Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (CRES)

L’Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (CRES), élaborée par Cox et al. (2006), évalue la confiance des personnes aidées dans leurs capacités à gérer leurs soins, leurs relations et leur dépendance. Découvrez son cadre théorique, sa structure en 5 dimensions et ses items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (Care-Receiver Efficacy Scale ou CRES), développée par Enid Cox et ses collaborateurs en 2006, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer le sentiment d’efficacité personnelle chez les personnes âgées ou en situation de vulnérabilité recevant des soins à domicile ou en institution. Alors que la vaste majorité de la littérature gérontologique s’est traditionnellement focalisée sur le fardeau des aidants naturels et professionnels, la CRES opère un basculement paradigmatique en considérant la personne aidée non pas comme un récepteur passif, mais comme un agent actif, capable d’influencer positivement son environnement, la relation de soin et sa propre qualité de vie.

L’instrument complet comprend 48 items structurés autour de cinq dimensions fondamentales :

  • Performance des autosoins (Self-Care Performance, 15 items) ;
  • Ajustement relationnel avec les aidants (Relational Coping with Caregivers, 10 items) ;
  • Perception de la dépendance (Perception of Dependence, 5 items) ;
  • Qualité de vie liée à la performance (Performance-Related QOL, 10 items) ;
  • Acceptation de l’aide (Accepting Help, 8 items).

Une version abrégée validée de 25 items (composée de 5 items par sous-échelle, identifiés par un astérisque dans la version standard) a également été développée pour faciliter l’administration clinique et la recherche auprès de populations fragilisées. Les réponses sont recueillies sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout sûr » / Not sure at all) à 5 (« Tout à fait sûr » / Completely sure), mesurant le degré de confiance subjective des individus dans leur capacité à exécuter des comportements ciblés.

Sur le plan psychométrique, la CRES présente d’excellentes qualités métrologiques. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) rapportés dans l’étude princeps sont respectivement de 0,91 pour les stratégies d’autosoins, 0,82 pour le coping relationnel, 0,69 pour la perception de la dépendance, 0,86 pour la qualité de vie liée à la performance et 0,71 pour l’acceptation de l’aide. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ainsi que les applications des modèles de Rasch ont confirmé la robustesse de la structure multidimensionnelle et la sensibilité de l’échelle aux interventions psychoéducatives renforçant l’autonomie et l’autodétermination des personnes âgées dépendantes.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité, receveur de soins, personne âgée, relation d’aide, autosoins, adaptation relationnelle, perception de la dépendance, qualité de vie gériatrique, acceptation de l’assistance, psychométrie, autonomie fonctionnelle, gérontologie.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins a été conçue par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs affiliés à l’École de travail social et à la Faculté d’éducation de l’Université de Denver (Colorado, États-Unis) :

  • Enid Opal Cox, Ph.D. : Professeure émérite à la Graduate School of Social Work, University of Denver. Spécialiste de la gérontologie sociale, des approches axées sur les forces (strengths-based perspectives), de l’empowerment des aînés et de la dyade aidant-aidé.
  • Kathy E. Green, Ph.D. : Professeure de méthodologie de recherche et de psychométrie au Morgridge College of Education, University of Denver. Experte internationalement reconnue en théorie de réponse aux items (Item Response Theory), modélisation de Rasch et validation d’échelles d’évaluation en santé et éducation.
  • H. Seo, Ph.D. : Chercheur associé en sciences sociales appliquées et gérontologie, University of Denver.
  • M. Inaba, Ph.D. : Chercheur associé spécialisé dans le soutien communautaire et l’adaptation psychologique au vieillissement, University of Denver.
  • A. Ayala Quillen, MSW : Spécialiste en travail social clinique et interventions auprès des personnes âgées dépendantes.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de la Care-Receiver Efficacy Scale (CRES) est de combler un vide méthodologique et conceptuel majeur dans la recherche sur la dispensation des soins de santé et l’accompagnement gérontologique. Historiquement, les études sur la dépendance liée à l’âge ou aux maladies chroniques ont adopté une perspective asymétrique, presque exclusivement centrée sur l’épuisement, le fardeau objectif et subjectif (caregiver burden) et la détresse psychologique des aidants (qu’ils soient familiaux ou professionnels). Dans ce cadre d’analyse, la personne recevant les soins était souvent reléguée au statut d’objet passif d’intervention, définie quasi exclusivement par ses déficits cognitifs ou physiques, ses incapacités instrumentales (IADL) et son niveau de dépendance.

La CRES a été développée pour réintroduire l’agentivité, le pouvoir d’agir (empowerment) et les compétences psychosociales du receveur de soins au cœur de la dynamique relationnelle. L’instrument vise spécifiquement à quantifier :

  • La croyance de la personne aidée en sa capacité à prendre part activement aux décisions thérapeutiques et à la gestion de ses pathologies chroniques ;
  • L’aptitude du receveur de soins à réguler et optimiser ses relations interpersonnelles avec ses proches aidants ou ses soignants, notamment par le soutien émotionnel mutuel et la synchronisation des besoins ;
  • Le degré de tolérance psychologique et de restructuration cognitive face aux limitations physiques et à la perte d’autonomie motrice ;
  • La capacité à préserver un sens d’utilité sociale, de croissance personnelle et de satisfaction existentielle malgré les contraintes de santé ;
  • La disposition émotionnelle et cognitive à recevoir de l’aide sans éprouver une dévalorisation identitaire ou un ressentiment destructeur.

En pratique clinique, la CRES s’avère un outil diagnostique et de suivi de premier plan. Elle permet aux équipes gériatriques, aux infirmiers coordinateurs et aux psychologues d’identifier précisément les domaines où le patient se sent dépossédé de son contrôle personnel. Ces informations permettent de calibrer des interventions psychoéducatives ciblées visant à restaurer le sentiment de maîtrise, à désamorcer les conflits dyadiques au sein du couple ou de la famille aidante, et à favoriser une alliance thérapeutique authentique entre soignants et soignés.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la CRES est l’auto-efficacité spécifique au statut de receveur de soins. Ce concept découle directement de l’application de la théorie sociocognitive aux défis adaptatifs du vieillissement pathologique et de la perte d’autonomie. L’instrument operationalise ce construit général à travers cinq dimensions corrélées mais conceptuellement distinctes :

1. Performance des autosoins (Self-Care Performance)

Cette dimension (15 items dans la version complète, 5 dans la version courte) mesure la conviction de la personne qu’elle possède les compétences nécessaires pour s’impliquer activement dans son protocole de soins, s’informer sur sa condition clinique, négocier des décisions médicales avec les professionnels de santé et trouver des méthodes innovantes pour compenser ses limitations physiques. Par exemple, l’item 1 (« I am very involved in any planning that is initiated on my behalf ») évalue l’engagement dans la planification des soins, tandis que l’item 13 (« I think of myself as a partner in my own health care ») sonde le positionnement du sujet comme partenaire égalitaire plutôt que comme exécutant passif des prescriptions médicales.

2. Ajustement relationnel avec les aidants (Relational Coping with Caregivers)

Composée de 10 items (5 items courts), cette sous-échelle évalue l’auto-efficacité de l’individu à maintenir une relation d’échange équilibrée, empathique et constructive avec son aidant principal. Elle mesure des comportements proactifs tels que l’expression de gratitude, l’écoute des besoins de l’aidant, la prise en compte de l’emploi du temps de celui-ci et la fourniture d’un soutien émotionnel réciproque. L’item 17 (« I often provide emotional support for my caregiver ») et l’item 20 (« I try to fit my needs into my caregiver’s schedule ») reflètent cette volonté d’éviter l’épuisement dyadique par une négociation empathique des interactions quotidiennes.

3. Perception de la dépendance (Perception of Dependence)

Cette composante de 5 items explore la détresse affective, la colère et l’inconfort psychologique générés par la condition de dépendance. Contrairement aux autres dimensions qui sont directement formulées en termes d’efficacité positive, ces items mesurent la menace ressentie pour l’estime de soi, la peur d’être un fardeau pour autrui (burdensomeness) et le sentiment de privation de liberté (ex. item 29 : « My greatest fear is being a burden on others » ; item 30 : « I feel like my freedom has been taken away »). Une faible intensité de ces perceptions négatives reflète une meilleure adaptation psychique à la vulnérabilité corporelle.

4. Qualité de vie liée à la performance (Performance-Related QOL)

Cette échelle (10 items complets, 5 items courts) quantifie l’auto-efficacité perçue à maintenir un engagement existentiel significatif, à préserver des liens communautaires et à s’adapter par le biais de nouvelles activités malgré les limitations fonctionnelles. Elle met en lumière les processus de compensation et de réajustement des buts de vie (ex. item 33 : « I am still able to find ways to participate in meaningful activities » ; item 40 : « I have found new kinds of entertainment that replace things I am unable to do because of physical limitations »).

5. Acceptation de l’aide (Accepting Help)

Regroupant 8 items (5 items courts), cette dimension évalue la sérénité cognitive et émotionnelle avec laquelle le patient intègre l’assistance d’autrui dans son quotidien, sans ruminations excessives ni honte paralysante. Les énoncés illustrent une attitude de lâcher-prise positif et de résilience (ex. item 41 : « I have found ways to accept the need for assistance and still enjoy life » ; item 45 : « Taking help when I need it is easy »), permettant à la personne de préserver son intégrité psychique tout en recevant un soutien vital.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise théorique de la CRES repose à la croisée de trois paradigmes fondamentaux de la psychologie contemporaine :

La théorie sociocognitive d’Albert Bandura

Au cœur du modèle de Cox et coll. réside le concept d’auto-efficacité (self-efficacy) formalisé par Albert Bandura (1997). Selon Bandura, l’auto-efficacité ne reflète pas les aptitudes objectives d’un individu, mais sa croyance subjective en sa capacité à mobiliser les ressources motivationnelles, cognitives et comportementales requises pour exécuter une action spécifique dans un contexte donné. Dans le contexte de la maladie chronique et du déclin fonctionnel, un fort sentiment d’auto-efficacité agit comme un médiateur psychologique puissant : il réduit la détresse dépressive, encourage l’observance thérapeutique, accroît la tolérance à la douleur et diminue l’anxiété liée à la perte d’autonomie.

Le modèle SOC (Sélection, Optimisation, Compensation) de Baltes et Baltes

La dimension adaptative de la CRES s’inscrit directement dans la théorie du vieillissement réussi développée par Paul B. Baltes et Margret Baltes (1990). Le modèle SOC postule que face aux pertes inhérentes au grand âge, les individus s’adaptent avec succès en :

  • Sélectionnant des domaines de fonctionnement prioritaires ;
  • Optimisant leurs ressources d’action restantes au moyen d’apprentissages ciblés ;
  • Compensant les déficits instrumentaux par des moyens alternatifs ou le recours délibéré à des aides techniques et humaines.

Les sous-échelles de performance des autosoins et de qualité de vie liée à la performance traduisent fidèlement cette logique de compensation proactive.

Le paradigme de l’empowerment et l’approche axée sur les forces (Strengths-Based Approach)

En rupture avec les modèles biomédicaux traditionnels axés sur le déficit, la CRES intègre les principes du travail social axé sur les forces développé notamment par Saleebey et Cox. Ce cadre valorise les compétences résiduelles, la capacité de réciprocité affective au sein du couple ou de la famille, et le maintien de la dignité par la reconnaissance mutuelle des rôles au sein de la dyade de soin.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la CRES a été établie au moyen de multiples cohortes de personnes âgées vivant à domicile ou en résidences communautaires, notamment dans les études fondatrices de Cox et al. (2006) et les travaux subséquents de modélisation factorielle (Ma, Green, & Cox, 2012) :

Validité de construit et validité structurelle

La validité de construit a été documentée au travers d’analyses factorielles confirmatoires (CFA) et d’analyses selon le modèle de Rasch (Green & Cox). L’adéquation des items aux échelles respectives a révélé des valeurs de résidus standardisés et de moyennes quadratiques d’ajustement (Infit et Outfit) comprises entre 0,7 et 1,3, ce qui démontre une excellente unidimensionnalité au sein de chacune des cinq sous-échelles.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été confirmée par l’observation de corrélations statistiquement significatives entre les sous-échelles de la CRES et des instruments de référence :

  • Des corrélations positives modérées à fortes ont été observées avec l’échelle de satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale – SWLS) et des mesures d’auto-efficacité générale ;
  • Des corrélations négatives significatives ont été rapportées entre les sous-échelles de coping relationnel, d’autosoins, d’acceptation de l’aide et les scores de dépression gériatrique évalués par la Geriatric Depression Scale (GDS) ;
  • La sous-échelle Perception of Dependence a corrélé positivement avec les indices de fardeau relationnel perçu et de détresse morale, démontrant ainsi sa capacité à isoler la souffrance psychique liée à la dépendance.

Sensibilité au changement et validité prédictive

Dans un essai contrôlé conduit par Cox et al. (2007) évaluant un programme d’intervention d’auto-efficacité auprès de personnes âgées recevant des soins, les scores aux sous-échelles de la CRES ont affiché des hausses statistiquement significatives dans les groupes d’intervention comparativement aux groupes témoins. De plus, des niveaux élevés d’auto-efficacité mesurés par la CRES ont prédit une moindre fréquence de conflits avec les aidants naturels et une meilleure stabilité du maintien à domicile.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la CRES a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité de mesure :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les données publiées par Cox et al. (2006) sur la version complète de 48 items ont rapporté les coefficients de consistance interne suivants :

  • Performance des autosoins / Stratégies d’autosoins : α = 0,91 (excellente fidélité) ;
  • Qualité de vie liée à la performance : α = 0,86 (bonne fidélité) ;
  • Ajustement relationnel avec les aidants : α = 0,82 (bonne fidélité) ;
  • Acceptation de l’aide : α = 0,71 (fidélité acceptable) ;
  • Perception de la dépendance : α = 0,69 (fidélité marginale mais adéquate pour une échelle courte de 5 items mesurant une attitude complexe).

Fidélité de la version courte (CRES-SF, 25 items)

L’investigation factorielle et psychométrique de la version brève menée par Ma, Green et Cox (2012) a démontré que la sélection rigoureuse de 5 items par sous-échelle préservait une excellente consistance interne tout en optimisant le temps de passation : les alphas de Cronbach pour la version courte oscillent entre 0,72 et 0,88 pour les cinq domaines, attestant de la solidité psychométrique de l’outil réduit.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement initial et le raffinement de la CRES ont mobilisé à la fois l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Structure factorielle exploratoire

Lors de l’étape de génération d’items, un pool initial étendu d’énoncés a été soumis à une extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax et Varimax). Les résultats ont mis en évidence l’émergence nette de cinq facteurs orthogonaux/obliques expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  1. Un premier facteur majeur saturé par les items de gestion proactive, d’information médicale et d’autonomie décisionnelle (Performance des autosoins, saturations factorielles comprises entre 0,54 et 0,82) ;
  2. Un deuxième facteur regroupant les comportements de réciprocité socio-affective et d’empathie envers l’aidant (Ajustement relationnel, saturations entre 0,48 et 0,78) ;
  3. Un troisième facteur capturant les sentiments d’aversion, de colère et de perte de liberté face à la dépendance (Perception de la dépendance, saturations entre 0,51 et 0,74) ;
  4. Un quatrième facteur centré sur les activités récréatives, la socialisation et la poursuite d’objectifs personnels (Qualité de vie liée au fonctionnement, saturations entre 0,49 et 0,80) ;
  5. Un cinquième facteur regroupant l’acceptation sans conflit psychique de l’aide requise (Acceptation de l’aide, saturations entre 0,45 et 0,71).

Confirmation factorielle (AFC) et modélisation de la forme abrégée

Dans l’étude de structure factorielle menée par Ma, Green et Cox (2012) sur la version abrégée (CRES-SF), le modèle théorique à 5 facteurs de premier ordre a affiché d’excellents indices d’ajustement structurel : un ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) inférieur à 2,0, un Comparative Fit Index (CFI) > 0,92, un Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,91, et une erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation – RMSEA) inférieure à 0,06. Ces résultats confirment empiriquement la pertinence de concevoir l’efficacité du receveur de soins comme une entité multidimensionnelle structurée.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-rapporté) ou administré par un tiers lors d’un entretien direct pour les personnes présentant des déficits visuels ou moteurs légers.
  • Population cible : Personnes âgées, patients atteints de pathologies chroniques dégénératives ou personnes en situation de handicap fonctionnel bénéficiant d’un soutien informel (famille, conjoint) ou formel (auxiliaires de vie, soignants).
  • Durée d’administration : Environ 15 à 20 minutes pour la version complète de 48 items ; 8 à 10 minutes pour la version abrégée de 25 items (CRES-SF).
  • Nombre d’items : 48 items au total (version standard), dont 25 constituent la forme courte officielle (repérés par un astérisque « * »).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 degrés d’auto-efficacité :
    • 1 = Pas du tout sûr (Not sure at all)
    • 2 = Peu sûr
    • 3 = Moyennement sûr
    • 4 = Assez sûr
    • 5 = Tout à fait sûr (Completely sure)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Un score moyen ou cumulé est calculé pour chacune des cinq sous-échelles afin d’établir un profil multidimensionnel d’auto-efficacité.
    • Performance des autosoins (Items 1 à 15, items courts : 1, 2, 3, 4, 5) : score brut de 15 à 75 (ou 5 à 25 en version courte). Un score élevé indique une grande capacité d’action médicale et proactive.
    • Ajustement relationnel avec les aidants (Items 16 à 25, items courts : 16, 17, 18, 19, 20) : score brut de 10 à 50 (ou 5 à 25). Un score élevé reflète un soutien dyadique harmonieux.
    • Perception de la dépendance (Items 26 à 30, tous inclus dans la version courte) : score brut de 5 à 25. Des scores élevés traduisent une forte détresse liée à la dépendance (cette échelle est fréquemment analysée isolément ou inversée pour le calcul d’un indice global d’adaptation positive).
    • Qualité de vie liée à la performance (Items 31 à 40, items courts : 31, 32, 33, 34, 35) : score brut de 10 à 50 (ou 5 à 25).
    • Acceptation de l’aide (Items 41 à 48, items courts : 41, 42, 43, 44, 45) : score brut de 8 à 40 (ou 5 à 25).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de parution : 2006 (publication princeps dans la revue The Gerontologist).
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : La Care-Receiver Efficacy Scale est un instrument académique protégé par le droit d’auteur de ses auteurs et de la Gerontological Society of America.
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour les projets de recherche universitaire à but non lucratif, les travaux doctoraux et la pratique clinique individuelle, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Cox et coll.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’applications logicielles commerciales, d’essais cliniques financés par l’industrie pharmaceutique ou de programmes d’assurance requiert une autorisation écrite préalable accordée par les auteurs principaux.

12. Références / References

  • Baltes, P. B., & Baltes, M. M. (1990). Psychological perspectives on successful aging: The model of selective optimization with compensation. In P. B. Baltes & M. M. Baltes (Eds.), Successful aging: Perspectives from the behavioral sciences (pp. 1–34). Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511665684.003
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Cox, E., Green, K. E., Seo, H., Inaba, M., & Ayala Quillen, A. (2006). Coping with late life challenges: Development and validation of the Care-Receiver Efficacy Scale. The Gerontologist, 46(5), 640–649. https://doi.org/10.1093/geront/46.5.640
  • Cox, E. O., Green, K. E., Hobart, K., Jang, L., & Seo, H. (2007). Strengthening the late-life care process: Effects of two forms of a care-receiver efficacy intervention. The Gerontologist, 47(3), 388–397. https://doi.org/10.1093/geront/47.3.388
  • Cox, E., Green, K. E., Seo, H., Inaba, M., & Quillen, A. A. (2013). Care-Receiver Efficacy Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 298–300). Springer Publishing Company.
  • Ma, L., Green, K. E., & Cox, E. (2012). Factor structure investigation of the Care-Receiver Efficacy Scale–Short-Form. Research on Aging, 34(1), 100–107. https://doi.org/10.1177/0164027511413813

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:
1 = Not sure at all to 5 = Completely sure
(* denotes items included in the 5-item short form scales)

Self-Care Performance

  1. I am very involved in any planning that is initiated on my behalf. *
  2. I frequently make care decisions that my professional caregivers agree to follow. *
  3. I have learned about the knowledge and skills that various health professionals have and can offer to my situation. *
  4. I find out as much as possible about the medical conditions that I have. *
  5. I often give my doctor information about my situation that helps her or him make decisions about my care. *
  6. I have learned about the specialized knowledge and skills that professionals have.
  7. I read about the side effects of drugs that are prescribed for me.
  8. I believe that I have good skills with respect to guiding my care situation.
  9. I am able to ask professional caregivers about anything I don’t understand.
  10. I actively work to learn more about my health problems.
  11. I have learned new ways of doing things so that I don’t have to depend on others.
  12. I believe that the things I do to improve my health can be effective.
  13. I think of myself as a partner in my own health care.
  14. I am willing to try new services.
  15. I participate actively in decisions about my care.

Relational Coping with Caregivers

  1. I make every effort to know about my caregiver’s needs and problems. *
  2. I often provide emotional support for my caregiver. *
  3. I often tell my caregiver that I love or care about him or her. *
  4. My caregiver and I are good friends. *
  5. I try to fit my needs into my caregiver’s schedule. *
  6. My caregiver pays attention when I talk to him or her.
  7. I find ways to entertain myself so my caregiver won’t worry about me.
  8. I often wait to ask for help from my caregiver until it will be convenient for my caregiver to provide assistance.
  9. I try to find things I can do for my caregiver.
  10. My caregiver asks me for help with the things I can do.

Perception of Dependence

  1. I don’t like being dependent on anyone; it’s hard. *
  2. I feel very angry about having to be dependent on others. *
  3. I hate to ask for help. *
  4. My greatest fear is being a burden on others. *
  5. I feel like my freedom has been taken away. *

Performance-Related QOL

  1. I have developed a number of new interests in the past few years. *
  2. I can still do a number of things that I enjoyed all of my life. *
  3. I am still able to find ways to participate in meaningful activities. *
  4. I have a number of friends that enjoy the same activities as I do. *
  5. I am able to contribute to my community. *
  6. I still enjoy learning new things.
  7. There are still a number of things I would like to accomplish before I die.
  8. I value every day of life that I have.
  9. I have made new friends since my health status has changed.
  10. I have found new kinds of entertainment that replace things I am unable to do because of physical limitations.

Accepting Help

  1. I have found ways to accept the need for assistance and still enjoy life. *
  2. I just accept the fact that I need help and don’t dwell on it. *
  3. I believe that I can handle my feelings about increased dependency well. *
  4. I have decided to just accept the fact that I need assistance. *
  5. Taking help when I need it is easy. *
  6. The things I did before are important in helping me accept help now.
  7. I am very grateful for assistance.
  8. You have to focus on the positive and retain your sense of humor when disabilities occur.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (CRES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-receveur-soins-cres/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (CRES).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-receveur-soins-cres/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité du receveur de soins (CRES).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-receveur-soins-cres/.