Échelle d’attitude religieuse

Découvrez l’Échelle d’attitude religieuse (Poppleton & Pilkington, 1963) : fondements théoriques, calibration Thurstone-Likert, propriétés psychométriques et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle d’attitude religieuse (Religious Attitude Scale — RAS), conçue et formalisée par les psychologues britanniques Pamela K. Poppleton et G. W. Pilkington en 1963 à l’Université de Sheffield, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers les plus rigoureux destinés à évaluer l’intensité et l’orientation des attitudes religieuses au sein des populations étudiantes et adultes. Développée dans le contexte de l’essor de la psychologie sociale et de la psychologie de la religion empirique de l’après-guerre, cette échelle s’articule autour de 21 énoncés soigneusement calibrés. Elle présente une originalité méthodologique remarquable en intégrant une double approche psychométrique : la méthodologie des intervalles apparemment égaux de Louis Leon Thurstone (avec des valeurs d’échelle métriques s’échelonnant théoriquement de 0 à 11 pour chaque énoncé) et le format de réponse en échelle ordinale de type Likert en 5 points (allant de Strongly agree à Strongly disagree).

L’instrument explore un spectre multidimensionnel englobant la foi théiste en l’existence de Dieu, la christologie dogmatique, la véracité des miracles bibliques, la confrontation épistémologique entre les découvertes scientifiques et les dogmes bibliques, ainsi que la dimension morale et fonctionnelle de la foi religieuse dans la vie individuelle et collective. Les recherches psychométriques approfondies menées par Poppleton et Pilkington (1963, 1964) ont démontré des qualités de fidélité exceptionnelles, caractérisées par un coefficient de cohérence interne (formule de Spearman-Brown) supérieur à 0,90 et une fidélité test-retest oscillant entre 0,93 et 0,95 selon les méthodes de cotation appliquées. Sur le plan de la validité de critère et de construit, l’échelle discrimine de façon statistiquement significative les individus pratiquants réguliers, les agnostiques et les athées déclarés, tout en corrélant fortement avec les comportements cultuels effectifs et les variables de socialisation confessionnelle.

2. Mots-clés

Échelle d’attitude religieuse, Poppleton et Pilkington, psychométrie, attitudes religieuses, méthodologie de Thurstone, échelle de Likert, psychologie de la religion, croyances théistes, sécularisation étudiante, évaluation psychologique, fidélité test-retest, validité de construit.

3. Auteurs

L’échelle a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni) :

  • Pamela K. Poppleton : Psychologue britannique et chercheuse émérite au sein du Département de psychologie et de l’Institut d’éducation de l’Université de Sheffield (University of Sheffield), spécialisée dans l’évaluation psychométrique des attitudes, la psychologie de l’éducation et l’évolution développementale des valeurs chez les jeunes adultes.
  • G. W. Pilkington : Psychologue universitaire affilié au Département de psychologie de l’Université de Sheffield, expert en psychologie expérimentale, psychométrie des attitudes sociales et dynamiques socioreligieuses dans l’enseignement supérieur.

Leurs travaux fondamentaux ont également été menés en collaboration avec des chercheurs associés de l’époque, notamment G. Robertshaw, sur les trajectoires longitudinales de sécularisation universitaire.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’attitude religieuse développée par Poppleton et Pilkington (1963) résidait dans la construction d’un instrument de mesure standardisé, robuste et scientifiquement fondé pour quantifier objectivement les variations d’attitudes à l’égard de la religion chrétienne au sein d’une population universitaire en pleine transformation socioculturelle. Durant les décennies 1950 et 1960, les instruments disponibles pour mesurer la religiosité souffraient souvent d’un manque d’étalonnage psychométrique rigoureux, d’un biais confessionnel marqué ou d’une dépendance exclusive à des indicateurs comportementaux simplistes tels que la fréquence de fréquentation des lieux de culte.

Les auteurs poursuivaient un double dessein, à la fois théorique et méthodologique. Sur le plan théorique, l’objectif était de tester de manière empirique l’hypothèse de la sécularisation intellectuelle, selon laquelle l’entrée à l’université et l’exposition prolongée à la pensée scientifique moderne engendreraient un déclin progressif et mesurable des convictions religieuses traditionnelles. L’outil devait donc être capable de détecter des glissements subtils d’attitudes au cours d’études longitudinales, distinguant le doute constructif, l’indifférence éthique, l’opposition rationnelle et l’attachement dogmatique orthodoxe.

Sur le plan méthodologique, Poppleton et Pilkington souhaitaient évaluer et comparer rigoureusement différentes méthodes de cotation psychométrique. En superposant une structure d’intervalles égaux thurstoniens (valeurs scalaires préalablement jugées par des experts) à un format de réponse de type Likert, les concepteurs visaient à déterminer si la prise en compte de l’intensité de l’adhésion (Likert) apportait un gain de fidélité et de validité discriminant par rapport à la simple acceptation binaire d’énoncés pondérés (Thurstone). En recherche fondamentale et appliquée, l’échelle permet de :

  • Quantifier le continuum d’attitude allant d’une adhésion intégrale et traditionaliste aux doctrines chrétiennes jusqu’à un rejet franc ou un agnosticisme radical ;
  • Explorer les interrelations entre l’orientation religieuse et des traits de personnalité tels que l’autoritarisme, le dogmatisme intellectuel, l’anxiété existentielle ou le conformisme social ;
  • Mesurer l’impact de l’exposition académique (disciplines scientifiques versus sciences humaines et sociales) sur la stabilité des croyances métaphysiques au fil du cursus universitaire ;
  • Fournir une mesure de référence dans les enquêtes de sociologie quantitative et de psychologie sociale interculturelle relatives au déclin de la religiosité institutionnelle.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’Échelle d’attitude religieuse est l’attitude religieuse globale, définie au sens de la tradition de la psychologie sociale d’Allport et de Thurstone comme une disposition acquise, durable et directrice face aux objets, symboles, doctrines et pratiques du christianisme. Ce construit ne se limite pas à une simple déclaration d’appartenance institutionnelle, mais saisit une configuration cognitive, affective et évaluative unifiée. Bien que l’échelle fournisse un score composite global représentant la position d’un individu sur un continuum pro-religieux versus anti-religieux, le contenu des 21 items s’articule autour de plusieurs composantes conceptuelles distinctes :

1. L’orthodoxie théologique et christologique

Cette facette évalue l’acceptation littérale et doctrinale des dogmes fondateurs du christianisme historique. Elle interroge directement la transcendance et la nature divine du Christ, l’affirmation de la rédemption salvifique par la croix et l’historicité des récits miraculeux. Les énoncés représentatifs incluent : « Christ atoned for our sins by His sacrifice on the cross » (valeur Thurstone : 0,62, témoignant d’une position pro-religieuse extrême) ou, à l’inverse, une posture purement humaniste et historique : « Jesus Christ was an important and interesting historical figure, but in no way divine » (valeur : 9,84).

2. L’eschatologie et la foi transcendantale

Cette composante sonde les convictions fondamentales relatives à la transcendance divine, au sens ultime de l’existence humaine et à l’immortalité de l’âme. Elle explore le lien perçu entre le sentiment d’une vie signifiante et la foi en un Créateur : « Without belief in God life is meaningless » (0,73), ainsi que la négation formelle de toute continuité post-mortem : « There is no survival of any kind after death » (10,37).

3. La tension épistémologique entre foi et raison scientifique

Un axe central de l’instrument réside dans l’arbitrage cognitif entre les prétentions de vérité de la religion et l’avancement des connaissances empiriques. D’un côté, l’échelle saisit une vision concordiste ou intégrative, où les découvertes scientifiques glorifient la création divine : « The more scientific discoveries are made the more the glory of God is revealed » (1,47) ; de l’autre, elle mesure l’interprétation rationaliste qui perçoit la religion comme une survivance irrationnelle : « Religious faith is merely another name for belief which is contrary to reason » (10,05) ou accorde au psychiatre une supériorité explicative sur le théologien : « The psychiatrist rather than the theologian can best explain the phenomena of religious experience » (8,88).

4. La fonction éthique, morale et sociopolitique

Ce volet évalue la conviction selon laquelle la morale individuelle et la stabilité civilisationnelle dépendent intrinsèquement de la religion institutionnelle. Il oppose l’idée de la nécessité absolue de l’éducation religieuse pour préserver la société (« Religious education is essential to preserve the morals of our society », 2,64) à la posture séculière affirmant l’autonomie totale de l’éthique humaine indépendamment de toute croyance (« People without religious beliefs can lead just as moral and useful lives as people with religious beliefs », 6,90).

5. Le scepticisme, l’agnosticisme et l’indifférence cognitive

L’échelle accorde une place métrologique précise aux positions neutres, agnostiques ou apathiques, indispensables pour capturer la réalité psychologique de nombreux individus non croyants : « I genuinely do not know whether or not God exists » (5,59) ou « It makes no difference to me whether religious beliefs are true or false » (6,20).

6. Cadre théorique

L’ancrage théorique de l’instrument s’insère au carrefour de la théorie psychométrique des attitudes initiée par Louis Leon Thurstone (1928, 1929) et de la psychologie des attitudes de Gordon W. Allport. Thurstone a révolutionné la psychométrie en affirmant que « les attitudes peuvent être mesurées » (Attitudes Can Be Measured), postulant que l’intensité d’un affect positif ou négatif envers un objet psychologique complexe peut être représentée de façon linéaire sur un continuum unidimensionnel.

Pour construire une telle échelle, la méthode thurstonienne des intervalles apparemment égaux s’appuie sur la loi du jugement comparatif : un vaste ensemble de propositions verbales est soumis à un panel de juges indépendants, dont la tâche n’est pas d’exprimer leur accord personnel, mais d’assigner à chaque proposition une position sur une échelle ordinale en 11 points en fonction de son degré intrinsèque de favorabilité ou de défavorabilité vis-à-vis de l’objet. La valeur d’échelle de l’item correspond ensuite à la médiane de la distribution des jugements, et l’ambiguïté de l’item est mesurée par son écart semi-interquartile (la valeur Q). Poppleton et Pilkington ont appliqué cette démarche avec une rigueur exemplaire, garantissant que les énoncés retenus possèdent une dispersion minimale (faible valeur Q) et couvrent de façon équilibrée l’ensemble du spectre, depuis l’orthodoxie fervente (notes proches de 0) jusqu’au rejet antireligieux militant (notes proches de 11).

Sur le plan de la psychologie de la religion, les auteurs se sont inscrits dans la lignée des travaux sociopsychologiques analysant les processus de transmission culturelle et de désengagement normatif. Ils se sont inspirés des observations classiques de Gordon Allport sur l’évolution des croyances au seuil de la maturité adulte, ainsi que des cadres théoriques de la dissonance cognitive de Leon Festinger : l’expérience universitaire expose l’individu à des visions du monde alternatives, provoquant une restructuration cognitive qui peut déboucher soit sur un repli dogmatique, soit sur une réinterprétation métaphorique des mythes chrétiens, soit sur un rejet pur et simple des dogmes préétablis.

7. Validité

Les propriétés de validité de l’Échelle d’attitude religieuse ont été documentées empiriquement par Poppleton et Pilkington à travers une série d’études rigoureuses menées sur d’importants échantillons d’étudiants britanniques (notamment un échantillon initial de plus de 400 étudiants, puis des cohortes de suivi longitudinales) :

Validité de construit

La validité de construit a été démontrée par la concordance théorique entre la distribution des scores et les caractéristiques d’affiliation philosophique et spirituelle des sujets. L’échelle sépare nettement les sous-groupes connus pour leurs prises de position divergentes : les membres d’associations confessionnelles universitaires (ex. Christian Union, Student Christian Movement) obtiennent des scores moyens très bas (reflétant une attitude hautement pro-religieuse sur l’échelle cotée de 0 à 11), tandis que les membres de cercles rationalistes ou humanistes obtiennent des scores moyens situés à l’extrémité supérieure (supérieurs à 8,5 ou 9,0), la différence étant statistiquement significative à p < 0,001.

Validité de critère (concurrente et prédictive)

L’instrument montre une validité concurrente et prédictive particulièrement élevée en relation avec les comportements religieux réels déclarés :

  • Fréquentation du culte : Des corrélations bisérielles et de Pearson très fortes (généralement comprises entre r = 0,70 et r = 0,85) ont été observées entre le score à l’échelle et la fréquence de participation aux offices religieux ou à des réunions de prière.
  • Pratiques privées : Les scores sont fortement corrélés à l’exercice régulier de la prière individuelle et à la lecture des textes sacrés.
  • Changements longitudinaux : L’échelle s’est révélée sensible aux variations attitudinales au cours du cycle universitaire de trois ans (Pilkington, Poppleton & Robertshaw, 1965), documentant une transition statistique mesurable vers une attitude plus libérale ou agnostique, particulièrement marquée chez les étudiants des filières scientifiques et artistiques comparativement à d’autres cohortes.

Validité discriminante

Les items de l’échelle présentent une discrimination élevée vis-à-vis de concepts connexes mais distincts, tels que l’approbation générale des conventions sociales ou le conservatisme politique global. Bien qu’une légère association existe entre attitude religieuse traditionaliste et conservatisme social général, les analyses montrent que l’attitude religieuse mesurée par la RAS conserve une variance propre substantielle, indépendante de la simple désirabilité sociale ou de la soumission à l’autorité.

8. Fidélité

La fidélité de l’instrument a fait l’objet d’une analyse systématique approfondie par Poppleton et Pilkington (1963, 1964), qui ont examiné la stabilité temporelle et la consistance interne selon différentes approches métrologiques :

Cohérence interne

Dans l’étude princeps de 1963, la fidélité par la méthode de bissection (split-half reliability), corrigée par la formule de Spearman-Brown, a atteint un coefficient remarquable de 0,93 à 0,96, confirmant une homogénéité interne remarquable des 21 items. Dans les réévaluations ultérieures et les analyses comparatives de méthodes de cotation (Poppleton & Pilkington, 1964), l’homogénéité globale des items (équivalent moderne de l’alpha de Cronbach) s’est systématiquement maintenue au-dessus du seuil d’excellence de 0,90.

Fidélité test-retest (stabilité temporelle)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’étudiants réévalués après des intervalles allant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Les coefficients de corrélation test-retest rapportés par Poppleton et Pilkington (1964) sont remarquablement stables :

  • Avec la méthode de cotation thurstonienne classique (médiane des items approuvés) : r = 0,91 ;
  • Avec la méthode de sommation de type Likert en 5 points : r = 0,94 ;
  • Avec la méthode combinée pondérée Thurstone-Likert : r = 0,95.

Ces indices chiffrés confirment que l’attitude religieuse mesurée par cet outil constitue un trait stable et consistant chez le jeune adulte, résistant aux fluctuations émotionnelles circonstancielles tout en demeurant capable de refléter des évolutions axiologiques de fond sur le long terme.

9. Analyse factorielle

Bien que l’échelle ait été originellement conçue selon la logique unidimensionnelle de Thurstone, les développements ultérieurs de la psychométrie factorielle (notamment les travaux synthétisés dans les inventaires de Robinson et Shaver, 1969) ont soumis la matrice de corrélations de la RAS à l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :

Facteur général prépondérant (Facteur de premier ordre)

L’extraction factorielle initiale (par composantes principales) révèle de manière constante l’existence d’un facteur général massif expliquant à lui seul plus de 55 % à 65 % de la variance totale des réponses. Ce facteur premier correspond à l’Orientation religieuse globale chrétienne (ou dimension théisme orthodoxe vs naturalisme/humanisme séculier). La quasi-totalité des items présentent des saturations factorielles très élevées sur ce facteur primaire :

  • L’item 9 (« Christ atoned for our sins… ») et l’item 14 (« The proof that Christ was the Son of God… ») saturent positivement au-delà de +0,75.
  • L’item 5 (« Religious faith is merely another name for belief which is contrary to reason ») et l’item 19 (« There is no survival of any kind after death ») saturent négativement (ou de façon inverse selon l’orientation de l’axe) au-delà de -0,70.

Sous-structures secondaires

Lorsqu’une rotation oblique (ex. Promax ou Oblimin) ou orthogonale (Varimax) est appliquée à plusieurs facteurs, l’analyse isole généralement deux à trois sous-dimensions corrélées :

  • Facteur I : Foi doctrinale et christocentrisme (items 2, 7, 9, 11, 14, 19), regroupant les dogmes métaphysiques stricts et la christologie.
  • Facteur II : Utilitarisme moral et social de la religion (items 1, 4, 13, 16, 18, 21), centré sur l’utilité perçue de la foi pour la cohésion sociale, l’éducation morale et le bien-être individuel.
  • Facteur III : Rationalisme critique et agnosticisme (items 3, 5, 6, 8, 10, 15, 20), capturant l’arbitrage épistémologique en faveur de la science et l’explication naturaliste des phénomènes réputés miraculeux ou spirituels.

La très forte intercorrélation observée entre ces sous-facteurs (souvent supérieure à r = 0,60) justifie pleinement, dans la pratique empirique, l’utilisation d’un score total unifié représentant l’attitude globale du sujet.

10. Instrument de mesure

L’Échelle d’attitude religieuse de Poppleton et Pilkington (1963) se présente comme un questionnaire auto-administré à passation individuelle ou collective. Ses caractéristiques formelles sont résumées ci-dessous :

  • Type d’évaluation : Instrument psychométrique d’auto-évaluation des attitudes sociales et religieuses.
  • Nombre total d’items : 21 énoncés propositionnels rédigés sous forme d’affirmations déclaratives directes.
  • Échelle de réponse : Format de type Likert en 5 échelons : Strongly agree (Tout à fait d’accord), Agree (D’accord), Uncertain (Incertain / Indécis), Disagree (Pas d’accord), Strongly disagree (Tout à fait en désaccord).
  • Valeurs scalaires de Thurstone : Chaque énoncé dispose d’une valeur scalaire thurstonienne pré-calibrée (indiquée entre parenthèses dans le texte d’origine, allant de 0,62 pour la position la plus orthodoxe à 10,37 pour la plus antithéiste).
  • Modalités de cotation : Dans leur article méthodologique de 1964, Poppleton et Pilkington ont comparé quatre méthodes de calcul des scores :
    • Méthode 1 (Thurstone standard) : Médiane (ou moyenne) des valeurs scalaires des seuls énoncés approuvés par le sujet.
    • Méthode 2 (Likert standard non pondérée) : Attribution de points de 1 à 5 à chaque item (en inversant les énoncés formulés négativement) et sommation simple de l’ensemble des 21 items.
    • Méthode 3 (Likert pondérée par l’écart) : Pondération des choix en fonction de la distance à la valeur centrale.
    • Méthode 4 (Score composite pondéré de Thurstone-Likert) : Multiplication de la note Likert par la valeur scalaire de Thurstone de chaque énoncé.
  • Interprétation générale : Dans le format Thurstone originel, un score global bas (proche de 0 à 3) traduit une attitude hautement favorable à la religion chrétienne traditionnelle, un score intermédiaire (autour de 5 à 6) reflète une position neutre, agnostique ou indécise, tandis qu’un score élevé (supérieur à 7 ou 8) indique une attitude critique, sceptique ou résolument hostile à la foi dogmatique.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Échelle d’attitude religieuse a été initialement publiée en 1963 dans le British Journal of Social and Clinical Psychology, complétée par des études d’étalonnage publiées en 1964 et 1965. Les données de distribution et les valeurs scalaires ont également été compilées et publiées dans les manuels de référence de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969).

  • Année de publication : 1963.
  • Statut des droits et autorisations : L’instrument a été conçu à des fins de recherche académique et se trouve désormais dans le domaine public de la recherche psychologique. L’utilisation des items pour des travaux scientifiques non commerciaux, des mémoires universitaires et des études comparatives est libre de droits, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Poppleton et Pilkington (1963, 1964).
  • Tarifs : L’accès au questionnaire et à ses modalités de cotation est totalement gratuit. Aucun coût de licence ni redevance commerciale n’est exigé pour son administration dans le cadre d’enquêtes ou de protocoles académiques.

12. Références

Les sources princeps et les études de référence documentant l’échelle sont répertoriées ci-dessous selon les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :

  • Pilkington, G. W., Poppleton, P. K., & Robertshaw, G. (1965). Changes in religious attitude and practices among students during university degree courses. British Journal of Educational Psychology, 35(2), 150–157. https://doi.org/10.1111/j.2044-8279.1965.tb01804.x
  • Poppleton, P. K., & Pilkington, G. W. (1963). The measurement of religious attitudes in a university population. British Journal of Social and Clinical Psychology, 2(1), 20–36. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1963.tb00371.x
  • Poppleton, P. K., & Pilkington, G. W. (1964). A comparison of four methods of scoring an attitude scale in relation to its reliability and validity. British Journal of Social and Clinical Psychology, 3(1), 36–39. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1964.tb00400.x
  • Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of social psychological attitudes. Survey Research Center, Institute for Social Research, University of Michigan. https://eric.ed.gov/?id=ED034376
  • Thurstone, L. L. (1928). Attitudes can be measured. American Journal of Sociology, 33(4), 529–554. https://doi.org/10.1086/214483

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

Strongly agree, Agree, Uncertain, Disagree, Strongly disagree

Note: The numbers in parentheses after each statement refer to the Thurstone scale values of the items. Values range from 0 to 11.

  1. To lead a good life it is necessary to have some religious belief. (3.15)
  2. Jesus Christ was an important and interesting historical figure, but in no way divine. (9.84)
  3. I genuinely do not know whether or not God exists. (5.59)
  4. People without religious beliefs can lead just as moral and useful lives as people with religious beliefs. (6.90)
  5. Religious faith is merely another name for belief which is contrary to reason. (10.05)
  6. The existence of disease, famine and strife in the world makes one doubt some religious doctrines. (7.43)
  7. The miracles recorded in the Bible really happened.
  8. It makes no difference to me whether religious beliefs are true or false. (6.20)
  9. Christ atoned for our sins by His sacrifice on the cross. (0.62)
  10. The truth of the Bible diminishes with the advance of science. (9.00)
  11. Without belief in God life is meaningless. (0.73)
  12. The more scientific discoveries are made the more the glory of God is revealed. (1.47)
  13. Religious education is essential to preserve the morals of our society. (2.64)
  14. The proof that Christ was the Son of God lies in there cord of the Gospels. (1.53)
  15. The best explanation of miracles is as an exaggeration of ordinary events in to myths and legends. (8.71)
  16. International peace depends on the world wide adoption of religion. (2.06)
  17. I f you lead a good and decent life it is not necessary to go to church. (7.33)
  18. Parents have a duty to teach elementary Christian truths to their children. (2.70)
  19. There is no survival of any kind after death. (10.37)
  20. The psychiatrist rather than the theologian can best explain the phenomena of religious experience. (8.88)
  21. On the whole, religious beliefs make for better and happier living. (3.32)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’attitude religieuse. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-religieuse-poppleton-pilkington/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude religieuse.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-religieuse-poppleton-pilkington/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude religieuse.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-religieuse-poppleton-pilkington/.