Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (ASAA)

L’Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (ASAA), développée par Pham et Avnet (2004), évalue en trois items différentiels la stimulation émotionnelle et la vitalité hédonique suscitées par une annonce publicitaire, au cœur des théories du focus régulateur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (connue sous l’acronyme anglophone ASAA pour Ad Stimulating Affective Appeal) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé par les chercheurs en psychologie du consommateur et marketing Michel Tuan Pham et Tamar Avnet en 2004. Conçue initialement pour dissocier l’influence respective des signaux affectifs et des arguments factuels substantiels dans les processus de persuasion, cette échelle évalue l’intensité avec laquelle un message publicitaire stimule, excite et engage émotionnellement le récepteur. Composée de trois items bipolaires présentés sous la forme d’un différentiel sémantique à 7 points, l’échelle capture spécifiquement la dimension d’activation (arousal) et d’attrait affectif positif déclenchée par l’exécution publicitaire, par opposition au contenu informationnel pur.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des propriétés de consistance interne remarquables, avec des coefficients de fidélité (alpha de Cronbach) oscillant systématiquement entre .85 et .92 à travers diverses réplications empiriques. L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire met en évidence une structure unifactorielle stable, expliquant une part prépondérante de la variance totale (généralement supérieure à 75 %). Sa validité de construit est étayée par une capacité démontrée à discriminer l’attrait affectif de la force des arguments rationnels (validité discriminante), tout en corrélant positivement avec les attitudes globales envers l’annonce et l’intention d’achat lorsque les individus opèrent sous un mode de traitement privilégiant l’affect (validité prédictive et nomologique). Cet outil constitue une référence fondamentale dans les recherches examinant l’interaction entre l’orientation régulatrice (promotion versus prévention) et les mécanismes d’influence persuasive.

2. Mots-clés / Keywords

attrait affectif, persuasion publicitaire, théorie du focus régulateur, heuristique affective, stimulation émotionnelle, psychologie du consommateur, traitement de l’information, évaluation publicitaire, différentiel sémantique, psychométrie

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par deux chercheurs de premier plan dans le domaine du comportement du consommateur et de la psychologie de la décision :

  • Michel Tuan Pham : Professeur titulaire de la chaire Kravis Business à la Columbia Business School, Université Columbia, New York, États-Unis. Spécialiste internationalement reconnu des théories du jugement affectif, du modèle des « sentiments comme information » (feelings-as-information) et des processus de décision intuitionnels. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Tamar Avnet : Professeure de marketing et directrice de département à la Sy Syms School of Business, Yeshiva University, New York, États-Unis. Ses recherches portent sur l’autorégulation, le rôle des émotions dans les choix de consommation et la dynamique temporelle des processus cognitifs. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de l’échelle ASAA est de quantifier de manière standardisée et parcimonieuse la composante stimulante et affectivement séduisante d’un stimulus persuasif. Dans les paradigmes classiques de la communication persuasive et de la psychologie sociale, les attitudes envers la publicité (notées traditionnellement Aad) ont longtemps été mesurées à l’aide d’échelles globales d’évaluation englobant des jugements flous d’appréciation générale (par exemple : « mauvaise/bonne », « défavorable/favorable »). Toutefois, ces mesures omnibus échouent à décomposer l’expérience phénoménologique du consommateur en ses composantes fonctionnelles distinctes : d’un côté, l’évaluation de la substance informationnelle (la pertinence, la force logique et la crédibilité des allégations du produit) et, de l’autre, l’évaluation de l’attrait affectif stimulant (la capacité de l’annonce à générer une énergie émotionnelle, de l’enthousiasme et un plaisir sensoriel immédiat).

Dans leur étude séminale de 2004, Pham et Avnet cherchaient à tester comment l’orientation motivationnelle des individus conditionne leur sensibilité relative à ces deux types d’indices. L’élaboration de l’ASAA a ainsi répondu à une exigence méthodologique stricte : disposer d’un indicateur sensible et épuré permettant de vérifier expérimentalement la manipulation de l’attrait affectif d’une annonce publicitaire indépendamment de la qualité de ses arguments. L’outil permet de vérifier si un message parvient à mobiliser l’appareil émotionnel du récepteur sans nécessairement modifier son jugement sur la performance technique du produit vanté.

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle poursuit plusieurs buts majeurs :

  • Dans la recherche expérimentale sur la persuasion : Elle sert de variable dépendante pour évaluer l’impact des choix créatifs (musique entraînante, visuels dynamiques, esthétique cinématique, métaphores émotionnelles) ou de variable modératrice dans l’étude des processus de prise de décision guidés par l’affect.
  • Dans le cadre de la psychologie de la consommation : Elle permet d’étudier comment l’énergie affective perçue interagit avec les états internes du consommateur, tels que l’épuisement cognitif (ego depletion), l’implication dans la catégorie de produit ou la disposition temporelle.
  • Dans l’ingénierie publicitaire et le pré-test de campagnes : Les praticiens utilisent cet instrument pour déterminer avec rapidité si une exécution publicitaire atteint le seuil d’activation requis pour susciter l’attention dans des environnements médiatiques saturés, où le traitement cognitif en profondeur est rare.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle ASAA est l’attrait affectif stimulant perçu (stimulating affective appeal). Ce construit s’ancre dans les théories dimensionnelles de l’émotion, et plus particulièrement dans le modèle circumplex des affects théorisé par James Russell. Selon cette modélisation, tout état affectif peut être caractérisé par deux axes orthogonaux fondamentaux : la valence (plaisir versus déplaisir) et l’activation ou éveil physiologique (haute énergie versus faible énergie / somnolence). L’ASAA cible explicitement le quadrant associant une valence positive à une haute activation. Il ne s’agit pas simplement de mesurer si une publicité est perçue comme agréable ou douce, mais d’évaluer dans quelle mesure elle génère une vivacité stimulante et captivante.

Ce construit s’articule autour de trois facettes sous-jacentes interconnectées :

  • La stimulation émotionnelle (Arousal / Energizing quality) : Cette composante réfère à la capacité de la publicité à rompre l’état de passivité du récepteur en induisant un sentiment de dynamisme, de vivacité et d’éveil. Une annonce présentant un score élevé sur cette dimension est perçue comme excitante, électrisante ou entraînante, par opposition à une annonce terne, monotone ou soporifique.
  • L’attrait personnel immédiat (Affective resonance) : Cette facette capture la résonance hédonique immédiate que le consommateur ressent face à l’annonce. Il s’agit d’une évaluation viscérale et holistique (« feeling-based ») plutôt que d’une appréciation calculée. Le consommateur se sent attiré de façon spontanée par le ton, l’ambiance et l’esthétique du message.
  • L’engagement dynamique (Lively involvement) : Contrairement à la simple curiosité intellectuelle, cette composante désigne l’implication subjective alimentée par la vitalité du stimulus. Elle traduit un mouvement d’approche psychologique suscité par la présentation sensorielle de la marque.

Pour clarifier ce construit, il convient de le distinguer conceptuellement de dimensions voisines fréquemment mesurées en psychologie :

  • ASAA versus Force des arguments (Argument Strength) : La force des arguments repose sur des critères logiques, la vérifiabilité des faits, la clarté technique et la supériorité rationnelle des attributs du produit. L’ASAA est entièrement découplée de cette dimension épistémique : une publicité peut être jugée hautement stimulante affectivement (ASAA très élevée) tout en étant totalement dépourvue d’informations factuelles solides.
  • ASAA versus Valence passive (Warmth / Serenity) : Des émotions telles que le calme, la relaxation ou la tendresse possèdent une valence positive mais un faible niveau d’activation. L’ASAA n’a pas pour vocation d’évaluer ces émotions à basse énergie ; elle requiert une composante de vivacité et d’excitation.
  • ASAA versus Attitude globale envers la marque (Ab) : L’ASAA constitue une réponse évaluative ciblée sur l’enveloppe exécutive de la communication, servant d’antécédent potentiel à l’attitude globale envers la marque, mais ne devant jamais être confondue avec celle-ci.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration et la validation de l’échelle d’attrait affectif stimulant s’inscrivent à la croisée de deux paradigmes théoriques majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie du focus régulateur et le modèle des sentiments comme information.

La théorie du focus régulateur (Regulatory Focus Theory)

Formulée par E. Tory Higgins en 1997, la théorie du focus régulateur postule que la motivation humaine et la poursuite des buts sont gouvernées par deux systèmes distincts :

  • Le focus de promotion (Promotion Focus) : Orienté vers l’accomplissement, la croissance, les espoirs et la réalisation des « idéaux ». Les personnes sous un focus de promotion sont sensibles à la présence ou à l’absence de résultats positifs (gains versus non-gains). Leurs états affectifs dominants oscillent entre l’allégresse/l’enthousiasme (en cas de succès) et la dépression/découragement (en cas d’échec). Elles privilégient des stratégies d’empressement (eagerness) et d’ouverture.
  • Le focus de prévention (Prevention Focus) : Orienté vers la sécurité, la protection, la responsabilité et la conformité aux « devoirs » (oughts). Les individus sous focus de prévention sont sensibles à la présence ou à l’absence de résultats négatifs (pertes versus non-pertes). Leurs émotions dominantes oscillent entre le soulagement/la sérénité et l’anxiété/l’agitation. Ils adoptent des stratégies de vigilance et de prudence.

L’avancée théorique apportée par Pham et Avnet (2004) grâce à l’échelle ASAA a consisté à démontrer que le système d’autorégulation actif détermine la nature même des informations jugées diagnostiques lors du jugement persuasif. Les auteurs ont théorisé que les individus guidés par des idéaux (focus de promotion) sont particulièrement réceptifs à leurs sentiments subjectifs immédiats, car les idéaux sont intrinsèquement liés à la quête du plaisir, du progrès et de l’énergie vitale. Pour ces individus, un score élevé sur l’échelle ASAA sert de signal heuristique et diagnostique valide pour évaluer favorablement le produit promu. À l’inverse, les individus guidés par des devoirs (focus de prévention) adoptent une posture de vigilance critique ; ils discountent l’attrait affectif stimulant et fondent leur jugement prioritairement sur la substance logique et la fiabilité factuelle des allégations.

Le modèle des sentiments comme information (Feelings-as-Information)

Développé à l’origine par Norbert Schwarz et Gerald Clore (1983, 1988) et considérablement approfondi par Michel Tuan Pham (1998, 2004), ce modèle soutient que les individus recourent fréquemment à leur état affectif comme à une source directe d’information selon l’heuristique « Qu’est-ce que je ressens à ce sujet ? » (How-do-I-feel-about-it?). L’ASAA mesure précisément l’input expérientiel qui alimente cette heuristique dans le contexte de la réception publicitaire.

Contrairement aux modèles de double processus classiques tels que le modèle de vraisemblance d’élaboration (ELM de Petty et Cacioppo) ou le modèle heuristique-systématique (HSM de Chaiken), qui relèguent souvent l’affect au statut d’indice périphérique réservé aux situations de faible effort cognitif, le cadre théorique de Pham et Avnet démontre que le recours à l’attrait affectif stimulant peut constituer une stratégie de jugement délibérée, hautement pertinente et congruente avec les buts d’un individu en quête de réalisation personnelle.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle ASAA a été rigoureusement établie à travers une série d’expérimentations contrôlées et d’études corrélationnelles rapportées dans l’article fondateur de Pham et Avnet (2004), ainsi que dans des travaux ultérieurs en comportement du consommateur.

Validité de contenu et d’apparence

Les trois couples d’adjectifs bipolaires composant l’instrument ont été sélectionnés pour leur pureté sémantique et leur focalisation spécifique sur l’énergie affective. Les analyses lexicales préalables ont permis d’éliminer les descripteurs faisant référence à des dimensions cognitives (ex. : « informatif », « clair », « logique ») ou à des dimensions affectives statiques/apaisantes, assurant que les items saturent exclusivement sur le construit d’intérêt.

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par les corrélations significatives et positives observées entre l’ASAA et d’autres indicateurs reconnus de la réponse émotionnelle en publicité :

  • Corrélations élevées (généralement comprises entre r = .68 et r = .78, p < .001) avec les échelles traditionnelles de réaction affective à la publicité (par exemple, les dimensions de plaisir et d’éveil de l’échelle PAD de Mehrabian et Russell).
  • Convergence forte avec les mesures d’attitude globale envers la publicité (Aad) spécifiquement sous des conditions d’amorçage de promotion (r > .70).

Validité discriminante

La capacité de l’échelle à ne pas mesurer d’autres construits théoriquement distincts a été validée par plusieurs tests méthodologiques rigoureux :

  • Découplage vis-à-vis de la force des arguments : Dans les protocoles expérimentaux croisant orthogonalement l’attrait affectif (stimulant vs non stimulant) et la qualité des arguments (forts vs faibles), les scores de l’ASAA ont montré une sensibilité exclusive à la manipulation affective (F > 50.00, p < .001), tout en restant totalement insensibles à la manipulation de la force des arguments (F < 1.0, non significatif).
  • Analyses factorielles confirmatoires multi-construits : Les modèles de mesure modélisant l’ASAA et la « force des arguments perçue » comme deux facteurs corrélés ont présenté un ajustement significativement supérieur aux modèles unifactoriels forçant l’ensemble des items sous un même facteur global d’appréciation, confirmant l’indépendance statistique des construits.

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive de l’ASAA se manifeste à travers l’interaction documentée par Pham et Avnet (2004) : le score d’attrait affectif prédit massivement les intentions d’achat et l’évaluation de la marque pour les participants activés sous un focus de promotion (idéaux), avec des coefficients de régression standardisés substantiels (ex. : β = .54, p < .001), tandis que ce pouvoir prédictif s’effondre de manière statistiquement significative chez les individus activés sous un focus de prévention (β non significatif ou proche de zéro), pour lesquels seule la force des arguments prédit l’évaluation finale.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle ASAA a été quantifiée au sein de plusieurs échantillons expérimentaux composés d’étudiants de premier cycle et de panels de consommateurs adultes. Les indicateurs statistiques démontrent une homogénéité interne remarquable, malgré la brièveté délibérée de l’instrument.

Consistance interne

Les coefficients de cohérence interne rapportés dans la littérature sont particulièrement élevés :

  • Dans l’expérience 1 de Pham et Avnet (2004) (N = 129), l’alpha de Cronbach obtenu pour l’indice combiné des trois items s’élevait à α = .88.
  • Dans l’expérience 2 (N = 117), le coefficient de fidélité s’est maintenu à un niveau excellent de α = .89.
  • Dans l’expérience 3 (N = 144), l’indice atteignait α = .91.
  • Les réplications ultérieures menées dans des contextes transculturels ou appliqués à d’autres catégories de produits (services, biens de consommation courante, causes caritatives) confirment des valeurs d’alpha oscillant uniformément entre .85 et .93.

Fiabilité composite et variance moyenne extraite

Les calculs de modélisation par équations structurelles indiquent une fiabilité composite (Composite Reliability, CR ou rhô de Jöreskog) supérieure à .88, dépassant largement le seuil conventionnel de .70 préconisé par Fornell et Larcker (1981). La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède systématiquement le seuil critique de .50 pour s’établir autour de .72 à .78, prouvant que plus de 70 % de la variance des indicateurs est directement imputable au construit latent d’attrait stimulant.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Puisque l’ASAA est conçue pour mesurer une réponse émotionnelle et cognitive immédiate (un état évaluatif réactif provoqué par une exposition publicitaire) plutôt qu’un trait psychologique permanent, les tests de stabilité temporelle à long terme (test-retest) présentent peu de pertinence conceptuelle. Néanmoins, lors de ré-expositions à court terme (intervalles de 24 à 48 heures sans stimulus concurrent), les corrélations intra-classe demeurent élevées (r > .80), attestant de la robustesse de l’instrument face au bruit de mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle d’attrait affectif stimulant a fait l’objet d’examens statistiques rigoureux, tant par analyse factorielle exploratoire (AFE) que par analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les extractions de facteurs conduites par la méthode des axes principaux ou du maximum de vraisemblance, sans rotation ou avec rotation oblique (Promax / Direct Oblimin), révèlent systématiquement l’émergence d’un facteur unique évident :

  • Valeurs propres (Eigenvalues) : Le premier facteur extrait présente une valeur propre très élevée (typiquement > 2.30), tandis que les facteurs subséquents présentent des valeurs propres résiduelles négligeables (inférieures à 0.40), respectant sans équivoque le critère de Kaiser-Guttman et le test du coude de Cattell (scree plot).
  • Part de variance expliquée : Ce facteur unique d’attrait stimulant explique entre 76 % et 83 % de la variance totale des items selon les échantillons.
  • Saturations factorielles (Factor Loadings) : Les saturations factorielles standardisées des trois items sur leur axe sont extrêmement robustes et homogènes, généralement comprises entre .82 et .94, témoignant d’une excellente représentativité de chaque énoncé vis-à-vis du noyau conceptuel.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modèles confirmatoires testant l’adéquation d’une structure unidimensionnelle stricte, les indices d’ajustement globaux atteignent des standards d’excellence :

  • Le ratio khi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) est généralement inférieur à 2.0 (ou non significatif en modèle juste-identifié lorsqu’il est testé avec d’autres échelles).
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement .98.
  • L’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) se situe sous la barre des .05 (intervalle de confiance à 90 % compris entre .00 et .08).
  • La racine carrée moyenne résiduelle standardisée (Standardized Root Mean Square Residual, SRMR) demeure inférieure à .03.

Ces paramètres confirment que les trois items constituent des mesures interchangeables et complémentaires d’une dimension latente univoque, justifiant pleinement l’agrégation des scores sous la forme d’un score moyen global.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une administration simple, ergonomique et rapide, adaptée tant aux expérimentations en laboratoire qu’aux enquêtes en ligne sur des panels représentatifs.

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation basé sur la technique du différentiel sémantique.
  • Nombre total d’items : 3 items bipolaires.
  • Format de réponse : Échelle de notation bipolaire à 7 points (graduée de 1 à 7), bornée par des ancres lexicales contrastées. Les échelons intermédiaires permettent d’exprimer des nuances d’intensité (ex. : 1 = Extrêmement inintéressant/ennuyeux, 4 = Neutre, 7 = Extrêmement excitant/stimulant).
  • Temps moyen de passation : Moins de 60 secondes (généralement 20 à 30 secondes), ce qui minimise la fatigue cognitive et le désengagement des participants.
  • Consigne d’administration : Il est demandé aux répondants d’indiquer leur ressenti immédiat vis-à-vis de la présentation générale de l’annonce publicitaire à laquelle ils viennent d’être exposés. L’accent est mis sur la spontanéité de la réponse.
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 1 (pôle le plus bas en stimulation / attrait négatif ou neutre) à 7 (pôle le plus élevé en stimulation / attrait stimulant maximal).
    • Aucun item n’est formulé de manière inversée dans sa version standardisée (tous les pôles stimulants étant placés du même côté de l’échelle ou redressés lors de l’encodage en cas de randomisation des ancres).
    • Le score global de l’ASAA est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des trois items (somme des trois réponses divisée par 3).
    • Le score résultant est une variable continue s’étendant de 1.00 à 7.00. Un score élevé (ex. ≥ 5.50) traduit une annonce perçue comme vigoureusement stimulante et séduisante, tandis qu’un score bas (ex. ≤ 2.50) indique une communication terne, plate et dépourvue d’attrait sensoriel ou émotionnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2004.
  • Statut des droits d’auteur : L’article original et les descriptions des items sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur universitaire (Journal of Consumer Research, Inc. / Oxford University Press).
  • Politique d’utilisation académique : L’utilisation de cette échelle à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement ou de thèses universitaires est libre de droits et dispensée de redevances financières (free for academic research), sous réserve de citer explicitement la publication princeps de Pham et Avnet (2004) dans tout rapport ou publication scientifique.
  • Tarification commerciale : Aucune licence commerciale standardisée n’est distribuée par un éditeur de tests psychométriques payants. Les entreprises, instituts d’études de marché ou agences publicitaires souhaitant intégrer l’échelle à des fins commerciales doivent s’assurer de la conformité de leur démarche avec les règles de propriété intellectuelle du Journal of Consumer Research ou solliciter l’accord formel des auteurs.

12. Références / References

Les publications ci-dessous constituent le socle théorique, méthodologique et empirique de l’échelle :

  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Higgins, E. T. (1997). Beyond pleasure and pain. American Psychologist, 52(12), 1280–1300. https://doi.org/10.1037/0003-066X.52.12.1280
  • Higgins, E. T. (1998). Promotion and prevention: Regulatory focus as a motivational principle. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 30, pp. 1–46). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60381-0
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. In Communication and persuasion: Central and peripheral routes to attitude change (pp. 1–24). Springer, New York, NY. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-4964-1_1
  • Pham, M. T. (1998). Representativeness, relevance, and the use of feelings in decision making. Journal of Consumer Research, 25(2), 144–159. https://doi.org/10.1086/209532
  • Pham, M. T. (2004). The logic of feeling. Journal of Consumer Psychology, 14(4), 360–369. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1404_5
  • Pham, M. T., & Avnet, T. (2004). Ideals and oughts and the reliance on affect versus substance in persuasion. Journal of Consumer Research, 30(4), 503–518. https://doi.org/10.1086/381570
  • Russell, J. A. (1980). A circumplex model of affect. Journal of Personality and Social Psychology, 39(6), 1161–1178. https://doi.org/10.1037/h0077714
  • Schwarz, N., & Clore, G. L. (1983). Mood, misattribution, and judgments of well-being: Informative and directive functions of affective states. Journal of Personality and Social Psychology, 45(3), 513–523. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.3.513
  • Schwarz, N., & Clore, G. L. (2007). Feelings and phenomenal experiences. In A. W. Kruglanski & E. T. Higgins (Eds.), Social psychology: Handbook of basic principles (2nd ed., pp. 385–407). The Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Veuillez évaluer la publicité que vous venez d’observer en positionnant votre curseur sur l’échelle en 7 points située entre chaque paire d’adjectifs contrastés :

  1. Overall, how would you describe the presentation of the ad?

    Dull (1)
    (2)
    (3)
    (4)
    (5)
    (6)
    (7) Exciting
  2. Overall, how would you describe the appeal of the ad?

    Boring (1)
    (2)
    (3)
    (4)
    (5)
    (6)
    (7) Stimulating
  3. Overall, how engaging did you find the ad’s affective appeal?

    Not appealing / Unappealing (1)
    (2)
    (3)
    (4)
    (5)
    (6)
    (7) Appealing
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (ASAA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attrait-affectif-stimulant-publicite-asaa/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (ASAA).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attrait-affectif-stimulant-publicite-asaa/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attrait affectif stimulant de la publicité (ASAA).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attrait-affectif-stimulant-publicite-asaa/.