Échelle d’attitudes fascistes

L’Échelle d’attitudes fascistes (FAS), développée en 1936 par Ross Stagner, est un questionnaire psychométrique historique de 50 items mesurant les prédispositions idéologiques autoritaires, nationalistes et antisyndicales.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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Résumé

L’Échelle d’attitudes fascistes (communément désignée sous le sigle FAS, pour Fascist Attitudes Scale) a été conçue en 1936 par le psychologue social américain Ross Stagner. Développée dans le contexte sociopolitique instable de l’entre-deux-guerres marqué par la Grande Dépression et l’ascension des régimes totalitaires en Europe, cette échelle constitue l’une des toutes premières tentatives scientifiques de quantification empirique des prédispositions idéologiques pro-fascistes au sein d’une population démocratique. L’instrument est composé de 50 items libellés sous la forme d’affirmations politiques, économiques, sociales et institutionnelles, auxquels le répondant est invité à réagir au moyen d’un format de réponse dichotomique (Vrai / Faux ; True / False).

L’objectif de Stagner était d’évaluer l’adhésion à une idéologie fasciste sans pour autant employer explicitement les termes « fascisme » ou « fasciste », dont la charge émotionnelle et la désirabilité sociale négative auraient biaisé les auto-évaluations. Les items explorent diverses facettes structurales du fascisme : le nationalisme exacerbé, le militarisme, l’anti-syndicalisme virulent, la soumission à un pouvoir exécutif autoritaire personnifié par un dirigeant providentiel, l’opposition farouche au communisme et aux mouvements ouvriers, ainsi que le rejet des principes démocratiques parlementaires. Sur le plan psychométrique, l’échelle originale a démontré une cohérence interne satisfaisante pour l’époque (calculée par la méthode de division par moitié ou split-half, avec des coefficients de corrélation corrigés par la formule de Spearman-Brown se situant entre 0,75 et 0,85 selon les échantillons) ainsi qu’une validité de construit remarquable corroborée par des corrélations prévisibles avec d’autres échelles d’attitudes politiques, religieuses et économiques. L’échelle de Stagner a servi de précurseur conceptuel et méthodologique fondamental aux travaux ultérieurs d’Theodor W. Adorno et ses collaborateurs sur l’Échelle F (F-Scale) et la personnalité autoritaire.

Mots-clés

Échelle d’attitudes fascistes, Ross Stagner, autoritarisme, psychologie politique, Grande Dépression, fascisme, psychométrie, conservatisme social, nationalisme, militarisme, attitudes politiques, échelle F.

Auteurs

L’instrument a été élaboré et formalisé par :

  • Ross Stagner, Ph.D. (1909–1997) : Pionnier de la psychologie politique et de la psychologie industrielle aux États-Unis. Formé à l’Université du Wisconsin, il a enseigné à l’Université d’Akron, au Dartmouth College, à l’Université de l’Illinois et à la Wayne State University, où il a présidé le département de psychologie. Stagner a également été président de la Society for the Psychological Study of Social Issues (SPSSI) et de la division de psychologie de la paix de l’American Psychological Association (APA).

Objectif

Au milieu des années 1930, alors que les démocraties occidentales étaient ébranlées par le chômage de masse, la misère sociale et les tensions géopolitiques mondiales, Ross Stagner s’est interrogé sur la vulnérabilité psychologique des citoyens ordinaires face aux doctrines fascistes. Le fascisme italien sous Benito Mussolini et le national-socialisme allemand sous Adolf Hitler démontraient qu’une adhésion de masse à des principes antidémocratiques et agressifs pouvait émerger au sein de sociétés développées. L’objectif fondamental de l’Échelle d’attitudes fascistes était donc de concevoir une mesure opérationnelle capable de détecter la sympathie latente à l’égard de la philosophie fasciste chez les Américains, en particulier chez les étudiants d’université et les travailleurs, sans déclencher le réflexe défensif associé à l’étiquette explicite de « fasciste ».

D’un point de vue de recherche fondamentale, Stagner cherchait à démontrer empiriquement que les attitudes politiques ne constituent pas des agrégats aléatoires ou isolés d’opinions de circonstance, mais s’organisent en véritables constellations ou « syndromes » idéologiques cohérents. En observant comment les opinions envers les syndicats, les minorités, la diplomatie internationale, l’autorité étatique et la gestion de la crise économique s’interconnectent, l’instrument permet d’éclairer la dynamique cognitive sous-tendant l’extrême droite. En psychologie appliquée et en sciences sociales, cette échelle a offert aux chercheurs un outil pour évaluer les corrélats de l’idéologie autoritaire avec des variables sociodémographiques (classe sociale, éducation, genre, affiliation religieuse) et de personnalité (besoin de certitude, agressivité intergroupe, conformisme institutionnel).

Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par Ross Stagner repose sur la définition scientifique du fascisme en tant qu’idéologie politique et état d’esprit caractérisé par la primauté absolue de l’État et du groupe national sur l’individu, la glorification de l’ordre hiérarchique, le corporatisme économique discipliné par le pouvoir autoritaire, et le recours à la force ou au militarisme tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières nationales. Bien que Stagner ait structuré son instrument comme un test global à score unique dans sa publication princeps de 1936, une analyse détaillée du contenu des 50 items révèle plusieurs dimensions thématiques interdépendantes :

1. Nationalisme agressif et isolationnisme économique

Cette composante englobe la conviction que la nation doit privilégier ses propres intérêts par-dessus tout, exclure les influences étrangères et protéger son marché intérieur au détriment de la solidarité internationale. Les items illustrent la méfiance envers les produits manufacturés européens, l’opposition à l’immigration au motif qu’elle priverait les travailleurs nationaux de leur emploi (item 4 : « The U.S. should stop immigration to give American workers more jobs »), et la déportation des travailleurs étrangers surnuméraires en période de crise (item 45).

2. Militarisme et impérialisme commercial

Le fascisme valorise traditionnellement la puissance martiale comme fin en soi et comme moyen de résolution des problèmes économiques et d’affirmation nationale. L’échelle interroge la légitimité du renforcement de la marine de guerre pour créer des emplois et défendre les marchés coloniaux ou extérieurs (item 11), l’instruction militaire des chômeurs (item 13), et la militarisation de la jeunesse au travers d’organisations de travail disciplinées (item 28).

3. Antisyndicalisme et maintien coercitif de l’ordre social

Un trait déterminant du fascisme historique est l’éradication des mouvements syndicaux autonomes et la répression des revendications de la classe ouvrière, souvent assimilées à de la subversion étrangère ou bolchevique. Les items capturent la conviction que les grèves paralysent le redressement national (item 3, item 47), que les difficultés syndicales sont imputables exclusivement à des agitateurs radicaux (item 12), et que les syndicats ne doivent en aucun cas recourir à l’action revendicative de grève (item 34).

4. Autoritarisme exécutif et culte du chef providentiel

Le rejet des délibérations parlementaires lentes au profit de l’homme fort providentiel est central dans l’idéologie fasciste. Stagner intègre des énoncés affirmant que la démocratie électorale est inefficace car le citoyen moyen manquerait d’intelligence pour voter convenablement (item 29, item 48), et qu’un président puissant, investi des pleins pouvoirs exécutifs, est indispensable pour imposer la coopération nationale (item 7, item 38).

5. Corporatisme et individualisme moralisant envers les démunis

Le fascisme cherche à nier la lutte des classes au profit d’une harmonie forcée entre le capital et le travail sous l’arbitrage suprême du pouvoir national (item 14). Parallèlement, l’idéologie présente une forte hostilité envers l’aide sociale institutionnalisée, imputant le chômage à la paresse individuelle ou à un manque d’effort, affirmant que l’assurance-chômage créerait une nation d’oisifs (item 43) et que les bénéficiaires de secours vivent dans un confort immérité (item 23).

Cadre théorique

L’élaboration de l’Échelle d’attitudes fascistes s’inscrit au carrefour du béhaviorisme social émergeant et de la première vague de psychologie sociale quantitative initiée par des auteurs tels que Louis Leon Thurstone et Rensis Likert. Durant les années 1930, la mesure des attitudes est devenue l’un des piliers méthodologiques de la discipline, postulée comme un construit latent déterminant les comportements observables des individus.

Sur le plan conceptuel, Stagner a été fortement influencé par la théorie des attitudes comme prédispositions durables et organisées à agir de manière favorable ou défavorable à l’égard d’objets sociaux. Plutôt que de considérer les opinions comme des réflexes isolés de conditionnement, Stagner postulait l’existence d’une structure idéologique intégrée sous-tendant la pensée politique. Selon son hypothèse, les individus traversant des périodes d’anxiété économique et d’effondrement des repères institutionnels (comme la Grande Dépression) tendent à se tourner vers des solutions cognitives simplistes, binaires et rigides : externalisation du blâme sur des boucs émissaires (étrangers, communistes, financiers de Wall Street), valorisation de la force brute et abandon de la souveraineté individuelle à une figure d’autorité souveraine.

Ce cadre théorique a jeté les bases directes des travaux ultérieurs sur la personnalité autoritaire. Lorsque Theodor W. Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et R. Nevitt Sanford ont publié The Authoritarian Personality en 1950, ils ont reconnu l’apport novateur des travaux pionniers de Stagner de 1936. Si Adorno et al. ont enrichi l’analyse par des concepts psychanalytiques (mécanismes de défense, projection, agressivité refoulée), l’approche initiale de Stagner privilégiait une modélisation socio-cognitive et comportementale des attitudes politiques mesurables.

Validité

L’évaluation psychométrique de la validité de l’Échelle d’attitudes fascistes a fait l’objet de plusieurs investigations empiriques menées par Stagner et documentées ultérieurement dans les compilations de mesures d’attitudes politiques (Robinson & Shaver, 1969) :

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie par une revue exhaustive de la littérature politique, des discours de propagande fasciste italienne et allemande contemporains, et des prises de position publiques de mouvements ultra-nationalistes américains des années 1930. Les 50 items ont été formulés de façon à couvrir l’ensemble des manifestes idéologiques du fascisme (nationalisme, antiparlementarisme, antimarxisme, corporatisme) tout en étant ancrés dans des débats d’actualité concrets (le New Deal, la National Recovery Administration [NRA], les Civilian Conservation Corps [CCC], la crise économique de 1929).

Validité convergente et discriminante

Stagner (1936) a administré son échelle conjointement avec d’autres mesures de positionnement idéologique. Les résultats ont mis en évidence des corrélations positives statistiquement significatives avec le militarisme ($r \approx 0{,}60$), le nationalisme agressif ($r \approx 0{,}55$) et les attitudes intolérantes envers les minorités ethniques et religieuses. À l’inverse, l’échelle montrait des corrélations négatives nettes avec des mesures d’internationalisme démocratique ($r \approx -0{,}50$) et de pacifisme. De plus, les répondants classés politiquement à gauche ou soutenant des mouvements socialistes obtenaient des scores significativement inférieurs à ceux des sympathisants de groupements nationalistes conservateurs, apportant une preuve solide de validité de groupe critère.

Validité prédictive

Dans ses études subséquentes, Stagner a démontré que les scores élevés à la FAS prédisaient l’acceptation de mesures de censure gouvernementale, l’approbation de l’usage de la force policière contre les manifestants ouvriers et l’opposition catégorique aux programmes d’assistance sociale publique financés par l’impôt progressif.

Fidélité

À l’époque de la publication princeps en 1936, le coefficient alpha de Cronbach n’avait pas encore été formalisé (sa publication datant de 1951). Les propriétés métriques de fidélité de l’Échelle d’attitudes fascistes ont donc été examinées au moyen de la méthode de subdivision du test (split-half reliability) :

  • Cohérence interne (Split-half) : En divisant l’échelle de 50 items en deux moitiés équivalentes (items pairs vs. items impairs), Stagner a rapporté une corrélation brute oscillant entre 0,65 et 0,74 selon les groupes examinés. Après application de la formule de correction de Spearman-Brown pour estimer la fidélité de l’échelle totale, les coefficients obtenus s’élevaient entre $r_{sb} = 0{,}78$ et $r_{sb} = 0{,}85$. Ces valeurs témoignent d’une homogénéité interne tout à fait satisfaisante pour un questionnaire exploratoire composé d’items dichotomiques.
  • Stabilité temporelle (Test-retest) : Des sous-échantillons d’étudiants ayant été réévalués à plusieurs semaines d’intervalle ont montré un coefficient de fidélité test-retest supérieur à 0,70, indiquant que les attitudes capturées par l’échelle ne reflétaient pas simplement des humeurs passagères face à l’actualité mais bien des dispositions cognitives relativement stables.

Analyse factorielle

Bien que les techniques factorielles modernes d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) n’existaient pas sous leur forme informatisée actuelle en 1936, Ross Stagner et des psychométriciens ultérieurs (notamment dans les revues d’instruments de Robinson & Shaver, 1969) ont exploré les corrélations inter-items de l’échelle. Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées rétrospectivement sur ce corpus d’items ont révélé que l’instrument n’est pas strictement unidimensionnel, mais s’organise autour d’un facteur général prépondérant d’autoritarisme nationaliste, complété par plusieurs facteurs secondaires identifiables :

  • Facteur 1 : Antisyndicalisme et maintien de l’ordre économique. Ce facteur regroupe les items attribuant la crise aux mouvements sociaux et aux grèves (items 3, 12, 34, 47) avec des saturations factorielles souvent supérieures à 0,50.
  • Facteur 2 : Rejet de la démocratie parlementaire et appel au chef fort. Items relatifs à l’incompétence de l’électeur moyen et à la nécessité d’un pouvoir exécutif tout-puissant (items 7, 29, 38, 48).
  • Facteur 3 : Chauvinisme, autarcie et militarisme. Items valorisant le développement de l’arsenal militaire, l’expulsion des ouvriers étrangers et l’expansion commerciale agressive (items 4, 8, 11, 13, 45).
  • Facteur 4 : Hostilité sociale envers les chômeurs et les démunis. Items caractérisant les assistés comme des parasites ou des paresseux (items 16, 21, 23, 43, 46).

Cette structure multifactorielle a confirmé la complexité du syndrome fasciste, démontrant que les individus pouvaient adhérer à certaines branches de l’idéologie (par exemple, le militarisme ou l’antisyndicalisme) sans nécessairement endosser l’intégralité du dogme totalitaire.

Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychologique d’attitudes politiques et sociales (papier-crayon).
  • Nombre d’items : 50 items affirmatifs.
  • Format de réponse : Choix forcé dichotomique : True (Vrai) ou False (Faux).
  • Durée de passation : Environ 15 à 20 minutes.
  • Population cible : Adultes, jeunes adultes, étudiants universitaires et citoyens en âge de voter.
  • Cotation : Chaque réponse dans le sens pro-fasciste (selon la clé de cotation théorique de Stagner) est créditée d’un point (1), tandis que la réponse opposée est créditée de zéro point (0). Certains items sont formulés dans un sens libéral ou internationaliste (inversés) et requièrent une cotation inversée. Le score total correspond à la somme des réponses favorables au fascisme, un score plus élevé reflétant une adhésion plus marquée aux attitudes fascisantes.

Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1936.
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public. En vertu des règles régissant les œuvres universitaires publiées aux États-Unis avant 1978 sans renouvellement spécifique de copyright, l’instrument historique de Ross Stagner fait partie du domaine public académique.
  • Tarification : Accès libre et gratuit à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement académique et d’analyses historiques.
  • Disponibilité : Les items complets sont documentés dans l’article princeps du Journal of Social Psychology (1936) ainsi que dans le compendium de référence de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969).

Références

Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: True – False

  1. Conditions are likely to get better in 1935.
  2. The farmers have been hit harder than the city workers.
  3. Recovery has been delayed by the large number of strikes.
  4. The U.S. should stop immigration to give American workers more jobs.
  5. The depression has caused an increase in crime.
  6. This country should try to get more foreign markets so as to increase prosperity.
  7. What we need is a strong president who will make people cooperate for recovery.
  8. If we buy European made goods‚ we make the depression in this country last longer.
  9. Many workers have been unemployed for five years through no fault of their own.
  10. Recognition of Soviet Russia was a big mistake.
  11. Building a bigger navy would give men jobs and protect our foreign markets‚ so that should be done.
  12. Most labor trouble happens only because of radical agitators.
  13. The unemployed should be given military training so our country could be protected in time of war.
  14. Capital and labor should get together for a fair wage and a fair profit.
  15. The sales tax is an unfair way of raising relief money.
  16. The people who complain most about the depression wouldn’t take a job if you gave it to them.
  17. We must all sacrifice a little to build a strong American nation.
  18. The president was all right until he became influenced by communistic ideals.
  19. What we need is more international cooperation‚ not less.
  20. Prosperity would come back if we could show businessmen that they could invest money at a profit.
  21. Any able-bodied man could get a job right now if he tried hard enough.
  22. Munitions makers probably don’t have near as much to do with starting wars as the papers claim.
  23. Most people on relief are living in reasonable comfort.
  24. We must protect our trade in the Philippines against the Japanese.
  25. Italy has taken the wrong way out of the depression.
  26. We will always have depressions.
  27. The government must first balance the budget.
  28. CCC camps where the boys learned military discipline and self-control would be a good idea.
  29. The average person isn’t intelligent enough to vote his way out of the depression.
  30. The president was justified in protecting U. S. interests in Cuba.
  31. Inflation would solve most of the problems of the depression.
  32. There is no excuse for depressions.
  33. The formation of big trusts bankrupted many small businesses and so brought on the depression.
  34. Labor un‎ions are all right‚ but we can’t have strikes.
  35. The Wall Street bankers brought on the depression to clean up on the little fellows.
  36. I f we had stayed out of the World War‚ we would never have had this depression.
  37. The U. S. should make these European countries pay off their war debts.
  38. We’d get out of the depression quicker if we had a strong intelligent man with full power to run things.
  39. I f the government didn’t meddle so much with business everything would work out all right.
  40. We should consider our duty to our country first in this time of crisis.
  41. The collapse in 1929 was due primarily to overproduction.
  42. While raising the standard of living we must safeguard property right s as guaranteed by the Constitution.
  43. Unemployment insurance would saddle us with a nation of idlers.
  44. America has plenty of plans-‎-what it needs is strong men who are willing to work for recovery.
  45. If we have unemployment; we should deport the excess workers back to their home countries.
  46. These unemployed organizations are just a bunch of chronic complainers.
  47. The NRA would have worked if so many strikes hadn’t been organized.
  48. People should not be allowed to vote unless they are educated and intelligent.
  49. The U. S. ought to demand its fair share of trade with China.
  50. What we need is more businesslike government.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’attitudes fascistes. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitudes-fascistes/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes fascistes.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitudes-fascistes/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes fascistes.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitudes-fascistes/.