Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris

Découvrez l’Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris (1969) : structure théorique, propriétés psychométriques, dimensions évaluées et version complète des items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris (Piers-Harris Children’s Self-Concept Scale), sous-titrée initialement « The Way I Feel About Myself », constitue l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus reconnus et abondamment validés au sein de la littérature internationale en psychologie du développement et en pédopsychiatrie. Conçue à l’origine par Ellen V. Piers et Dale B. Harris en 1964 puis standardisée formellement dans sa version de référence de 1969, cette échelle a été élaborée afin de fournir une estimation multidimensionnelle et quantitative de la perception globale qu’un enfant ou un adolescent porte sur ses propres compétences, son apparence, ses dispositions affectives et son insertion sociale.

Le questionnaire est structuré autour de 80 items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives simples rédigées à la première personne, invitant le participant à répondre par un format binaire catégoriel (« Oui » ou « Non »). Cette modalité de passation minimise la surcharge cognitive et les ambiguïtés interprétatives chez les jeunes répondants âgés généralement de 8 à 18 ans (scolarisés du CE2 à la classe terminale). L’évaluation permet de dégager un score global d’auto-concept reflétant l’estime de soi générale, ainsi que des scores factoriels répartis sur six sous-échelles canoniques : le Comportement (Behavior), le Statut intellectuel et scolaire (Intellectual and School Status), l’Apparence physique et les attributs corporels (Physical Appearance and Attributes), l’Anxiété (Anxiety), la Popularité (Popularity), et le Bonheur et la satisfaction (Happiness and Satisfaction).

Les propriétés métrologiques de l’instrument démontrent une consistance interne élevée, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,88 et 0,93 pour l’échelle globale à travers de multiples échantillons normatifs et cliniques. La stabilité temporelle test-retest se révèle également robuste, affichant des corrélations de l’ordre de 0,71 à 0,89 sur des intervalles variant de deux semaines à un an. Les nombreuses investigations factorielles confirmatoires et exploratoires corroborent la pertinence de son architecture multidimensionnelle hiérarchique, faisant du Piers-Harris une référence indémodable pour l’évaluation diagnostique, le suivi thérapeutique et la recherche clinique pédiatrique.

2. Mots-clés

Auto-concept, Estime de soi, Psychométrie, Enfance, Adolescence, Piers-Harris, Évaluation psychologique, Consistance interne, Image corporelle, Psychologie scolaire.

3. Auteurs

L’échelle a été développée conjointement par deux figures majeures de la psychologie américaine du développement :

  • Ellen V. Piers, Ph.D. — Professeure émérite de psychologie à la Pennsylvania State University (Penn State). Ses recherches pionnières ont principalement porté sur le développement affectif de l’enfant, la mesure des composantes du concept de soi et les dynamiques émotionnelles en contexte scolaire.
  • Dale B. Harris, Ph.D. — Professeur et directeur de l’Institut de développement de l’enfant à l’Université du Minnesota, puis titulaire de chaire au département de psychologie de la Pennsylvania State University. Connu mondialement pour ses travaux novateurs sur le dessin d’enfant (notamment la révision du test de Goodenough-Harris) et la maturation psychologique générale.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris est d’opérationnaliser et de quantifier l’auto-concept perçu chez l’enfant et l’adolescent d’un point de vue intrinsèque et phénoménologique. Historiquement, l’évaluation psychologique des enfants reposait de manière prédominante sur des observations hétéro-rapportées, émanant soit des parents, soit des enseignants. Si ces évaluations externes offrent une perspective comportementale précieuse, elles échouent fréquemment à saisir l’expérience subjective interne, les craintes dissimulées, les doutes identitaires et le sentiment intime d’efficacité personnelle ou d’aliénation éprouvé par l’enfant. L’instrument a donc été forgé afin de restituer la parole au jeune sujet, lui permettant d’indiquer sans intermédiaire la manière dont il se perçoit lui-même dans divers secteurs de son existence.

Sur le plan des applications cliniques, l’échelle remplit une fonction diagnostique de premier plan. Elle permet aux psychologues cliniciens, pédopsychiatres et neuropsychologues de dépister précocement des déficits marqués de l’estime de soi susceptibles d’accompagner ou d’annoncer des troubles psychopathologiques caractérisés, tels que les troubles dépressifs de l’enfant, l’anxiété généralisée, les phobies scolaires, les troubles des conduites ou les séquelles psychosociales de traumatismes émotionnels et d’intimidation entre pairs. En milieu pédopsychiatrique, l’identification d’un profil particulièrement déficitaire au sein de la sous-échelle d’Anxiété ou d’Apparence physique oriente le plan d’intervention thérapeutique vers des restructurations cognitives ciblées.

En contexte éducatif et scolaire, le test sert à éclairer la trajectoire académique des élèves. Il est couramment employé par les psychologues scolaires et les conseillers d’orientation pour investiguer les causes sous-jacentes d’un décrochage académique ou de difficultés d’apprentissage. Un élève manifestant un potentiel intellectuel adéquat mais un score extrêmement bas dans le domaine « Statut intellectuel et scolaire » présente souvent un sentiment d’impuissance acquise ou une sous-estimation paralysante qui entrave ses performances réelles.

Enfin, dans le domaine de la recherche fondamentale et interventionnelle, l’échelle fournit une mesure standardisée d’une grande sensibilité pour apprécier l’efficacité de dispositifs thérapeutiques, de programmes de remédiation cognitive, d’ateliers de renforcement des compétences psychosociales ou de politiques de lutte contre le harcèlement scolaire. La justification théorique réside dans le postulat que l’auto-concept agit à la fois comme un prisme médiateur de l’expérience et comme un moteur régulateur du comportement, conditionnant durablement la résilience et l’adaptation sociale de l’individu en développement.

5. Construit psychologique

Le construit d’auto-concept (ou concept de soi) réfère à l’ensemble organisé, dynamique et hiérarchisé des perceptions, croyances, jugements et attitudes qu’un individu formule à l’égard de sa propre personne. Dans le modèle de Piers et Harris, ce concept n’est pas appréhendé comme une entité unidimensionnelle globale indifférenciée, mais comme un système multidimensionnel structuré autour de facettes distinctes mais interconnectées. Le modèle canonique dégage six composantes spécifiques :

Comportement (Behavior)

Cette dimension évalue la perception que l’enfant a de sa propre conduite sociale, de son respect des règles établies et de sa propension à susciter ou éviter les conflits au sein de ses contextes de vie majeurs (l’école et le domicile familial). Des items évaluant le calme, l’obéissance versus la transgression, ou la création de perturbations mesurent la manière dont le sujet intériorise les normes sociétales. Par exemple, l’adhésion à des affirmations indiquant le fait d’être fréquemment puni ou de se disputer traduit un auto-concept comportemental dégradé, tandis qu’une valorisation de sa docilité ou de sa bienveillance reflète une auto-perception prosociale stable.

Statut intellectuel et scolaire (Intellectual and School Status)

Cette sous-échelle mesure l’auto-évaluation des aptitudes cognitives générales, de l’efficience académique et du sentiment de compétence face aux apprentissages formels. Elle explore la rapidité de traitement perçue, la mémorisation, la capacité à prendre la parole devant un groupe classe et le sentiment d’intelligence globale. L’enfant évalue s’il se considère compétent dans son travail scolaire ou s’il s’estime dépourvu de capacités d’assimilation face aux attentes éducatives.

Apparence physique et attributs corporels (Physical Appearance and Attributes)

Cette facette porte sur la représentation corporelle et l’agrément esthétique personnel. Elle quantifie le degré de satisfaction de l’enfant à l’égard de ses caractéristiques physiques tangibles : traits du visage, chevelure, stature générale et attrait physique perçu aux yeux des pairs. Étant donné l’impact considérable de l’image corporelle dès la fin de l’enfance et tout au long de l’adolescence, un score abaissé dans cette dimension est fréquemment corrélé à un risque majoré de dysmorphophobie ou de retrait social.

Anxiété (Anxiety)

Cette dimension capture l’expérience subjective de la détresse émotionnelle, de l’inquiétude diffuse, de la nervosité et des manifestations somatiques associées à la tension psychique (difficultés de sommeil, appréhension lors des interrogations scolaires, labilité des pleurs). Un score élevé dans le sens positif dénote une sérénité et une stabilité affective, tandis qu’un score orienté vers le pôle symptomatique signale une vulnérabilité anxieuse notable.

Popularité (Popularity)

Cette sous-échelle examine l’évaluation subjective de l’intégration au groupe de pairs, la facilité à nouer des liens d’amitié et le sentiment d’acceptation versus de rejet par les camarades de classe. Elle mesure si l’enfant s’estime apprécié, recherché pour participer à des jeux ou des activités collectives, ou s’il expérimente un isolement social douloureux et un sentiment d’exclusion.

Bonheur et satisfaction (Happiness and Satisfaction)

Cette composante synthétise la tonalité affective de fond de l’existence du jeune sujet, évaluant le sentiment d’allégresse, de chance, de satisfaction générale à l’égard de son identité et d’optimisme existentiel. Elle permet de déceler la présence d’une morosité dépressive sous-jacente ou d’un rejet global de soi (désir d’être quelqu’un d’autre).

6. Cadre théorique

Le cadre théorique sous-tendant l’Échelle de Piers-Harris puise ses fondements à la croisée du courant humaniste, de la phénoménologie psychologique et des théories de l’interactionnisme symbolique du développement du soi. Historiquement, la formalisation de l’auto-concept s’ancre dans les propositions séminales de William James (1890), qui distinguait le « Je » (l’agent conscient qui expérimente) du « Moi » (l’objet d’expérience et d’auto-évaluation, composé du Moi matériel, social et spirituel). James a posé le principe fondamental selon lequel l’estime de soi résulte du rapport entre les succès réels d’un individu et ses aspirations ou prétentions.

Au début du XXe siècle, le sociologue et psychologue social Charles Horton Cooley a enrichi cette perspective en formulant la théorie du « miroir social » (looking-glass self), complétée ultérieurement par les travaux de George Herbert Mead sur le rôle d’autrui généralisé. Selon cette approche, l’enfant n’élabore pas son concept de soi dans un vide réflexif étanche ; il intériorise progressivement les jugements, rétroactions, attitudes et réactions manifestés par les figures d’attachement significatives de son environnement (parents, enseignants, fratrie, pairs). L’Échelle de Piers-Harris reflète fidèlement cette filiation interactionniste : de nombreux items sont directement construits autour de ce que les pairs ou les adultes renvoient à l’enfant (« mes camarades se moquent de moi », « ma famille est déçue de moi », « mes amis aiment mes idées »).

Parallèlement, le modèle clinique humaniste théorisé par Carl Rogers a exercé une influence déterminante sur les auteurs. Rogers postule que l’incongruence entre le « soi perçu » (la façon dont la personne se vit dans la réalité) et le « soi idéal » (la personne qu’elle souhaiterait être) constitue la source majeure de détresse psychologique et d’inadaptation névrotique. Lorsque l’écart devient excessif, l’enfant développe une anxiété chronique et une dévalorisation profonde. L’évaluation directe du soi perçu via le Piers-Harris permet ainsi de cartographier la proximité psychique avec cette congruence rogerienne.

Enfin, sur le plan strictement psychométrique, Piers et Harris se sont inscrits dans la mouvance développementale structuraliste qui a contesté l’approche strictement unidimensionnelle de l’estime de soi (portée ultérieurement par des échelles globales comme celle de Rosenberg). Ils ont anticipé les modèles hiérarchiques et multidimensionnels modernes formalisés par Richard Shavelson, Hubner et Stanton (1976), ainsi que par Herbert W. Marsh et Susan Harter, en affirmant que l’auto-concept infantile est composé de domaines spécifiques qui s’articulent pour composer une appréciation globale de la valeur personnelle.

7. Validité

L’Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris a fait l’objet d’un examen empirique exhaustif démontrant sa rigueur métrologique à travers différents types de validité.

Validité de contenu

La validité de contenu a été initialement assurée par un processus minutieux d’extraction d’items à partir d’un corpus rédigé par des enfants eux-mêmes (recueil mené par Jersild en 1952 sur ce que les enfants aiment et n’aiment pas chez eux-mêmes). Ce matériel brut a été analysé, épuré et reformulé pour s’assurer qu’il reflétait la totalité des facettes du fonctionnement cognitif, physique, social et émotionnel infantile sans recourir à un jargon adulte abstrait.

Validité convergente et discriminante

De nombreuses études corrélationnelles confirment la validité convergente de l’instrument. Le score global du Piers-Harris présente des corrélations positives robustes (r variant généralement entre 0,65 et 0,80) avec l’échelle d’estime de soi de Coopersmith (Coopersmith Self-Esteem Inventory) et le Self-Perception Profile for Children de Susan Harter. À l’inverse, l’instrument démontre une corrélation négative marquée avec les échelles mesurant les symptômes d’anxiété manifeste (comme la Revised Children’s Manifest Anxiety Scale, r = -0,60 à -0,75) et les inventaires de dépression infantile (tels que le Children’s Depression Inventory de Kovacs, r = -0,62 à -0,73), attestant que les scores élevés reflètent bien l’absence de détresse affective et une bonne adaptation psychique.

Validité prédictive et de critère

Sur le plan prédictif, l’échelle différencie avec succès des populations d’enfants tout-venant de groupes cliniques diagnostiqués avec des troubles du comportement, des troubles de l’humeur ou des difficultés d’apprentissage avérées. Les recherches menées en contexte scolaire ont établi que la sous-échelle « Statut intellectuel et scolaire » prédit significativement la persévérance scolaire, la motivation intrinsèque et les notes académiques ultérieures, même après contrôle du quotient intellectuel mesuré par les échelles de Weschler (WISC).

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de l’échelle a été documentée par des analyses approfondies portant sur l’homogénéité des items et la constance des mesures dans le temps.

Consistance interne

L’évaluation de la cohérence interne via la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20) pour données dichotomiques et le coefficient alpha de Cronbach révèle une consistance interne globale exceptionnellement robuste, se situant régulièrement entre 0,88 et 0,93 pour l’ensemble des 80 items. Pour les six sous-échelles individuelles, les coefficients de cohérence interne s’échelonnent entre 0,73 et 0,86 :

  • Comportement : α ≈ 0,80 – 0,84
  • Statut intellectuel et scolaire : α ≈ 0,78 – 0,83
  • Apparence physique et attributs : α ≈ 0,75 – 0,82
  • Anxiété : α ≈ 0,74 – 0,81
  • Popularité : α ≈ 0,73 – 0,79
  • Bonheur et satisfaction : α ≈ 0,76 – 0,82

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été investiguée sur de multiples temporalités. Les études initiales de Piers et Harris (1964, 1969) ont rapporté des coefficients de stabilité oscillant entre 0,71 et 0,77 sur des intervalles allant de trois à quatre mois au sein d’échantillons scolaires de classes de CM1 et 5e. Des investigations subséquentes menées sur des périodes plus brèves (deux à quatre semaines) ont mis en évidence des corrélations test-retest s’élevant jusqu’à 0,88, démontrant que l’échelle saisit des traits d’auto-perception stables tout en demeurant réceptive aux évolutions thérapeutiques ou de développement à moyen terme.

9. Analyse factorielle

L’analyse factorielle de l’instrument a constitué l’un des volets majeurs de son processus de validation empirique. Dans l’étude originale de Piers et Harris (1964), une analyse factorielle exploratoire (AFE) par la méthode des composantes principales suivie d’une rotation varimax a été menée sur les réponses de plusieurs centaines d’enfants scolarisés.

Cette démarche a permis d’isoler dix facteurs initiaux, qui ont été synthétisés et stabilisés ultérieurement en une structure canonique paraphée de six facteurs prédominants expliquant une proportion substantielle de la variance totale :

  • Facteur I (Comportement) : Défini par des saturations élevées (> 0,40) sur des items tels que « Je me conduis bien à l’école », « Je cause des ennuis à ma famille » (inversé) et « Je me mets souvent dans le pétrin » (inversé).
  • Facteur II (Statut intellectuel et scolaire) : Marqué par des saturations substantielles sur les items relatifs à la réussite académique, au sentiment d’intelligence et à l’aisance lors de la prise de parole orale en classe.
  • Facteur III (Apparence physique et attributs) : Regroupant de fortes saturations sur les énoncés évaluant l’attrait des yeux, des cheveux, du corps et l’agrément facial général.
  • Facteur IV (Anxiété) : Regroupant les saturations relatives aux manifestations d’inquiétude, de trac face aux examens et d’irritabilité nerveuse.
  • Facteur V (Popularité) : Caractérisé par les saturations sur les items décrivant la facilité à nouer des amitiés, la popularité auprès des pairs de même sexe et de sexe opposé, et le statut de leader dans les jeux.
  • Facteur VI (Bonheur et satisfaction) : Structuré par les items décrivant la gaieté, le plaisir d’être soi-même et la sensation générale de bien-être.

Les analyses factorielles confirmatoires contemporaines (AFC) appliquées sur des modélisations hiérarchiques bifactorielles ou d’ordre supérieur ont validé que les six facteurs de premier ordre se rattachent de manière statistiquement cohérente à un facteur général d’auto-concept de second ordre (le facteur « g » de soi), justifiant l’interprétation conjointe des sous-scores et du score total.

10. Instrument de mesure

L’instrument de mesure présente des spécifications claires et pragmatiques adaptées au public pédiatrique :

  • Nom du test : Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris (The Piers-Harris Children’s Self-Concept Scale: « The Way I Feel About Myself »).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 8 à 18 ans (du niveau de l’enseignement primaire au secondaire supérieur).
  • Nombre d’items : 80 items.
  • Format de passation : Papier-crayon ou administration informatisée ; passation individuelle ou collective en groupe-classe.
  • Durée de passation : Environ 15 à 25 minutes.
  • Format de réponse : Échelle de réponse binaire catégorielle forcée : « yes » (oui) ou « no » (non).
  • Modalités de cotation :
    • Chaque item est coté de manière binaire (1 ou 0).
    • Une réponse reflétant un auto-concept positif attribue 1 point ; une réponse reflétant une perception négative attribue 0 point.
    • L’instrument comprend un mélange équilibré d’items orientés positivement (où « yes » accorde 1 point) et d’items orientés négativement (où « no » accorde 1 point, cotation inversée) afin de neutraliser les biais d’acquiescement.
    • Le score total brut s’étend de 0 à 80 points. Il est ensuite converti en centiles ou en notes standardisées (notes T, moyenne = 50, écart-type = 10) selon les tables de normes d’âge et de genre appropriées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1964 (première étude de développement), suivie de la publication du manuel psychométrique de standardisation en 1969. Une seconde édition révisée (Piers-Harris 2) est parue en 2002, puis une troisième édition (Piers-Harris 3) en 2018.
  • Éditeur et gestionnaire des droits : Western Psychological Services (WPS), Torrance, Californie, États-Unis.
  • Permissions et droits d’auteur : L’échelle, son manuel d’interprétation et ses feuilles de cotation sont protégés par le droit d’auteur international. Toute reproduction, traduction ou utilisation à des fins cliniques, de dépistage ou de recherche interventionnelle nécessite l’acquisition du matériel officiel ou l’obtention d’une licence d’autorisation auprès de WPS.
  • Tarification : Le kit de démarrage (incluant le manuel technique et des protocoles de cotation) est commercialisé par WPS selon une grille tarifaire professionnelle réservée aux praticiens et chercheurs qualifiés (généralement classé sous niveau de qualification B en psychométrie).

12. Références

  • Cooley, C. H. (1902). Human nature and the social order. Charles Scribner’s Sons. Lien archive
  • Harter, S. (1982). The Perceived Competence Scale for Children. Child Development, 53(1), 87–97. https://doi.org/10.2307/1129640
  • James, W. (1890). The Principles of Psychology. Henry Holt and Company. https://doi.org/10.1037/11059-000
  • Marsh, H. W., & O’Neill, R. (1984). Self Description Questionnaire III: The construct validity of multidimensional self-concept ratings by late adolescents. Journal of Educational Measurement, 21(2), 153–174. https://doi.org/10.1111/j.1745-3984.1984.tb00228.x
  • Piers, E. V., & Harris, D. B. (1964). Age and other correlates of self-concept in children. Journal of Educational Psychology, 55(2), 91–95. https://doi.org/10.1037/h0044153
  • Piers, E. V. (1969). Manual for the Piers-Harris Children’s Self-Concept Scale: The way I feel about myself. Western Psychological Services.
  • Piers, E. V. (1984). Piers-Harris Children’s Self-Concept Scale: Revised manual. Western Psychological Services.
  • Rogers, C. R. (1951). Client-centered therapy: Its current practice, implications and theory. Houghton Mifflin.
  • Shavelson, R. J., Hubner, J. J., & Stanton, G. C. (1976). Self-concept: Validation of construct interpretations. Review of Educational Research, 46(3), 407–441. https://doi.org/10.3102/00346543046003407

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Here are a set of statements that tell how some people feel about themselves. Read each statement and decide whether or not it describes the way you feel about yourself. If it is true or mostly true for you‚ circle the word "yes" next to the statement. If it is false: or mostly false for you‚ circle the word "no." Answer every question‚ even if some are hard to decide. Do not circle both "yes" and "no" for the same statement.
1

My classmates make fun of me.
2

I am a happy person.
3

It is hard for me to make friends.
4

I am often sad.
5

I am smart.
6

I am shy.
7

I get nervous when the teacher calls on me.
8

My looks bother me.
9

When I grow up‚ I will be an important person.
10

I get worried when we have tests in school.
11

I am unpopular.
12

I am well behaved in school.
13

It is usually my fault when something goes wrong.
14

I cause trouble to my family.
15

I am strong.
16

I have good ideas.
17

I am an important member of my family.
18

I usually want my own way.
19

I am good at making things with my hands.
20

I give up easily.
21

I am good in my school work.
22

I can draw well.
23

I am good in music.
24

I behave badly at home.
25

I am slow in finishing my school work.
26

I am an Important member of my class.
27

I am nervous.
28

I have pretty eyes.
29

I can give a good report in front of the class.
30

In school I am a dreamer.
31

My friends like my Ideas.
32

I often get Into trouble.
33

I am obedient at home.
34

I am lucky.
35

I worry a lot.
36

My parents expect too much of me.
37

I like being the way I am.
38

I feel left out of things.
39

I have nice hair.
40

l often volunteer in school.
41

I wish I were different.
42

I sleep well at night.
43

I hate school.
44

I am among the last to be chosen for games.
45

l am sick a lot.
46

I am often mean to other people.
47

My classmates in school think I have good ideas.
48

I am unhappy.
49

I have many friends.
50

l am cheerful.
51

I am dumb about most things.
52

l am good-looking.
53

I have lots of pep.
54

I get Into a lot of fights.
55

l am popular with boys.
56

People pick on me.
57

My family is disappointed in me.
58

I have a pleasant face.
59

When I try to make something‚ no everything seems to go wrongs.
60

I am picked on at home.
61

I am a leader In games and sports.
62

I am clumsy.
63

In games and sports‚ i watch instead of play.
64

I forget what I learn.
65

I am easy to get along with.
66

I lose my temper easily.
67

I am popular with girls.
68

I am a good reader.
69

I would rather work alone than with a group.
70

I like my brother (sister).
71

I have a good figure.
72

I am often afraid.
73

I am always dr‎opping or breaking things.
74

I can be trusted.
75

I am different from other people.
76

I think bad thoughts.
77

I cry easily.
78

I am a good person.
★

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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-concept-enfants-piers-harris/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-concept-enfants-piers-harris/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-concept pour enfants de Piers-Harris.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-auto-concept-enfants-piers-harris/.