Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (CSE-T)

Découvrez l’Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (CSE-T) : cadre théorique de Bandura, validation psychométrique de Benight, structure factorielle et items du questionnaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (Trauma Coping Self-Efficacy Scale, ou CSE-T) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la croyance subjective d’un individu en sa propre capacité à gérer, réguler et surmonter les répercussions psychologiques, émotionnelles et sociales consécutives à un événement traumatique. Développée principalement par Charles C. Benight et ses collaborateurs, la CSE-T répond au besoin fondamental d’évaluer les processus d’adaptation spécifiques au contexte post-traumatique, dépassant le cadre trop générique du sentiment d’auto-efficacité globale.

La version complète de l’instrument comprend 20 items, tandis qu’une forme abrégée validée comporte 9 items sélectionnés pour des contextes d’évaluation rapide ou de dépistage d’urgence. Les répondants évaluent leur niveau perçu de compétence sur une échelle de Likert en huit points allant de 0 (« Not Capable » / Pas du tout capable) à 7 (« Totally Capable » / Totalement capable). L’instrument cible des domaines critiques du fonctionnement adaptatif, tels que la régulation des émotions dysphoriques (colère, tristesse, anxiété), la maîtrise des symptômes intrusifs (cauchemars, flashbacks, pensées récurrentes), le contrôle de l’autocritique cognitive, le maintien de l’optimisme et la mobilisation du soutien social.

Les propriétés psychométriques de la CSE-T démontrent une cohérence interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,90 et 0,95 selon les cohortes étudiées, ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest. La structure factorielle a été examinée à la fois par des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), mettant en évidence une structure de second ordre robuste unifiée par un facteur général d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme, pouvant se subdiviser en dimensions spécifiques liées à la régulation cognitive-émotionnelle et au fonctionnement interpersonnel. La validité convergente et prédictive est solidement établie : des scores élevés à la CSE-T prédisent de manière significative une diminution des symptômes de l’état de stress post-traumatique (ESPT) et de la dépression, ainsi qu’une trajectoire accrue de résilience psychologique après des violences interpersonnelles, des accidents de la circulation, des catastrophes naturelles ou des traumatismes militaires.

2. Mots-clés

Auto-efficacité d’adaptation, traumatisme psychologique, état de stress post-traumatique (ESPT), CSE-T, Charles C. Benight, régulation émotionnelle, résilience, psychométrie, intrusion traumatique, théorie sociocognitive.

3. Auteurs

L’échelle CSE-T et ses versions précurseurs contextuelles ont été élaborées et validées par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie de la santé et du stress traumatique :

  • Charles C. Benight, Ph.D. : Professeur distingué de psychologie, directeur du Lyda Hill Institute for Human Resilience, Université du Colorado à Colorado Springs (UCCS), États-Unis. Spécialiste mondialement reconnu du rôle du sentiment d’efficacité personnelle dans le rétablissement après un traumatisme. Courriel académique institutionnel : [email protected].
  • Kotaro Shoji, Ph.D. : Chercheur associé au Lyda Hill Institute for Human Resilience, UCCS, et Université de Varsovie / SWPS University. Spécialiste de la modélisation statistique avancée et de l’adaptation post-traumatique.
  • Lori E. James, Ph.D. : Professeure de psychologie, Université du Colorado à Colorado Springs (UCCS).
  • Elizabeth E. Waldrep, M.A. : Chercheuse en psychologie clinique, UCCS.
  • Douglas L. Delahanty, Ph.D. : Professeur de psychologie, Université d’État de Kent (Kent State University), Ohio, États-Unis. Expert en neurobiologie du stress et biomarqueurs du traumatisme.
  • Roman Cieslak, Ph.D. : Recteur et professeur de psychologie à la SWPS University of Social Sciences and Humanities (Varsovie, Pologne), chercheur affilié au Trauma, Health, & Hazards Center (UCCS).

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Trauma Coping Self-Efficacy scale (CSE-T) est d’offrir une mesure quantitative opérationnelle, valide et standardisée des perceptions individuelles d’efficacité personnelle face aux perturbations multiformes engendrées par une expérience traumatique. Dans le champ de la psychotraumatologie, une lacune persistante résidait dans l’utilisation de mesures globales du sentiment d’auto-efficacité, telles que l’échelle générale d’auto-efficacité de Ralf Schwarzer et Matthias Jerusalem. Bien que ces mesures globales capturent un optimisme d’action généralisé, les théories socio-cognitives fondamentales stipulent que l’auto-efficacité est un construit éminemment dépendant du contexte : croire que l’on peut résoudre des problèmes de la vie quotidienne ne prédit pas nécessairement la capacité perçue à endiguer des intrusions traumatiques invalidantes ou à surmonter la détresse somatique liée à un souvenir traumatique aigu.

La CSE-T a été conçue pour combler ce fossé épistémologique et clinique. Elle permet d’évaluer dans quelle mesure un individu s’estime capable de mobiliser les ressources cognitives, émotionnelles et comportementales nécessaires pour faire face aux exigences d’adaptation après un événement potentiellement traumatisant (accidents majeurs, agressions physiques ou sexuelles, violences conjugales, combats armés, pandémies, deuils traumatiques ou catastrophes technologiques et naturelles).

Applications cliniques

En pratique clinique, la CSE-T remplit plusieurs fonctions thérapeutiques déterminantes :

  • Évaluation initiale et triage diagnostique : L’outil permet d’identifier précocement les individus présentant un risque élevé d’évolution vers un trouble de stress post-traumatique chronique (TSPT). Un score bas d’auto-efficacité d’adaptation signale une vulnérabilité accrue à la chronicisation de la détresse.
  • Ciblage des interventions thérapeutiques : Les thérapeutes pratiquant la thérapie cognitivo-comportementale axée sur le traumatisme (TCC-T) ou la thérapie de désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires (EMDR) peuvent identifier les lacunes spécifiques du patient (par exemple, un effondrement de la capacité à contrôler les pensées intrusives ou une auto-culpabilisation massive) afin de personnaliser le plan de traitement.
  • Suivi longitudinal des progrès thérapeutiques : La CSE-T sert d’indicateur de résultat dynamique (outcome measure). Les gains thérapeutiques se traduisent fréquemment par une remontée graduelle des scores de coping self-efficacy avant même la rémission complète des symptômes de stress post-traumatique, agissant comme un mécanisme médiateur du changement clinique.

Applications en recherche

Dans la recherche épidémiologique et expérimentale, la CSE-T constitue une variable centrale pour modéliser les trajectoires de rétablissement, de résilience et de croissance post-traumatique. Elle est abondamment utilisée dans des modèles d’équations structurelles afin de vérifier des hypothèses de médiation ou de modération : l’auto-efficacité d’adaptation modère typiquement l’impact de l’exposition initiale au traumatisme sur la sévérité ultérieure de l’ESPT et de l’anxiété comorbide.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par la CSE-T est l’auto-efficacité d’adaptation spécifique au traumatisme (trauma-specific coping self-efficacy). Ce construit ne doit pas être confondu avec les stratégies de coping réelles employées (coping centré sur le problème ou sur l’émotion selon Lazarus et Folkman), ni avec le sentiment d’efficacité générale (GSE). Il s’agit d’une évaluation métacognitive prospective : le jugement que porte le survivant sur ses propres aptitudes à faire face aux stresseurs découlant du traumatisme.

L’analyse détaillée des 20 items de l’échelle révèle plusieurs dimensions psychologiques fonctionnelles articulées autour de défis majeurs de l’adaptation post-traumatique :

1. Régulation émotionnelle et maîtrise de l’affect

Cette dimension évalue la confiance de l’individu dans sa capacité à tolérer et moduler des affects négatifs intenses sans être submergé. Les événements traumatiques déclenchent fréquemment des vagues de terreur, de rage, d’impuissance et de désespoir. Des items tels que l’item 1 (« Deal with my emotions (anger, sadness, depression, anxiety) since I experienced my trauma »), l’item 9 (« Not “lose it” emotionally ») et l’item 19 (« Be strong emotionally ») ciblent précisément la conviction de l’individu de pouvoir maintenir son équilibre psychique interne sans s’effondrer ni perdre le contrôle affectif.

2. Gestion des symptômes d’intrusion cognitive et mnésique

Les intrusions constituent le cœur sémiologique du TSPT, se manifestant sous la forme de cauchemars, d’images mentales récurrentes et de flash-backs involontaires. L’auto-efficacité dans ce domaine réfère à la croyance du sujet qu’il peut exercer un contrôle cognitif suffisant pour ne pas être anéanti par ces réexpériences. Les items 7 (« Control distressing thoughts about the traumatic experience »), 8 (« Control distressing images of the event/experience that come into my mind ») et 11 (« Manage distressing dreams or images about the traumatic experience ») explorent directement la perception d’agence cognitive face à l’hypermnésie traumatique.

3. Réévaluation cognitive et réduction de l’autocritique

Le traitement cognitif de l’événement traumatique implique souvent des distorsions préjudiciables de culpabilité déplacée et d’autocritique destructive (ex. : « J’aurais dû réagir différemment », « C’est ma faute »). L’individu doit acquérir la capacité d’apaiser ce jugement punitif. Les items 12 (« Not be critical of myself about what happened ») et 20 (« Not be critical of myself about how I’m handling this ») mesurent la capacité à développer une attitude d’auto-compassion et de tolérance envers son propre rythme de rétablissement.

4. Récupération fonctionnelle et réintégration comportementale

Le rétablissement exige la reprise active du cours de l’existence et l’acceptation de la réalité de l’événement. Cette facette est capturée par les items 2 (« Deal with the impact of the trauma has had on my life »), 3 (« Get my life back to normal ») et 5 (« Accept what happened »). Elle engage la projection de l’individu dans un fonctionnement quotidien normalisé malgré la rupture biographique causée par le traumatisme.

5. Mobilisation des ressources relationnelles et sociales

L’isolement social et le retrait défensif représentent des pièges majeurs dans le décours du TSPT. La CSE-T évalue la capacité de l’individu à maintenir des liens interpersonnels, à exprimer son vécu et à solliciter de l’aide sans honte. Cela s’illustre dans les items 4 (« Have conversations about the traumatic experience »), 14 (« Be supportive to other people since the traumatic experience ») et 17 (« Get help from others about what happened »).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique structurant la CSE-T repose principalement sur la théorie sociale cognitive formulée par le psychologue canadien Albert Bandura (1977, 1997). Selon Bandura, l’auto-efficacité perçue (perceived self-efficacy) constitue le principal moteur de l’agentivité humaine : les individus ne réagissent pas simplement de manière mécanique aux stresseurs environnementaux, mais agissent en fonction de leurs croyances quant à leurs capacités à organiser et exécuter les actions requises pour atteindre les résultats souhaités.

Dans le contexte du stress extrême, Charles C. Benight a adapté ce modèle en conceptualisant l’auto-efficacité comme un puissant facteur de régulation psychophysiologique et comportementale. Selon le modèle de Benight et Bandura (2004) :

  • Impact sur l’évaluation cognitive : Un individu présentant une auto-efficacité d’adaptation élevée évalue les conséquences du traumatisme comme des défis surmontables plutôt que comme des menaces catastrophiques insolubles. Cette évaluation primaire altère directement l’intensité des réactions d’alarme autonomes.
  • Modulation neuroendocrinienne et autonomique : Les personnes dotées d’une forte auto-efficacité présentent une régulation plus efficace de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et du système nerveux sympathique après un stress sévère, atténuant les cascades de cortisol et de catécholamines toxiques pour l’hippocampe et le cortex préfrontal.
  • Persistance des efforts d’adaptation : Selon Bandura, les croyances d’efficacité déterminent la quantité d’effort consentie et la persistance déployée face aux revers. Le processus de guérison après un traumatisme est semé de rechutes affectives et de résurgences symptomatiques ; une auto-efficacité robuste empêche l’abandon prématuré des stratégies de coping constructives.

En complément de la théorie bandurienne, l’échelle s’appuie sur la théorie de la conservation des ressources (COR) de Stevan E. Hobfoll (1989). Hobfoll postule que le stress aigu résulte de la perte réelle ou menacée de ressources fondamentales (matérielles, énergétiques, relationnelles, psychologiques). Dans ce prisme, l’auto-efficacité d’adaptation agit comme une « ressource clé » (key resource) qui protège contre la spirale de pertes consécutive au traumatisme et permet l’exploitation optimale des ressources sociales et environnementales disponibles.

7. Validité

La validité psychométrique de l’échelle CSE-T a été rigoureusement démontrée à travers de multiples échantillons de victimes et d’événements traumatiques diversifiés, incluant des survivants de violences domestiques (Benight et al., 2004), des victimes d’accidents de la route (Benight et al., 2008) et des populations civiles et militaires exposées à des traumatismes de guerre ou des catastrophes naturelles (Benight et al., 2015).

Validité convergente

La validité convergente de la CSE-T a été confirmée par des corrélations statistiquement significatives et substantielles avec d’autres échelles mesurant des construits théoriquement apparentés :

  • Corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,50$ à $0,68$, $p < 0,001$) avec les échelles d’auto-efficacité générale (comme la General Self-Efficacy Scale de Schwarzer & Jerusalem) et les échelles de résilience (telles que la Connor-Davidson Resilience Scale).
  • Corrélations positives notables avec l’optimisme dispositionnel évalué par le LOT-R ($r = 0,42$ à $0,55$) et les stratégies de coping actif mesurées par le Brief COPE.

Validité discriminante

La CSE-T démontre une capacité distincte à se différencier des mesures d’anxiété de trait générale ou d’affectivité négative. Bien qu’elle soit négativement corrélée au névrosisme ($r = -0,35$ à $-0,48$), l’analyse factorielle confirmatoire démontre que l’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme charge sur un facteur indépendant, prouvant qu’il ne s’agit pas simplement de l’inverse de la détresse psychologique générale.

Validité de critère et validité prédictive

La validité prédictive de l’instrument est l’un de ses atouts majeurs. Dans des études prospectives et longitudinales :

  • Des scores initiaux plus faibles à la CSE-T prédisent significativement une gravité accrue des symptômes d’ESPT mesurés par la PCL-5 (Posttraumatic Stress Disorder Checklist) à 3, 6 et 12 mois post-traumatisme, même après contrôle statistique de la sévérité initiale des symptômes.
  • La CSE-T s’avère être un prédicteur robuste de la détresse dépressive comorbide (mesurée par le BDI-II ou le PHQ-9) et des altérations de la qualité de vie liée à la santé physique et mentale (SF-36).
  • Dans les études interventionnelles, l’élévation des scores à la CSE-T sert de médiateur statistique direct de la diminution des symptômes d’intrusion et d’évitement au cours de la thérapie.

8. Fidélité

Les indices de fidélité de la CSE-T, tant pour sa version intégrale à 20 items que pour sa forme brève à 9 items, témoignent d’une précision de mesure remarquable :

Cohérence interne

Dans l’étude princeps de validation (Benight et al., 2015), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle complète de 20 items atteignait $\alpha = 0,94$ dans un échantillon de personnes exposées à des traumatismes variés. Pour la version abrégée de 9 items (comprenant les items 1, 3, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 17), l’alpha de Cronbach s’élève à $\alpha = 0,91$, démontrant que la réduction du nombre d’items ne dégrade pas la fidélité de la mesure. Des réplications indépendantes sur des cohortes de vétérans et de victimes d’agressions ont rapporté des valeurs de cohérence interne oscillant entre 0,91 et 0,96.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée sur des intervalles de deux à six semaines auprès de populations non traitées présentant une situation traumatique stabilisée. Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) test-retest s’est établi à $r = 0,82$ à deux semaines et $r = 0,76$ à un mois, indiquant une excellente stabilité dans le temps tout en restant sensible aux interventions thérapeutiques actives ciblées sur l’accroissement de l’auto-efficacité.

9. Analyse factorielle

Les investigations psychométriques portant sur l’architecture factorielle de la CSE-T ont fait appel à des analyses factorielles exploratoires (AFE) complétées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles (SEM) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’extraction initiale par analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) met systématiquement en évidence un facteur prédominant dominant la variance totale expliquée (plus de 50 % de la variance), justifiant le calcul d’un score total univarié. Cependant, des regroupements de sous-facteurs de premier ordre émergent clairement, reflétant :

  • Un facteur de régulation affective et cognitive (items 1, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 18, 19) ;
  • Un facteur de restauration comportementale et sociale (items 2, 3, 4, 13, 14, 17) ;
  • Un facteur d’acceptation et d’auto-compassion (items 5, 6, 12, 20).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans l’étude de Benight et al. (2015), plusieurs modèles concurrents ont été confrontés par AFC : un modèle unifactoriel strict, un modèle multifactoriel corrélé et un modèle hiérarchique de second ordre. Les indices d’ajustement soutiennent vigoureusement la supériorité d’un modèle hiérarchique où les sous-dimensions convergent vers un facteur supérieur d’auto-efficacité globale d’adaptation au traumatisme :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) $ge 0,94$
  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) $ge 0,95$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) $= 0,058$ ($90% \text{ IC } [0,049 ; 0,067]$)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) $= 0,042$

Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) pour l’ensemble des 20 items sont toutes hautement significatives ($p < 0,001$) et s’échelonnent entre 0,62 et 0,86, confirmant l’excellente contribution de chaque item au construit global.

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée (numérique/en ligne).
  • Nombre d’items :
    • Version intégrale : 20 items.
    • Version abrégée standardisée : 9 items (items 1, 3, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 17).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 8 points, ancrée de 0 à 7 :
    • 0 = Not Capable (Pas du tout capable)
    • 7 = Totally Capable (Totalement capable)
  • Temps de passation estimé : Environ 5 à 8 minutes pour la version intégrale (20 items) ; 2 à 3 minutes pour la forme abrégée (9 items).
  • Cotation et calcul du score :
    • Aucun item inversé. Tous les items sont formulés dans le sens direct du sentiment de compétence.
    • Score total : Obtenu par la somme arithmétique directe des items ou par le calcul de la moyenne (somme divisée par le nombre d’items).
    • Pour la version à 20 items : le score total varie de 0 à 140.
    • Pour la version à 9 items : le score total varie de 0 à 63.
    • Interprétation clinique : Plus le score est élevé, plus le sentiment d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme est fort, ce qui constitue un facteur de protection contre la chronicisation du TSPT et un indicateur pronostique favorable au rétablissement.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Année de publication : L’instrument spécifique CSE-T a été publié formellement dans sa version consolidée en 2015 par Charles C. Benight et ses collègues, faisant suite aux versions précurseurs contextuelles développées en 2004 (DV-CSE) et 2008 (MVA-CSE).

Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle CSE-T est un instrument du domaine public scientifique disponible en accès ouvert pour les chercheurs et les praticiens cliniciens dans le cadre d’un usage non commercial. L’article méthodologique de référence est accessible gratuitement via PubMed Central / APA. Les praticiens et chercheurs souhaitant intégrer la CSE-T dans des protocoles de recherche ou des suivis thérapeutiques peuvent l’utiliser sans redevance financière, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de référence.

Tarifs : Gratuit pour la recherche académique et l’exercice clinique sans but lucratif.

12. Références

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
  • Benight, C. C., & Bandura, A. (2004). Social cognitive theory of posttraumatic recovery: The role of perceived self-efficacy. Behaviour Research and Therapy, 42(10), 1129–1148. https://doi.org/10.1016/j.brat.2003.08.008
  • Benight, C. C., Harding-Taylor, A. S., Midboe, A. M., & Durham, R. L. (2004). Development and psychometric validation of a domestic violence coping self-efficacy measure (DV-CSE). Journal of Traumatic Stress, 17(6), 505–508. https://doi.org/10.1007/s10942-004-0675-5
  • Benight, C. C. (2005). Clinical implications of coping self-efficacy in early interventions for trauma. Guidance and Counselling, 21(1), 6–12.
  • Benight, C. C., Cieslak, R., Molton, I. R., & Johnson, L. E. (2008). Self-evaluative appraisals of coping capability and posttraumatic distress following motor vehicle accidents. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 76(4), 677–685. https://doi.org/10.1037/0022-006X.76.4.677
  • Benight, C. C., Shoji, K., James, L. E., Waldrep, E. E., Delahanty, D. L., & Cieslak, R. (2015). Trauma coping self-efficacy: A context-specific self-efficacy measure for traumatic stress. Psychological Trauma: Theory, Research, Practice, and Policy, 7(6), 591–599. https://doi.org/10.1037/tra0000045 (PMC: PMC4664052)
  • Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513–524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 0 = Not Capable to 7 = Totally Capable

Note: Items marked with an asterisk (*) are selected for the 9-item short version of the CSE-T.

  1. Deal with my emotions (anger‚ sadness‚ depression‚ anxiety) since I experienced my trauma. *
  2. Deal with the impact of the trauma has had on my life.
  3. Get my life back to normal. *
  4. Have conversations about the traumatic experience.
  5. Accept what happened.
  6. Find some meaning in what happened.
  7. Control distressing thoughts about the traumatic experience.
  8. Control distressing images of the event/experience that come into my mind.
  9. Not “lose it” emotionally. *
  10. Deal with thoughts about my own vulnerability.
  11. Manage distressing dreams or images about the traumatic experience.*
  12. Not be critical of myself about what happened.*
  13. Be optimistic since the traumatic experience.*
  14. Be supportive to other people since the traumatic experience.*
  15. Control thoughts of the traumatic experience happening to me again.*
  16. Cope with thoughts that I can’t handle things anymore.
  17. Get help from others about what happened. *
  18. Not lose my temper at others.
  19. Be strong emotionally.
  20. Not be critical of myself about how I’m handling this (e.g.‚ “I should be dealing with this better!).
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (CSE-T). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-adaptation-traumatisme-cse-t/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (CSE-T).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-adaptation-traumatisme-cse-t/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité d’adaptation au traumatisme (CSE-T).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-efficacite-adaptation-traumatisme-cse-t/.