Échelle d’auto-dévoilement sexuel (SSDS)

L’Échelle d’auto-dévoilement sexuel (SSDS) et sa version révisée (RSSDS) créées par William E. Snell, Jr. mesurent la communication intime relative aux comportements, fantasmes, attitudes et affects sexuels au sein du couple et auprès des proches.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-dévoilement sexuel (Sexual Self-Disclosure Scale, SSDS), initialement développée par William E. Snell, Jr., Sharyn S. Belk, Dennis R. Papini et Shirley Clark (1989), ainsi que sa version révisée (Revised Sexual Self-Disclosure Scale, RSSDS), constituent des instruments psychométriques fondamentaux conçus pour évaluer la propension des individus à communiquer des informations intimes, privées et affectives relatives à leur sexualité. Dans sa configuration originale, la SSDS comprend 60 items répartis en 12 dimensions distinctes explorant les comportements sexuels, les sensations, les fantasmes, les attitudes morales, la signification accordée à l’acte sexuel, les affects positifs et négatifs, ainsi que des thématiques spécifiques comme la contraception ou le viol. Cette version évalue la divulgation envers quatre cibles relationnelles précises : la mère, le père, le meilleur ami masculin et la meilleure amie féminine. La version révisée (RSSDS) affine cette granularité conceptuelle en proposant 72 items structurés en 24 sous-échelles de 3 items chacune, mesurant l’auto-dévoilement orienté spécifiquement vers le ou la partenaire intime.

Les deux versions reposent sur une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Je n’ai pas discuté de ce sujet ») à 5 (« J’ai pleinement discuté de ce sujet »). Sur le plan psychométrique, la SSDS et la RSSDS démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,93 selon les sous-échelles et les populations étudiées, ainsi qu’une stabilité temporelle satisfaisante lors d’évaluations test-retest. La validité factorielle, confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, met en évidence la nature multidimensionnelle de la communication intime. Utilisées tant en sexologie clinique qu’en psychologie sociale et conjugale, ces échelles offrent un cadre méthodologique précieux pour explorer les liens entre la communication sexuelle, la satisfaction relationnelle, le bien-être psychologique et la prévention des risques sanitaires.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-dévoilement sexuel, communication intime, sexualité humaine, psychométrie, satisfaction relationnelle, SSDS, RSSDS, William E. Snell, intimité conjugale, comportement sexuel, évaluation sexologique.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs en psychologie sociale, développementale et de la personnalité :

  • William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Southeast Missouri State University (SEMO), Cape Girardeau, Missouri, États-Unis. Ses travaux pionniers portent sur la sexualité humaine, la masculinité, l’affirmation de soi sexuelle et les processus d’auto-dévoilement. Courriel institutionnel historique : [email protected].
  • Sharyn S. Belk, Ph.D. : Chercheuse et collaboratrice clinique, ayant contribué aux premières modélisations des différences de genre dans l’expression affective et la communication intime.
  • Dennis R. Papini, Ph.D. : Chercheur spécialisé dans le développement de l’adolescent et les dynamiques familiales, affilié notamment au Department of Family and Consumer Studies et à diverses institutions universitaires américaines.
  • Shirley M. Clark, M.S. : Chercheuse en psychologie du développement et en sociologie des relations interpersonnelles.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle d’auto-dévoilement sexuel est d’opérationnaliser et de quantifier le degré auquel un individu communique verbalement ses pensées, sentiments, préférences, croyances et expériences sexuelles à autrui. Historiquement, les échelles d’auto-dévoilement généralisées (telles que le Jourard Self-Disclosure Questionnaire) traitaient la sexualité comme un domaine monolithique ou marginal, souvent réduit à un ou deux items généraux. Cette approche négligeait la complexité inhérente aux dynamiques intimes. Snell et ses collaborateurs ont conçu la SSDS pour combler cette lacune majeure en reconnaissant que la communication sexuelle est intrinsèquement multidimensionnelle et fortement conditionnée par le destinataire de la confidence.

L’instrument remplit des objectifs scientifiques et appliqués cruciaux :

  • Compréhension des dynamiques conjugales et relationnelles : Dans le cadre de la psychologie de couple, l’échelle permet de mesurer comment la transparence communicationnelle influence la satisfaction sexuelle, l’engagement et la longévité du partenariat. Le dévoilement des préférences et des zones d’inconfort sexuel constitue un médiateur reconnu entre l’attachement affectif et la qualité de la vie érotique.
  • Évaluation et intervention en sexologie clinique : Les cliniciens et thérapeutes de couple utilisent l’outil pour diagnostiquer les blocages communicationnels. L’incapacité à verbaliser ses désirs, ses antécédents ou ses craintes (telles que la douleur, l’anxiété de performance ou les traumatismes passés) est un facteur majeur de dysfonctions sexuelles telles que le trouble du désir hypoactif, l’anorgasmie ou les douleurs génito-pelviennes.
  • Recherche sur la socialisation de l’adolescent et du jeune adulte : Grâce à la matrice interpersonnelle de la SSDS originale (mère, père, ami, amie), les chercheurs peuvent cartographier les trajectoires de socialisation sexuelle et analyser les asymétries de communication entre pairs et figures parentales selon le genre.
  • Santé publique et comportements préventifs : L’échelle évalue la capacité à négocier les pratiques sexuelles protégées, à divulguer son statut sérologique ou ses inquiétudes liées aux infections sexuellement transmissibles (notamment le VIH/SIDA) et à aborder la contraception sans inhibition.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept d’auto-dévoilement (self-disclosure) renvoie au processus par lequel une personne révèle de manière délibérée des informations privées et intimes sur elle-même à un tiers. Appliqué à la sphère érotique, l’auto-dévoilement sexuel désigne la communication explicite relative aux désirs, peurs, croyances, émotions, vécus passés et évaluations morales touchant à la sexualité. Ce construit ne constitue pas une entité unitaire mais un réseau complexe d’attitudes et d’actes communicatifs.

La structure conceptuelle se décline à travers les deux versions développées par Snell :

1. Les douze dimensions de la SSDS originale (60 items)

  • Comportements sexuels (Sexual Behavior) : Révélation d’informations factuelles concernant les actes accomplis, les positions essayées, la fréquence et les contextes spatio-temporels des rapports passés.
  • Sensations sexuelles (Sexual Sensations) : Capacité à verbaliser ce qui procure une excitation sensorielle, les zones de toucher privilégiées et les stimuli corporels érotogènes.
  • Fantasmes sexuels (Sexual Fantasies) : Partage de l’univers imaginaire érotique, incluant les rêves éveillés, les scénarios intimes et les pensées érotiques secrètes.
  • Attitudes sexuelles (Sexual Attitudes) : Expression des jugements normatifs et éthiques sur ce que constituent des comportements sexuels appropriés ou admissibles en société.
  • Signification du sexe (Meaning of Sex) : Verbalisation de la valeur philosophique, existentielle ou émotionnelle attribuée à l’union sexuelle et au fait de « faire l’amour ».
  • Affect sexuel négatif (Negative Sexual Affect) : Divulgation de la détresse émotionnelle liée à la sexualité, incluant la culpabilité, l’anxiété, la dépression, la colère et la frustration.
  • Affect sexuel positif (Positive Sexual Affect) : Expression du contentement, de la joie, du bonheur et de la satisfaction hédonique retirés de la vie intime.
  • Préoccupations et malaises sexuels (Sexual Concerns) : Communication sur les situations de coercition, les rapports non désirés, les expériences anxiogènes ou le désir d’interrompre une relation sexuelle.
  • Régulation des naissances et contraception (Birth Control) : Discussion des méthodes préventives, de la grossesse non planifiée et des opinions personnelles sur l’avortement.
  • Responsabilité sexuelle (Sexual Responsibility) : Échange autour de l’imputabilité morale de ses actes sexuels et des obligations réciproques des partenaires.
  • Malhonnêteté sexuelle (Sexual Dishonesty) : Révélation des faux-semblants érotiques (par exemple la simulation d’orgasme), du mensonge verbal ou des attitudes face à l’infidélité.
  • Violences et agressions sexuelles (Rape) : Expression des croyances, peurs et perceptions relatives au viol et à la victimisation sexuelle.

2. L’extension granulaire de la RSSDS révisée (72 items)

Dans la version RSSDS destinée spécifiquement au couple intime, le construit est divisé en 24 facettes triadiques hautement spécialisées. Celles-ci distinguent notamment l’auto-dévoilement des désirs de temporisation sexuelle (sexual delay preferences), les attitudes face au VIH/SIDA, la perception de l’homosexualité, ainsi qu’une différenciation rigoureuse des affects négatifs discrets (jalousie, apathie, colère, peur, honte, tristesse, méfiance).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle s’articule à l’intersection de la psychologie humaniste, des théories du développement interpersonnel et des modèles cognitivo-comportementaux des relations proches :

1. La théorie de la pénétration sociale (Altman & Taylor, 1973)

La théorie de la pénétration sociale postule que le développement des relations interpersonnelles évolue de manière graduelle depuis des couches superficielles et non intimes de l’information vers des couches profondes, vulnérables et centrales du concept de soi. Dans ce cadre métaphorique de l’« oignon », la sexualité réside dans les strates les plus profondes et intimes de la personnalité. Snell a opérationnalisé le dévoilement sexuel comme l’indicateur par excellence de la pénétration sociale avancée. Dévoiler ses fantasmes ou ses vulnérabilités sexuelles implique un niveau de confiance réciproque et d’exposition au rejet bien plus élevé que n’importe quel autre domaine conversationnel.

2. Le modèle humaniste de Sidney Jourard (1971)

Sidney Jourard a établi que la divulgation transparente de soi à des « autrui significatifs » est un prérequis indispensable à la santé mentale et à l’authenticité existentielle. Transposé à l’arène sexuelle, le non-dévoilement engendre l’aliénation corporelle, le refoulement et l’adoption de rôles rigides, tandis que l’auto-dévoilement sexuel favorise l’actualisation hédonique et la congruence affective.

3. La théorie de l’interdépendance et de l’échange social (Kelley & Thibaut, 1978)

Selon cette perspective, les comportements d’auto-dévoilement obéissent à un calcul coûts/bénéfices. Le dévoilement d’informations sexuelles comporte des coûts potentiels élevés (honte, jugement négatif, vulnérabilité à l’exploitation) mais promet des récompenses majeures (intimité accrue, synchronisation du répertoire érotique de couple, réduction de la détresse sexuelle). La SSDS permet de mesurer la résultante de cet arbitrage au sein de divers contextes relationnels.

7. Validité / Validity

Les études empiriques menées par Snell et ses collègues (1988, 1989), ainsi que des réplications indépendantes ultérieures, fournissent des preuves solides quant aux différentes formes de validité psychométrique de l’instrument :

Validité de construit

La validité de construit est corroborée par l’observation de variations prédictibles en fonction des cibles relationnelles et du genre des participants. Les études originelles montrent que les jeunes adultes dévoilent significativement plus d’informations sexuelles à leurs pairs de même sexe et à leurs partenaires intimes qu’à leurs parents, le père étant systématiquement la cible la moins investie pour l’auto-dévoilement érotique. De surcroît, les femmes présentent des niveaux d’auto-dévoilement des affects et des vulnérabilités sexuelles supérieurs à ceux des hommes, ce qui est en accord avec les théories de socialisation des rôles de genre.

Validité convergente

L’auto-dévoilement sexuel mesuré par la SSDS présente des corrélations positives et statistiquement significatives avec :

  • Les indices d’affirmation de soi sexuelle (Sexual Assertiveness Scale, r = 0,40 à 0,58) ;
  • L’intimité émotionnelle globale (mesurée par l’échelle de Waring ou le Miller Social Intimacy Scale, r = 0,45 à 0,62) ;
  • La satisfaction sexuelle subjective (Index of Sexual Satisfaction de Hudson, r = 0,35 à 0,55) ;
  • L’estime de soi sexuelle et la conscience de son schéma corporel.

Validité discriminante

L’échelle se distingue nettement des mesures de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne, avec des corrélations généralement inférieures à 0,15, non significatives). De plus, l’auto-dévoilement sexuel se dissocie empiriquement de l’auto-dévoilement général non sexuel : des individus capables de parler aisément de leurs goûts culturels ou professionnels peuvent demeurer totalement inhibés face aux items de la SSDS, confirmant la spécificité du domaine sexuel.

Validité prédictive

Dans des contextes de santé sexuelle, des scores élevés sur les sous-échelles de contraception et de communication sur les maladies prédisent une utilisation effective et constante des préservatifs chez les jeunes adultes hétérosexuels et les hommes ayant des rapports avec des hommes, ainsi qu’une probabilité accrue d’exiger un dépistage mutuel des IST.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été rigoureusement documentée par Snell, Belk, Papini et Clark (1989) au travers d’échantillons universitaires et communautaires :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Pour la SSDS originale (60 items), la consistance interne des 12 sous-échelles (composées de 5 items chacune) démontre une homogénéité satisfaisante à excellente :

  • Sous-échelle Comportements sexuels : α = 0,84 à 0,91
  • Sous-échelle Sensations sexuelles : α = 0,81 à 0,88
  • Sous-échelle Fantasmes sexuels : α = 0,86 à 0,93
  • Sous-échelle Attitudes sexuelles : α = 0,78 à 0,84
  • Sous-échelle Signification du sexe : α = 0,82 à 0,89
  • Sous-échelle Affects sexuels négatifs : α = 0,85 à 0,90
  • Sous-échelle Affects sexuels positifs : α = 0,87 à 0,92
  • Sous-échelle Préoccupations sexuelles : α = 0,76 à 0,85
  • Sous-échelle Régulation des naissances : α = 0,79 à 0,87
  • Sous-échelle Responsabilité sexuelle : α = 0,74 à 0,83
  • Sous-échelle Malhonnêteté sexuelle : α = 0,77 à 0,86
  • Sous-échelle Viol : α = 0,80 à 0,88

Pour la RSSDS révisée (72 items, 24 sous-échelles de 3 items), les coefficients alpha sont légèrement plus modestes en raison du format très bref de 3 items par facette, mais demeurent acceptables, oscillant typiquement entre 0,70 et 0,89.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les coefficients de corrélation test-retest calculés sur des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’étudiants se situent entre r = 0,73 et r = 0,88 pour l’ensemble des dimensions de la SSDS, attestant d’une grande stabilité temporelle du trait communicatif, tout en laissant place à la plasticité relationnelle induite par des changements de partenaires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structuration interne de la SSDS a été examinée via des analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction des composantes principales avec rotation varimax et oblimin, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) :

Résultats factoriels de l’AFE

Dans l’étude princeps de Snell et al. (1989), l’analyse factorielle exploratoire des 60 items originaux a révélé une solution à 12 facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant collectivement plus de 62 % de la variance totale. Les saturations des items (factor loadings) sur leurs composantes respectives étaient substantielles, la quasi-totalité des items affichant des saturations supérieures à 0,50 sans saturation croisée majeure (cross-loadings < 0,30).

Analyses d’ordre supérieur

Lorsque les 12 facteurs de premier ordre sont soumis à une analyse factorielle de second ordre, trois méta-dimensions se dégagent régulièrement :

  1. Dévoilement hédonique et expérientiel : Regroupant les comportements, sensations, fantasmes et affects positifs.
  2. Dévoilement éthique, sociétal et préventif : Regroupant les attitudes, la responsabilité, la régulation des naissances et les considérations sur le viol.
  3. Dévoilement de la vulnérabilité et de la détresse : Regroupant les affects négatifs, les préoccupations sexuelles et la malhonnêteté sexuelle.

Ajustement confirmatoire (AFC)

Les modélisations par équations structurelles appliquées à la RSSDS confirment un ajustement adéquat du modèle à 24 sous-échelles corrélées, avec des indices d’adéquation répondant aux standards méthodologiques habituels (CFI > 0,90, TLI > 0,89, RMSEA ≤ 0,058, SRMR ≤ 0,061).

10. Instrument de mesure / Instrument

Les spécifications techniques et les modalités d’administration de l’instrument s’organisent selon les paramètres suivants :

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation papier-crayon ou numérique).
  • Versions disponibles :
    • Échelle originale (SSDS) : 60 items présentés sous forme d’une matrice évaluant 4 cibles distinctes (mère, père, meilleur ami masculin, meilleure amie féminine), générant un profil de 240 réponses au total.
    • Échelle révisée (RSSDS) : 72 items focalisés exclusivement sur la communication avec le partenaire intime.
  • Format des réponses : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 1 = Je n’ai pas discuté de ce sujet avec cette personne (I have not discussed this topic)
    • 2 = J’ai légèrement discuté de ce sujet avec cette personne (I have slightly discussed this topic)
    • 3 = J’ai modérément discuté de ce sujet avec cette personne (I have moderately discussed this topic)
    • 4 = J’ai en grande partie discuté de ce sujet avec cette personne (I have mostly discussed this topic)
    • 5 = J’ai pleinement discuté de ce sujet avec cette personne (I have fully discussed this topic)
  • Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes pour la RSSDS (72 items) ; 25 à 35 minutes pour la SSDS complète à cibles multiples (60 items × 4 cibles).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Pour la SSDS originale, les 12 sous-échelles sont scorées en additionnant les 5 items respectifs (scores de 5 à 25 par sous-échelle, calculables séparément pour chaque cible relationnelle).
    • Pour la RSSDS, les 24 sous-échelles sont scorées en additionnant les 3 items respectifs (scores de 3 à 15 par sous-échelle).
    • Un score global d’auto-dévoilement sexuel peut être obtenu en sommant l’ensemble des items (score total allant de 72 à 360 pour la RSSDS). Il n’existe pas d’items inversés ; un score plus élevé reflète un degré supérieur de dévoilement communicatif.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création originale : 1987 (présentation scientifique initiale à la Southwestern Psychological Association) ; première publication majeure validée en 1989 (Annals of Sex Research).
  • Statut des droits d’auteur et licence : L’échelle a été développée à des fins de recherche académique. Elle a été mise à disposition du public scientifique par le Dr William E. Snell, Jr. via les archives universitaires de la Southeast Missouri State University.
  • Conditions d’utilisation : L’utilisation de l’instrument est gratuite et libre de droits pour la recherche scientifique, académique et pédagogique non commerciale. Toute exploitation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles privées payantes ou adaptation clinique lucrative requiert l’autorisation explicite des détenteurs des droits ou des éditeurs d’origine.

12. Références / References

  • Altman, I., & Taylor, D. A. (1973). Social penetration: The development of interpersonal relationships. Holt, Rinehart & Winston.
  • Jourard, S. M. (1971). The transparent self. Van Nostrand Reinhold.
  • Papini, D. R., Clark, S. M., & Snell, W. E., Jr. (1988). An evaluation of adolescent patterns of sexual self-disclosure to parents and friends. Journal of Adolescent Research, 3(3-4), 387–401. https://doi.org/10.1177/074355488833009
  • Snell, W. E., Jr. (1998). The Sexual Self-Disclosure Scale. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of Sexuality-Related Measures (pp. 524–527). Sage Publications.
  • Snell, W. E., Jr., & Belk, S. S. (1987, April). Development of the Sexual Self-Disclosure Scale (SSDS): Sexual disclosure to female and male therapists. Paper presented at the 33rd annual meeting of the Southwestern Psychological Association, New Orleans, LA.
  • Snell, W. E., Jr., Belk, S. S., Papini, D. R., & Clark, S. (1989). Development and validation of the Sexual Self-Disclosure Scale. Annals of Sex Research, 2(4), 307–334. https://doi.org/10.1007/BF00850020

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: This survey is concerned with the extent to which you have discussed the following 60 topics about sexuality with several different people. Listed below you will notice four columns which represent the following individuals: (A) your mother‚ (B) your father‚ (C) your best male friend‚ and (D) your best female friend. For each of these people‚ indicate how much you have discussed these topics with them.
1

My past sexual experiences.
2

The kinds of touching that sexually arouse me.
3

My private sexual fantasies.
4

The sexual preferences that I have.
5

The types of sexual behaviors I have engaged in.
6

The sensations that are sexually exciting to me.
7

My "juicy" sexual thoughts.
8

What I would desire in a sexual encounter.
9

The sexual positions I have tried.
10

The types of sexual foreplay that feel arousing to me.
11

The sexual episodes that I daydream about.
12

The things I enjoy most about sex.
13

What sex in an intimate relationship means to me.
14

My private beliefs about sexual responsibility.
15

Times when sex was distressing for me.
16

The times I have pretended to enjoy sex.
17

Times when I prefer to refrain from sexual activity.
18

What it means to me to have sex with my partner.
19

My own ideas about sexual accountability.
20

Times when I was pressured to have sex.
21

The times I have lied about sexual matters.
22

The times when I might not want to have sex.
23

What I think and feel about ha‎ving sex with my partner.
24

The notion that one is accountable for one's sexual behaviors.
25

The aspects of sex that bother me.
26

How I would feel about sexual dishonesty.
27

My ideas about not ha‎ving sex unless I want to.
28

How I feel about abortions.
29

My personal views about homosexuals.
30

My own ideas about why rapes occur.
31

My personal views about people with AIDS.
32

What I consider "proper" sexual behavior.
33

My beliefs about pregnancy prevention.
34

Opinions I have about homosexual relationships.
35

What I really feel about rape.
36

Concerns that I have about the disease AIDS.
37

The sexual behaviors that I consider appropriate.
38

How I feel about pregnancy at this time.
39

My reactions to working with a homosexual.
40

My reactions to rape.
41

My feelings about working with someone who has AIDS.
42

My personal beliefs about sexual morality.
43

How satisfied I feel about the sexual aspects of my life.
44

How guilty I feel about the sexual aspects of my life.
45

How calm I feel about the sexual aspects of my life.
46

How depressed I feel about the sexual aspects of my life.
47

How jealous I feel about the sexual aspects of my life.
48

How apathetic I feel about the sexual aspects of my life.
49

How anxious I feel about the sexual aspects of my life.
50

How happy I feel about the sexual aspects of my life.
51

How angry I feel about the sexual aspects of my life.
52

How afraid I feel about the sexual aspects of my life.
53

How pleased I feel about the sexual aspects of my life.
54

How shameful I feel about the sexual aspects of my life.
55

How serene I feel about the sexual aspects of my life.
56

How sad I feel about the sexual aspects of my life.
57

How possessive I feel about the sexual aspects of my life.
58

How indifferent I feel about the sexual aspects of my life.
59

How troubled I feel about the sexual aspects of my life.
60

How cheerful I feel about the sexual aspects of my life.
61

How mad I feel about the sexual aspect of my life.
62

How fearful I feel about the sexual aspects of my life.
63

How delighted I feel about the sexual aspects of my life.
64

How embarrassed I feel about the sexual aspects of my life.
65

How relaxed I feel about the sexual aspects of my life.
66

How unhappy I feel about the sexual aspects of my life.
67

How suspicious I feel about the sexual aspects of my life.
68

How detached I feel about the sexual aspects of my life.
69

How worried I feel about the sexual aspects of my life.
70

How joyful I feel about the sexual aspects of my life.
71

How irritated I feel about the sexual aspects of my life.
72

How frightened I feel about the sexual aspects of my life.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’auto-dévoilement sexuel (SSDS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-devoilement-sexuel-ssds/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-dévoilement sexuel (SSDS).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-devoilement-sexuel-ssds/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-dévoilement sexuel (SSDS).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-devoilement-sexuel-ssds/.