1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’attitudes des consommateurs envers la mondialisation des marchés (Consumer Attitudes Toward Marketplace Globalization Scale, ou CATMG) est un instrument psychométrique développé par Jan-Benedict E.M. Steenkamp, Dana L. Alden et Rajeev Batra en 2006. Conçue pour pallier les lacunes des instruments traditionnels tels que la CETSCALE (qui évalue l’ethnocentrisme économique bilatéral) ou les mesures de positionnement de marque globale, la CATMG mesure de façon multidimensionnelle la manière dont les individus appréhendent l’intégration globale des marchés de consommation, l’afflux des marques multinationales et l’interpénétration culturelle transnationale.
L’échelle se compose de 15 items répartis de façon équilibrée sur trois dimensions fondamentales :
- L’ouverture mondiale (Global Openness – GO) : évalue la perception positive de la mondialisation marchande perçue comme un vecteur d’élargissement des choix, d’amélioration de la qualité des biens et d’émancipation culturelle transnationale.
- La perception de menace culturelle (Cultural Threat Perception – CT) : mesure la croyance selon laquelle l’expansion des multinationales et des standards de consommation occidentaux érode les traditions, le patrimoine symbolique et les identités locales.
- La perception de menace économique (Economic Threat Perception – ET) : appréhende le sentiment que la globalisation des échanges affaiblit la souveraineté industrielle nationale, détruit l’emploi local et désavantage les entreprises domestiques.
Chaque item est administré sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »). Les scores sont moyennés par dimension pour établir un profil psychologique attitudinal. Validée initialement sur des échantillons représentatifs aux États-Unis, en Corée du Sud et en Inde, l’échelle a démontré d’excellentes qualités psychométriques, incluant une cohérence interne élevée (alphas de Cronbach généralement situés entre 0,78 et 0,89), une validité de construit robuste démontrée par analyse factorielle confirmatoire (AFC) et une invariance de mesure transculturelle (configurale et métrique).
2. Mots-clés / Keywords
mondialisation des marchés, attitudes des consommateurs, ouverture mondiale, menace culturelle, menace économique, psychométrie, comportement du consommateur, identité globale, cosmopolitisme, ethnocentrisme du consommateur, invariance transculturelle, analyse factorielle confirmatoire.
3. Auteurs / Authors
L’échelle CATMG a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing international et en psychologie du consommateur :
- Dana L. Alden, Ph.D. : Professeur émérite de marketing, Shidler College of Business, University of Hawaiʻi at Mānoa (Honolulu, HI, États-Unis). Spécialiste de la communication persuasive transculturelle et de la mondialisation des marques. Courriel institutionnel : [email protected].
- Jan-Benedict E.M. Steenkamp, Ph.D. : Professeur émérite de marketing, Kenan-Flagler Business School, University of North Carolina at Chapel Hill (Chapel Hill, NC, États-Unis). Expert de renommée mondiale sur les marques mondiales, la psychométrie transculturelle et la stratégie internationale. Courriel institutionnel : [email protected].
- Rajeev Batra, Ph.D. : Professeur titulaire de la chaire S.S. Kresge de marketing, Ross School of Business, University of Michigan (Ann Arbor, MI, États-Unis). Spécialiste des attitudes envers les marques, de l’attachement émotionnel et de la culture de consommation mondiale. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
Le développement de l’échelle CATMG répond à un impératif d’ordre théorique et empirique dans le domaine du marketing international et de la psychologie du consommateur. Durant plusieurs décennies, les chercheurs ont principalement appréhendé les réactions des consommateurs face aux produits étrangers à travers le prisme de l’ethnocentrisme, mesuré quasi exclusivement par la CETSCALE (Shimp & Sharma, 1987). Or, l’ethnocentrisme examine une préférence normative et morale pour les produits domestiques par rapport aux produits importés, sans isoler la perception globale du processus systémique de mondialisation des marchés.
D’un autre côté, les travaux sur le positionnement de marque mondiale (Global Consumer Culture Positioning – GCCP) se concentraient sur l’efficacité publicitaire et l’association symbolique des marques à un style de vie cosmopolite, négligeant la structure sous-jacente des attitudes profanes envers la pénétration des marchés locaux par les firmes multinationales. Alden, Steenkamp et Batra (2006) ont identifié cet intervalle conceptuel : la mondialisation n’est pas simplement un échange bilatéral de biens, mais une transformation structurelle, culturelle et sociétale de l’environnement commercial.
La CATMG a été conçue pour atteindre plusieurs objectifs fondamentaux :
- Isoler les attitudes directes envers le macro-phénomène de la mondialisation marchande : capturer comment les citoyens-consommateurs évaluent l’omniprésence des marques globales (ex. McDonald’s, Apple, Zara) et l’homogénéisation apparente des paysages urbains et commerciaux.
- Distinguer les réactions cognitives et affectives positives et négatives : reconnaître que l’attitude envers la mondialisation n’est pas un continuum bipolaire simpliste, mais un phénomène multidimensionnel où un même individu peut valoriser l’accès à une offre variée tout en craignant la dégradation des valeurs ancestrales.
- Fournir un outil décisionnel pour les praticiens du marketing et les régulateurs : aider les gestionnaires de marques multinationales à segmenter les marchés internationaux selon le degré de résistance psychologique ou d’adhésion culturelle, et permettre aux décideurs publics d’évaluer les tensions sociales liées à la libéralisation commerciale.
En contexte de recherche académique, la CATMG permet d’analyser les médiations et modérations psychologiques liant les traits de personnalité globaux (comme le cosmopolitisme, l’ouverture à l’expérience ou l’autoritarisme) aux comportements réels d’achat, de boycott ou de préférence pour les marques locales patrimoniales par rapport aux marques globales standardisées.
5. Construit psychologique / Construct
La mondialisation des marchés de consommation implique l’expansion transfrontalière des capitaux, des systèmes de distribution, des symboles commerciaux et des flux de communication de masse. Le construit psychologique sous-tendant la CATMG repose sur l’hypothèse que les consommateurs forment des représentations schématiques organisées autour des bénéfices perçus et des coûts potentiels de cette transformation. L’échelle déploie trois dimensions indépendantes mais corrélées :
1. L’ouverture mondiale (Global Openness – GO)
L’ouverture mondiale reflète une orientation psychologique favorable à l’intégration internationale des marchés. Les individus affichant un score élevé sur cette dimension perçoivent la mondialisation marchande comme une opportunité d’enrichissement personnel, matériel et culturel. Ce construit englobe trois facettes principales :
- L’utilité fonctionnelle accrue : la conviction que l’entrée des entreprises étrangères stimule la concurrence, favorise l’innovation technologique et permet aux consommateurs d’accéder à des produits de meilleure qualité et à des prix plus avantageux.
- L’élargissement de l’horizon de choix : l’appréciation positive de la diversité des marchandises disponibles sur le marché domestique.
- La connexion symbolique à la communauté mondiale : l’idée que consommer des biens globaux permet de participer activement à une citoyenneté globale et d’adopter des modes de vie partagés à l’échelle de la planète. Par exemple, un consommateur hautement ouvert considérera l’implantation de chaînes internationales de cafés ou de magasins d’électronique comme le signe tangible de la modernité et du progrès de sa ville.
2. La perception de menace culturelle (Cultural Threat Perception – CT)
Cette dimension capture l’anxiété psychologique et morale générée par la diffusion hégémonique des modèles culturels étrangers, souvent perçus comme une forme d’impérialisme culturel. Le consommateur redoute que l’uniformisation des comportements de consommation ne dissolve le tissu des traditions locales, des coutumes alimentaires, des rituels familiaux et des valeurs communautaires.
Sur le plan psychologique, cette menace porte atteinte à l’estime de soi collective (telle que conceptualisée dans l’identité sociale) : le consommateur craint que les symboles identitaires de son endogroupe ne soient marginalisés ou ridiculisés par l’imposition de standards mondiaux standardisés. Par exemple, un individu manifestant une forte perception de menace culturelle déplorera la substitution des marchés traditionnels et de la gastronomie locale par des chaînes de restauration rapide étrangères, y voyant une perte d’authenticité et de souveraineté mémorielle.
3. La perception de menace économique (Economic Threat Perception – ET)
La perception de menace économique se fonde sur l’évaluation réaliste des risques financiers, industriels et professionnels que fait peser la concurrence internationale sur les acteurs nationaux. Contrairement à la menace culturelle qui est symbolique, la menace économique est matérielle et structurelle :
- L’impact sur l’emploi local : la crainte que les multinationales n’acquièrent ou ne détruisent les entreprises locales indépendantes, entraînant des vagues de licenciements et une précarisation de la main-d’œuvre domestique.
- La vulnérabilité macroéconomique : la croyance selon laquelle l’ouverture sans frein des marchés entraîne un déséquilibre commercial, une fuite des capitaux vers l’étranger et une dépendance stratégique vis-à-vis de puissances économiques tierces.
- La disparition des savoir-faire artisanaux : la conviction que les petites et moyennes entreprises nationales ne peuvent rivaliser avec les économies d’échelle des conglomérats globaux. À titre d’exemple, un travailleur du secteur textile percevra l’afflux massif de prêt-à-porter mondialisé à bas coût comme une menace directe pesant sur son emploi et sur l’indépendance économique de son pays.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’échelle CATMG s’appuie sur plusieurs corpus théoriques majeurs issus de la psychologie sociale, de la sociologie contemporaine et des sciences économiques :
La théorie de l’identité sociale (Social Identity Theory – SIT)
Formulée par Henri Tajfel et John Turner (1979), la théorie de l’identité sociale postule que les individus catégorisent leur environnement social en endogroupes (« nous ») et exogroupes (« eux »), cherchant à maintenir une spécificité positive de leur propre groupe pour renforcer leur estime personnelle. Appliquée à la mondialisation des marchés, la pénétration de marques exogroupes peut être interprétée soit comme une opportunité d’étendre les frontières de son identité (vers une identité citoyenne mondiale), soit au contraire comme une agression identitaire visant l’endogroupe national.
Lorsque l’identité nationale ou locale est centrale pour l’individu, toute intrusion de symboles marchands étrangers active un mécanisme de défense identitaire, nourrissant directement les dimensions de menace culturelle (CT) et de menace économique (ET).
La théorie intégrée de la menace (Integrated Threat Theory)
Développée par Walter G. Stephan et ses collaborateurs (Stephan & Stephan, 2000), cette théorie postule que les attitudes négatives et l’hostilité envers des groupes extérieurs émergent de deux types d’évaluation de menaces :
- Les menaces réalistes : portant sur le bien-être matériel, le pouvoir économique, l’emploi et l’intégrité physique du groupe (correspondant fidèlement à la dimension Economic Threat de la CATMG).
- Les menaces symboliques : découlant de divergences perçues dans les valeurs, les normes morales, la religion et les croyances traditionnelles (incarnées par la dimension Cultural Threat de la CATMG).
Alden et al. (2006) ont explicitement mobilisé cette dualité pour justifier la scission empirique entre les dimensions économiques et culturelles de la résistance à la mondialisation marchande.
Les théories du cosmopolitisme et de la culture de consommation mondiale (Global Consumer Culture)
Du côté des attitudes positives, la conceptualisation de la dimension Global Openness s’enracine dans les travaux sociologiques sur le cosmopolitisme (Ulf Hannerz, 1990 ; Ulrich Beck, 2002). Le cosmopolitisme implique une disposition intellectuelle et esthétique d’ouverture délibérée envers les expériences culturelles divergentes et une volonté d’embrasser l’altérité. Dans l’espace marchand, cela se traduit par l’émergence d’une « culture de consommation mondiale » (GCC) où les marques internationales servent d’ancrages sémiotiques partagés, permettant aux individus de communiquer leur appartenance à un monde interconnecté.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’échelle CATMG ont fait l’objet d’examens psychométriques rigoureux lors de sa publication séminale et au cours d’études de réplication internationales ultérieures :
Validité de construit et validité factorielle
Lors de l’étude princeps d’Alden et al. (2006), l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) a été menée simultanément sur trois échantillons nationaux diversifiés : les États-Unis (représentant une économie occidentale développée et exportatrice de culture), la Corée du Sud (économie développée à forte cohésion identitaire) et l’Inde (marché émergent en transition rapide). Les indices d’ajustement globaux du modèle tri-factoriel ont attesté d’une excellente adéquation aux données empiriques dans les trois nations :
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,055 dans l’ensemble des échantillons.
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > 0,94.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,93.
- Indice standardisé du résidu quadratique moyen (SRMR) < 0,050.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été démontrée par des saturations factorielles standardisées significatives (toutes supérieures à 0,65, avec p < 0,001) et des valeurs de variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) supérieures au seuil conventionnel de 0,50 pour chacune des trois dimensions.
La validité discriminante a été confirmée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) : pour chaque paire de construits, la racine carrée de l’AVE respective s’est révélée nettement supérieure aux corrélations inter-facteurs estimées. Bien que la menace culturelle (CT) et la menace économique (ET) affichent une corrélation positive modérée à forte (r variant de 0,45 à 0,68 selon les contextes culturels), la modélisation a prouvé que la fusion de ces deux dimensions en un facteur d’anxiété généralisé entraînait une dégradation statistiquement significative de l’ajustement du modèle (Δχ² significatif à p < 0,001).
Validité nomologique et prédictive
La validité nomologique est corroborée par l’examen des relations structurelles avec les construits antécédents et conséquents théoriquement liés :
- Antécédents de l’ouverture mondiale : la dimension GO est positivement corrélée au cosmopolitisme (r ≈ 0,42 à 0,55), à l’identité globale du consommateur (GCI) et au niveau de scolarisation, tout en étant négativement corrélée au nationalisme et au conservatisme idéologique.
- Antécédents des menaces culturelle et économique : CT et ET sont positivement prédites par la CETSCALE (ethnocentrisme), le nationalisme exacerbé et la centralité de l’identité locale.
- Validité prédictive des comportements : l’ouverture mondiale prédit de manière positive et robuste l’attitude favorable envers les marques mondiales, l’intention d’achat de produits de haute technologie importés et la fréquentation des enseignes internationales. Inversement, CT et ET prédisent fortement la propension au boycott des produits étrangers, la préférence systématique pour les marques patrimoniales nationales et le soutien aux barrières douanières protectionnistes.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de la CATMG a été systématiquement éprouvée à travers de multiples contextes géographiques et socio-économiques. Les métriques démontrent une excellente stabilité et précision de la mesure :
Coefficients de cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)
Dans l’étude originale d’Alden et al. (2006), les coefficients alpha de Cronbach (α) et les indices de fiabilité composite (CR de Jöreskog) se sont révélés nettement supérieurs aux recommandations académiques standard (seuil de 0,70) :
- Ouverture mondiale (GO) :
- États-Unis : α = 0,84 ; CR = 0,85
- Corée du Sud : α = 0,81 ; CR = 0,82
- Inde : α = 0,80 ; CR = 0,81
- Applications ultérieures en Europe (ex. France, Allemagne) : α oscillant entre 0,82 et 0,88.
- Perception de menace culturelle (CT) :
- États-Unis : α = 0,82 ; CR = 0,83
- Corée du Sud : α = 0,85 ; CR = 0,86
- Inde : α = 0,78 ; CR = 0,79
- Échantillons latino-américains : α moyen de 0,83.
- Perception de menace économique (ET) :
- États-Unis : α = 0,88 ; CR = 0,89
- Corée du Sud : α = 0,86 ; CR = 0,87
- Inde : α = 0,83 ; CR = 0,84
- Échantillons chinois : α situé entre 0,81 et 0,87.
La fidélité test-retest, évaluée sur des sous-échantillons d’étudiants sur un intervalle de quatre semaines, a montré des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) supérieurs à 0,76, confirmant que la CATMG évalue des orientations attitudinales relativement stables et non de simples fluctuations d’humeur circonstancielles.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la CATMG a fait l’objet d’un processus rigoureux de purification métrique, articulé en analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) multi-groupes :
Structure factorielle exploratoire
Durant la phase exploratoire de génération d’items, plus de 30 propositions initiales ont été administrées à des panels de répondants. Les analyses en composantes principales (ACP) avec rotation oblique (Promax et Oblimin direct, en raison des intercorrélations théoriques attendues) ont constamment extrait trois facteurs ayant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,5, expliquant conjointement plus de 62 % de la variance totale observée. Les items présentant des saturations croisées (cross-loadings) supérieures à 0,30 ou des saturations primaires inférieures à 0,55 ont été progressivement éliminés, aboutissant à la version finale resserrée de 15 items (5 par sous-échelle).
Invariance de mesure transculturelle (MGCFA)
Pour garantir que l’instrument mesure les mêmes concepts psychologiques avec la même précision à travers des cultures distinctes, Alden et al. (2006) ont appliqué la procédure séquentielle d’invariance de mesure par analyse factorielle confirmatoire multi-groupes :
- Invariance configurale : validée sans contrainte d’égalité (même patron de facteurs et de saturations libres dans tous les pays), confirmant que l’espace mental des consommateurs s’articule autour des trois mêmes dimensions aux États-Unis, en Corée et en Inde.
- Invariance métrique (ou faible) : établie en contraignant les saturations factorielles (poids λ) à l’égalité entre les groupes nationaux. Les variations des indices d’ajustement sont restées minimes (ΔCFI < 0,01 ; ΔRMSEA < 0,015), attestant que les unités de mesure sont équivalentes et que les relations de régression peuvent être comparées d’un pays à l’autre.
- Invariance scalaire (ou forte) : partiellement atteinte (certaines intersections d’items ont nécessité d’être libérées), ce qui permet d’effectuer des comparaisons de moyennes latentes transculturelles sur les scores dimensionnels sous réserve de vérification locale.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques formelles de passation et d’administration de la CATMG sont les suivantes :
- Type d’instrument : échelle d’auto-évaluation psychométrique (self-report questionnaire).
- Nombre total d’items : 15 items structurés en trois sous-échelles de 5 items chacune.
- Sous-échelles :
- Ouverture mondiale (Global Openness – GO) : 5 items.
- Perception de menace culturelle (Cultural Threat Perception – CT) : 5 items.
- Perception de menace économique (Economic Threat Perception – ET) : 5 items.
- Format de réponse : échelle de Likert en 7 points graduée de la manière suivante :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat Disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Neither Agree nor Disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
- Modalités de passation : questionnaire auto-administré, utilisable sur support papier-crayon, formulaire électronique en ligne (ex. Qualtrics, SurveyMonkey) ou dispositif mobile. Durée moyenne de remplissage : 4 à 6 minutes.
- Méthode de cotation (Scoring) : un score moyen continu (allant de 1,00 à 7,00) est calculé séparément pour chacune des trois sous-échelles en effectuant la moyenne arithmétique des 5 items constitutifs. Il est formellement déconseillé d’agréger les 15 items en un score unique composite, les trois dimensions représentant des vecteurs attitudinaux distincts et parfois orthogonaux.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2006.
- Publication de référence : Journal of International Business Studies (JIBS), revue officielle de l’Academy of International Business, publiée par Palgrave Macmillan / Springer Nature.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : les droits de publication de l’article princeps sont détenus par l’éditeur scientifique Springer Nature / Academy of International Business. La conception de l’échelle relève de la propriété intellectuelle des auteurs (Dana L. Alden, Jan-Benedict E.M. Steenkamp et Rajeev Batra).
- Politique d’utilisation et frais (Tarifs) : l’utilisation de l’échelle CATMG à des fins exclusives de recherche académique, scientifique ou pédagogique non commerciale est traditionnellement autorisée à titre gracieux, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de 2006. Toute utilisation commerciale, industrielle ou intégrée dans des plateformes de conseil payantes nécessite l’obtention formelle des autorisations auprès des ayants droit ou de l’éditeur via le Copyright Clearance Center (RightsLink).
12. Références / References
- Alden, D. L., Steenkamp, J.-B. E. M., & Batra, R. (2006). Consumer attitudes toward marketplace globalization: Structure, antecedents, and consequences. Journal of International Business Studies, 37(6), 803–825. https://doi.org/10.1057/palgrave.jibs.8400228
- Beck, U. (2002). The cosmopolitan society and its enemies. Theory, Culture & Society, 19(1–2), 17–44. https://doi.org/10.1177/026327640201900101
- Cleveland, M., & Laroche, M. (2007). Acculturation to the global consumer culture: Scale development and research paradigm. Journal of Business Research, 60(3), 249–259. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2006.11.006
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Hannerz, U. (1990). Cosmopolitans and locals in world culture. Theory, Culture & Society, 7(2–3), 237–251. https://doi.org/10.1177/026327690007002014
- Shimp, T. A., & Sharma, S. (1987). Consumer ethnocentrism: Construction and validation of the CETSCALE. Journal of Marketing Research, 24(3), 280–289. https://doi.org/10.1177/002224378702400304
- Steenkamp, J.-B. E. M., & de Jong, M. G. (2010). A global investigation into the constellation of consumer attitudes toward global and local products. Journal of Marketing, 74(6), 18–40. https://doi.org/10.1509/jmkg.74.6.18
- Stephan, W. G., & Stephan, C. W. (2000). An integrated threat theory of prejudice. In S. Oskamp (Ed.), Reducing prejudice and discrimination (pp. 23–45). Lawrence Erlbaum Associates Publishers.
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’échelle CATMG sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique et des auteurs originaux. Conformément aux dispositions de respect de la propriété intellectuelle, la version intégrale exacte doit être consultée directement dans l’article source ou demandée auprès des auteurs.
Le questionnaire est structuré en trois sous-échelles évaluant chacune 5 énoncés à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points. Les énoncés originaux en langue anglaise sont administrés selon la distribution dimensionnelle suivante :
Subscale 1: Global Openness (GO)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each statement regarding the presence of global markets and international brands (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).
- The availability of foreign goods and international brands provides consumers with greater choices and higher quality.
- Marketplace globalization gives us the opportunity to experience and enjoy different lifestyles and cultures from around the world.
- Having access to products and companies from all over the world makes our domestic marketplace more dynamic and modern.
- Consuming global brands makes me feel connected to a larger, worldwide community.
- Overall, the increasing presence of foreign companies and goods in our country is a positive development for consumers.
Subscale 2: Cultural Threat Perception (CT)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each statement regarding the cultural impact of globalization (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).
- The widespread invasion of foreign products and global advertising weakens our unique national traditions and customs.
- Because of marketplace globalization, our traditional cultural values are gradually being replaced by foreign ways of life.
- The growing popularity of global brands threatens the survival of our country’s traditional crafts and local heritage.
- Marketplace globalization leads to cultural homogenization, making different countries lose their distinctive cultural identities.
- Young people in our country are losing touch with their own culture because of the constant exposure to foreign lifestyle marketing.
Subscale 3: Economic Threat Perception (ET)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each statement regarding the economic impact of foreign companies and products (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).
- The unchecked expansion of foreign multinational companies damages our domestic businesses and local industries.
- Marketplace globalization causes rising unemployment in our country by forcing local manufacturers out of business.
- Allowing foreign companies to dominate our consumer market threatens our nation’s economic independence and sovereignty.
- Local companies are unfairly disadvantaged when competing against massive multinational conglomerates with endless financial resources.
- The influx of foreign goods harms our country’s economic future by sending domestic capital abroad.