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Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (ESES)

Découvrez l’Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (ESES) : revue académique complète, cadre théorique d’Albert Bandura, dimensions psychométriques, validité, fidélité et questionnaire original.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (Exercise Self-Efficacy Scale, ESES) constitue l’un des instruments psychométriques les plus robustes et les plus largement mobilisés au sein de la psychologie de la santé, de la médecine comportementale et des sciences du sport. Développée dans le prolongement direct des travaux fondamentaux d’Albert Bandura sur la théorie socio-cognitive, cette échelle quantifie la croyance qu’entretient un individu en sa capacité personnelle d’adopter et de maintenir une pratique régulière d’activité physique lorsqu’il fait face à des barrières et des situations contraignantes récurrentes de la vie quotidienne.

L’instrument se compose de 18 items représentant des obstacles typiques à la pratique de l’activité physique, tels que la fatigue, les exigences professionnelles, les conditions météorologiques défavorables, les états affectifs négatifs (anxiété, tristesse), les contraintes temporelles, ainsi que les périodes de convalescence faisant suite à une maladie ou à une blessure. L’évaluation s’effectue au moyen d’une échelle de réponse en 11 points graduée en pourcentages, allant de 0% (« Incapable de le faire ») à 100% (« Tout à fait certain de pouvoir le faire ») avec des incréments de 10%, conformément aux directives méthodologiques rigoureuses préconisées par Bandura pour l’évaluation du sentiment d’efficacité personnelle.

Les propriétés psychométriques de l’ESES sont remarquablement solides à travers diverses populations saines et cliniques. Les analyses de cohérence interne révèlent de manière constante un coefficient alpha de Cronbach compris entre 0,88 et 0,95, tandis que la fidélité test-retest s’avère excellente (coefficients de corrélation intraclasse oscillant entre 0,78 et 0,89). Sur le plan structurel, l’instrument est majoritairement appréhendé comme unidimensionnel représentant l’auto-efficacité face aux barrières (barrier self-efficacy), bien que des structures factorielles hiérarchiques ou multidimensionnelles (isolant les barrières internes, temporelles, environnementales et physiques) soient documentées. L’ESES démontre une validité de construit, convergente et prédictive substantielle, s’imposant comme le déterminant psychologique le plus puissant de l’initiation, de l’assiduité et de la reprise de l’activité physique après interruption.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité, exercice physique, théorie socio-cognitive, Albert Bandura, psychométrie, barrières perçues, activité physique, validité de construit, fidélité test-retest, motivation comportementale, adhérence thérapeutique, santé publique.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique trouve son origine conceptuelle et opérationnelle dans les travaux séminaux du professeur Albert Bandura (1925–2021), figure majeure de la psychologie contemporaine rattachée au département de psychologie de l’Université Stanford (Stanford, Californie, États-Unis). Ses recherches sur l’apprentissage social, le déterminisme réciproque et le sentiment d’efficacité personnelle ont redéfini l’étude des conduites humaines et des processus d’autorégulation.

Dans le domaine spécifique de l’activité physique et de l’adhésion à l’exercice, plusieurs psychologues et chercheurs en comportement de santé ont collaboré ou étendu les protocoles de Bandura pour standardiser et valider empiriquement des listes d’items d’obstacles, notamment le professeur Edward McAuley (Département de kinésiologie et de santé communautaire, Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, États-Unis) et la professeure Bess H. Marcus (École de santé publique de l’Université Brown, Providence, Rhode Island, États-Unis). Leurs contributions conjointes ont permis de formaliser l’ESES en tant qu’outil standardisé à large échelle pour la recherche épidémiologique, interventionnelle et clinique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique est de mesurer avec précision le degré de confiance qu’accorde une personne à ses propres compétences pour réguler, planifier et exécuter un programme régulier d’exercices physiques en dépit des nombreuses interférences du quotidien. En santé publique et en médecine préventive, l’inactivité physique et la sédentarité sont reconnues comme des facteurs de risque prépondérants pour les pathologies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’obésité, certains cancers et le déclin cognitif. Or, si une vaste proportion de la population manifeste l’intention consciente de faire du sport ou d’augmenter son niveau d’activité, le taux d’abandon au cours des six premiers mois d’un programme d’entraînement avoisine régulièrement 50%. L’ESES a été spécifiquement conçue pour expliquer et surmonter cette fracture entre intention et comportement (intention-behavior gap).

Dans une perspective clinique et réadaptative, l’ESES permet aux praticiens (médecins, cardiologues, kinésithérapeutes, psychologues de la santé et enseignants en activité physique adaptée) de cerner les vulnérabilités psychologiques spécifiques d’un patient. Par exemple, au sein d’un programme de réadaptation cardiovasculaire ou de gestion du syndrome métabolique, l’administration de l’échelle permet de déterminer si la non-adhésion anticipée découle d’une appréhension de la douleur physique, d’un épuisement professionnel ou de difficultés d’organisation personnelle. Cette granularité permet de concevoir des interventions motivationnelles individualisées, fondées sur l’acquisition de stratégies d’autorégulation ciblées.

Sur le plan de la recherche, l’ESES constitue un outil d’évaluation indispensable pour mesurer l’impact d’interventions comportementales fondées sur la théorie socio-cognitive. Elle sert de variable médiatrice privilégiée : les chercheurs l’utilisent pour tester si les programmes d’éducation thérapeutique ou les applications mobiles de coaching sportif améliorent effectivement la pratique de l’activité physique via l’élévation préalable du sentiment d’auto-efficacité. De plus, elle offre une valeur prédictive majeure pour anticiper la reprise de l’activité après des interruptions involontaires (maladie saisonnière, blessure orthopédique, vacances professionnelles), distinguant les individus résilients de ceux risquant une rechute durable vers la sédentarité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique évalué par l’ESES est l’auto-efficacité relative aux barrières (barrier self-efficacy), une composante opérationnelle distincte de l’auto-efficacité liée à la tâche (task self-efficacy). Alors que l’efficacité liée à la tâche reflète la croyance de pouvoir accomplir les aspects biomécaniques ou d’endurance élémentaires d’un exercice (par exemple, être capable de courir pendant 20 minutes ou de soulever une charge donnée), l’efficacité face aux barrières évalue la compétence perçue à maintenir l’habitude de l’exercice lorsque les circonstances environnementales, émotionnelles ou temporelles deviennent défavorables.

L’analyse approfondie des 18 items de l’instrument met en exergue plusieurs sous-domaines ou configurations d’obstacles qui s’articulent autour des dimensions suivantes :

  • États affectifs et émotionnels délétères : Cette dimension cible les situations où l’humeur négative et la baisse d’énergie risquent d’inhiber la motivation à bouger. Les items évaluent la certitude de s’entraîner lorsque l’on se sent fatigué (item 1), sous pression professionnelle (item 2), déprimé (item 4), anxieux (item 5) ou aux prises avec des difficultés personnelles (item 6). L’exercice exige ici un effort d’autorégulation émotionnelle pour contrer l’inertie psychologique.
  • Contraintes temporelles et conflits de priorités : Ce domaine explore la gestion du temps et la capacité à préserver une fenêtre consacrée à l’activité en présence d’exigences concurrentes. Il englobe les moments où la charge de travail est excessive (item 7), où le temps disponible est restreint (item 8), ou en présence d’autres engagements temporels obligatoires (item 11). Ce construit met en lumière la hiérarchisation active des priorités par le sujet.
  • Obstacles environnementaux, matériels et perturbations de routine : Il s’agit des freins externes et logistiques, tels que les conditions météorologiques rigoureuses (item 3), le contexte de vacances perturbant les habitudes régulières (item 10), la présence de visiteurs à domicile (item 16) ou encore l’absence d’accès aux équipements d’exercice dédiés (item 18). L’individu doit faire preuve de flexibilité comportementale pour adapter sa pratique hors de son environnement habituel.
  • Rétablissement physique et tolérance au malaise corporel : Cette facette examine la résilience corporelle et la gestion des sensations somatiques désagréables. Elle englobe la reprise de l’activité après une blessure (item 12), après une maladie invalidante (item 13), après une pause d’entraînement de quelques jours (item 15), ainsi que la capacité à poursuivre en dépit de sensations d’inconfort physique induites par l’effort (item 14).
  • Interférences motivationnelles et sociales : Ce pôle quantifie la résistance face à des activités gratifiantes alternatives ou des perturbations interpersonnelles, notamment lorsque des problèmes familiaux surviennent (item 9) ou lorsqu’il existe des activités distractives perçues comme plus attrayantes (item 17).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ESES s’enracine exclusivement dans la théorie socio-cognitive (TSC) formulée et consolidée par Albert Bandura (1986, 1997). Au cœur de cette théorie réside le postulat du déterminisme réciproque triadique, selon lequel le comportement humain, les facteurs cognitifs et biologiques internes, et les influences de l’environnement physique et social interagissent continuellement comme des déterminants bidirectionnels les uns des autres. L’agentivité humaine (human agency) stipule que les individus ne sont pas de simples récepteurs passifs d’influences environnementales ou d’impulsions biologiques inconscientes, mais des agents actifs capables d’auto-réflexion, d’auto-réaction et d’auto-direction.

Au sein de l’architecture cognitive de la TSC, le sentiment d’efficacité personnelle (SEP) occupe la position régulatrice prépondérante. Il est défini comme le jugement qu’une personne porte sur ses capacités à organiser et exécuter les plans d’action nécessaires pour produire des niveaux de performance donnés. Selon Bandura, les croyances d’efficacité influent directement sur les processus cognitifs, motivationnels, affectifs et décisionnels :

  • Choix d’activités : Les individus évitent les activités qu’ils estiment dépasser leurs capacités d’adaptation et s’engagent dans celles qu’ils jugent maîtrisables.
  • Effort et persévérance : Plus le sentiment d’efficacité est élevé, plus les efforts déployés sont intenses et plus la ténacité est grande face aux difficultés ou aux échecs temporaires.
  • Attributions causales et schémas de pensée : Les personnes dotées d’une haute auto-efficacité perçoivent les obstacles comme des défis surmontables par un travail accru ou une meilleure stratégie, tandis que celles présentant une faible efficacité s’auto-déprécient et anticipent l’échec.

Bandura a théorisé quatre sources cardinales d’information permettant de développer et moduler l’auto-efficacité, que l’ESES capture implicitement à travers ses items :

  1. Les expériences actives de maîtrise (enactive mastery experiences) : Constituant la source la plus influente, les succès passés consolident l’efficacité, tandis que les échecs la minent, particulièrement si l’habitude n’est pas fermement ancrée.
  2. L’apprentissage vicariant ou modélisation sociale : L’observation de pairs similaires surmontant des barrières renforce la croyance de l’observateur en sa propre réussite.
  3. La persuasion verbale et sociale : Les encouragements et l’accompagnement guidé fortifient la persévérance face au découragement.
  4. Les états physiologiques et émotionnels : La fatigue somatique, la tension musculaire et l’anxiété sont interprétées par le sujet comme des signaux d’incompétence potentielle, d’où l’importance de développer une auto-efficacité robuste face à l’inconfort somatique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’ESES a fait l’objet d’investigations empiriques considérables, attestant de son adéquation conceptuelle et appliquée au sein d’échantillons variés incluant des adultes sains, des sportifs, des personnes âgées sédentaires et des patients atteints d’affections chroniques.

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la concordance étroite entre les prédictions théoriques de Bandura et les observations comportementales réelles. Les scores à l’ESES différencient systématiquement et significativement les sujets classés dans les différents stades de changement du modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente (pré-contemplation, contemplation, préparation, action, maintien). Des études ont mis en évidence un gradient ascendant linéaire : les personnes en phase de maintien affichent des scores moyens d’auto-efficacité substantiellement supérieurs à celles situées aux stades d’inaction (F-tests significatifs à p < 0,001).

Validité convergente et discriminante

L’ESES présente une forte corrélation positive avec des construits théoriquement apparentés, notamment la motivation intrinsèque et la régulation identifiée selon la théorie de l’autodétermination (coefficients de Pearson allant de r = 0,45 à r = 0,62), ainsi qu’avec des mesures standardisées de soutien social perçu pour l’exercice. Inversement, l’échelle montre des corrélations négatives attendues avec l’anxiété somatique, le stress perçu et la dépression mesurée par le BDI (r = -0,30 à -0,48). La validité discriminante est démontrée par des corrélations modérées à faibles avec l’auto-efficacité générale (General Self-Efficacy Scale, souvent r < 0,35), confirmant le principe bandurien fondamental selon lequel le sentiment d’efficacité personnelle est un construit spécifique à un domaine comportemental donné et ne doit pas être confondu avec un trait de personnalité global.

Validité prédictive

De multiples études longitudinales et essais contrôlés randomisés démontrent que l’ESES est l’un des prédicteurs indépendants les plus robustes du comportement d’activité physique objectif (mesuré par accélérométrie) et auto-rapporté. Dans des programmes longitudinaux de six à douze mois, l’auto-efficacité de départ et ses variations prédisent de manière statistiquement significative l’assiduité aux séances d’exercice (expliquant couramment entre 15% et 30% de la variance du comportement d’activité physique, au-delà des facteurs sociodémographiques et des intentions déclarées).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’ESES se caractérise par une homogénéité interne remarquable et une stabilité temporelle rigoureuse à travers le temps lorsque le statut comportemental des individus demeure constant.

Cohérence interne

Dans l’ensemble de la littérature psychométrique, le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’ESES totale s’établit de manière récurrente entre 0,89 et 0,95, témoignant d’une excellente consistance interne sans redondance excessive des items. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent typiquement entre 0,52 et 0,78, attestant que chaque item individuel contribue de manière substantielle et cohérente à la mesure du construit d’auto-efficacité face aux barrières. Les indices de cohérence composite (Omega de McDonald, ω) confirment ces résultats en atteignant des valeurs supérieures à 0,91.

Stabilité test-retest

L’évaluation de la reproductibilité temporelle de l’instrument auprès d’échantillons témoins stables (n’ayant bénéficié d’aucune intervention motivationnelle entre les passations) révèle une excellente fidélité test-retest. Sur un intervalle classique de deux semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou le r de Pearson s’élève généralement entre 0,82 et 0,89. Sur des périodes plus étendues (par exemple, 6 à 8 semaines en période de plateau), les coefficients se maintiennent entre 0,72 et 0,80, reflétant la stabilité de la croyance personnelle tout en demeurant sensible aux événements de vie et aux interventions éducatives ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’ESES a fait l’objet de nombreuses analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), apportant des éclairages cruciaux sur l’organisation dimensionnelle de la perception des obstacles.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des analyses exploratoires par extraction en composantes principales ou par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), les 18 items chargent de façon prédominante sur un premier facteur général massif qui explique entre 45% et 58% de la variance totale des scores. Toutes les saturations factorielles sur ce facteur sous-jacent sont élevées, s’étendant pour la vaste majorité des items entre 0,55 et 0,84. Cette prédominance d’un facteur général justifie pleinement la pratique universelle consistant à calculer un score moyen composite d’auto-efficacité globale pour l’exercice.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les modélisations confirmatoires par équations structurelles, plusieurs configurations factorielles ont été confrontées :

  • Modèle unidimensionnel strict : Un seul facteur latent regroupant les 18 items. Ce modèle affiche des indices d’ajustement acceptables à bons (CFI ≈ 0,91 à 0,94, TLI ≈ 0,90, RMSEA ≈ 0,06 à 0,08), constituant une solution parcimonieuse très utilisée en recherche épidémiologique.
  • Modèle corrélé à facteurs multiples ou hiérarchique : Fréquemment articulé autour de 3 ou 4 facteurs de premier ordre coiffés d’un facteur d’auto-efficacité d’ordre supérieur : (1) Barrières émotionnelles et physiologiques internes (fatigue, stress, anxiété, dépression, malaise corporel), (2) Barrières temporelles et professionnelles (travail, manque de temps, conflits d’horaires), (3) Perturbations contextuelles et sociales (météo, vacances, visiteurs, loisirs concurrents), et (4) Résilience après arrêt médical (blessure, maladie). Ce modèle hiérarchique présente des indices d’ajustement excellents (CFI > 0,95, TLI > 0,94, RMSEA < 0,05, SRMR < 0,04).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (Exercise Self-Efficacy Scale, ESES).
  • Domaine : Psychologie de la santé, médecine comportementale, kinésiologie, psychologie du sport.
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 18 items indépendants.
  • Échelle de réponse : Échelle de notation en 11 points allant de 0% (« Incapable de le faire » / Cannot do at all) à 100% (« Tout à fait certain de pouvoir le faire » / Certain can do), avec un point médian à 50% (« Modérément certain de pouvoir le faire » / Moderately certain can do), progressant par paliers constants de 10% (0%, 10%, 20%, 30%, 40%, 50%, 60%, 70%, 80%, 90%, 100%).
  • Mode d’administration : Papier-crayon, passation informatisée en ligne ou administration assistée par clinicien/chercheur.
  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Consigne de cotation (Scoring) : Les scores obtenus sur l’ensemble des 18 items sont additionnés puis divisés par le nombre total d’items répondus (18), afin d’obtenir un score global moyen d’auto-efficacité compris entre 0% et 100%.
  • Items inversés : Aucun item inversé. Tous les énoncés sont cotés directement selon la valeur de pourcentage sélectionnée.
  • Interprétation des résultats : Un score élevé (par exemple, > 70%) indique un sentiment d’auto-efficacité robuste face aux obstacles, augurant d’un maintien pérenne de l’activité physique en dépit des événements de vie perturbateurs. Un score faible (< 40%) reflète une vulnérabilité critique à l’abandon face aux contraintes du quotidien, nécessitant un soutien ciblé sur la planification d’adaptation et la gestion des barrières.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’instrument a été formalisé à travers les publications et guides méthodologiques majeurs d’Albert Bandura, notamment dans son ouvrage de référence paru en 1997 (Self-efficacy: The exercise of control) et son guide méthodologique ultérieur publié en 2006 sur la construction des échelles d’efficacité personnelle. Conformément à la philosophie académique de Bandura, ces échelles ont été mises à la disposition de la communauté scientifique sans redevance commerciale pour encourager la recherche fondamentale, la pratique médicale et le développement d’interventions de santé publique.

L’ESES est accessible gratuitement (libre de droits financiers pour la recherche académique et l’évaluation clinique non commerciale), sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales dans les travaux, thèses et articles scientifiques s’y référant. L’usage au sein d’applications commerciales ou logicielles à but lucratif peut requérir l’accord formel préalable des ayants droit ou des éditeurs détenteurs des droits de reproduction des manuels correspondants.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall, Inc.
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W.H. Freeman and Company.
  • Bandura, A. (2004). Health promotion by social cognitive means. Health Education & Behavior, 31(2), 143-164. https://doi.org/10.1177/1090198104263660
  • Bandura, A. (2006). Guide for constructing self-efficacy scales. In F. Pajares & T. Urdan (Eds.), Self-efficacy beliefs of adolescents (Vol. 5, pp. 307-337). Information Age Publishing.
  • Marcus, B. H., Selby, V. C., Niaura, R. S., & Rossi, J. S. (1992). Self-efficacy and the stages of exercise behavior change. Research Quarterly for Exercise and Sport, 63(1), 60-66. https://doi.org/10.1080/02701367.1992.10607557
  • McAuley, E. (1992). The role of self-efficacy in the exercise and physical activity process. Journal of Sport and Exercise Psychology, 14(S1), S107-S120. https://doi.org/10.1123/jsep.14.s1.s107
  • McAuley, E. (1993). Self-efficacy and the maintenance of exercise participation in older adults. Journal of Behavioral Medicine, 16(1), 103-113. https://doi.org/10.1007/BF00844757
  • McAuley, E., Jerome, G. J., Elavsky, S., Marquez, D. X., & Ramsey, S. N. (2003). Predicting long-term maintenance of physical activity in older adults: A social cognitive approach. Preventive Medicine, 37(2), 110-118. https://doi.org/10.1016/S0091-7435(03)00089-6
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390-395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390
  • Schwarzer, R., & Luszczynska, A. (2008). How to overcome the health-action process approach gap: The role of self-efficacy. European Psychologist, 13(2), 141-151. https://doi.org/10.1027/1016-9040.13.2.141

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

11-point rating scale from 0% (Cannot do at all) through 50% (Moderately certain can do) to 100% (Certain can do), in increments of 10

0% (Cannot do at all) | 10% | 20% | 30% | 40% | 50% (Moderately certain can do) | 60% | 70% | 80% | 90% | 100% (Certain can do)

A number of situations are described below that can make it hard to stick to an exercise routine. Please rate your degree of confidence that you can exercise regularly under each of the following conditions:

  1. When I am feeling tired
  2. When I am feeling under pressure from work
  3. During bad weather
  4. When I am feeling depressed
  5. When I am feeling anxious
  6. During or after experiencing personal problems
  7. When I have too much other work to do
  8. When I haven’t or won’t have much time
  9. When I have family problems
  10. During a vacation
  11. When I have other time commitments
  12. After recovering from an injury that caused me to stop exercising
  13. After recovering from an illness that caused me to stop exercising
  14. When I feel physical discomfort when I exercise
  15. After a break of a few days
  16. When I have visitors
  17. When there are other interesting things to do
  18. If I don’t have access to exercise equipment

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memjavad (2026, septembre 5). Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (ESES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-exercice-physique-eses/
memjavad. “Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (ESES).” Base de données de psychologie en français, 5 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-exercice-physique-eses/.
memjavad. “Échelle d’auto-efficacité envers l’exercice physique (ESES).” Base de données de psychologie en français. septembre 5, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-exercice-physique-eses/.