1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’attitudes envers le diabète (en anglais, Diabetes Attitude Scale – Third Version ou DAS-3) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par le Michigan Diabetes Research and Training Center (MDRTC) de l’Université du Michigan sous la direction de Robert M. Anderson et de ses collaborateurs (1998). Cet outil standardisé a été élaboré pour quantifier les croyances, dispositions cognitives et attitudes générales relatives au diabète de type 1 et au diabète de type 2, tant chez les professionnels de santé (médecins, infirmiers, diététiciens, éducateurs agréés en diabétologie) que chez les patients vivant avec cette pathologie chronique.
La version 3 comporte exactement 33 items mesurés à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). L’architecture dimensionnelle validée de la DAS-3 capture cinq facteurs distincts et complémentaires : (1) le besoin d’une formation spécialisée des professionnels de santé (Need for Special Training, 5 items), (2) la gravité perçue du diabète non insulino-dépendant / de type 2 (Seriousness of NIDDM/Type 2 Diabetes, 7 items), (3) la valeur accordée au contrôle glycémique strict (Value of Tight Control, 7 items), (4) l’impact psychosocial de la maladie (Psychosocial Impact of Diabetes, 6 items), et (5) l’autonomie et l’auto-détermination du patient dans la prise en charge (Patient Autonomy, 8 items).
Sur le plan métrologique, la DAS-3 démontre une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,65 et 0,80 pour l’ensemble des sous-échelles dans les échantillons cliniques et soignants d’origine. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la structure pentafactorielle, et l’instrument possède une robustesse transculturelle établie à travers de nombreuses traductions et adaptations internationales validées. Outil pivot de la recherche translationnelle et des interventions d’éducation thérapeutique du patient (ETP), la DAS-3 permet d’évaluer l’alignement philosophique entre les soignants et les personnes soignées, de mesurer l’impact des formations professionnelles et d’anticiper l’adhésion aux conduites d’autogestion glycémique.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle d’attitudes envers le diabète, DAS-3, attitudes thérapeutiques, diabète de type 2, éducation thérapeutique du patient, autonomie du patient, contrôle glycémique, psychométrie clinique, relation soignant-soigné, observance thérapeutique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs et cliniciens pionniers de la faculté de médecine de l’Université du Michigan (Ann Arbor, États-Unis), rattachés au département de formation médicale et au Centre de recherche et de formation sur le diabète :
- Robert M. Anderson, EdD : Professeur émérite au Département d’éducation médicale (Department of Medical Education), University of Michigan Medical School. Pionnier des approches d’autonomisation (empowerment) des patients diabétiques.
- James T. Fitzgerald, PhD : Professeur au Département d’éducation médicale et statisticien psychométricien, University of Michigan Medical School.
- Martha M. Funnell, MS, RN, CDCES, FAAN : Chercheuse clinicienne, infirmière spécialiste et professeure agrégée au Département d’éducation médicale, University of Michigan Medical School. Figure de proue mondiale de l’éducation en diabétologie.
- Larry D. Grupen, PhD : Professeur d’éducation médicale et spécialiste de la cognition clinique, University of Michigan Medical School.
Affiliation institutionnelle principale : Michigan Diabetes Research and Training Center (MDRTC), University of Michigan, Ann Arbor, MI 48109, USA. Contact institutionnel et documentation de recherche accessibles via le portail de recherche sur le diabète de l’Université du Michigan.
4. Objectif / Purpose
La gestion quotidienne du diabète sucré repose principalement sur des comportements d’auto-prise en charge complexes : surveillance glycémique capillaire ou continue, ajustements nutritionnels, activité physique, titrage de l’insuline et prise de médications antidiabétiques orales. Cependant, les pratiques cliniques et les données probantes de la psychologie de la santé démontrent que les connaissances médicales seules sont insuffisantes pour garantir une prise en charge optimale ; les croyances, les valeurs et les attitudes des individus déterminent fondamentalement leurs comportements d’autogestion et leurs interactions thérapeutiques.
L’Échelle d’attitudes envers le diabète (DAS-3) a été spécifiquement conçue pour répondre à un double besoin :
- Dans le contexte clinique et formatif : Évaluer les attitudes des professionnels de santé (médecins généralistes, endocrinologues, infirmiers, diététiciens-nutritionnistes, pharmaciens) envers le diabète et ses paradigmes de soins. La DAS-3 permet d’identifier les stéréotypes professionnels persistants (par exemple, la minimisation de la sévérité du diabète de type 2 par rapport au diabète de type 1 ou une posture autoritaire et paternaliste entravant l’alliance thérapeutique). Elle sert également de critère d’évaluation pré- et post-interventionnel dans les programmes de formation médicale continue axés sur l’empowerment et la communication centrée sur le patient.
- Dans le contexte de la recherche et de la psychologie de la santé : Quantifier avec rigueur les représentations cognitives des patients vivant avec le diabète. L’échelle explore la perception qu’a le patient de l’impact émotionnel et social de son affection, sa vision de l’utilité d’un équilibre glycémique serré et son sentiment d’agentivité face aux décisions médicales. Elle facilite l’analyse comparative des écarts de perception (attitude gaps) entre soignants et patients, des divergences qui sont corrélées de manière récurrente à l’échec thérapeutique, au burnout du diabète et à la non-observance.
Sur le plan conceptuel, la DAS-3 se distingue des inventaires de détresse psychologique (comme le Problem Areas in Diabetes [PAID]) ou des mesures de sentiment d’efficacité personnelle (comme le Diabetes Self-Efficacy Scale). Elle se focalise sur la posture idéologique, la philosophie des soins et la représentation de la maladie, positionnant le patient non pas comme un sujet passif appliquant des directives, mais comme le décideur décisionnel central de sa propre trajectoire de soins.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique appréhendé par la DAS-3 est multidimensionnel. Il reflète l’articulation entre les connaissances médicales actualisées, la perception des risques cliniques et le positionnement éthico-relationnel vis-à-vis du contrôle de la maladie. La version DAS-3 formalise cette conceptualisation en cinq sous-échelles opérationnelles :
1. Besoin d’une formation spécialisée (Need for Special Training — 5 items)
Cette dimension mesure l’adhésion à l’idée que les professionnels de santé prenant en charge des personnes diabétiques doivent acquérir des compétences spécifiques allant au-delà de la physiopathologie biomédicale conventionnelle. Elle évalue l’importance attribuée aux compétences en communication interpersonnelle, aux techniques d’entretien motivationnel, au counseling psychosocial et aux méthodologies pédagogiques. Par exemple, l’item 1 (formation à la communication) et l’item 10 (acquisition de compétences de conseil par les infirmiers et diététiciens) postulent qu’un savoir purement technique est insuffisant sans compétences relationnelles avancées.
2. Gravité du diabète non insulino-dépendant / de type 2 (Seriousness of NIDDM — 7 items)
Historiquement qualifié de « léger » ou de « simple sucre chez l’adulte », le diabète de type 2 a longtemps souffert d’un déficit d’estimation pronostique tant chez les patients que chez les praticiens non spécialistes. Cette sous-échelle évalue la reconnaissance de la sévérité intrinsèque du diabète de type 2, de son potentiel micro- et macrovasculaire destructeur et de la nécessité d’une vigilance égale à celle accordée au diabète de type 1. Les items mesurent le rejet des idées reçues erronées selon lesquelles un diabète traité uniquement par le régime ne présenterait aucun risque de complications tardives (item 11 inversé) ou que les personnes âgées seraient épargnées par celles-ci (item 7 inversé).
3. Valeur du contrôle glycémique strict (Value of Tight Control — 7 items)
Inspirée directement par les données fondatrices du Diabetes Control and Complications Trial (DCCT) et du United Kingdom Prospective Diabetes Study (UKPDS), cette dimension évalue la croyance fondamentale dans le fait que le maintien d’une glycémie aussi proche de la normale que possible est efficace et nécessaire pour prévenir ou ralentir les complications dégénératives. Elle sonde également l’évaluation subjective du rapport bénéfice/risque d’un tel contrôle, en intégrant la crainte des hypoglycémies sévères (item 16 inversé) et la charge mentale associée à cette contrainte (item 26 inversé).
4. Impact psychosocial du diabète (Psychosocial Impact of Diabetes — 6 items)
Le diabète est une pathologie invasive imposant une vigilance continue sans aucun répit possible. Cette sous-échelle évalue la prise de conscience des répercussions affectives, relationnelles, familiales et identitaires de la maladie. Elle explore la frustration inhérente au traitement quotidien (item 29), la sensation d’intrusion permanente (item 18) et la reconnaissance de l’importance capitale du soutien social dispensé par la famille et l’entourage (item 33).
5. Autonomie du patient (Patient Autonomy — 8 items)
Au cœur du modèle de l’empowerment développé par Anderson et Funnell, cette dimension mesure la conviction philosophique que le patient est l’acteur principal de l’équipe de soins (item 19) et qu’il possède le droit inaliénable de définir ses propres objectifs thérapeutiques, y compris la décision quant aux efforts qu’il consent à investir pour contrôler sa maladie (items 14, 30 et 32). Elle écarte le modèle médical paternaliste fondé sur la conformité passive au profit d’un partenariat collaboratif fondé sur la décision partagée et le consentement éclairé (item 9).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique sous-tendant la DAS-3 s’enracine principalement dans la convergence de trois grands courants de la psychologie contemporaine et des sciences de l’éducation :
La théorie de l’empowerment et de l’apprentissage des adultes
Contrairement aux modèles biomédicaux traditionnels axés sur la conformité prescriptive (compliance), Robert Anderson, Martha Funnell et leurs collègues ont ancré la DAS-3 dans la philosophie de l’autonomisation (empowerment), elle-même influencée par l’andragogie de Malcolm Knowles et la pédagogie critique de Paulo Freire. Selon cette approche, plus de 98 % des soins liés au diabète sont autogérés en dehors de tout cadre médical direct. En conséquence, les patients sont les véritables décideurs quotidiens de leur santé. Le rôle des professionnels n’est pas de contrôler le patient, mais de lui fournir les connaissances, compétences et soutiens nécessaires pour qu’il prenne des décisions éclairées conformes à ses propres priorités existentielles.
Le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model)
La sous-échelle relative à la « Gravité du diabète de type 2 » et celle relative à la « Valeur du contrôle strict » s’articulent explicitement autour du modèle développé par Becker, Rosenstock et leurs collaborateurs (Health Belief Model). D’après ce modèle, la probabilité qu’un individu adopte et maintienne un comportement préventif ou thérapeutique dépend directement de sa perception de la gravité de la maladie (perceived severity), de sa propre vulnérabilité (perceived susceptibility), des bénéfices attendus de l’intervention (perceived benefits) et des obstacles ou coûts perçus (perceived barriers). La DAS-3 opérationnalise ces dimensions cognitives appliquées à la prise en charge du diabète.
La théorie du comportement planifié et l’alliance thérapeutique
L’échelle s’inspire également de la théorie du comportement planifié d’Icek Ajzen, qui postule que les attitudes envers un comportement prédisposent fortement les intentions, lesquelles dirigent les actions effectives. Enfin, elle mobilise les principes de la psychologie humaniste de Carl Rogers relatifs à la relation d’aide centrée sur la personne, postulant que l’écoute empathique, le respect inconditionnel et la co-construction d’objectifs renforcent l’efficacité thérapeutique bien plus qu’une attitude prescriptive autoritaire.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de la DAS-3 ont été documentées lors de son étude de standardisation initiale (Anderson et al., 1998) et confirmées par de nombreuses investigations transculturelles ultérieures :
Validité de contenu et d’apparence (Content & Face Validity)
La DAS-3 découle d’un processus de raffinement itératif débuté avec la première version (DAS-1, 1989) comprenant 50 items, puis la DAS-2 (1993). La formulation des items de la DAS-3 a été révisée par des comités d’experts multidisciplinaires comprenant des endocrinologues, des infirmiers cliniciens, des éducateurs agréés en diabète, des sociologues et des patients partenaires. Cette révision a permis d’éliminer le jargon médical technique, de rendre le questionnaire compréhensible dès un niveau de lecture de fin d’école primaire (environ 12 ans) et de garantir que les items s’appliquent de manière symétrique et pertinente aux professionnels comme aux personnes atteintes de la maladie.
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit a été établie par l’examen de corrélations attendues entre les attitudes mesurées et les caractéristiques des participants. Anderson et al. (1998) ont administré la DAS-3 à un vaste échantillon constitué de professionnels de santé (N = 1 093) et de patients diabétiques (N = 847). Des différences significatives et théoriquement cohérentes ont été démontrées :
- Les éducateurs certifiés en diabète (CDE) et les infirmiers spécialisés obtiennent des scores significativement plus élevés sur les sous-échelles « Besoin d’une formation spécialisée » et « Impact psychosocial » que les médecins généralistes non spécialisés, reflétant leur formation axée sur le relationnel.
- Les patients traités par insuline obtiennent des scores de perception de la gravité et de la valeur du contrôle glycémique supérieurs à ceux des patients sous règles hygiéno-diététiques seules.
Validité convergente et prédictive
Dans des études longitudinales et transversales complémentaires, les scores à la sous-échelle « Valeur du contrôle strict » et « Autonomie du patient » se sont révélés positivement corrélés avec les scores d’auto-efficacité mesurés par la Diabetes Self-Efficacy Scale, ainsi qu’avec une fréquence accrue de l’autosurveillance glycémique. De plus, un niveau élevé d’adhésion à l’autonomie chez les praticiens prédit une plus grande satisfaction des patients lors des consultations et une réduction progressive des taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) sur 12 mois dans les cohortes d’intervention éducative.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été examinée à travers l’évaluation de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle test-retest :
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps d’Anderson et al. (1998), les coefficients alpha de Cronbach calculés pour les cinq sous-échelles ont démontré une cohérence interne satisfaisante, tant dans l’échantillon des professionnels de santé que dans celui des patients :
- Besoin d’une formation spécialisée : α = 0,67 (professionnels) ; α = 0,65 (patients)
- Gravité du diabète non insulino-dépendant : α = 0,80 (professionnels) ; α = 0,79 (patients)
- Valeur du contrôle glycémique strict : α = 0,72 (professionnels) ; α = 0,65 (patients)
- Impact psychosocial du diabète : α = 0,65 (professionnels) ; α = 0,66 (patients)
- Autonomie du patient : α = 0,76 (professionnels) ; α = 0,68 (patients)
Bien que certains coefficients se situent autour du seuil conventionnel de 0,65-0,70 (ce qui s’explique par la concision délibérée de sous-échelles ne comportant que 5 à 8 items afin d’optimiser l’acceptabilité clinique), la fidélité globale du questionnaire demeure robuste et adaptée aux études de groupe et à l’évaluation institutionnelle.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de la fidélité test-retest menées sur des intervalles de 2 à 4 semaines chez des sujets stables (sans intervention éducative intermédiaire) ont rapporté des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,71 et 0,85, attestant d’une excellente stabilité des attitudes individuelles à court et moyen terme.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La transition de la DAS originale (50 items) vers la DAS-3 (33 items) a été guidée par des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) approfondies :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des premières phases de développement sur les cohortes du Michigan, les analyses en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax) ont systématiquement révélé une solution à 5 facteurs distincts, correspondant aux cinq sous-échelles actuelles. Les items présentant des saturations croisées (cross-loadings > 0,35 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,40) ont été progressivement éliminés, aboutissant à la structure épurée en 33 items.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans l’article de 1998, Anderson et al. ont soumis la structure à 5 facteurs à une modélisation par équations structurelles. Le modèle pentafactoriel a affiché une adéquation globale nettement supérieure à celle d’un modèle unidimensionnel :
- Indice de qualité d’ajustement comparatif (CFI) > 0,90
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06
- Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des items sur leur sous-échelle respective étaient statistiquement significatives (p < 0,001), variant principalement entre 0,42 et 0,78.
Les adaptations transculturelles ultérieures (notamment en espagnol, en turc, en chinois, en arabe et en portugais) ont généralement répliqué cette solution pentafactorielle, confirmant la validité transculturelle et théorique du construit sous-jacent.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (disponible en version papier-crayon et format numérique/en ligne).
- Population cible : Professionnels de santé intervenant en diabétologie et personnes adultes atteintes de diabète de type 1 ou de type 2.
- Nombre d’items : 33 affirmations ordonnées consécutivement.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert à 5 points :
- 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- 4 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
- 3 = Neutral (Neutre / Sans avis)
- 2 = Somewhat Disagree (Plutôt pas d’accord)
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- Items inversés (Reverse-scored items) : 10 items doivent impérativement faire l’objet d’un codage inversé (calcul :
Score inversé = 6 - Valeur brute) avant tout calcul de sous-score : items 2, 3, 7, 11, 13, 15, 16, 23, 26, et 28. - Modalités de cotation et scores :
- Aucun score global total n’est généralement calculé ; l’instrument s’interprète par le biais des moyennes factorielles de ses 5 sous-échelles (somme des items de la sous-échelle divisée par le nombre d’items de celle-ci, produisant un score continu de 1 à 5) :
- Besoin d’une formation spécialisée (Need for Special Training) : items 1, 6, 10, 17, 20.
- Gravité du diabète non insulino-dépendant (Seriousness of NIDDM) : items 2*, 7*, 11*, 15*, 21, 25, 31 (* = inversé).
- Valeur du contrôle strict (Value of Tight Control) : items 3*, 8, 12, 16*, 23*, 26*, 28* (* = inversé).
- Impact psychosocial du diabète (Psychosocial Impact of DM) : items 4, 13*, 18, 22, 29, 33 (* = inversé).
- Autonomie du patient (Patient Autonomy) : items 5, 9, 14, 19, 24, 27, 30, 32.
- Interprétation des scores : Une moyenne factorielle supérieure à 3,0 indique une attitude favorable ou en accord avec la dimension évaluée ; une moyenne inférieure à 3,0 indique une disposition défavorable ou en désaccord.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle d’attitudes envers le diabète, troisième version (DAS-3), a été formalisée et publiée en 1998 par l’équipe de recherche de l’Université du Michigan.
Droits d’utilisation et licence : La DAS-3 a été développée grâce à des subventions publiques accordées par les Instituts nationaux de la santé des États-Unis (National Institutes of Health – NIH) au Michigan Diabetes Research and Training Center (MDRTC, subvention NIH 5P60 DK-20572). À ce titre, elle fait partie du domaine public académique. L’instrument est mis à la disposition libre et gratuite des chercheurs, étudiants, cliniciens et organisations à but non lucratif pour toute utilisation non commerciale en recherche et en pratique clinique.
Les versions originales, questionnaires imprimables et clés de cotation sont téléchargeables librement via le site officiel du centre : MDRTC Survey Instruments. Aucune redevance financière n’est exigée. Les auteurs requièrent simplement la citation appropriée de l’article de référence (Anderson et al., 1998) dans tous les rapports, thèses ou publications scientifiques faisant usage de l’outil.
12. Références / References
- Anderson, R. M., Donnelly, M. B., Gressard, C. P., & Dedrick, R. F. (1989). The development of a Diabetes Attitude Scale for health care professionals. Diabetes Care, 12(2), 120–127. https://doi.org/10.2337/diacare.12.2.120
- Anderson, R. M., Donnelly, M. B., & Dedrick, R. F. (1990). Measuring the attitudes of patients towards diabetes and its treatment. Patient Education and Counseling, 16(3), 231–245. https://doi.org/10.1016/0738-3991(90)90074-E
- Anderson, R. M. (1993). Assessing patient attitudes about diabetes: Implications for health care professionals. Diabetes Spectrum, 6(2), 150–151.
- Anderson, R. M., Fitzgerald, J. T., Gorenflo, D. W., & Oh, M. S. (1993). A comparison of the diabetes-related attitudes of health care professionals and patients. Patient Education and Counseling, 21(1-2), 41–50. https://doi.org/10.1016/0738-3991(93)90038-d
- Anderson, R. M., Fitzgerald, J. T., & Oh, M. S. (1993). The relationship of diabetes-related attitudes and patients’ self-reported adherence. The Diabetes Educator, 19(4), 287–292. https://doi.org/10.1177/014572179301900405
- Anderson, R. M., Fitzgerald, J. T., Funnell, M. M., & Grupen, L. D. (1998). The third version of the Diabetes Attitude Scale (DAS-3). Diabetes Care, 21(9), 1403–1407. https://doi.org/10.2337/diacare.21.9.1403
- Funnell, M. M., & Anderson, R. M. (2004). Empowerment and self-management of diabetes. Clinical Diabetes, 22(3), 123–127. https://doi.org/10.2337/diaclin.22.3.123
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale:
5 = Strongly Agree
4 = Somewhat Agree
3 = Neutral
2 = Somewhat Disagree
1 = Strongly Disagree
In general, I believe that:
- …health care professionals who treat people with diabetes should be trained to communicate well with their patients.
- …people who do not need to take insulin to treat their diabetes have a pretty mild disease.
- …there is not much use in trying to have good blood sugar control because the complications of diabetes will happen anyway.
- …diabetes affects almost every part of a diabetic person’s life.
- …the important decisions regarding daily diabetes care should be made by the person with diabetes.
- …health care professionals should be taught how daily diabetes care affects patients’ lives.
- …older people with Type 2 diabetes do not usually get complications.
- …keeping the blood sugar close to normal can help to prevent the complications of diabetes.
- …health care professionals should help patients make informed choices about their care plans.
- …it is important for the nurses and dietitians who teach people with diabetes to learn counseling skills.
- …people whose diabetes is treated by just a diet do not have to worry about getting many long-term complications.
- …almost everyone with diabetes should do whatever it takes to keep their blood sugar close to normal.
- …the emotional effects of diabetes are pretty small.
- …people with diabetes should have the final say in setting their blood glucose goals.
- …blood sugar testing is not needed for people with Type 2 diabetes.
- …low blood sugar reactions make tight control too risky for most people.
- …health care professionals should learn how to set goals with patients‚ not just tell them what to do.
- …diabetes is hard because you never get a break from it.
- …the person with diabetes is the most important member of the diabetes care team.
- …to do a good job‚ diabetes educators should learn a lot about being teachers
- …Type 2* diabetes is a very serious disease.
- …having diabetes changes a person’s outlook on life.
- …people who have Type 2 diabetes will probably not get much payoff from tight control of their blood sugars.
- …people with diabetes should learn a lot about the disease so that they can be in charge of their own diabetes care.
- …Type 2 is as serious as Type 1 diabetes.
- …tight control is too much work.
- …what the patient does has more effect on the outcome of diabetes care than anything a health professional does.
- …tight control of blood sugar makes sense only for people with Type 1 diabetes.
- …it is frustrating for people with diabetes to take care of their disease.
- …people with diabetes have a right to decide how hard they will work to control their blood sugar.
- …people who take diabetes pills should be as concerned about their blood sugar as people who take insulin.
- …people with diabetes have the right not to take good care of their diabetes.
- …support from family and friends is important in dealing with diabetes.