1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-efficacité en counseling des addictions (Addiction Counseling Self-Efficacy Scale, ACSES), développée initialement par T. B. Murdock, A. M. Wendler et J. E. Neilson en 2005, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour mesurer le sentiment d’efficacité personnelle des cliniciens, conseillers et professionnels de la santé mentale intervenant dans le domaine du traitement des troubles liés à l’usage de substances psychoactives. Fondé théoriquement sur la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura, cet outil évalue la confiance subjective qu’éprouve un intervenant quant à sa capacité d’exécuter des comportements cliniques cruciaux et de surmonter les obstacles inhérents à la prise en charge des dépendances.
L’ACSES se compose de 31 items formulés sous forme d’énoncés comportementaux clairs, évalués sur une échelle de Likert en 6 points allant de 1 (« no confidence » / aucune confiance) à 6 (« absolute confidence » / confiance absolue). L’analyse factorielle confirmatoire et exploratoire met en évidence une structure multidimensionnelle robuste articulée autour de cinq sous-échelles distinctes mais interconnectées : (1) les compétences spécifiques au counseling des addictions (Specific Addiction Counseling Skills ; 8 items), (2) les compétences d’évaluation, de planification de traitement et d’orientation (Assessment, Treatment Planning, and Referral Skills ; 5 items), (3) les compétences liées aux troubles concomitants ou comorbidités psychiatriques (Co-Occurring Disorders Skills ; 6 items), (4) les compétences en dynamique de groupe et counseling de groupe (Group Counseling Skills ; 6 items), et (5) les compétences fondamentales de counseling relationnel (Basic Counseling Skills ; 6 items).
Les études de validation psychométrique démontrent une consistance interne exemplaire, caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach global supérieur à 0,90 (souvent situé entre 0,94 et 0,96 pour l’échelle globale, et oscillant entre 0,81 et 0,91 pour les sous-échelles). L’ACSES présente une excellente validité convergente, corrélant significativement avec l’expérience clinique, les formations spécialisées en addictologie et d’autres échelles d’efficacité générale en psychothérapie, tout en conservant une validité discriminante vis-à-vis de l’anxiété de performance générale et de la désirabilité sociale. Cet instrument s’impose ainsi comme un outil de référence tant pour la recherche empirique sur la formation des thérapeutes que pour la supervision clinique et l’évaluation des programmes pédagogiques en addictologie.
2. Mots-clés / Keywords
Auto-efficacité, sentiment d’efficacité personnelle, counseling en addictologie, troubles liés à l’usage de substances, compétences cliniques, supervision clinique, psychométrie, évaluation diagnostique, comorbidités psychiatriques, psychothérapie de groupe, formation des thérapeutes, Albert Bandura.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs et praticiens en psychologie du counseling et en addictologie de l’Université du Missouri à Kansas City (University of Missouri-Kansas City) :
- Tricia B. Murdock, Ph.D. : Professeure et chercheuse en psychologie du counseling au Département de psychologie et de counseling de l’Université du Missouri-Kansas City (UMKC), spécialiste de la formation clinique, du sentiment d’auto-efficacité des thérapeutes et des méthodologies de prise en charge des addictions.
- Anne M. Wendler, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, ayant consacré sa thèse doctorale approfondie à la validation empirique, transculturelle et structurelle de l’échelle ACSES à l’Université du Missouri-Kansas City.
- J. Eric Neilson, Ph.D. : Chercheur et clinicien affilié aux programmes de formation en santé mentale et traitement des dépendances, co-développeur de la structure psychométrique initiale de l’instrument.
4. Objectif / Purpose
Le champ du traitement des addictions est historiquement caractérisé par des défis cliniques majeurs : taux d’abandon élevés, résistance au changement, récurrence des rechutes, ambivalence marquée des consultants et fréquence extrême des comorbidités médicales et psychiatriques. Dans ce contexte exigeant, la compétence théorique d’un conseiller ne garantit pas à elle seule une mise en œuvre efficace des interventions. Le sentiment d’auto-efficacité du thérapeute (counselor self-efficacy) constitue un médiateur et un prédicteur déterminant de la persévérance clinique, de l’adhésion aux pratiques fondées sur des données probantes (evidence-based practices) et, ultimement, des résultats thérapeutiques chez les usagers de substances.
L’objectif premier de l’ACSES est d’offrir une mesure standardisée, fiable et multidimensionnelle de la confiance subjective qu’ont les intervenants en leurs capacités à mener à bien les tâches spécifiques du counseling en toxicomanie et alcoolisme. Contrairement aux échelles généralistes d’auto-efficacité en psychothérapie (telles que la Counselor Activity Self-Efficacy Scales [CASES] ou la Self-Efficacy Inventory [COSE]), l’ACSES a été intentionnellement développée pour cibler les compétences techniques et relationnelles directement requises par les référentiels professionnels de l’addictologie, notamment les directives du Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA) et les normes du TAP 21 (Addiction Counseling Competencies).
Les applications cliniques, institutionnelles et académiques de l’ACSES sont multiples :
- Supervision et formation clinique : L’outil permet aux superviseurs d’identifier avec précision les domaines où les stagiaires ou praticiens en début de carrière éprouvent des doutes ou des blocages (par exemple la gestion des troubles de la personnalité concomitants ou la confrontation bienveillante en groupe), facilitant l’élaboration de plans de supervision individualisés.
- Évaluation de programmes d’enseignement : Les universités et instituts de formation utilisent l’ACSES selon un schéma pré-test/post-test afin de mesurer l’impact pédagogique de stages cliniques, d’ateliers spécialisés ou de curriculums complets en addictologie.
- Recherche translationnelle et psychothérapeutique : En recherche empirique, l’échelle permet d’étudier les liens entre le sentiment d’efficacité du soignant, l’alliance thérapeutique perçue par le patient, l’attrition thérapeutique et le maintien de l’abstinence ou la réduction des méfaits.
- Développement professionnel continu et prévention de l’épuisement : Un faible sentiment d’auto-efficacité face à des cas complexes est un facteur reconnu de détresse professionnelle et de burnout chez les soignants en addictologie. L’auto-évaluation régulière soutient la réflexivité et la résilience professionnelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit opérationnalisé par l’ACSES est le sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions. Dérivé des conceptualisations sociocognitives, ce construit ne renvoie pas à une compétence objective brute ni à une mesure de traits de personnalité fixes, mais plutôt à un ensemble de croyances autoréférentielles concernant la capacité à mobiliser la motivation, les ressources cognitives et les schémas d’action nécessaires pour répondre aux exigences cliniques du travail thérapeutique avec des populations dépendantes.
L’échelle décompose ce méta-construit en cinq dimensions empiriquement et théoriquement distinctes :
1. Compétences spécifiques au counseling des addictions (Specific Addiction Counseling Skills)
Cette dimension (items 1, 8, 13, 14, 17, 18, 19, 25) mesure la capacité de l’intervenant à appliquer des stratégies directement liées à la phénoménologie de la dépendance et au processus de rétablissement. Elle englobe l’évaluation de la disposition au changement (stades du modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente), l’exploration et l’intégration des réseaux d’entraide mutuelle (ex. Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes), l’identification des déclencheurs internes et environnementaux de l’usage, l’établissement d’attentes réalistes face à la chronicité et la rechute, ainsi que la capacité à confronter de manière constructive les comportements de déni ou d’incohérence entravant le rétablissement.
2. Compétences d’évaluation, de planification et d’orientation (Assessment, Treatment Planning, and Referral Skills)
Cette sous-échelle (items 10, 20, 21, 22, 24) quantifie le sentiment d’aptitude à accomplir les tâches diagnostiques et organisationnelles essentielles à la prise en charge globale. Le clinicien évalue son assurance à recueillir les antécédents complets de traitement, intégrer les données d’évaluation psychologique et somatique pour formuler un plan de traitement individualisé, rédiger des rapports cliniques rigoureux et concis, évaluer les contraintes socio-économiques et financières des usagers, et synthétiser les informations thérapeutiques pour coordonner le travail avec d’autres professionnels de santé ou orienter adéquatement le patient.
3. Compétences liées aux troubles concomitants (Co-Occurring Disorders Skills)
Considérant que la majorité des personnes présentant un trouble lié à l’usage de substances souffrent également de troubles psychiatriques associés, cette dimension (items 5, 7, 9, 12, 16, 28) mesure la capacité perçue à effectuer un dépistage systématique et à intervenir efficacement auprès de personnes présentant une pathologie duelle (dual diagnosis). Cela inclut la gestion clinique conjointe des troubles anxieux, des troubles de l’humeur (dépression majeure, bipolarité), des traumatismes psychologiques complexes (TSPT), des troubles de la personnalité (tels que l’état limite ou la personnalité antisociale) et des troubles du spectre de la psychose (schizophrénie).
4. Compétences en counseling de groupe (Group Counseling Skills)
Le counseling de groupe étant l’une des modalités de traitement prédominantes en addictologie, cette sous-échelle (items 6, 11, 15, 26, 27, 29) évalue l’aisance du praticien à concevoir et animer des groupes thérapeutiques. Les compétences ciblées portent sur la sélection des membres et la composition du groupe, l’instauration d’un climat de sécurité et de cohésion collective, la réactivité spontanée face aux imprévus de la dynamique de groupe, l’exploration des interactions interpersonnelles ici-et-maintenant, et l’accompagnement des participants dans la rétroaction mutuelle et la confrontation responsable.
5. Compétences de base en counseling (Basic Counseling Skills)
Cette dernière sous-échelle (items 2, 3, 4, 23, 30, 31) capture les habiletés relationnelles et humanistes fondamentales indispensables à toute alliance de travail solide. Elle évalue l’assurance du praticien à déployer une écoute active inconditionnelle, manifester une empathie authentique, instaurer une atmosphère chaleureuse, respectueuse et rigoureusement exempte de jugement, et témoigner une sollicitude équitable envers chaque individu, établissant ainsi le socle relationnel nécessaire à la sécurité psychologique du patient.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de l’ACSES repose sur la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura (1977, 1986, 1997). Selon ce paradigme, les croyances d’une personne concernant son efficacité personnelle (self-efficacy beliefs) régulent le fonctionnement humain à travers quatre processus majeurs : cognitif, motivationnel, affectif et sélectif. Dans le domaine professionnel, l’auto-efficacité ne reflète pas simplement le savoir-faire acquis, mais la croyance qu’a le praticien de pouvoir organiser et orchestrer ses compétences dans des contextes imprévisibles, stressants ou ambigus.
Bandura postule que les croyances d’auto-efficacité se construisent à partir de quatre sources d’information fondamentales :
- Les expériences de maîtrise active (enactive mastery experiences) : Les réussites cliniques antérieures constituent la source la plus puissante d’auto-efficacité. Un conseiller ayant réussi à désamorcer une crise d’angoisse chez un patient dépendant renforce durablement sa confiance face aux cas similaires.
- L’apprentissage par procuration ou modelage (vicarious experiences) : Observer des pairs ou des superviseurs chevronnés modéliser des interventions efficaces lors de séances de thérapie de groupe ou de jeux de rôle stimule le sentiment de compétence de l’observateur (« Si d’autres y parviennent, je peux également y parvenir »).
- La persuasion sociale et verbale : Les encouragements structurés, les retours constructifs et les validations théoriques dispensés par les superviseurs renforcent la persévérance face aux difficultés thérapeutiques.
- Les états physiologiques et émotionnels : La manière dont le soignant interprète son niveau d’anxiété ou de tension physique avant une séance influence son sentiment d’efficacité ; percevoir son activation comme de la concentration plutôt que comme de la panique favorise des interventions de meilleure qualité.
En transposant ce modèle à l’addictologie, Murdock et ses collaborateurs (2005) ont opérationnalisé le modèle spécifique du développement du thérapeute proposé par Stoltenberg et Delworth (Integrated Developmental Model, IDM), ainsi que les conceptualisations de Larson et Daniels (1998) sur l’auto-efficacité des conseillers. Le travail avec les addictions étant particulièrement exposé aux stéréotypes sociaux, au cynisme institutionnel et au sentiment d’impuissance face aux rechutes répétées, un sentiment d’auto-efficacité élevé agit comme un rempart cognitivo-émotionnel contre le découragement, soutenant une posture thérapeutique bienveillante et rigoureuse.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de l’ACSES ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dès l’étude princeps de Murdock, Wendler et Neilson (2005), puis lors des investigations complémentaires menées par Wendler (2007, 2008) et d’autres équipes indépendantes.
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été initialement assurée par une revue exhaustive de la littérature portant sur les compétences fondamentales en addictologie, complétée par les standards de pratique de l’Association for Addiction Professionals (NAADAC) et du SAMHSA (Technical Assistance Publication series, TAP 21). Un panel d’experts cliniciens et de formateurs universitaires a procédé à l’évaluation qualitative de chaque énoncé afin de s’assurer de l’exhaustivité, de la représentativité et de la clarté linguistique des items retenus.
Validité convergente et discriminante (Construct Validity)
La validité convergente de l’ACSES a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives avec des construits théoriquement apparentés :
- Des corrélations modérées à fortes ont été observées avec la Counselor Activity Self-Efficacy Scales (CASES ; Lent et al., 2003) et la Counseling Self-Estimate Inventory (COSE ; Larson et al., 1992), confirmant que l’ACSES capture le noyau général de l’efficacité thérapeutique tout en y intégrant sa spécificité propre.
- Le score global et les sous-échelles de l’ACSES présentent des corrélations positives robustes avec le nombre d’années d’expérience clinique auprès de patients dépendants ($r \approx 0{,}35$ à $0{,}48$, $p < 0{,}001$) ainsi qu’avec le nombre d’heures de formation académique spécifiquement dédiées à l’addictologie.
La validité discriminante a été confirmée par l’absence de corrélations significatives ou par des corrélations négatives négligeables avec des mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne), indiquant que les réponses des participants ne sont pas substantiellement biaisées par la volonté de projeter une image irréaliste de perfection professionnelle. De plus, l’ACSES discrimine parfaitement les praticiens formés en addictologie des praticiens généralistes ne possédant pas d’expertise dans les troubles liés à l’usage de substances.
8. Fidélité / Reliability
L’ensemble des investigations empiriques rapporte des indices de fidélité exceptionnellement élevés pour l’ACSES, témoignant d’une excellente consistance interne et d’une grande stabilité temporelle.
Consistance interne
Dans l’échantillon de développement initial (Murdock et al., 2005), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 31 items atteignait $\alpha = 0{,}95$, ce qui dénote une consistance interne globale remarquable sans redondance excessive des items. Les coefficients alpha des sous-échelles individuelles se distribuent comme suit :
- Compétences spécifiques au counseling des addictions (8 items) : $\alpha = 0{,}89$ à $0{,}91$
- Compétences d’évaluation, de planification et d’orientation (5 items) : $\alpha = 0{,}81$ à $0{,}84$
- Compétences liées aux troubles concomitants (6 items) : $\alpha = 0{,}87$ à $0{,}89$
- Compétences en counseling de groupe (6 items) : $\alpha = 0{,}86$ à $0{,}88$
- Compétences de base en counseling (6 items) : $\alpha = 0{,}84$ à $0{,}86$
Fidélité temporelle (Test-Retest)
Les analyses de stabilité temporelle conduites sur un intervalle de deux à trois semaines auprès de sous-échantillons de conseillers n’ayant pas reçu de formation interventionnelle entre les passations ont révélé des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre $r = 0{,}82$ et $r = 0{,}89$ pour le score global, confirmant que l’outil mesure un état de confiance relativement stable tout en restant sensible aux interventions formatives ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’ACSES a été examinée à l’origine à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux suivie de rotations obliques (Promax), afin de tenir compte de l’interdépendance naturelle des compétences cliniques.
L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser ont nettement soutenu une solution à cinq facteurs expliquant une part prépondérante de la variance totale (dépassant 58 % de la variance expliquée). Tous les items présentaient des saturations factorielles primaires robustes ($ge 0{,}45$, la majorité se situant entre $0{,}55$ et $0{,}82$), sans saturations croisées problématiques majeures (cross-loadings < 0{,}30 sur les facteurs secondaires).
Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées ultérieurement par Wendler (2007) ont comparé un modèle unifactoriel, un modèle à cinq facteurs orthogonaux et un modèle à cinq facteurs corrélés. Les indices d’ajustement ont clairement confirmé la supériorité du modèle à cinq facteurs corrélés :
- $\chi^2 / \mathrm{ddl} < 2{,}2$
- Comparative Fit Index (CFI) $ge 0{,}93$
- Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0{,}92$
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0{,}058$ (IC 90% [0,049, 0,066])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0{,}051$
Ces indices méthodologiques confirment que si le sentiment d’efficacité personnelle en addictologie forme un domaine unifié au niveau supérieur (justifiant le calcul d’un score composite global), l’interprétation clinique et pédagogique gagne une précision indispensable à travers l’évaluation distincte des cinq sous-domaines.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation standardisé (inventaire de compétences perçues / auto-efficacité).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique interactive (auto-administrée individuellement).
- Nombre d’items : 31 items rédigés sous forme d’objectifs comportementaux.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 6 points graduée de 1 à 6 :
- 1 = Aucune confiance (no confidence)
- 2 = Très faible confiance
- 3 = Faible confiance
- 4 = Confiance modérée
- 5 = Forte confiance
- 6 = Confiance absolue (absolute confidence)
- Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes.
- Cotation et calcul des scores :
- Score global : Somme totale ou moyenne des 31 items (étendue de 31 à 186 pour la somme ; de 1,00 à 6,00 pour la moyenne).
- Sous-échelle 1 : Compétences spécifiques au counseling des addictions (8 items) : Somme ou moyenne des items 1, 8, 13, 14, 17, 18, 19 et 25.
- Sous-échelle 2 : Compétences d’évaluation, de planification et d’orientation (5 items) : Somme ou moyenne des items 10, 20, 21, 22 et 24.
- Sous-échelle 3 : Compétences liées aux troubles concomitants (6 items) : Somme ou moyenne des items 5, 7, 9, 12, 16 et 28.
- Sous-échelle 4 : Compétences en counseling de groupe (6 items) : Somme ou moyenne des items 6, 11, 15, 26, 27 et 29.
- Sous-échelle 5 : Compétences de base en counseling (6 items) : Somme ou moyenne des items 2, 3, 4, 23, 30 et 31.
- Interprétation clinique : Des scores moyens élevés (proches de 5 ou 6) témoignent d’une solide assurance clinique, tandis que des scores inférieurs à 3,5 mettent en lumière des zones de vulnérabilité technique ou relationnelle nécessitant un renforcement par le biais de lectures, de supervisions spécifiques ou de simulations cliniques.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2005 (première publication évaluée par les pairs dans le Journal of Substance Abuse Treatment).
- Validations complémentaires : 2007, 2008 (thèses de doctorat et monographies de recherche de Wendler) ; publication d’anthologie par Simmons et Lehmann en 2013.
- Droits d’auteur et permissions : Les droits initiaux de publication de l’article princeps sont détenus par Elsevier Inc. / Journal of Substance Abuse Treatment. Toutefois, l’instrument a été mis à disposition par les auteurs pour une utilisation libre dans des cadres universitaires, scientifiques, d’enseignement et de supervision clinique sans but lucratif, sous réserve d’une citation bibliographique complète des auteurs originaux.
- Tarification : Gratuit pour la recherche non commerciale et l’usage formatif académique. Aucune redevance n’est exigée pour les étudiants, chercheurs ou centres de supervision publique.
12. Références / References
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Larson, L. M., & Daniels, J. A. (1998). Review of the counseling self-efficacy literature. The Counseling Psychologist, 26(2), 179–218. https://doi.org/10.1177/0011000098262001
- Larson, L. M., Suzuki, L. A., Gillespie, K. N., Potenza, M. T., Bechtel, M. A., & Toulouse, A. L. (1992). Development and validation of the Counseling Self-Estimate Inventory. Journal of Counseling Psychology, 39(1), 105–120. https://doi.org/10.1037/0022-0167.39.1.105
- Lent, R. W., Hill, C. E., & Hoffman, M. A. (2003). Development and initial validation of the Counselor Activity Self-Efficacy Scales. Journal of Counseling Psychology, 50(1), 97–108. https://doi.org/10.1037/0022-0167.50.1.97
- Murdock, T. B., Wendler, A. M., & Neilson, J. E. (2005). Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES): Development and initial validation. Journal of Substance Abuse Treatment, 29(1), 55–64. https://doi.org/10.1016/j.jsat.2005.04.002
- Murdock, T. B., Wendler, A. M., & Neilson, J. E. (2013). Addiction Counseling Self-Efficacy Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for strengths-based assessment and evaluation (pp. 292–294). Springer Publishing Company.
- Substance Abuse and Mental Health Services Administration. (2006). Addiction counseling competencies: The knowledge, skills, and attitudes of professional practice (Technical Assistance Publication Series, TAP 21, HHS Publication No. SMA 08-4171). SAMHSA.
- Wendler, A. M. (2007). Validation of the Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES) (Doctoral dissertation, University of Missouri-Kansas City). ProQuest Dissertations Publishing, Publication No. 3280868.
- Wendler, A. M. (2008). Validation of the Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES). Dissertation Abstracts International, 68(9-B), 6343.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 1 = no confidence to 6 = absolute confidence
- Assess a client’s previous experience with self-help groups like AA, NA, CA, etc.
- Show empathy toward a client.
- create a therapeutic environment where a client will feel that I understand them.
- Convey an attitude of care and concern for all group members.
- Work effectively with a client who has both a substance use and an anxiety disorder.
- Develop trust and cohesion among members of a counseling group.
- Screen clients for co-occurring mental health disorders.
- Help a client determine who is available to support her/his recovery.
- Work effectively with a client who has both a substance use and a psychotic disorder (e.g., schizophrenia).
- Use assessment data to develop a treatment plan.
- Help members of a counseling group challenge each other responsibly.
- Work effectively with a client who has both a substance use and a personality disorder.
- Assess a client’s readiness to change substance use.
- Help a client develop realistic expectations about recovery.
- React spontaneously and responsively in a group counseling situation.
- Work effectively with a client who has both substance use and trauma-related issues.
- Teach a client about self-help support networks and related self-help literature.
- Help a client figure out what behaviors will support recovery.
- Help a client recognize what triggers her/his substance use.
- Write accurate and concise assessment reports.
- Assess a client’s financial concerns.
- Summarize a client’s treatment and recovery information for other professionals.
- Establish a warm, respectful relationship with a client.
- Gather information about a client’s prior experiences with substance abuse treatment.
- Challenge behaviors that interfere with a client’s recovery.
- Form a counseling group, including determining the type of group and selecting members.
- Help members of a counseling group support each other.
- Work effectively with a client who has both a substance use and a mood disorder (e.g., depression).
- Explore the interpersonal dynamics among members of a counseling group.
- Use active listening techniques when working with a client.
- Maintain a respectful and nonjudgmental atmosphere with a client.