Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (SSES-E)

L’Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (SSES-E) évalue la confiance des hommes envers leur réponse érectile et leur sexualité dyadique selon le modèle d’Albert Bandura.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (Sexual Self-Efficacy Scale-Erectile Functioning, SSES-E), développée initialement par Eva Libman, Irena Rothenberg, Catherine S. Fichten et Rhonda Amsel en 1985, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et pionniers conçus pour évaluer les croyances d’un individu relatives à sa propre capacité à initier, maintenir et retrouver une érection adéquate, ainsi qu’à gérer les interactions sexuelles dyadiques. Fondé théoriquement sur le paradigme de l’auto-efficacité énoncé par le psychologue Albert Bandura, cet outil comprend 25 items mesurant le niveau de confiance subjective face à une série de situations érotiques allant de la masturbation solitaire à la pénétration vaginale et aux activités sexuelles non coïtales.

Le format de réponse utilise une échelle de probabilité subjective graduelle par paliers de 10 unités, s’étendant de 10 (« tout à fait incertain » / quite uncertain) à 100 (« absolument certain » / certain), avec un point médian fixé à 50-60 (« modérément certain » / moderately certain). Les qualités psychométriques de l’instrument sont remarquables : la consistance interne, mesurée par l’alpha de Cronbach, oscille entre 0,92 et 0,95 chez les hommes présentant des dysfonctions érectiles et les sujets témoins, tandis que les évaluations parallèles réalisées par les partenaires féminines atteignent des indices de cohérence de 0,86 à 0,94. La stabilité temporelle test-retest à un mois s’élève à 0,98 pour les hommes et 0,97 pour les partenaires. L’analyse factorielle met en évidence une structure multidimensionnelle robuste comprenant généralement cinq facteurs interconnectés. L’outil s’est avéré précieux tant dans l’évaluation clinique des troubles de l’érection que dans la planification et le suivi des interventions de sexothérapie cognitivo-comportementale.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité sexuelle, dysfonction érectile, psychométrie, sexologie clinique, Albert Bandura, évaluation cognitive, anxiété de performance sexuelle, thérapie de couple, érection, comportement sexuel.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par une équipe multidisciplinaire de cliniciens et chercheurs en psychologie rattachés au Département de psychiatrie de l’Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis et au Collège Dawson à Montréal (Québec, Canada) :

  • Eva Libman, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse senior au Département de psychiatrie de l’Hôpital général juif et professeure adjointe à l’Université McGill. Ses travaux portent principalement sur la sexologie clinique, les troubles du sommeil et le vieillissement cognitif. Courriel de correspondance institutionnelle : [email protected].
  • Irena Rothenberg, M.A. : Psychologue et clinicienne spécialisée dans les évaluations comportementales du couple et des dysfonctions sexuelles masculines.
  • Catherine S. Fichten, Ph.D. : Chercheuse clinicienne émérite, professeure au Département de psychologie du Collège Dawson et professeure associée à l’Université McGill, codirectrice de l’Adaptech Research Network. Courriel : [email protected].
  • Rhonda Amsel, M.Sc. : Statisticienne et professeure agrégée au Département de psychologie de l’Université McGill, experte en méthodologie quantitative et analyse multidimensionnelle. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

La création de la SSES-E répondait à un manque criant dans les méthodologies d’évaluation en médecine sexuelle et en sexologie psychologique durant les années 1980. Jusqu’alors, la prise en charge de la dysfonction érectile (autrefois désignée sous le vocable péjoratif d’impuissance) reposait presque exclusivement sur des mesures physiologiques quantitatives (telles que la tumescence pénienne nocturne) ou sur des inventaires généraux de fréquence comportementale. Ces approches omettaient la dimension cognitive médiatrice cruciale qui sous-tend la réponse sexuelle humaine : le sentiment de compétence personnelle et l’espérance d’efficacité de l’individu face aux situations érotiques.

L’objectif fondamental de la SSES-E est de quantifier avec précision la force des croyances d’auto-efficacité d’un homme à l’égard de sa réponse érectile et de son répertoire sexuel global. L’instrument vise à opérationnaliser le construit selon lequel ce n’est pas uniquement la défaillance physiologique initiale qui perpétue le trouble érectile, mais la dégradation subséquente des attentes d’efficacité personnelle. Lorsqu’un homme anticipe un échec érectile, cette prédiction engendre une anxiété de performance aiguë, active le système nerveux sympathique, inhibe la vasodilatation parasympathique requise pour l’érection et concrétise l’échec craint.

En pratique clinique, l’échelle remplit de multiples fonctions diagnostiques et thérapeutiques :

  • Évaluation initiale différentielle : Elle permet d’identifier précisément les scénarios érotiques où le sentiment de contrôle s’effondre (par exemple, le passage des caresses habillées à la nudité, ou la perte transitoire d’érection durant les préliminaires).
  • Perspective dyadique : L’échelle peut être administrée parallèlement à la partenaire de l’homme afin de mesurer la perception qu’a cette dernière des capacités érectiles de son conjoint, révélant d’éventuelles divergences cognitives au sein du couple.
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Utilisée en pré-traitement, post-traitement et lors de suivis longitudinaux, elle atteste de la restauration de la confiance psychologique, indépendamment ou en complément des traitements pharmacologiques (tels que les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5).
  • Recherche translationnelle : Elle offre une variable médiatrice standardisée pour explorer les interactions entre neurobiologie érectile, schémas cognitifs négatifs et qualité de vie relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SSES-E s’enracine dans la théorie des attentes d’efficacité spécifique à un domaine (domain-specific self-efficacy). Contrairement à l’estime de soi ou au sentiment général de maîtrise, l’auto-efficacité sexuelle ne reflète pas une valeur globale accordée à sa propre personne, mais le jugement probabiliste qu’un individu porte sur sa capacité à exécuter avec succès des schémas d’action sexuelle spécifiques dans des conditions déterminées.

Le construit théorique opérationnalisé par l’instrument englobe cinq dimensions fondamentales :

1. Régulation érectile en contexte dyadique intime

Cette dimension évalue la confiance de l’homme à obtenir et maintenir une rigidité pénienne suffisante au cours d’interactions interactives avec son ou sa partenaire (items 3, 4, 6, 7, 20, 21). Elle interroge des jalons comportementaux concrets : obtenir une érection durant les préliminaires habillés, lors de la transition vers la nudité complète, et maintenir cette rigidité jusqu’à l’atteinte de l’orgasme. Cette composante reflète la vulnérabilité de la réponse vasculaire face aux signaux interpersonnels.

2. Récupération érectile après perte de tumescence

L’un des marqueurs les plus discriminants de l’anxiété de performance sexuelle réside dans la réaction cognitive consécutive à une perte d’érection passagère. Les items 5 et 8 mesurent la certitude de pouvoir retrouver une érection si celle-ci s’estompe au cours des préliminaires ou pendant le coït. Chez l’homme dysfonctionnel, la perte transitoire d’érection est perçue de façon catastrophique comme un échec irréversible, tandis que chez l’homme fonctionnel, elle est interprétée comme une fluctuation physiologique banale.

3. Fonctionnement sexuel non coïtal et répertoire élargi

Cette composante (items 11, 14, 15, 22) évalue la capacité de l’individu à concevoir la sexualité au-delà de la focalisation exclusive sur la verge et le coït vaginal. Elle quantifie le sentiment d’efficacité à procurer du plaisir et stimuler la partenaire jusqu’à l’orgasme par des moyens manuels, oraux ou sensuels, ainsi qu’à apprécier une rencontre sexuelle sans obligation d’insertion pénienne. Cette flexibilité cognitive constitue un puissant facteur protecteur contre l’angoisse d’échec.

4. Autonomie communicative et assertivité sexuelle

Les items 17, 18 et 19 mesurent le sentiment de maîtrise quant à la communication des besoins érotiques : initier des ébats, guider le partenaire vers le type et l’intensité de stimulation requis, ou être capable de refuser une avance sexuelle sans culpabilité. L’absence d’assertivité sexuelle est fréquemment associée à une pression de performance auto-induite invalidante.

5. Réponses sexuelles physiologiques et solitaires

Les items 2, 23, 24 et 25 ciblent des manifestations érectiles et orgasmiques autonomes ou physiologiques (obtention d’une érection matinale spontanée, érection et éjaculation lors de la masturbation solitaire, obtention d’un orgasme indépendamment du degré de rigidité pénienne). Cette dimension permet de contraster les capacités physiologiques intrinsèques conservées avec les blocages apparaissant spécifiquement dans la dynamique relationnelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la SSES-E repose sur la convergence féconde entre la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1977, 1986) et les modèles de thérapie sexuelle comportementale formulés par William Masters et Virginia Johnson (1970) ainsi que Joseph LoPiccolo (1978).

Selon Bandura, les attentes d’efficacité personnelle (self-efficacy expectations) constituent le principal régulateur cognitif de l’action humaine : elles déterminent si un individu amorcera un comportement, l’intensité de l’effort consenti et sa persévérance face aux obstacles ou aux expériences aversives. Bandura distingue rigoureusement les attentes d’efficacité (« Suis-je capable de produire ce comportement ? ») des attentes de résultat (« Si ce comportement est produit, mènera-t-il au résultat escompté ? »). Dans la sphère érectile, l’attente de résultat est évidente (l’érection permet le coït), mais l’attente d’efficacité est profondément ébranlée par l’anticipation d’une perte d’autocontrôle.

Ces attentes d’efficacité reposent, d’après le modèle sociocognitif, sur quatre sources majeures d’information que la SSES-E permet d’analyser en profondeur :

  • Les accomplissements antérieurs : Les succès érectiles passés consolident un sentiment d’efficacité robuste, alors que les épisodes répétés de non-tumescence entraînent une cascade de doutes et un conditionnement négatif.
  • L’expérience vicariante : La comparaison avec des normes socioculturelles ou des modèles médiatiques valorisant une virilité inaltérable amplifie le sentiment de déficience personnelle.
  • La persuasion verbale : Le réconfort, les encouragements ou, à l’inverse, les critiques et reproches formulés par le ou la partenaire modulent directement l’auto-efficacité perçue.
  • Les états physiologiques et émotionnels : Une hyperactivation autonome (tachycardie, transpiration, tension musculaire) est interprétée de façon erronée comme la preuve irréfutable de l’imminence d’une défaillance érectile.

Au confluent de ce modèle, Masters et Johnson ont décrit le phénomène du « rôle de spectateur » (spectatoring), où l’homme cesse d’être un participant sensuel actif pour devenir l’observateur critique et anxieux de sa propre réponse physiologique. Barlow (1986) a par la suite formalisé ce modèle cognitivo-affectif de la dysfonction érectile : confronté à une situation sexuelle, l’homme à faible auto-efficacité dirige son attention sur des indices non sexuels (peur de l’échec, regard de l’autre), génère une anxiété inhibitrice, ce qui prévient l’excitation et confirme son sentiment d’impuissance. La SSES-E capture précisément cette dynamique cognitive circulaire.

7. Validité / Validity

Les études de validation menées par Libman, Rothenberg, Fichten et Amsel (1985) ainsi que les réplications ultérieures ont documenté des propriétés de validité particulièrement probantes :

Validité discriminante et différentielle

L’échelle discrimine de façon statistiquement significative les hommes souffrant de dysfonctions érectiles cliniquement diagnostiquées des hommes témoins sans trouble sexuel. Les scores globaux d’auto-efficacité sont significativement plus faibles chez les hommes dysfonctionnels que chez les témoins (p < 0,001). De surcroît, l’outil discrimine avec finesse les dysfonctions érectiles primaires des dysfonctions érectiles secondaires, et permet de distinguer les troubles d’origine purement psychogène des atteintes vasculaires ou neurogènes organiques mixtes, les premiers présentant souvent une variabilité plus marquée entre les items de masturbation solitaire et les items d’interaction coïtale.

Validité convergente

Des corrélations significatives et attendues ont été établies entre les scores de la SSES-E et d’autres instruments validés évaluant la fonction érectile et la détresse sexuelle :

  • Corrélations positives élevées avec l’Index International de la Fonction Érectile (IIEF), notamment avec le domaine de la fonction érectile (r = 0,74 à 0,81) et de la satisfaction globale.
  • Corrélations négatives robustes avec les échelles d’anxiété de performance sexuelle et les inventaires d’anxiété générale comme le STAI (State-Trait Anxiety Inventory).
  • Corrélations positives avec les mesures de satisfaction conjugale et d’intimité émotionnelle dyadique (ex. Échelle d’Ajustement Dyadique de Spanier).

Validité prédictive et sensibilité au changement

La SSES-E a démontré une haute sensibilité aux effets des interventions thérapeutiques. Lors d’études évaluant l’efficacité de thérapies cognitivo-comportementales sexuelles ou de programmes de focalisation sensorielle, l’accroissement des scores à la SSES-E entre le pré-test et le post-test prédisait fidèlement le maintien des gains thérapeutiques lors des suivis à 6 et 12 mois. Les patients dont les érections s’étaient améliorées cliniquement sans restauration concomitante de leur auto-efficacité sexuelle présentaient un risque de rechute considérablement plus élevé.

8. Fidélité / Reliability

L’instrument bénéficie d’une fidélité psychométrique remarquable attestée par de multiples indices quantitatifs :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Libman et al., 1985), l’homogénéité des items s’est révélée exceptionnelle :

  • Pour les hommes présentant un dysfonctionnement érectile : alpha de Cronbach (α) = 0,92.
  • Pour les partenaires féminines évaluant leur conjoint dysfonctionnel : α = 0,94.
  • Pour les hommes du groupe contrôle (asymptomatiques) : α = 0,92.
  • Pour les partenaires féminines du groupe contrôle : α = 0,86.

Des études d’adaptation transculturelle et de réplication contemporaines (notamment publiées dans des cohortes cliniques diversifiées) ont rapporté un coefficient alpha global s’élevant jusqu’à 0,95, avec des valeurs d’alpha pour les sous-échelles factorielles oscillant entre 0,82 et 0,91, confirmant l’absence totale de redondance inutile tout en garantissant une cohérence interne de premier ordre.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La reproductibilité des scores a été évaluée auprès d’un groupe contrôle sur un intervalle temporel de 1 mois. Les coefficients de corrélation intraclasse / Pearson obtenus mettent en lumière une stabilité temporelle quasi parfaite en l’absence d’intervention thérapeutique :

  • Fidélité test-retest chez les hommes : r = 0,98.
  • Fidélité test-retest chez les partenaires féminines : r = 0,97.

Ces données démontrent que le construit d’auto-efficacité érectile, bien que sensible aux interventions thérapeutiques ciblées, demeure remarquablement stable au cours du temps lorsqu’il n’est pas soumis à un processus thérapeutique actif.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente de la SSES-E a été examinée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation varimax et confirmatoires (AFC) dans plusieurs études psychométriques indépendantes :

Structure à cinq facteurs extraits

L’extraction factorielle fait émerger de manière prépondérante cinq facteurs expliquant plus de 65 % de la variance totale des scores, chaque facteur présentant des saturations (factor loadings) substantielles (supérieures à 0,50 pour la quasi-totalité des items assignés) :

  • Facteur 1 : Érection et maintien coïtal (Capacité érectile dyadique). Regroupe les items relatifs à l’obtention et au maintien de l’érection durant les préliminaires et la pénétration (items 3, 4, 6, 7, 9, 20, 21). Ce facteur explique la part la plus importante de la variance (plus de 35 %).
  • Facteur 2 : Résilience et récupération de l’érection. Saturé fortement par les items 5 et 8, ce facteur isole spécifiquement la confiance à retrouver une tumescence érectile après interruption ou défaillance temporaire au cours des activités érotiques.
  • Facteur 3 : Sexualité non coïtale et satisfaction relationnelle. Comprend les items 11, 12, 13, 14 et 15, mettant en avant le plaisir sexuel sans pénétration impérative, le sentiment d’être désirable pour l’autre et la satisfaction hédonique partagée.
  • Facteur 4 : Assertivité et contrôle du rythme sexuel. Regroupe les items 10, 17, 18 et 19, reflétant l’aptitude à négocier le déroulement des rapports, prolonger les préliminaires sans précipitation et refuser des sollicitations sexuelles non souhaitées.
  • Facteur 5 : Réponses physiologiques et orgasmiques autonomes. Composé des items 2, 22, 23, 24 et 25, ce facteur isole le fonctionnement érectile et orgasmique solitaire (masturbation, érection matinale réflexe) de la performance dyadique.

Dans les modélisations en équations structurelles, les indices d’ajustement confirment l’adéquation du modèle factoriel (RMSEA < 0,06, CFI > 0,93, TLI > 0,91), corroborant le postulat que l’auto-efficacité érectile est une entité psychologique intégrée mais différenciée selon les contextes comportementaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’administration et la structure de l’instrument s’articulent selon les caractéristiques méthodologiques suivantes :

  • Type d’instrument : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (disponible également en version hétéro-évaluée destinée au/à la partenaire).
  • Nombre total d’items : 25 items rédigés sous forme d’énoncés comportementaux concrets.
  • Échelle de réponse : Échelle de confiance subjective continue par incréments de 10 points :
    • 10 = Tout à fait incertain (Quite uncertain)
    • 20, 30, 40 = Paliers d’incertitude marquée à modérée
    • 50 – 60 = Modérément certain (Moderately certain)
    • 70, 80, 90 = Paliers de certitude progressive
    • 100 = Tout à fait certain (Certain)
  • Modalités de passation : Auto-évaluation sur support papier ou format numérique informatisé. Durée de passation approximative : 5 à 10 minutes.
  • Calcul des scores et cotation :
    • Score total d’auto-efficacité : Obtenu en faisant la moyenne arithmétique des 25 items (somme divisée par 25) ou par la somme directe brute (allant de 250 à 2500). Un score moyen plus élevé reflète un niveau d’auto-efficacité érectile supérieur.
    • Scores factoriels : Calculés en faisant la moyenne des items appartenant à chaque dimension factorielle respective pour établir un profil cognitif individualisé du patient.
    • Analyse des divergences de couple : Dans le cadre d’une évaluation dyadique, un indice de discordance peut être calculé en comparant le score de l’homme et l’évaluation prospective réalisée par la partenaire.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1985.
  • Statut des droits et accessibilité : L’échelle a été conçue comme un instrument de recherche et d’évaluation clinique universitaire. Les auteurs (Libman, Rothenberg, Fichten et Amsel) ont mis l’instrument à la disposition de la communauté scientifique et des praticiens de santé mentale à des fins non commerciales.
  • Frais d’utilisation : Libre d’accès (gratuit) pour la recherche clinique, académique et l’évaluation thérapeutique individuelle sans but lucratif.
  • Sources et dépôts documentaires : L’instrument complet et les barèmes sont documentés dans l’article de référence du Journal of Sex and Marital Therapy (1985) ainsi que sur les archives institutionnelles de l’Adaptech Research Network rattaché au Collège Dawson (Montréal, Canada) : Fichten SSES-E Document.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Barlow, D. H. (1986). Causes of sexual dysfunction: The role of anxiety and cognitive interference. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(2), 140–148. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.2.140
  • Fichten, C. S., Spector, I., & Libman, E. (1988). Client and therapist evaluations of sexual self-efficacy: Predictive utility. Journal of Sex and Marital Therapy, 14(1), 21–32. https://doi.org/10.1080/00926238808403901
  • Libman, E., Rothenberg, I., Fichten, C. S., & Amsel, R. (1985). The SSES-E: A measure of sexual self-efficacy in erectile functioning. Journal of Sex and Marital Therapy, 11(4), 233–244. https://doi.org/10.1080/00926238508406089
  • Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1970). Human sexual inadequacy. Little, Brown and Company.
  • Rosen, R. C., Riley, A., Wagner, G., Osterloh, I. H., Kirkpatrick, J., & Mishra, A. (1997). The International Index of Erectile Function (IIEF): A multidimensional scale for assessment of erectile dysfunction. Urology, 49(6), 822–830. https://doi.org/10.1016/S0090-4295(97)00238-0

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Confidence Scale Instructions:

Rate your degree of confidence for each behavior using the following scale:

10 = quite uncertain
20
30
40
50
60 = moderately certain
70
80
90
100 = certain

  1. Anticipate (think about) having intercourse without fear or anxiety.
  2. Get an erection by masturbating when alone.
  3. Get an erection during foreplay when both partners are clothed.
  4. Get an erection during foreplay while both partners are nude.
  5. Regain an erection if it is lost during foreplay.
  6. Get an erection sufficient to begin intercourse.
  7. Keep an erection during intercourse until orgasm is reached.
  8. Regain an erection if it is lost during intercourse.
  9. Get an erection sufficient for intercourse within a reasonable period of time.
  10. Engage in intercourse for as long as desired without ejaculating.
  11. Stimulate the partner to orgasm by means other than intercourse.
  12. Feel sexually desirable to the partner.
  13. Feel comfortable about one’s sexuality.
  14. Enjoy a sexual encounter with the partner without having intercourse.
  15. Anticipate a sexual encounter without feeling obliged to have intercourse.
  16. Be interested in sex.
  17. Initiate Sexual activities.
  18. Refuse a sexual advance by the partner.
  19. Ask the partner to provide the type and amount of sexual stimulation needed.
  20. Get at least a partial erection when with the partner.
  21. Get a firm erection when with the partner.
  22. Have an orgasm while the partner is stimulating the penis with the hand or mouth.
  23. Have an orgasm during intercourse (whether there is a firm erection or not).
  24. Have an orgasm by masturbation when alone (whether there is a firm erection or not).
  25. Get a morning erection.
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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (SSES-E). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonction-erectile-sses-e/
Looti, Mohammed. “Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (SSES-E).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonction-erectile-sses-e/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’Auto-Efficacité Sexuelle – Fonction Érectile (SSES-E).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-sexuelle-fonction-erectile-sses-e/.