Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète

L’Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète (DMSES) est un outil psychométrique de référence évaluant le sentiment d’efficacité personnelle des patients atteints de diabète de type 2 face à leurs soins quotidiens.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète (connue sous l’acronyme anglophone Diabetes Management Self-Efficacy Scale ou DMSES) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine aux Pays-Bas par van der Bijl, van Poelgeest-Eeltink et Shortridge-Baggett en 1999. Ce questionnaire standardisé vise à évaluer le sentiment d’efficacité personnelle ou l’auto-efficacité perçue par les personnes atteintes de diabète de type 2 concernant la réalisation de leurs activités quotidiennes de soins personnels et d’autogestion de leur maladie.

Le développement de la DMSES répond à la nécessité d’opérationnaliser le cadre du sentiment d’efficacité personnelle formalisé par le psychologue Albert Bandura dans le contexte clinique particulier des maladies métaboliques chroniques. L’instrument original comporte 20 items mesurant la confiance subjective des individus dans leur capacité à exécuter un large spectre d’actions thérapeutiques requises pour contrôler la glycémie : l’alimentation quotidienne et en situations sociales, l’activité physique adaptée, la prise rigoureuse des médicaments antidiabétiques, la surveillance glycémique capillaire, l’inspection préventive des pieds, ainsi que la détection et la correction appropriée des épisodes d’hypoglycémie et d’hyperglycémie.

Sur le plan métrologique, l’échelle utilise généralement une échelle de réponse de type Likert allant de 0 (ou 1) (« Certainement pas capable ») à 5 (ou 10) (« Tout à fait capable »). Les études psychométriques internationales ont mis en évidence une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,81 et 0,93 selon les versions linguistiques et les cohortes analysées. La validité de construit, explorée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, met en relief une structure multidimensionnelle stable (comprenant entre 4 et 6 sous-dimensions selon les adaptations culturelles) ainsi qu’une excellente validité convergente avec les mesures d’observance thérapeutique, de qualité de vie liée à la santé et de contrôle glycémique (taux d’hémoglobine glyquée HbA1c).

2. Mots-clés

Auto-efficacité, Diabète de type 2, DMSES, Psychométrie, Autogestion de la maladie, Éducation thérapeutique du patient, Observance thérapeutique, Psychologie de la santé, Échelle d’évaluation, Hémoglobine glyquée

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée initialement par une équipe interdisciplinaire de chercheurs en sciences infirmières et en psychologie de la santé aux Pays-Bas et aux États-Unis :

  • Dr. Jaap J. van der Bijl : Département des sciences infirmières et de la santé publique, Université d’Utrecht (Utrecht University), Utrecht, Pays-Bas. Spécialiste de renom dans l’application de la théorie sociale cognitive aux maladies chroniques et à l’éducation thérapeutique.
  • A. V. van Poelgeest-Eeltink : Chercheuse clinicienne, Faculté de médecine, Université d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas. Impliquée dans les protocoles cliniques de suivi des patients diabétiques ambulatoires.
  • Dr. Lona Shortridge-Baggett : Professeure émérite en soins infirmiers, Lienhard School of Nursing, College of Health Professions, Pace University, New York, États-Unis. Pionnière de l’étude de l’auto-efficacité appliquée aux pathologies chroniques complexes.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète (DMSES) est d’évaluer de manière rigoureuse et standardisée le degré de certitude qu’un patient possède vis-à-vis de ses capacités individuelles à mettre en œuvre les comportements d’autogestion indispensables à la prise en charge de son diabète de type 2. Dans le domaine des pathologies métaboliques chroniques, l’acquisition de connaissances médicales objectives ne garantit nullement leur transposition effective dans le quotidien du patient. L’auto-efficacité perçue agit comme une variable médiatrice et régulatrice déterminante entre les connaissances abstraites du traitement et l’adoption réelle de comportements salutogènes soutenus dans le temps.

En pratique clinique, la DMSES sert d’outil diagnostique pour identifier avec précision les lacunes comportementales spécifiques et les barrières perçues par le patient. Par exemple, un individu peut présenter une auto-efficacité très élevée pour la prise de comprimés ou l’administration d’insuline, mais manifester un sentiment d’incompétence prononcé lorsqu’il s’agit de maintenir une alimentation équilibrée lors de repas de fête ou de pratiquer un exercice physique régulier en présence de contraintes temporelles. L’identification de ces profils asymétriques permet aux équipes de soins (endocrinologues, infirmiers d’éducation thérapeutique, diététiciens et psychologues) d’adapter de manière personnalisée le programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP), en ciblant prioritairement les dimensions où le sentiment de compétence est fragilisé.

Dans le domaine de la recherche translationnelle et clinique, la DMSES est employée comme critère de jugement principal ou secondaire pour tester l’efficacité d’interventions comportementales, de programmes d’auto-gestion assistée par le numérique (applications de santé connectée, télémédecine) ou d’essais cliniques d’interventions infirmières. L’instrument permet également de modéliser les trajectoires d’ajustement émotionnel et biologique à long terme, en démontrant de manière empirique qu’une hausse du score à la DMSES prédit une amélioration statistiquement et cliniquement significative de la régulation glycémique (baisse de l’HbA1c), une réduction des hospitalisations d’urgence pour acidocétose ou hypoglycémie sévère, et une atténuation de la détresse psychologique liée au diabète (diabetes distress).

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par la DMSES est l’auto-efficacité spécifique au diabète (Diabetes-specific self-efficacy). Dérivé du concept d’auto-efficacité proposé dans la littérature psychologique, il ne reflète pas un trait de personnalité général ou statique (comme l’estime de soi globale ou le sentiment de contrôle généralisé), mais une constellation de jugements prospectifs contextualisés quant à la capacité personnelle d’exécuter avec succès des séries d’actions spécifiques dans des situations contraignantes ou imprévues.

Ce construit global se déploie à travers plusieurs dimensions comportementales interdépendantes :

1. Régulation nutritionnelle en conditions routinières et contraignantes

Cette sous-dimension évalue la confiance du patient dans sa capacité à faire des choix diététiques conformes aux recommandations médicales au quotidien (sélection d’aliments à faible index glycémique, contrôle des portions de glucides). Elle mesure également, et de manière cruciale, le maintien de ces règles dans des contextes de forte pression sociale ou de perturbation émotionnelle, comme lors de dîners au restaurant, d’invitations chez des amis ou de situations de stress aigu.

2. Pratique et maintien de l’activité physique

L’exercice physique régulier représente une pierre angulaire du traitement du diabète de type 2 en augmentant la sensibilité périphérique à l’insuline. Cette dimension mesure l’auto-efficacité à planifier, initier et maintenir une activité motrice adaptée (par exemple, 30 minutes de marche rapide quotidienne), même en cas de météo défavorable, de fatigue subjective ou d’horaires professionnels chargés.

3. Observance thérapeutique et gestion médicamenteuse

Cette facette explore le sentiment de compétence relatif au respect scrupuleux des schémas pharmacologiques prescrits : prise ponctuelle des antidiabétiques oraux, adaptation des doses d’insuline selon les protocoles et gestion des approvisionnements en matériel médical et ordonnances.

4. Autosurveillance glycémique et interprétation des résultats

L’auto-efficacité dans l’autocontrôle glycémique concerne non seulement la maîtrise technique du geste d’auto-piqûre et de lecture du glucomètre ou du capteur en continu, mais également la capacité cognitive à interpréter la valeur obtenue et à enregistrer les données de manière fiable.

5. Prévention et gestion des épisodes glycémiques extrêmes

Cette composante fondamentale englobe la confiance du patient à reconnaître précocement les symptômes neurovégétatifs et neuroglycopéniques d’une hypoglycémie (sueurs, tremblements, confusion) ou d’une hyperglycémie marquée, et à poser sans panique les gestes correctifs immédiats (resucrage per os adapté, hydratation, contrôle de contrôle).

6. Examen préventif des extrémités (soins des pieds)

Compte tenu des risques élevés de neuropathie périphérique et d’artériopathie diabétique, cette dimension mesure la certitude du patient à inspecter méthodiquement et quotidiennement l’état cutané de ses pieds, à identifier d’éventuelles lésions indolores, fissures ou hyperkératoses, et à recourir à des soins professionnels en temps opportun.

6. Cadre théorique

La DMSES s’ancre explicitement dans la théorie sociale cognitive (Social Cognitive Theory) développée par Albert Bandura à la fin des années 1970 et formalisée exhaustivement dans son ouvrage de référence de 1997. Selon ce cadre théorique, le comportement humain est le produit d’un modèle de causalité triadique réciproque impliquant les facteurs cognitifs et biologiques personnels, les influences environnementales et les comportements manifestes.

Au cœur de cette architecture théorique réside le concept d’attentes d’efficacité personnelle (efficacy expectations), qu’il convient de distinguer rigoureusement des attentes de résultats (outcome expectations) :

  • Attentes de résultats : Croyance selon laquelle un comportement donné conduira à un résultat spécifique (par exemple : « Pratiquer de la marche rapide 30 minutes par jour réduit mon taux d’HbA1c »).
  • Attentes d’efficacité personnelle : Conviction intime que l’on possède les aptitudes nécessaires pour organiser et exécuter avec succès les séquences d’actions requises afin d’atteindre ce comportement (par exemple : « Je suis capable de maintenir ma séance de marche quotidienne même lorsque je rentre épuisé du travail »).

Dans la théorie de Bandura, les attentes d’efficacité personnelle constituent le déterminant proximal le plus puissant de la motivation et de l’action humaine. Elles influencent directement :

  1. Le choix des activités : les patients évitent les tâches qu’ils jugent au-dessus de leurs capacités et s’investissent dans celles qu’ils s’estiment capables de maîtriser.
  2. L’effort consenti : plus l’auto-efficacité est solide, plus l’effort déployé est soutenu.
  3. La persévérance face aux obstacles : face à une glycémie inexplicablement élevée ou une complication naissante, un patient doté d’une forte auto-efficacité réagit par une résolution active de problème, tandis qu’un patient à faible auto-efficacité bascule plus aisément dans la résignation, l’évitement ou l’impuissance acquise.
  4. Les réactions émotionnelles : un déficit d’auto-efficacité génère de l’anxiété, du stress chronique et une amplification des affects dépressifs face aux contraintes permanentes imposées par la chronicité de la maladie.

La DMSES mesure précisément ce niveau d’efficacité perçue au moment de la passation, fournissant un indicateur direct de la capacité d’agentivité (agency) de la personne face aux exigences continues de son traitement.

7. Validité

La validité psychométrique de la DMSES a fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans la littérature internationale :

Validité de contenu et d’apparence

Lors de la conception princeps par van der Bijl et ses collègues (1999), les items ont été formulés à partir des référentiels cliniques d’autogestion du diabète de type 2 et validés par un panel d’experts comprenant des endocrinologues, des infirmiers spécialisés en diabétologie et des patients partenaires. Cette étape a permis de garantir que l’ensemble des domaines indispensables de la prise en charge (nutrition, médication, surveillance, exercice, hygiène des pieds) était fidèlement représenté.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est solidement établie. Les scores globaux de la DMSES démontrent des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres échelles d’évaluation validées, notamment :

  • Le Summary of Diabetes Self-Care Activities (SDSCA) : corrélations positives modérées à fortes (généralement comprises entre r = 0,38 et r = 0,62, p < 0,001), attestant qu’une confiance accrue se traduit fidèlement par une fréquence plus élevée de comportements de soins réels.
  • L’échelle d’auto-efficacité générale de Schwarzer et Jerusalem (General Self-Efficacy Scale – GSE) : corrélations positives modérées (r = 0,30 à r = 0,45), démontrant que la DMSES capture une facette spécifique liée à la maladie tout en partageant une variance commune avec le sentiment général de compétence.
  • La qualité de vie liée à la santé (mesurée via le SF-36 ou l’EQ-5D) : corrélations positives avec les composantes physiques et mentales.

Validité divergente / discriminante

La DMSES présente des corrélations négatives robustes avec les échelles mesurant la détresse spécifique liée au diabète (telle que la Problem Areas in Diabetes Scale – PAID, avec des corrélations de r = -0,35 à -0,55) et les mesures de symptômes dépressifs (ex. BDI-II ou PHQ-9). Cela confirme qu’un sentiment élevé d’auto-efficacité protège contre le fardeau psychologique et le découragement inhérents à la maladie chronique.

Validité prédictive et clinique

De multiples études longitudinales ont confirmé la validité prédictive de la DMSES à l’égard des critères biologiques de suivi métabolique. Des scores plus élevés à la DMSES prédisent significativement une réduction de l’HbA1c à 6 mois et 12 mois d’intervalle, même après ajustement pour l’âge, l’ancienneté du diabète et le traitement médical initial. Une augmentation de l’auto-efficacité perçue est également corrélée à une moindre fréquence des consultations en urgence pour déséquilibre métabolique aigu.

8. Fidélité

L’évaluation des propriétés de fidélité de la DMSES met en évidence une reproductibilité et une consistance interne de premier ordre :

Consistance interne

Dans l’étude princeps menée par van der Bijl et al. (1999), l’instrument a affiché un coefficient alpha de Cronbach global de 0,81, indiquant une forte homogénéité entre les items composant l’échelle. Les réplications et adaptations transculturelles ultérieures ont systématiquement corroboré ces niveaux élevés :

  • Version australienne/britannique (McDowell et al., 2005) : alpha global de 0,89, avec des alphas pour les sous-échelles variant de 0,72 à 0,88.
  • Version chinoise (C-DMSES, Wu et al., 2011) : alpha de Cronbach global de 0,93.
  • Adaptation turque (Kara et al., 2006) : alpha global de 0,88.
  • Version espagnole : alpha global oscillant entre 0,85 et 0,91 selon les cohortes.

Les indices de corrélation item-total corrigés dépassent très largement le seuil standard de 0,30 pour la quasi-totalité des items, se situant majoritairement entre 0,42 et 0,74.

Fidélité test-retest (reproductibilité temporelle)

La stabilité temporelle de la DMSES a été examinée à différents intervalles de ré-administration (typiquement de 2 semaines à 1 mois chez des patients en état clinique stable, sans intervention éducative concomitante) :

  • Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) rapportés oscillent systématiquement entre 0,79 et 0,89, démontrant une excellente reproductibilité test-retest.
  • Le coefficient de corrélation de Pearson test-retest dans la cohorte d’origine de van der Bijl était de 0,79 (p < 0,001) sur un intervalle de 5 semaines, attestant que l’outil mesure une disposition cognitive stable dans le temps en l’absence de modifications contextuelles ou thérapeutiques délibérées.

9. Analyse factorielle

L’architecture factorielle de la DMSES a fait l’objet d’explorations poussées par Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans les travaux initiaux de van der Bijl et al., l’analyse en composantes principales avec rotation varimax a permis d’extraire plusieurs facteurs sous-jacents expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores. Selon les adaptations et les contextes culturels, la structure extraite oscille entre 4 et 6 facteurs :

  • Facteur 1 : Régulation nutritionnelle et poids corporel (saturations factorielles élevées entre 0,60 et 0,84 pour les items relatifs aux choix alimentaires, aux tentations et aux repas hors domicile).
  • Facteur 2 : Activité physique et exercice (saturations entre 0,65 et 0,88 pour les items d’exercice planifié).
  • Facteur 3 : Gestion médicamenteuse (saturations > 0,70 pour le suivi de la posologie des antidiabétiques oraux ou de l’insuline).
  • Facteur 4 : Surveillance de la glycémie et inspection des pieds (saturations comprises entre 0,55 et 0,78).
  • Facteur 5 : Gestion des dérèglements glycémiques aigus (hypo/hyperglycémie) (saturations entre 0,58 et 0,81).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles menées sur des échantillons élargis et diversifiés ont testé la validité de structures hiérarchiques ou multidimensionnelles corrélées. Les indices d’ajustement global obtenus confirment l’adéquation du modèle multidimensionnel :

  • Indice de qualité d’ajustement comparatif (Comparative Fit Index – CFI) : valeurs fréquemment comprises entre 0,92 et 0,96 (dépassant le seuil recommandé de 0,90).
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : valeurs régulières > 0,91.
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation – RMSEA) : indices oscillant entre 0,045 et 0,068 avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08, traduisant une excellente approximation aux données observées.
  • Rapport Chi-deux/Degrés de liberté (χ²/df) généralement inférieur au critère strict de 3,0.

Ces données confirment que si un score global agrégé peut être calculé pour refléter l’auto-efficacité générale dans le diabète, l’interprétation des scores par domaines spécifiques apporte une granularité indispensable pour le ciblage des interventions cliniques.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’outil : Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète (Diabetes Management Self-Efficacy Scale – DMSES)
  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation standardisé (PRO – Patient-Reported Outcome).
  • Population cible : Adultes et personnes âgées vivant avec un diagnostic de diabète de type 2 (applicable en milieu ambulatoire, hospitalier ou dans le cadre de recherches épidémiologiques).
  • Nombre d’items : 20 items dans la version de référence standard (certaines versions courtes adaptées comportent 15 items).
  • Format des réponses : Échelle de cotation de type Likert ordinale. Deux variantes majeures sont recensées dans la littérature psychométrique :
    • Format d’origine : Échelle en 5 points allant de 1 (« Certainement pas capable » / « Pas du tout sûr ») à 5 (« Tout à fait capable » / « Tout à fait sûr »).
    • Format étendu de type Bandura : Échelle visuelle analogique ou numérique en 11 points graduée de 0 (« Incapable de le faire ») à 10 (« Tout à fait certain de pouvoir le faire »), ou échelonnée par pas de 10 de 0 % à 100 %.
  • Modalités de passation : Auto-administration sur support papier-crayon ou interface numérique sécurisée (tablette, web, smartphone). Le temps moyen de passation est de 5 à 10 minutes.
  • Calcul des scores et cotation :
    • Score total : Obtenu par la somme arithmétique ou la moyenne de l’ensemble des items complétés. Dans la version en 20 items cotée de 1 à 5, le score brut varie de 20 à 100 points. Dans la version cotée de 0 à 10, le score total s’échelonne de 0 à 200.
    • Scores des sous-échelles : Calculés en faisant la moyenne des items constitutifs de chaque dimension (Alimentation, Exercice, Médication, Contrôle glycémique, Soins des pieds, Gestion des urgences hypo/hyper).
    • Interprétation : Un score élevé reflète un sentiment robuste d’efficacité personnelle et une grande confiance dans la capacité d’autogestion du diabète. Un score bas met en évidence un risque d’abandon comportemental, de détresse psychologique et de non-observance thérapeutique, nécessitant un renforcement ciblé en éducation thérapeutique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception initiale : 1999 (première publication princeps dans le Journal of Clinical Nursing).
  • Statut du droit d’auteur : Les droits d’auteur moraux et patrimoniaux appartiennent aux concepteurs originaux (Jaap J. van der Bijl et collaborateurs) ainsi qu’aux éditeurs des revues académiques de publication.
  • Politique d’accès et frais : L’échelle est généralement accessible à des fins de recherche académique indépendante, d’enseignement et d’utilisation clinique non commerciale, sous réserve de citer formellement les publications originales de référence. Les utilisations commerciales, l’intégration dans des dispositifs médicaux logiciels propriétaires ou les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique peuvent nécessiter une autorisation explicite et contractuelle auprès des détenteurs de droits.
  • Contact et demandes : Les demandes de protocoles officiels, de grilles de cotation et d’autorisations de traduction doivent être formulées auprès des auteurs correspondants ou des facultés de rattachement concernées.

12. Références

Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191

Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.

Kara, M., van der Bijl, J. J., Shortridge-Baggett, L. M., Astı, T., & Erguney, S. (2006). The Turkish adaptation of the Diabetes Management Self-Efficacy Scale for patients with type 2 diabetes mellitus. International Journal of Nursing Studies, 43(5), 627–634. https://doi.org/10.1016/j.ijnurstu.2005.09.003

McDowell, J., Courtney, M., Edwards, H., & Shortridge-Baggett, L. (2005). Validation of the Australian/English version of the Diabetes Management Self-Efficacy Scale. International Journal of Nursing Practice, 11(4), 177–184. https://doi.org/10.1111/j.1440-172X.2005.00520.x

Toobert, D. J., Hampson, S. E., & Glasgow, R. E. (2000). The summary of diabetes self-care activities measure: Results from 7 studies and a revised scale. Diabetes Care, 23(7), 943–950. https://doi.org/10.2337/diacare.23.7.943

van der Bijl, J. J., van Poelgeest-Eeltink, A. V., & Shortridge-Baggett, L. (1999). The psychometric properties of the diabetes management self-efficacy scale for patients with type 2 diabetes mellitus. Journal of Clinical Nursing, 8(4), 352–359. https://doi.org/10.1046/j.1365-2702.1999.00281.x

Wu, S. F. V., Courtney, M., Edwards, H., McDowell, J., Shortridge-Baggett, L. M., & Chang, P. J. (2011). Self-efficacy, outcome expectations and self-care behaviour in people with type 2 diabetes in Taiwan. Journal of Clinical Nursing, 20(17–18), 2508–2516. https://doi.org/10.1111/j.1365-2702.2011.03730.x

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate how confident you are in your ability to carry out each of the following activities related to managing your diabetes. Rate each item from 1 (Definitely cannot do) to 5 (Definitely can do).
Response Scale: 5-point Likert scale (or original Dutch 0 to 10 visual analogue / numeric continuum): 1 = Definitely cannot do, 2 = Probably cannot do, 3 = Maybe / unsure, 4 = Probably can do, 5 = Definitely can do
1

I think I am able to choose the correct foods for my diabetes diet.
2

I think I am able to follow my diet when I prepare my own meals.
3

I think I am able to follow my diet when someone else prepares my food.
4

I think I am able to follow my diet when I eat away from home (e.g., in a restaurant or at a party).
5

I think I am able to follow my diet when I am with friends or family.
6

I think I am able to follow my diet when I feel stressed, worried, or down.
7

I think I am able to eat the correct portions of food.
8

I think I am able to avoid snacking between meals when I feel the urge.
9

I think I am able to adjust my food intake when my daily routine changes.
10

I think I am able to get enough physical exercise throughout the week.
11

I think I am able to do physical exercise when I am busy or the weather is bad.
12

I think I am able to adjust my food intake or medication when I plan to be physically active.
13

I think I am able to check my blood sugar level when necessary.
14

I think I am able to record and understand my blood sugar test results.
15

I think I am able to test my blood sugar level when I feel ill or suspect unusual symptoms.
16

I think I am able to take my diabetes medications (tablets or insulin) exactly as prescribed.
17

I think I am able to adjust or manage my medication routine when traveling or away from home.
18

I think I am able to check my feet every day (including between toes and heels) for sores, blisters, or cuts.
19

I think I am able to correct my blood sugar when it drops too low (hypoglycemia).
20

I think I am able to take appropriate action when my blood sugar remains too high (hyperglycemia).
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-gestion-diabete-dmses/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-gestion-diabete-dmses/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité dans la gestion du diabète.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-gestion-diabete-dmses/.