Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (DASES)

L’Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (DASES) de Martin, Wilkinson et Poulos (1995) est un instrument psychométrique de 16 items mesurant la confiance en sa capacité à éviter les drogues et l’alcool en situation de risque.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (Drug Avoidance Self-Efficacy Scale, ou DASES) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par Garth W. Martin (1992) puis formalisé et validé sur le plan clinique par Martin, Wilkinson et Poulos (1995). Cet outil a été développé pour mesurer le sentiment d’auto-efficacité personnelle d’un individu face à des situations à haut risque de rechute ou de consommation de substances psychoactives (drogues et alcool). Ancrée dans la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura, la DASES évalue spécifiquement la confiance qu’a une personne en sa capacité perçue à résister à l’envie irrépressible (craving) ou à la tentation de consommer dans divers contextes environnementaux, interpersonnels et émotionnels.

L’instrument se compose de 16 items scénarisés décrivant des situations hypothétiques concrètes et variées. Pour chaque situation, le participant évalue sa capacité à éviter ou à résister à la consommation sur une échelle de type Likert en 7 points (allant de 1 = « certainement oui » à 7 = « certainement non »). L’échelle investigue des contextes de pression sociale, de célébration, d’affects négatifs (dépression, solitude, colère consécutive à un conflit conjugal ou relationnel), de gestion de la douleur émotionnelle, d’ennui, ainsi que des situations critiques de quasi-rechute ou de violation de l’abstinence (effet de violation de l’abstinence ou Abstinence Violation Effect).

Sur le plan des propriétés psychométriques, la DASES a démontré une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant régulièrement entre 0,89 et 0,93 selon les échantillons cliniques et de recherche. La validité de construit est étayée par une structure factorielle stable révélant un facteur général de second ordre d’auto-efficacité globale, ainsi que des sous-dimensions identifiables liées aux états émotionnels négatifs et aux stimuli sociaux d’incitation. Sa validité prédictive s’avère particulièrement robuste, les scores à la DASES permettant d’anticiper significativement la latence avant la première consommation, l’adhésion au traitement et le maintien de l’abstinence à long terme chez les personnes prises en charge pour des troubles de l’usage de substances.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité, Drug Avoidance Self-Efficacy Scale, DASES, addiction, abus de substances psychoactives, prévention des rechutes, psychométrie, évaluation clinique, dépendance, théorie sociale cognitive, craving, fidélité, validité factorielle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et étudiée par des chercheurs éminents spécialisés dans la recherche sur la dépendance et la pharmacologie comportementale :

  • Garth W. Martin, Ph.D. — Addiction Research Foundation (aujourd’hui intégré au Centre for Addiction and Mental Health – CAMH), Toronto, Ontario, Canada. Courriel de contact scientifique : [email protected].
  • D. Adrian Wilkinson, Ph.D. — Addiction Research Foundation, Toronto, Ontario, Canada ; contributeur majeur aux modélisations comportementales et cliniques des comportements de consommation d’alcool et de substances.
  • C. X. Poulos, Ph.D. — Addiction Research Foundation et Département de psychologie de l’Université de Toronto, Canada ; expert reconnu dans l’étude des mécanismes de conditionnement et de tolérance aux opioïdes et psychostimulants.

4. Objectif / Purpose

Le principal objectif de la Drug Avoidance Self-Efficacy Scale (DASES) est d’opérationnaliser et de quantifier le degré de confiance qu’un individu manifeste à l’égard de sa capacité à s’abstenir de consommer des drogues illicites ou détournées, ainsi que de l’alcool, lorsqu’il est confronté à des déclencheurs internes ou externes à haut risque. Dans le domaine de l’addictologie contemporaine, l’identification précise des profils de vulnérabilité représente une nécessité thérapeutique absolue pour prévenir les épisodes de rechute.

Sur le plan clinique, la DASES remplit plusieurs rôles cruciaux :

  • Évaluation initiale et profilage de vulnérabilité : Dès l’admission en cure de désintoxication ou en consultation ambulatoire, l’instrument permet aux thérapeutes d’établir une cartographie précise des scénarios dans lesquels le patient se perçoit comme le plus démuni. Par exemple, un patient peut manifester une confiance totale face à la pression sociale, mais révéler une fragilité extrême en situation d’isolement dépressif ou après un conflit amoureux.
  • Planification individualisée des interventions cognitives et comportementales : Les données de l’évaluation permettent de cibler les modules de thérapie cognitive et comportementale (TCC), notamment le jeu de rôle, la restructuration cognitive et le développement de compétences de refus ou de stratégies de coping émotionnel adaptées.
  • Surveillance continue des progrès thérapeutiques : Administrée à intervalles réguliers au cours de la prise en charge, la DASES permet de mesurer de façon longitudinale l’accroissement graduel du sentiment d’efficacité personnelle, servant ainsi d’indicateur objectif du renforcement des mécanismes de résilience du patient.
  • Prédiction des risques de rechute post-traitement : De multiples études longitudinales ont mis en évidence qu’un niveau d’auto-efficacité bas lors de la fin de prise en charge est l’un des meilleurs prédicteurs précoces d’une rechute ultérieure. L’échelle offre ainsi un signal d’alarme clinique permettant d’ajuster le suivi ambulatoire.

Dans le domaine de la recherche, la DASES est largement exploitée pour mesurer l’efficacité comparative de protocoles pharmacologiques et psychothérapeutiques, ainsi que pour tester des modèles théoriques de médiation et de modération dans la trajectoire des troubles liés à l’usage de substances.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique évalué par la DASES repose sur le concept d’auto-efficacité spécifique au domaine (domain-specific self-efficacy), dérivé des travaux d’Albert Bandura. L’auto-efficacité ne reflète pas un trait de personnalité global ou statique, mais correspond à une croyance dynamique en ses propres capacités organisationnelles et comportementales pour mener à bien une action donnée dans un contexte particulier. Dans le cadre de la DASES, ce construit cible la capacité à maintenir l’évitement des substances face à divers types de déclencheurs.

Bien que l’instrument génère un score composite unidimensionnel d’auto-efficacité générale à éviter les drogues, les 16 items couvrent de manière systématique les grands déterminants situationnels et psychologiques reconnus dans la nosographie des addictions :

1. Affects négatifs intrapersonnels (Negative Affect / Emotional Distress)

Cette dimension confronte le sujet à des états affectifs aversifs internes tels que la dépression, le sentiment d’échec professionnel, l’angoisse existentielle ou la solitude. L’individu utilise fréquemment la substance comme un mécanisme d’automédication pour atténuer la dysphorie (par exemple, item 2 : perte d’un emploi et isolement dépressif à domicile ; item 8 : rupture d’une relation affective majeure ; item 13 : état dépressif seul à la maison). La mesure porte sur l’aptitude perçue à réguler ces émotions négatives sans recourir à un soulagement psychotrope exogène.

2. Conflits interpersonnels et gestion de la colère (Interpersonal Conflict & Frustration)

Les tensions relationnelles constituent l’un des moteurs les plus intenses de la perte de contrôle chez les personnes dépendantes. La DASES explore la tentation d’utiliser la drogue comme instrument de vengeance, d’agressivité passive ou d’évitement face à un conflit avec un proche (item 3 et item 7 : colère post-dispute conjugale et envie de représailles en se droguant ; item 14 : sentiment de rejet consécutif à une critique émise par un ami).

3. Pression sociale et incitations interpersonnelles (Social Pressure & Celebration)

Cette facette évalue la résistance aux influences sociales directes ou indirectes lors de rassemblements festifs ou de rencontres amicales (item 1 : désir de désinhibition et d’assurance lors d’une fête avec de nouvelles connaissances ; item 6 : célébration anticipée d’un nouvel emploi avec des pairs ; items 9a et 9b : sollicitation active par des amis célébrant un gain financier ; item 15 : empathie mal orientée visant à accompagner un ami démoralisé dans sa consommation).

4. Situations de complaisance, d’ennui et d’insomnie (Boredom, Sleep Difficulties & Unstructured Time)

L’absence de structure temporelle et les états physiologiques inconfortables représentent des facteurs de déclenchement sous-estimés mais fréquents. Les items capturent la tentation de consommer face à l’insomnie nocturne (item 5), aux périodes de temps libre prolongé dépourvues d’obligations (item 4), ou à l’ennui profond durant un week-end terne (item 16).

5. Gestion de la quasi-rechute et effet de violation de l’abstinence (Coping with Lapses)

Une spécificité remarquable de la DASES est l’intégration de scénarios évaluant la capacité à surmonter un faux pas ponctuel (lapse) sans basculer dans une rechute massive incontrôlée (relapse). Les items 11 et 12 explorent la vulnérabilité cognitive et émotionnelle consécutive à l’interruption d’une période d’abstinence réussie, mesurant si l’individu s’abandonne au désespoir ou parvient à mobiliser ses ressources de reprise de contrôle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle théorique de la DASES s’articule autour de deux modèles fondamentaux de la psychologie cognitive et comportementale : la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura et le modèle cognitivo-comportemental de prévention des rechutes formalisé par G. Alan Marlatt et Judith R. Gordon (1985).

Selon Bandura (1977, 1997), les croyances d’auto-efficacité influencent de façon prépondérante le choix des comportements, l’effort déployé, la persévérance face aux obstacles et les schémas de pensée émotionnels. Dans les addictions, un individu doté d’une faible auto-efficacité perçoit la tentation comme insurmontable, générant de l’anxiété anticipatoire et précipitant la rechute. Inversement, une auto-efficacité élevée active des stratégies proactives de résolution de problèmes et de restructuration cognitive.

Le modèle de Marlatt et Gordon vient enrichir ce cadre en démontrant que l’exposition à une situation à haut risque (états émotionnels négatifs, conflits, pression sociale) confronte le sujet à un dilemme comportemental. Si l’individu possède une réponse de coping adaptée et une auto-efficacité robuste, la probabilité de rechute chute drastiquement. À l’inverse, en cas d’absence de réponse de coping conjuguée à des attentes positives exagérées quant aux effets de la substance (positive outcome expectancies), le sentiment d’auto-efficacité s’effondre, augmentant considérablement le risque de consommation. La DASES capture précisément cette intersection critique entre la perception de la situation à risque et le sentiment d’efficacité personnelle.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la DASES ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans la littérature addictologique internationale :

  • Validité de contenu : Les items ont été élaborés à partir de situations cliniques réelles documentées chez des patients poly-toxicomanes et alcoolodépendants, garantissant une représentativité exhaustive des situations à haut risque identifiées dans les taxonomies cliniques de Marlatt.
  • Validité convergente : La DASES présente des corrélations négatives robustes et statistiquement significatives avec des mesures de dépression (telles que le Beck Depression Inventory, r = -0,40 à -0,55), d’anxiété état-trait et de sévérité de la dépendance mesurée par l’Addiction Severity Index (ASI). Parallèlement, elle corrèle positivement avec l’échelle d’auto-efficacité générale de Schwarzer et Jerusalem ainsi qu’avec des échelles de motivation au changement (SOCRATES, URICA).
  • Validité discriminante : L’outil discrimine avec succès les populations d’usagers actifs non traités, les patients en cours de traitement de désintoxication et les individus maintenant une abstinence stable depuis plusieurs années. Ces derniers obtiennent des scores d’auto-efficacité significativement plus élevés (p < 0,001).
  • Validité prédictive : Dans l’étude princeps de Martin, Wilkinson et Poulos (1995), les scores initiaux et les gains d’auto-efficacité mesurés par la DASES se sont révélés de puissants prédicteurs de l’abstinence continue lors des suivis à 3, 6 et 12 mois. Les patients rapportant de faibles scores d’auto-efficacité lors de la sortie de programme présentaient un délai avant rechute significativement plus court (hazard ratio significatif).

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la DASES démontre une précision de mesure remarquable à travers divers contextes d’administration :

  • Consistance interne : Dans les travaux initiaux de Martin et ses collaborateurs (1995), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble de l’échelle était de α = 0,91. Des réplications indépendantes menées sur des cohortes adolescentes et adultes ont rapporté des valeurs s’échelonnant systématiquement entre 0,89 et 0,93, attestant d’une excellente homogénéité des items sans redondance excessive.
  • Fidélité test-retest : Chez des patients cliniquement stables évalués à un intervalle de deux semaines sans intervention thérapeutique majeure, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou de Pearson a atteint r = 0,82 à 0,87, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante de l’instrument lorsqu’aucun événement déclencheur n’intervient.
  • Erreur standard de mesure (SEM) : La faible erreur standard de mesure observée confirme que la DASES est un instrument suffisamment précis pour détecter de véritables changements cliniques individuels (Reliable Change Index) au cours d’une psychothérapie.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité factorielle de la DASES a été explorée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Dans l’analyse princeps de Martin et al. (1995), l’analyse en composantes principales avec rotation varimax et oblimin a révélé une solution dominante caractérisée par un puissant facteur général expliquant plus de 45 % de la variance totale, plaidant en faveur de l’utilisation légitime d’un score total unifié d’auto-efficacité.

Néanmoins, des analyses factorielles confirmatoires conduites dans des études ultérieures (notamment lors d’adaptations transculturelles) soutiennent l’existence d’une structure hiérarchique ou multidimensionnelle à 3 ou 4 facteurs de premier ordre sous-tendus par un facteur de second ordre :

  1. Facteur 1 : Résistance face aux affects négatifs intrapersonnels (items 2, 8, 13, 14, 16), avec des saturations factorielles très élevées oscillant entre 0,65 et 0,84.
  2. Facteur 2 : Résistance à la pression sociale et aux festivités (items 1, 6, 9a, 9b, 10, 15), affichant des saturations comprises entre 0,58 et 0,79.
  3. Facteur 3 : Résistance aux conflits interpersonnels et réactions d’opposition (items 3, 7), avec des saturations factorielles supérieures à 0,70.
  4. Facteur 4 : Gestion des faux pas et de la violation d’abstinence (items 11, 12), saturant distinctement entre 0,62 et 0,80.

Les indices d’ajustement des modèles confirmatoires hiérarchiques rapportent généralement un Comparative Fit Index (CFI) > 0,92, un Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,90 et un Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,06, confirmant l’excellente adéquation des données empiriques à la structure théorique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Drug Avoidance Self-Efficacy Scale (DASES)
  • Traduction française indicative : Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté)
  • Nombre d’items : 16 items scénarisés (avec une variante de l’item 9 formulée en deux sous-situations festives comparables selon les versions)
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = certainly yes (certainement oui)
    • 2 = probably yes (probablement oui)
    • 3 = likely yes (vraisemblablement oui)
    • 4 = can’t say (incapable de se prononcer / indécis)
    • 5 = probably no (probablement non)
    • 6 = likely no (vraisemblablement non)
    • 7 = certainly no (certainement non)
  • Directives de cotation (Scoring) : Les items de la DASES sont formulés de manière alternée afin de contrôler les biais d’acquiescement : certains items demandent si le sujet « pourrait éviter ou résister » (affirmation de contrôle, ex. items 1, 3, 5, 6, 9, 13, 14, 15), tandis que d’autres demandent si le sujet « céderait ou prendrait de la drogue » (affirmation de capitulation, ex. items 2, 4, 7, 8, 10, 11, 12, 16). Pour établir un score global unifié où un score élevé reflète une auto-efficacité maximale, les items formulés dans le sens de la capitulation font l’objet d’une inversion de cotation (reverse scoring : nouvelle valeur = 8 – valeur brute), ou inversement selon la convention du protocole clinique. Le score total s’obtient par la somme des 16 items, générant un score continu variant de 16 à 112.
  • Temps moyen de passation : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1992 (rapport de recherche) ; publication de référence parue en 1995.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’instrument a été conçu à des fins de santé publique et de recherche clinique sous les auspices de l’Addiction Research Foundation de l’Ontario (Canada). Il est référencé par les organismes gouvernementaux et internationaux de surveillance des drogues, tels que l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EUDA / EMCDDA).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation clinique non commerciale, académique et de recherche scientifique. Les utilisateurs doivent obligatoirement citer la publication princeps de Martin, Wilkinson et Poulos (1995) dans leurs travaux et rapports.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Marlatt, G. A., & Gordon, J. R. (Eds.). (1985). Relapse prevention: Maintenance strategies in the treatment of addictive behaviors. Guilford Press.
  • Martin, G. W. (1992). The Drug Avoidance Self-Efficacy Scale (DASES). Addiction Research Foundation, Toronto, Canada.
  • Martin, G. W., Wilkinson, D. A., & Poulos, C. X. (1995). The Drug Avoidance Self-Efficacy Scale. Journal of Substance Abuse, 7(2), 151–163. https://doi.org/10.1016/0899-3289(95)90001-2
  • Sklar, S. M., Annis, H. M., & Turner, N. E. (1997). Development and validation of the Drug-Taking Confidence Questionnaire: A measure of coping self-efficacy. Addictive Behaviors, 22(5), 655–670. https://doi.org/10.1016/S0306-4603(97)00006-3

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 1=certainly yes; 2=probably yes; 3=likely yes; 4=can’t say; 5=probably no; 6=likely no; 7=certainly no.

  1. Imagine that you are going to a party where you will meet new people. You feel that drug/alcohol use will relax you and make you more confident. Could you avoid drug/alcohol use?
  2. Imagine that you have just blown a good job, you are home alone and depressed. Would you give in to the urge to take drugs/alcohol which are in the house?
  3. Imagine that you are home with a loved one, and feeling angry after a fight. You want to make up, but at the same time you want to get stoned/loaded. Could you resist the urge to take drugs/alcohol?
  4. Imagine that you are feeling good and have no responsibilities for a couple of days. The only thing you see against getting a bit stoned/loaded is that you have promised yourself you would go straight for 2 months, and you still have 3 weeks to go. Would you take drugs/alcohol?
  5. Imagine it is late, you cannot sleep and drugs/alcohol are available in the house. You have decided not to use drugs. Could you resist the urge to use drugs to help you get to sleep?
  6. Imagine that a new job is starting tomorrow; you are going out with friends and expecting a good time. Could you resist the urge to celebrate with drugs/alcohol?
  7. Imagine that you are home with your loved one, and very angry after a fight. You are tempted to get back at your partner by getting stoned/loaded. Would you give in to the temptation?
  8. Imagine that a very important relationship has just ended, and you are very depressed. Would you give in to the urge to take drugs/alcohol?
  9. Imagine that you have run into 2 friends who are celebrating a $100 lottery win with drugs/alcohol. Could you resist their urging to join them in drug/alcohol use?
  10. Imagine that you are at a party and feeling uptight. Most people seem to be having a good time. You are tempted to use drugs/alcohol to loosen up. Would you?
  11. Imagine that you promised yourself to stay straight for 2 months but you have just blown your 5 week record with one hit or drink. Would this situation lead you to take a second one?
  12. Imagine that you had managed to stay straight for a near record time, but last night you blew it. Because of last night you are feeling weak. Would you take drugs/alcohol tonight?
  13. Imagine that you are home alone and depressed. Could you resist the urge to go out and find some drugs/alcohol?
  14. Imagine that a good friend has accused you of being insensitive. Now you are feeling hurt and tempted to use drugs/alcohol. Could you resist?
  15. Imagine that a good friend is feeling miserable. He wants you to join him in heavy discussion and drug/alcohol use to pick his spirits up. Could you resist the urge to take drugs/alcohol?
  16. Imagine that you are home alone; it is a dull weekend with nothing in particular to look forward to. You are bored. Would you give in to the urge to get stoned/loaded?
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (DASES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-eviter-drogues-dases/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (DASES).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-eviter-drogues-dases/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité à éviter les drogues (DASES).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-eviter-drogues-dases/.