal et timing orgasmique

La capacité perçue à obtenir une turgescence suffisante pour la pénétration (item 6) dans un délai raisonnable (item 9), et à prolonger les rapports sans éjaculer prématurément (item 10), constitue un axe central de l’assurance fonctionnelle masculine.

Élargissement du répertoire sexuel et sexualité non coïtale

La SSES-E se démarque des simples échelles mécaniques de rigidité en intégrant des composantes comportementales d’intimité non pénétro-centrée. Les items 11 (« Stimulate the partner to orgasm by means other than intercourse »), 14 (« Enjoy a sexual encounter with the partner without having intercourse ») et 15 (« Anticipate a sexual encounter without feeling obliged to have intercourse ») évaluent la flexibilité érotique de l’homme. La certitude de pouvoir procurer et éprouver du plaisir sans obligation coïtale est un puissant réducteur de tension psychologique.

Communication sexuelle, affirmation de soi et image corporelle

Le construit intègre également la compétence perçue à exprimer ses besoins érotiques (item 19), à initier des activités (item 17), à refuser des avances sans culpabilité (item 18), et à se sentir sexuellement désirable (item 12) et à l’aise avec sa propre sexualité (item 13).

Présence d’érections spontanées et involontaires

L’item 25 évalue la confiance relative aux érections matinales (« Get a morning erection »), intégrant un indicateur subjectif traditionnellement corrélé à l’intégrité neurovasculaire et à l’absence d’altération organique majeure.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le soubassement théorique de la SSES-E repose directement sur la théorie sociocognitive élaborée par Albert Bandura (1977, 1986, 1997). Selon ce cadre conceptuel, le comportement humain, les processus cognitifs internes et les stimuli environnementaux s’influencent mutuellement par un déterminisme réciproque. Au cœur de ce système réside le mécanisme d’auto-efficacité perçue (perceived self-efficacy), défini comme le jugement qu’un individu porte sur ses capacités à organiser et exécuter les actions requises pour atteindre des performances désignées.

Distinction entre attentes d’efficacité et attentes de résultat

Bandura différencie minutieusement deux types d’attentes cognitives :

  • Les attentes d’efficacité (efficacy expectations) : La conviction qu’a l’individu qu’il peut exécuter avec succès le comportement menant au résultat escompté. Par exemple : « Je suis capable de maintenir mon érection même si mon attention vacille un instant. » C’est précisément cette dimension que mesure la SSES-E.
  • Les attentes de résultat (outcome expectations) : L’estimation des conséquences environnementales, sociales ou affectives que produira le comportement. Par exemple : « Si j’ai une érection complète, ma partenaire sera comblée et notre couple sera sauvé. »

Même si une personne sait pertinemment qu’une érection complète produirait un résultat hautement valorisé, si son attente d’efficacité personnelle est effondrée, elle adoptera des comportements d’évitement, manifestera une détresse aiguë et développera une inhibition physiologique face à l’évaluation.

Articulations avec le modèle cognitivo-affectif de David Barlow

L’apport de la SSES-E a été consolidé par les travaux contemporains de David H. Barlow (1986) sur l’anxiété de performance sexuelle. Barlow a démontré que les hommes sexuellement fonctionnels et les hommes dysfonctionnels réagissent de manière diamétralement opposée face à l’excitation érotique :

  • Chez l’homme fonctionnel, une demande sexuelle suscite un affect positif, une attention focalisée sur les indices érotiques internes et externes, et un sentiment élevé d’auto-efficacité, déclenchant une facilitation parasympathique et l’érection.
  • Chez l’homme dysfonctionnel, la même demande induit un sentiment d’inefficacité anticipatoire, un affect négatif, un déplacement de l’attention vers des stimuli non érotiques (peur de l’échec, regard scrutateur sur le pénis, angoisse du rejet) et une hyperactivation sympathique inhibitrice de l’érection.

La SSES-E permet de cartographier empiriquement ces cognitions d’incompétence perçue, qui agissent comme le moteur principal de la boucle d’inhibition physiologique.

7. Validité / Validity

Les études empiriques menées par Libman et collaborateurs (1985), ainsi que les réplications indépendantes ultérieures, fournissent des preuves substantielles de la validité psychométrique de la SSES-E à travers ses différentes modalités :

Validité de construit et discriminante

La validité de construit a été rigoureusement démontrée par la méthode des groupes contrastés. Les comparaisons statistiques entre des hommes présentant une dysfonction érectile diagnostiquée et des hommes sexuellement fonctionnels (groupe contrôle) ont révélé des écarts massifs et hautement significatifs (p < 0,001). Les hommes dysfonctionnels affichent des scores globaux d’auto-efficacité considérablement plus faibles que les témoins, notamment sur les items impliquant des rapports avec partenaire et la récupération de l’érection.

De plus, l’échelle discrimine de façon probante l’auto-efficacité érectile de mesures connexes mais conceptuellement distinctes telles que l’anxiété générale, l’estime de soi globale ou la satisfaction conjugale globale. Bien que corrélée à ces variables, la SSES-E explique une part de variance unique et prépondérante dans la probabilité de réussite des rapports intimes.

Validité convergente

La validité convergente de la SSES-E est attestée par des corrélations positives élevées avec les indices standardisés de la fonction érectile, tels que le domaine « Fonction érectile » de l’Index international de la fonction érectile (IIEF-5 et IIEF-15), la fréquence des rapports sexuels réussis et les évaluations de plaisir sexuel. Inversement, l’échelle corrèle négativement de manière robuste avec les indices d’anxiété de performance sexuelle et de détresse psychosexuelle.

Validité dyadique et concordance inter-juges

Un atout méthodologique majeur documenté par Libman et al. (1985) réside dans l’utilisation de la version partenaire. Les corrélations entre les auto-évaluations des hommes et les évaluations faites par leurs partenaires démontrent une convergence remarquable (coefficients allant de 0,70 à 0,85 selon les sous-groupes), confirmant que les scores reflètent des comportements observables et des dynamiques relationnelles tangibles plutôt qu’un biais solipsiste purement intrapsychique.

Sensibilité au changement et validité prédictive

Lors d’essais cliniques évaluant des programmes de thérapie sexuelle cognitivo-comportementale, les scores à la SSES-E ont démontré une sensibilité au changement remarquable : les augmentations des scores d’auto-efficacité post-traitement prédisent fidèlement le maintien des gains thérapeutiques lors des suivis à 6 et 12 mois, confirmant le rôle médiateur protecteur d’un sentiment d’efficacité reconstruit.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la SSES-E a fait l’objet d’évaluations métrologiques approfondies dans les études fondatrices de Libman, Rothenberg, Fichten et Amsel (1985) ainsi que dans des travaux d’adaptation transculturelle (notamment les adaptations perse et hispanophone) :

Consistance interne

Les indices de cohérence interne calculés via le coefficient alpha de Cronbach sont remarquablement élevés à travers l’ensemble des sous-groupes cliniques et non cliniques :

  • Hommes présentant une dysfonction érectile : α = 0,92.
  • Évaluation des partenaires féminines évaluant leur conjoint dysfonctionnel : α = 0,94.
  • Hommes du groupe témoin (sans trouble) : α = 0,92.
  • Partenaires féminines du groupe témoin : α = 0,86.

Dans des études de validation transculturelle plus récentes (ex. adaptations iraniennes et européennes), le coefficient alpha global s’est maintenu à un niveau d’excellence (α = 0,95), avec des coefficients variant entre 0,82 et 0,91 pour chacun des facteurs extraits.

Fidélité test-retest (stabilité temporelle)

La fidélité temporelle a été mesurée auprès du groupe témoin sur un intervalle d’un mois sans intervention thérapeutique :

  • Hommes : coefficient de corrélation test-retest r = 0,98.
  • Femmes (évaluation de leur partenaire) : coefficient r = 0,97.

Ces coefficients exceptionnellement élevés indiquent une stabilité métrologique quasi parfaite en l’absence de modification clinique, éliminant le risque de fluctuations aléatoires des scores dues à la passation répétée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que la SSES-E soit souvent interprétée à l’aide d’un score total global d’auto-efficacité érectile, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont mis en lumière une organisation interne multidimensionnelle sous-jacente.

Extraction factorielle et variance expliquée

Les analyses factorielles conduites avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) ont permis d’extraire de manière consistante une solution à cinq facteurs principaux, expliquant entre 62 % et 71 % de la variance totale selon les échantillons étudiés :

  1. Facteur 1 : Maintien et récupération de l’érection (Erection Maintenance and Recovery) : Ce facteur regroupe les items relatifs à la conservation de la rigidité jusqu’à l’orgasme et à la capacité de retrouver l’érection en cas de perte durant les préliminaires ou la pénétration (items 5, 7, 8, 9). Il présente les plus fortes saturations factorielles (λ allant de 0,68 à 0,86).
  2. Facteur 2 : Érection en contexte dyadique / préliminaires (Partnered Foreplay Erections) : Regroupe les items mesurant l’émergence de la turgescence en présence de la partenaire, habillée ou nue, et l’obtention d’une érection partielle ou ferme (items 3, 4, 20, 21).
  3. Facteur 3 : Sexualité non coïtale et satisfaction alternative (Non-Coital and Alternative Sexual Intimacy) : Ce facteur inclut les items liés à la capacité de procurer un orgasme à la partenaire par d’autres moyens, de partager un moment érotique sans pénétration obligatoire et d’anticiper le rapport sans anxiété (items 1, 11, 14, 15).
  4. Facteur 4 : Communication et affirmation sexuelle (Sexual Assertiveness and Desire) : Comprend l’initiation des rapports, le refus des sollicitations non désirées, la verbalisation des stimulations requises, l’intérêt général pour le sexe et l’aisance avec sa propre sexualité (items 13, 16, 17, 18, 19).
  5. Facteur 5 : Érections solitaires et réflexes physiologiques (Solitary Masturbation and Physiological Erections) : Saturation élevée pour les érections obtenues lors de la masturbation solitaire, les orgasmes solitaires et la présence d’érections matinales involontaires (items 2, 24, 25).

Cette structure multidimensionnelle permet aux cliniciens de tracer des profils différentiels : un profil présentant des scores élevés sur le facteur 5 mais effondrés sur les facteurs 1 et 2 signe quasi indiscutablement une étiologie psychogène liée à l’anxiété de performance relationnelle, orientant directement l’intervention vers la déconstruction des craintes interpersonnelles.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Sexual Self-Efficacy Scale-Erectile Functioning (SSES-E).
  • Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (existant également en version d’hétéro-évaluation pour la partenaire).
  • Nombre d’items : 25 énoncés décrivant des situations, des réactions physiologiques et des comportements sexuels spécifiques.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de confiance subjective de type probabilité subjective continue ou discrète en 10 échelons allant de 10 à 100 :
    • 10 = « quite uncertain » (tout à fait incertain)
    • 20, 30, 40, 50 = « moderately certain » (modérément certain)
    • 60, 70, 80, 90, 100 = « certain » (tout à fait certain)
  • Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.
  • Consignes de cotation (Scoring) :
    • Le score global moyen est calculé en additionnant les valeurs attribuées à l’ensemble des 25 items et en divisant le total par 25 (ou en conservant le score brut total allant de 250 à 2500).
    • Des scores factoriels moyens peuvent être calculés pour chacun des 5 domaines en faisant la moyenne des items constitutifs de chaque facteur.
    • Une note globale élevée traduit un sentiment d’auto-efficacité érectile robuste et protecteur. Des notes moyennes inférieures à 50 indiquent une précarité cognitive et une vulnérabilité majeure à l’anxiété de performance.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1985 (publié dans le Journal of Sex & Marital Therapy).
  • Statut des droits d’auteur : Les droits initiaux ont été enregistrés auprès des auteurs et de l’éditeur scientifique Brunner/Mazel (aujourd’hui Taylor & Francis).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de pratique clinique non commerciale. Les documents méthodologiques et tirés à part ont été mis à disposition publiquement par le Réseau de recherche Adaptech (Dawson College / Université McGill).
  • Utilisation commerciale : Toute inclusion dans un dispositif commercial, une application numérique payante ou un essai clinique sponsorisé par l’industrie pharmaceutique nécessite l’accord formel des auteurs ou des ayants droit.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Barlow, D. H. (1986). Causes of sexual dysfunction: The role of anxiety and cognitive interference. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(2), 140–148. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.2.140
  • Fichten, C. S., Libman, E., & Rothenberg, I. (1988). Sexual Self-Efficacy Scale-Erectile Functioning (SSES-E). In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of Sexuality-Related Measures (pp. 559–560). Sage Publications / Adaptech Research Network. http://www.adaptech.org/cfichten/abSexualSelfEfficacyScaleErectileFunctioning1988FT.pdf
  • Libman, E., Rothenberg, I., Fichten, C. S., & Amsel, R. (1985). The SSES-E: A measure of sexual self-efficacy in erectile functioning. Journal of Sex & Marital Therapy, 11(4), 233–244. https://doi.org/10.1080/00926238508406089
  • Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1970). Human sexual inadequacy. Little, Brown and Company.
  • Rosen, R. C., Riley, A., Wagner, G., Osterloh, I. H., Kirkpatrick, J., & Mishra, A. (1997). The International Index of Erectile Function (IIEF): A multidimensional scale for assessment of erectile dysfunction. Urology, 49(6), 822–830. https://doi.org/10.1016/S0090-4295(97)00238-0

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Confidence Scale: quite uncertain = 10, 20, 30, 40, 50 moderately certain, 60, 70, 80, 90, 100 = certain

  1. Anticipate (think about) ha‎ving intercourse without fear or anxiety.
  2. Get an erection by masturbating when alone.
  3. Get an erection during foreplay when both partners are clothed.
  4. Get an erection during foreplay while both partners are nude.
  5. Regain an erection if it is lost during foreplay.
  6. Get an erection sufficient to begin intercourse.
  7. Keep an erection during intercourse until orgasm is reached.
  8. Regain an erection if it is lost during intercourse.
  9. Get an erection sufficient for intercourse within a reasonable period of time.
  10. Engage in intercourse for as long as desired without ejaculating.
  11. Stimulate the partner to orgasm by means other than intercourse.
  12. Feel sexually desirable to the partner.
  13. Feel comfortable about one’s sexuality.
  14. Enjoy a sexual encounter with the partner without ha‎ving intercourse.
  15. Anticipate a sexual encounter without feeling obliged to have intercourse.
  16. Be interested in sex.
  17. Initiate Sexual activities.
  18. Refuse a sexual advance by the partner.
  19. Ask the partner to provide the type and amount of sexual stimulation needed.
  20. Get at least a partial erection when with the partner.
  21. Get a firm erection when with the partner.
  22. Have an orgasm while the partner is stimulating the penis with the hand or mouth.
  23. Have an orgasm during intercourse (whether there is a firm erection or not).
  24. Have an orgasm by masturbation when alone (whether there is a firm erection or not).
  25. Get a morning erection.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (SSES-E). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonctionnement-erectile-sses-e/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (SSES-E).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonctionnement-erectile-sses-e/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité sexuelle – Fonctionnement érectile (SSES-E).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonctionnement-erectile-sses-e/.