Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (ESES)

L’Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (Emotional Self-Efficacy Scale – ESES) évalue les croyances des individus quant à leur capacité à percevoir, comprendre, réguler et utiliser leurs propres émotions ainsi que celles d’autrui.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (Emotional Self-Efficacy Scale, ou ESES) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Bev A. Kirk, Nicola S. Schutte et Donald W. Hine en 2008. Cet instrument quantifie les croyances d’un individu relatives à ses capacités à exécuter avec succès des processus relevant du traitement de l’information émotionnelle, tels que la perception, la facilitation cognitive, la compréhension et la régulation des émotions chez soi-même et chez autrui. S’appuyant sur l’intégration du modèle de l’intelligence émotionnelle en quatre branches de Mayer et Salovey et de la théorie sociocognitive de l’auto-efficacité d’Albert Bandura, l’ESES comprend 32 items standardisés formulés sous forme de compétences spécifiques.

Les participants évaluent leur niveau de certitude quant à leur aptitude à réaliser chaque tâche émotionnelle sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout confiant ») à 5 (« Très confiant »). Les analyses psychométriques initiales et contemporaines mettent en évidence une consistance interne globale remarquable (coefficient alpha de Cronbach fréquemment rapporté entre .92 et .96), ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle (.85 à court et moyen terme). Bien que conceptualisée à l’origine avec un facteur général prédominant d’auto-efficacité émotionnelle, des travaux ultérieurs, notamment ceux de Dacre Pool et Qualter (2012a), ont mis en évidence une structure multidimensionnelle robuste s’articulant autour de quatre facteurs intercorrélés : l’utilisation et la facilitation des émotions, la compréhension des émotions, la régulation des émotions d’autrui et la régulation de ses propres émotions. L’ESES démontre une validité convergente significative avec les mesures de l’intelligence émotionnelle de trait, l’estime de soi et l’affect positif, tout en affichant une validité prédictive déterminante dans les contextes organisationnels, cliniques et éducatifs.

2. Mots-clés

auto-efficacité émotionnelle, intelligence émotionnelle, régulation émotionnelle, théorie sociocognitive, évaluation psychométrique, validité de construit, consistance interne, compétences émotionnelles, affectivité, psychologie différentielle

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de l’Université de Nouvelle-Angleterre (University of New England, Armidale, Australie) :

  • Bev A. Kirk, Ph.D. : Chercheuse en psychologie sociale et organisationnelle, École de psychologie comportementale, cognitive et sociale, Université de Nouvelle-Angleterre, Armidale, NSW, Australie. Ses travaux portent sur le bien-être au travail, l’intelligence émotionnelle et l’auto-efficacité.
  • Nicola S. Schutte, Ph.D. : Professeure de psychologie, École de psychologie, Université de Nouvelle-Angleterre, Armidale, Australie. Autrice de renommée internationale sur la mesure de l’intelligence émotionnelle (notamment la Schutte Self-Report Emotional Intelligence Test). Adresse électronique institutionnelle : [email protected].
  • Donald W. Hine, Ph.D. : Professeur en méthodologie psychologique et psychologie comportementale appliquée, Département de psychologie, Université de Nouvelle-Angleterre (actuellement affilié à l’Université de Canterbury, Nouvelle-Zélande). Spécialiste des modèles quantitatifs et psychométriques.

4. Objectif

L’Échelle d’auto-efficacité émotionnelle a été développée pour combler une lacune épistémologique et méthodologique majeure dans le champ de la recherche sur la cognition socio-émotionnelle. Si l’intelligence émotionnelle (IE) a fait l’objet de développements théoriques considérables, les chercheurs ont souvent oscillé entre les modèles d’habileté (mesurés par des tests de performance basés sur des réponses correctes ou incorrectes) et les modèles de trait (mesurés par des questionnaires évaluant des dispositions comportementales et des tendances habituelles). L’ESES s’insère de manière distincte entre ces deux paradigmes : elle ne mesure ni la performance émotionnelle objective en laboratoire, ni une tendance générale de personnalité, mais précisément le sentiment d’efficacité personnelle quant à la mise en œuvre de comportements émotionnellement intelligents.

Dans la perspective théorique de Bandura, posséder des connaissances ou des aptitudes ne garantit pas leur mobilisation dans l’action, en particulier face à l’adversité, à la pression interpersonnelle ou au stress contextuel. Ce sont les croyances d’auto-efficacité qui agissent comme le moteur décisionnel et motivationnel central régissant l’effort consenti, la persévérance et la réactivité émotionnelle. L’objectif premier de l’ESES est donc de capturer ce sentiment subjectif de compétence opérationnelle dans le domaine affectif.

Les applications de l’ESES sont nombreuses et touchent des sphères variées :

  • Recherche translationnelle et expérimentale : Évaluation de l’efficacité d’interventions psychologiques, telles que l’écriture expressive, les programmes de régulation émotionnelle basés sur la pleine conscience et les formations managériales à la communication empathique (Kirk et al., 2011).
  • Psychologie organisationnelle : Prédiction de l’épuisement professionnel (burnout), de l’incivilité au travail, du leadership transformationnel et de la satisfaction professionnelle. Les individus dotés d’un sentiment élevé d’auto-efficacité émotionnelle sont mieux équipés pour faire face au travail émotionnel intensif.
  • Milieu clinique et counseling : Diagnostic des déficits perçus dans la gestion des états de détresse psychologique, identification des blocages émotionnels dans les relations interpersonnelles et suivi longitudinal de la restructuration cognitive relative aux émotions.
  • Psychopédagogie et enseignement supérieur : Mesure de la transition des étudiants vers l’université, prédiction de l’adaptation psychosociale, de l’abandon scolaire et amélioration des compétences socio-émotionnelles par des interventions ciblées (Dacre Pool & Qualter, 2012b ; Qualter et al., 2014).

5. Construit psychologique

Le construit de l’auto-efficacité émotionnelle désigne la confiance qu’a un individu dans ses propres capacités à reconnaître, exprimer, comprendre, moduler et utiliser de manière adaptative ses émotions et celles des autres afin d’atteindre les objectifs souhaités et de maintenir un équilibre psychologique optimal. L’ESES opérationnalise ce construit à travers 32 items qui, bien que contribuant à un score global homogène, reflètent quatre domaines fonctionnels distincts identifiés empiriquement dans la littérature psychométrique (Dacre Pool & Qualter, 2012a) :

1. Utilisation et facilitation des émotions (Using and Generating Emotions)

Cette composante renvoie à la certitude de pouvoir exploiter les états affectifs pour stimuler la créativité, faciliter la résolution de problèmes complexes et optimiser les performances cognitives ou physiques. L’individu croit en sa capacité à susciter délibérément des émotions propices à l’action. Par exemple, l’item 6 (« Use positive emotions to generate novel solutions to old problems ») et l’item 22 (« Create emotions to enhance cognitive performance ») illustrent ce mécanisme où l’émotion positive n’est pas subie passivement mais orchestrée intentionnellement comme un levier cognitif.

2. Identification et compréhension des émotions (Perceiving and Understanding Emotions)

Ce domaine correspond aux croyances de compétence dans le décodage sémiotique et affectif des signaux corporels, faciaux et verbaux, ainsi que dans la compréhension des causes contextuelles sous-jacentes aux états émotionnels. Cela englobe la perception chez soi-même (intrapersonnelle) et chez autrui (interpersonnelle). Par exemple, l’item 1 (« Correctly identify your own negative emotions »), l’item 15 (« Realize what causes another person to feel a negative emotion ») et l’item 25 (« Recognize what emotion you are communicating through your facial expression ») ciblent la lucidité métacognitive et l’exactitude empathique perçue.

3. Régulation de ses propres émotions (Managing Own Emotions)

Cette dimension évalue la confiance de l’individu dans sa capacité à apaiser l’activation physiologique négative, à atténuer la colère et à moduler ses affects sous forte tension. La maîtrise des états de stress aigu et la capacité à passer d’une humeur délétère à un affect positif constituent le noyau de cette sous-échelle. Des items comme l’item 8 (« Change your negative emotion to a positive emotion »), l’item 12 (« Regulate your own emotions when under pressure ») et l’item 20 (« Calm down when feeling angry ») mettent en jeu l’auto-régulation homéostatique.

4. Régulation et gestion des émotions d’autrui (Managing Others’ Emotions)

Ce volet interpersonnel évalue le sentiment d’efficacité dans l’accompagnement d’autrui au cours de crises affectives, de situations de deuil ou d’épisodes de colère. L’individu évalue s’il se sent capable d’intervenir pour modifier constructivement l’état émotionnel d’un tiers. L’item 2 (« Help another person change a negative emotion to a positive emotion »), l’item 24 (« Help another person calm down when he or she is feeling angry ») et l’item 32 (« Help another person regulate emotions after he or she has suffered a loss ») incarnent cette compétence relationnelle et de soutien social actif.

6. Cadre théorique

L’assise épistémologique de l’ESES repose sur la convergence de deux cadres paradigmatiques majeurs de la psychologie contemporaine :

La théorie sociocognitive d’Albert Bandura

Selon Albert Bandura (1977, 1997), le sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy) constitue le mécanisme régulateur le plus influent dans le fonctionnement humain. Il renvoie aux jugements portés par les individus sur leurs capacités à organiser et à exécuter les cours d’actions requis pour atteindre des niveaux de performance désignés. Bandura a postulé que l’auto-efficacité ne doit pas être mesurée comme un trait global indifférencié, mais plutôt sous une forme contextuelle ou liée à un domaine d’action précis (domain-specific self-efficacy). L’ESES répond précisément à cette exigence méthodologique : elle cible explicitement le domaine des compétences émotionnelles, fournissant ainsi une évaluation ancrée dans des opérations psychologiques identifiables.

Le modèle de l’intelligence émotionnelle de Mayer, Salovey et Caruso

Pour définir le contenu des compétences émotionnelles à évaluer, Kirk et ses collègues ont adopté le modèle en quatre branches développé par John D. Mayer et Peter Salovey (1997) :

  1. La perception des émotions : L’habileté à identifier les émotions dans les états physiques, les sentiments et les pensées, ainsi que chez les autres à travers les expressions faciales et le langage corporel.
  2. La facilitation de la pensée par les émotions : La capacité à exploiter les états affectifs pour orienter l’attention, générer des jugements créatifs et modifier les perspectives cognitives.
  3. La compréhension des émotions : La compétence à analyser les transitions émotionnelles complexes, les causes des affects et l’évolution des sentiments dans le temps.
  4. La gestion (ou régulation) des émotions : L’aptitude à rester ouvert aux affects tant agréables que désagréables, et à les moduler chez soi-même et chez autrui pour favoriser la croissance personnelle et relationnelle.

L’ESES constitue l’opérationnalisation directe de l’auto-efficacité appliquée à ces quatre branches. Elle ne mesure pas la performance objective mais capture l’agentivité de l’individu dans la sphère affective.

7. Validité

La validation psychométrique de l’ESES a fait l’objet d’un examen empirique rigoureux à travers plusieurs études indépendantes :

Validité de contenu

La génération initiale des items s’est appuyée sur une cartographie systématique des quatre branches de Mayer et Salovey. Un panel d’experts en psychométrie et en psychologie des émotions a examiné la pertinence, la clarté et la représentativité des énoncés, réduisant le corpus initial d’items à une sélection finale de 32 items équilibrés entre dimensions intrapersonnelles et interpersonnelles.

Validité convergente

L’ESES présente des corrélations positives statistiquement significatives et de magnitude modérée à élevée avec d’autres échelles mesurant des construits théoriquement proches :

  • Intelligence émotionnelle de trait : Corrélations fortes avec le Schutte Self-Report Emotional Intelligence Test (SSREIT / SREIT) se situant généralement entre r = .65 et r = .78 (Kirk et al., 2008 ; Dacre Pool & Qualter, 2012a).
  • Auto-efficacité générale : Corrélation modérée avec la General Self-Efficacy Scale de Schwarzer et Jerusalem (r ≈ .40 à .52), confirmant que l’ESES partage une variance commune liée à l’agentivité générale tout en capturant une variance spécifique propre au domaine affectif.
  • Estime de soi : Associations positives significatives avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r = .38 à .47).
  • Affectivité positive : Corrélations positives avec le sous-score d’affect positif du PANAS (r ≈ .35 à .45).

Validité discriminante

L’ESES démontre des relations négatives significatives avec les indicateurs de détresse psychologique :

  • Névrosisme / Instabilité émotionnelle : Corrélations négatives systématiques avec le névrosisme issu du Big Five (r = -.35 à -.48).
  • Affectivité négative : Corrélations inverses avec l’affect négatif du PANAS (r ≈ -.30 à -.42).
  • Incivilité et épuisement professionnel : Dans les contextes de travail, des scores élevés à l’ESES sont négativement associés aux comportements d’incivilité perçus et émis (Kirk et al., 2011).

Validité prédictive et sensibilité au changement

Les études longitudinales et quasi-expérimentales ont confirmé que les scores à l’ESES prédisent significativement les performances académiques, la rétention universitaire et le bien-être subjectif au-delà des traits de personnalité généraux. En outre, l’échelle a démontré une sensibilité psychométrique nette aux interventions psychologiques : les programmes d’écriture expressive (Kirk et al., 2011) et les cours de développement socio-émotionnel (Dacre Pool & Qualter, 2012b) ont produit une hausse statistiquement significative des scores d’ESES chez les participants du groupe expérimental par rapport au groupe témoin.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’ESES ont été documentées de manière cohérente à travers des échantillons variés (adultes tout-venant, étudiants universitaires, employés d’entreprises et adolescents) :

Consistance interne

Dans l’étude princeps menée par Kirk, Schutte et Hine (2008), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 32 items s’est élevé à α = .96, attestant d’une homogénéité interne remarquable. Les investigations indépendantes menées ultérieurement confirment ces valeurs très élevées :

  • Échantillon d’employés australiens (Kirk et al., 2011) : α = .95.
  • Échantillon universitaire britannique (Dacre Pool & Qualter, 2012a) : α = .93 pour l’échelle totale. Pour les sous-échelles factorielles, les coefficients se répartissent comme suit : Facilitation/Créativité (α = .86), Compréhension des émotions (α = .84), Régulation des émotions d’autrui (α = .83), Régulation de ses propres émotions (α = .82).
  • Adaptation auprès de jeunes adolescents (Qualter et al., 2014) : α oscillant entre .89 et .92 selon les tranches d’âge.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité temporelle de l’instrument a été vérifiée auprès de sous-échantillons n’ayant reçu aucune intervention. Sur un intervalle temporel de trois semaines, Kirk et ses collaborateurs (2008) ont rapporté un coefficient de corrélation test-retest intra-classe de r = .85 (p < .001). Sur des périodes plus longues (6 à 8 semaines), la corrélation test-retest reste robuste (r = .76 à .81), ce qui confirme que l’auto-efficacité émotionnelle opère comme une croyance relativement stable dans le temps tout en restant malléable sous l’effet d’apprentissages ciblés.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’ESES a fait l’objet de plusieurs investigations approfondies à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Structure unifactorielle initiale

Lors de la création de l’outil, Kirk, Schutte et Hine (2008) ont procédé à une analyse factorielle exploratoire sur les 32 items. Le test du coude de Cattell (scree plot) ainsi que le critère de Kaiser ont mis en évidence un premier facteur dominant expliquant une part prépondérante de la variance totale (plus de 38 % de la variance extraite), avec des valeurs propres diminuant drastiquement pour les facteurs secondaires. L’ensemble des 32 items présentaient des saturations factorielles (factor loadings) substantielles sur ce facteur général, allant de .41 à .76. Les auteurs ont donc préconisé l’usage d’un score composite unique reflétant l’auto-efficacité émotionnelle globale.

Modèle multidimensionnel à 4 facteurs (Dacre Pool & Qualter)

En 2012, Dacre Pool et Qualter ont réexaminé la structure interne de l’ESES auprès d’un large échantillon indépendant (N = 647). Grâce à une approche combinant AFE avec rotation oblique (Promax) et AFC, les auteurs ont démontré qu’un modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre, éventuellement subordonnés à un facteur d’ordre supérieur, présentait un ajustement supérieur aux données empiriques par rapport au modèle strictement unidimensionnel :

  • Facteur 1 : Utilisation des émotions dans la cognition et l’action (items 3, 6, 14, 18, 22, 26, 30 ; saturations de .49 à .74).
  • Facteur 2 : Compréhension et décodage émotionnel (items 1, 4, 7, 9, 11, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 27, 29, 31 ; saturations de .42 à .78).
  • Facteur 3 : Régulation des émotions d’autrui (items 2, 5, 10, 13, 16, 24, 32 ; saturations de .51 à .81).
  • Facteur 4 : Régulation de ses propres émotions (items 8, 12, 20, 28 ; saturations de .56 à .83).

Les indices d’ajustement du modèle hiérarchique et du modèle à 4 facteurs dans l’AFC répondaient aux standards psychométriques stricts : χ²/df < 2.5, CFI > .93, TLI > .92, et RMSEA < .055 [IC 90% : .048 – .061], confirmant la double pertinence d’un calcul de sous-scores thématiques et d’un score total global.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’instrument : Emotional Self-Efficacy Scale (ESES) / Échelle d’auto-efficacité émotionnelle.
  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 32 items rédigés sous forme d’énoncés comportementaux.
  • Modalités de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Not At All Confident (Pas du tout confiant)
    • 2 = A Little Confident (Un peu confiant)
    • 3 = Moderately Confident (Modérément confiant)
    • 4 = Quite Confident (Assez confiant)
    • 5 = Very Confident (Très confiant)
  • Durée moyenne de passation : Environ 5 à 8 minutes.
  • Modalités de cotation :
    • Aucun item inversé. Tous les items sont cotés de manière positive et directe de 1 à 5.
    • Score total : Calculé par la somme arithmétique simple de tous les items (score théorique allant de 32 à 160) ou par la moyenne des 32 items (score de 1 à 5).
    • Interprétation : Un score élevé indique un fort sentiment d’auto-efficacité émotionnelle et une confiance accrue dans sa capacité à naviguer les défis affectifs et interpersonnels.
  • Administration : Papier-crayon ou passation informatisée sur tablette/ordinateur.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2008 (Kirk, Schutte, & Hine).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par les auteurs (Bev A. Kirk, Nicola S. Schutte, Donald W. Hine) et par les éditeurs scientifiques originaux (Elsevier / Springer).
  • Statut d’utilisation et tarification : L’échelle est disponible gratuitement à des fins de recherche académique, d’enseignement et d’évaluation non commerciale. Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à l’utiliser sans redevance financière, sous réserve de citer explicitement la publication de référence de 2008.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration dans une suite d’évaluation commerciale, plateforme de coaching payante ou solution logicielle d’entreprise requiert une autorisation écrite préalable de la part des auteurs.

12. Références

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Dacre Pool, L., & Qualter, P. (2012a). The dimensional structure of the Emotional Self-Efficacy Scale (ESES). Australian Journal of Psychology, 64(3), 147–154. https://doi.org/10.1111/j.1742-9536.2011.00039.x
  • Dacre Pool, L., & Qualter, P. (2012b). Improving emotional intelligence and emotional self-efficacy through a teaching intervention for university students. Learning and Individual Differences, 22(3), 306–312. https://doi.org/10.1016/j.lindif.2012.01.010
  • Kirk, B. A., Schutte, N. S., & Hine, D. W. (2008). Development and preliminary validation of an emotional self-efficacy scale. Personality and Individual Differences, 45(5), 432–436. https://doi.org/10.1016/j.paid.2008.06.010
  • Kirk, B. A., Schutte, N. S., & Hine, D. W. (2011). The effect of an expressive-writing intervention for employees on emotional self-efficacy, emotional intelligence, affect, and workplace incivility. Journal of Applied Social Psychology, 41(1), 179–195. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.2010.00708.x
  • Kirk, B. A., Schutte, N. S., & Hine, D. W. (2013). Emotional Self-Efficacy Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 306–308). Springer Publishing Company.
  • Mayer, J. D., & Salovey, P. (1997). What is emotional intelligence? In P. Salovey & D. J. Sluyter (Eds.), Emotional development and emotional intelligence: Educational implications (pp. 3–31). Basic Books.
  • Qualter, P., Dacre Pool, L., Gardner, K. J., Ashley-Kot, S., Wise, A., & Wols, A. (2014). The Emotional Self-Efficacy Scale: Adaptation and validation for young adolescents. Journal of Psychoeducational Assessment, 33(1), 33–45. https://doi.org/10.1177/0734282914540452

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:

1 = Not At All Confident, 2 = A Little Confident, 3 = Moderately Confident, 4 = Quite Confident, 5 = Very Confident

  1. Correctly identify your own negative emotions
  2. Help another person change a negative emotion to a positive emotion
  3. Create a positive emotion when feeling a negative emotion
  4. Know what causes you to feel a positive emotion
  5. Correctly identify when another person is feeling a negative emotion
  6. Use positive emotions to generate novel solutions to old problems
  7. Realize what causes another person to feel a positive emotion
  8. Change your negative emotion to a positive emotion
  9. Correctly identify your own positive emotions
  10. Generate in yourself the emotion another person is feeling
  11. Know what causes you to feel a negative emotion
  12. Regulate your own emotions when under pressure
  13. Correctly identify when another person is feeling a positive emotion
  14. Get into a mood that best suits the occasion
  15. Realize what causes another person to feel a negative emotion
  16. Help another person to regulate emotions when under pressure
  17. Notice the emotion your body language is portraying
  18. Use positive emotions to generate good ideas
  19. Understand what causes your emotions to change
  20. Calm down when feeling angry
  21. Notice the emotion another person’s body language is portraying
  22. Create emotions to enhance cognitive performance
  23. Understand what causes another person’s emotions to change
  24. Help another person calm down when he or she is feeling angry
  25. Recognize what emotion you are communicating through your facial expression
  26. Create emotions to enhance physical performance
  27. Figure out what causes you to feel differing emotions
  28. Regulate your own emotions when close to reaching a goal
  29. Recognize what emotion another person is communicating through his or her facial expression
  30. Generate the right emotion so that creative ideas can unfold
  31. Figure out what causes another person’s differing emotions
  32. Help another person regulate emotions after he or she has suffered a loss
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (ESES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-emotionnelle-eses-2/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (ESES).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-emotionnelle-eses-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité émotionnelle (ESES).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-emotionnelle-eses-2/.