1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’Attitude envers les Produits de Marque de Distributeur (Attitude Toward Private Label Products Scale, ATPLP) constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour évaluer l’orientation évaluative générale et globale des consommateurs à l’égard des produits sous marque de distributeur (MDD), par opposition aux marques nationales traditionnelles. Développée et validée par Burton, Lichtenstein, Netemeyer et Garretson (1998), cette échelle répond au besoin impérieux de quantifier un construit psychologique distinct de la simple sensibilité au prix ou de la propension aux promotions. L’outil mesure une disposition cognitive et affective unifiée capturant la perception de la qualité relative, le rapport qualité-prix perçu, l’acceptabilité sociale et situationnelle (notamment l’aptitude à être offerts en cadeau), ainsi que la propension globale à l’achat transversal à travers diverses catégories de biens de grande consommation.
Sur le plan structurel, l’ATPLP est composée de 6 items formulés sous la forme d’affirmations évaluant le degré d’adhésion du répondant à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, s’étendant de « fortement en désaccord » (1) à « fortement d’accord » (7). Les investigations psychométriques initiales et les réplications ultérieures ont systématiquement démontré une structure factorielle strictement unidimensionnelle, attestée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires rigoureuses. Les indices de cohérence interne sont exceptionnellement robustes, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,88 et 0,93 selon les échantillons.
La validité convergente et la validité discriminante de l’échelle ont été démontrées face à des construits voisins tels que la conscience de la valeur, la fidélité à la marque et la recherche de variété. De surcroît, l’ATPLP possède une remarquable validité prédictive : elle explique une part significative de la variance de la part d’achat réelle en MDD au-delà des variables sociodémographiques et des mesures économiques pures. L’échelle s’avère ainsi indispensable pour la recherche en comportement du consommateur, la psychologie économique et le marketing stratégique de la grande distribution.
2. Mots-clés / Keywords
Marque de distributeur, Attitude du consommateur, Psychométrie, Comportement du consommateur, Rapport qualité-prix, Sensibilité au prix, Fidélité à la marque, Échelle de Likert, Psychologie économique, Prise de décision
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été développé par une équipe de chercheurs éminents en sciences de gestion et psychologie du marketing :
- Scot Burton : Professeur émérite de marketing à la Sam M. Walton College of Business, University of Arkansas, Fayetteville, Arkansas, États-Unis. Ses recherches portent sur le comportement du consommateur, les signaux de prix et la santé publique. Contact académique : [email protected].
- Donald R. Lichtenstein : Professeur de marketing à la Leeds School of Business, University of Colorado Boulder, Boulder, Colorado, États-Unis. Spécialiste reconnu des perceptions de prix, de l’éthique de la consommation et des décisions d’achat. Contact académique : [email protected].
- Richard G. Netemeyer : Professeur de commerce à la McIntire School of Commerce, University of Virginia, Charlottesville, Virginie, États-Unis. Expert en méthodologie de développement d’échelles, modélisation par équations structurelles et capital de marque. Contact académique : [email protected].
- Judith A. Garretson (Folse) : Professeure de marketing à la University of Arkansas (antérieurement à Louisiana State University), États-Unis. Spécialiste de la promotion des ventes, de la signalisation de marque et des réponses affectives des consommateurs. Contact académique : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle d’Attitude envers les Produits de Marque de Distributeur (ATPLP) est de fournir une mesure standardisée, fiable et théoriquement fondée de l’évaluation globale positive ou négative qu’un individu entretient à l’égard de la catégorie générale des marques de distributeur (également désignées sous les termes de marques propres, marques privées ou marques magasins), comparativement aux marques de fabricants renommées (marques nationales). Historiquement, les sciences du comportement et les sciences économiques appréhendaient le choix des marques de distributeur sous l’angle quasi exclusif de contraintes budgétaires ou d’arbitrages financiers rationnels. Cependant, Burton et ses collaborateurs ont postulé dès la fin des années 1990 que la décision d’opter pour une marque propre implique une dimension attitudinale générale, stable et transversale qui dépasse la seule réaction ponctuelle à un écart de prix.
Sur le plan de la recherche fondamentale en comportement du consommateur, l’ATPLP permet d’isoler la variance attitudinale pure de construits adjacents mais conceptuellement distincts, tels que la conscience du prix (price consciousness), la propension aux bons de réduction (coupon proneness), ou la conscience de la valeur (value consciousness). Avant l’introduction de cette échelle, les chercheurs utilisaient souvent des mesures ad hoc, mono-items ou confondues avec des comportements d’achat auto-rapportés, ce qui limitait gravement la validité interne des modèles explicatifs. L’ATPLP résout cette déficience en offrant un instrument calibré selon les standards psychométriques les plus exigeants.
Dans le domaine appliqué et organisationnel, l’échelle trouve une utilité majeure auprès des gestionnaires d’enseignes et des analystes d’études de marché. Elle permet de segmenter la clientèle selon leur disposition attitudinale sous-jacente. Les consommateurs présentant un score élevé sur l’échelle ATPLP manifestent une disposition psychologique favorable à l’adoption de marques propres même dans des catégories de produits complexes ou associées à un risque perçu élevé (produits d’hygiène-beauté, électronique grand public, produits pour bébés). À l’inverse, les consommateurs à faible score perçoivent une asymétrie de qualité insurmontable entre les marques de distributeur et les marques nationales, dictant des stratégies de positionnement, de réassurance et de packaging spécifiquement adaptées.
Enfin, sur le plan théorique, l’ATPLP s’insère dans les paradigmes de la psychologie sociale cognitive relatifs à la structure des attitudes et à leur relation avec les comportements réels. L’échelle démontre que l’attitude envers une classe de stimuli commerciaux prédit de façon robuste les actes d’achat effectifs mesurés via des données de panel scannées, fournissant ainsi une validation écologique rare dans les contextes expérimentaux et corrélationnels.
5. Construit psychologique / Construct
L’ATPLP opérationnalise une attitude globale unidimensionnelle envers les produits de marque de distributeur. Au sens psychologique strict formulé par Gordon Allport et raffiné par Eagly et Chaiken, une attitude représente une prédisposition apprise à réagir de manière systématiquement favorable ou défavorable envers un objet donné. Dans le contexte de l’ATPLP, l’objet d’attitude est la classe abstraite des produits étiquetés sous la marque d’un détaillant ou d’une chaîne de distribution.
Bien que la structure statistique finale de l’échelle soit rigoureusement unidimensionnelle (reflétant un facteur général dominant), le construit englobe conceptuellement plusieurs facettes cognitives et évaluatives interconnectées qui sous-tendent cette disposition unitaire :
Perception de la Parité Qualité-Performance
Cette facette évalue la croyance du consommateur selon laquelle les marques de distributeur offrent un niveau d’excellence technique, de fiabilité fonctionnelle et de standard gustatif ou matériel équivalent à celui des marques nationales majeures. L’individu rejetant le postulat populaire selon lequel « bas prix rime avec basse qualité » considère que les processus de fabrication sous-jacents sont souvent similaires, voire identiques, entre produits de marque nationale et produits de distributeur.
Optimisation du Rapport Utilité-Prix (Valeur Perçue)
Le construit capture l’évaluation selon laquelle l’achat de MDD constitue une décision économiquement intelligente et rationnelle. Il ne s’agit pas simplement de rechercher le prix le plus bas, mais de maximiser le retour sur investissement consommateur. Les répondants adhérant à cette dimension estiment que la prime de prix exigée par les marques nationales est injustifiée et découle principalement de budgets publicitaires exorbitants plutôt que d’une réelle supériorité intrinsèque du produit.
Acceptabilité Sociale et Réduction du Risque Psychosocial
Une composante fondamentale de l’attitude envers les marques réside dans leur valeur de signalisation sociale et statutaire. Les produits sous marque de distributeur ont longtemps pâti d’un stigmate d’infériorité socio-économique. Le construit de l’ATPLP intègre la levée de cette inhibition psychosociale : un consommateur ayant une attitude hautement positive envers les marques propres n’éprouve aucune réticence à exposer ces produits dans son foyer ou même à les utiliser dans des contextes impliquant autrui, comme l’offre de cadeaux ou la réception d’invités.
Généralisabilité Trans-catégorielle
Contrairement aux jugements confinés à une ligne d’articles spécifique (comme les denrées de base telles que le sucre ou la farine), l’ATPLP appréhende l’attitude comme une orientation généralisée. Elle postule que le consommateur favorable aux marques de distributeur applique cette heuristique d’acceptation de manière transversale à travers un spectre étendu de départements d’achat, manifestant une volonté spontanée d’essayer la marque propre dans des segments de produits inédits.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’ATPLP s’ancre à la croisée de la théorie psychologique du traitement de l’information et des modèles contemporains de la cognition sociale appliquée à la consommation.
La Théorie de l’Action Raisonnée et du Comportement Planifié
Le modèle fondamental guidant la logique de Burton et al. découle des travaux pionniers de Fishbein et Ajzen (Théorie du comportement planifié). Selon ce paradigme, les attitudes constituent le déterminant proximal direct des intentions comportementales, qui à leur tour guident les actions manifestes. En mesurant l’attitude globale envers une catégorie d’objets marchands, les auteurs postulent que cette attitude générique exerce un rôle régulateur en amont des choix spécifiques observés dans les allées des supermarchés. L’ATPLP capture l’évaluation globale résultant de l’intégration continue des croyances passées concernant la valeur, les attributs et la satisfaction procurée par les marques propres.
La Théorie de l’Inférence par les Signaux (Cue Utilization Theory)
Formulée initialement par Cox (1967) et enrichie par Olson et Jacoby, la théorie de l’utilisation des indices postule que les consommateurs recourent à des signaux extrinsèques (tels que la réputation de la marque, le prix de vente, le conditionnement) et intrinsèques (goût, texture, composition) pour évaluer la qualité d’un bien en situation d’incertitude. Les marques nationales utilisent traditionnellement le nom de marque comme un puissant signal heuristique réducteur de risque. Dans le cadre théorique de l’ATPLP, les individus développant une attitude positive envers les MDD ont restructuré leur schéma cognitif : ils ne perçoivent plus l’absence d’une marque de fabricant comme un indice d’infériorité, mais interprètent le signal « marque du distributeur » comme une promesse de probité commerciale et d’efficience économique.
Les Théories de la Dissonance Cognitive et de l’Identité du Consommateur Intelligent
Le cadre théorique s’enrichit également des travaux de Schindler sur le phénomène du « consommateur avisé » (smart shopper phenomenon). L’acte d’acheter une marque de distributeur n’est plus perçu comme une contrainte imposée par la rareté financière, mais comme une source d’ego-gratification. Le consommateur se perçoit comme immunisé contre les artifices du marketing de masse. L’attitude positive mesurée par l’ATPLP matérialise cette fierté cognitive où l’efficacité budgétaire se conjugue avec la validation de ses propres compétences de jugement.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de l’ATPLP ont été établies au moyen d’un processus de validation rigoureux en plusieurs étapes, incluant des panels de consommateurs représentatifs, des étudiants et des données réelles de passage en caisse (achats scannés).
Validité de Contenu et de Façade
La génération initiale d’items a débuté par une revue exhaustive de la littérature sur le comportement d’achat et la gestion de marque, combinée à des entretiens qualitatifs. Un ensemble préliminaire d’items a été soumis à des juges experts (professeurs et doctorants en psychologie et marketing) afin d’évaluer la représentativité sémantique de chaque énoncé. Les items ambigus, redondants ou trop restrictifs ont été éliminés pour aboutir à une formulation cristalline ciblant l’attitude trans-catégorielle.
Validité Convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et congruentes avec la théorie :
- Une corrélation positive substantielle avec la conscience de la valeur (généralement comprise entre $r = 0,40$ et $r = 0,55$, $p < 0,001$).
- Une association positive modérée à forte avec la sensibilité au prix ($r = 0,35$ à $r = 0,48$).
- Des coefficients de corrélation élevés avec les intentions d’achat déclarées de marques de distributeur dans de multiples secteurs ($r > 0,60$).
Validité Discriminante
L’enjeu crucial lors de la publication de 1998 était de prouver que l’ATPLP n’était pas un simple doublet de la conscience du prix ou de la recherche de rabais. Grâce au test de variance moyenne extraite (critère de Fornell et Larcker), Burton et al. ont montré que la VME de l’ATPLP excédait largement le carré des corrélations partagées avec :
- La conscience de la marque (brand consciousness), à laquelle elle est négativement corrélée ($r \approx -0,35$).
- La fidélité aux marques nationales ($r \approx -0,45$).
- La propension aux coupons promotionnels ($r \approx 0,25$).
Ces différentiels confirment que l’ATPLP capture une réalité attitudinale autonome qui ne se résume pas à une opportunité tactique d’économie.
Validité Prédictive et Critérielle
La force probante majeure de l’ATPLP réside dans sa confrontation avec les comportements d’achat réels. Dans les études de régression hiérarchique conduites par Burton et al. (1998), l’introduction de l’ATPLP expliquait une part de variance additionnelle significative ($R^2$ incrémental de 8 % à 15 %) dans la proportion réelle de dépenses consacrées aux marques de distributeur, après contrôle strict des variables sociodémographiques (revenu, taille du foyer, niveau d’éducation) et des autres traits psychographiques. L’échelle démontre une validité prédictive écologique remarquable rarement observée dans les instruments d’auto-évaluation.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’ATPLP a fait l’objet de vérifications approfondies à travers divers échantillons indépendants et contextes culturels, attestant de sa précision de mesure et de sa stabilité temporelle.
Cohérence Interne
Dans l’étude princeps de Burton et al. (1998), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) a été calculé sur plusieurs échantillons distincts :
- Échantillon d’étudiants de premier cycle : $lpha = 0,88$.
- Échantillon de ménages tout-venant (consommateurs adultes) : $lpha = 0,91$.
- Échantillon de validation croisée sur panel national : $lpha = 0,93$.
Ces valeurs dépassent largement le seuil standard de 0,70 préconisé par Nunnally pour la recherche fondamentale, et franchissent même l’exigence rigoureuse de 0,90 requise pour les décisions appliquées individuelles. La fidélité composite (Composite Reliability, CR) calculée lors de modélisations par équations structurelles s’établit généralement au-delà de 0,90, avec une variance moyenne extraite (VME / AVE) systématiquement supérieure à 0,60.
Fidélité Test-Retest
Sur un sous-échantillon testé à un intervalle de quatre semaines dans des conditions stables, le coefficient de corrélation test-retest s’est élevé à $r = 0,82$ ($p < 0,001$), indiquant que l'ATPLP ne capture pas un état d'humeur fluctuant ou une réponse contextuelle éphémère, mais bien un trait attitudinal durable ancré dans la structure cognitive du consommateur.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La composition dimensionnelle de l’ATPLP a été scrupuleusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales d’analyse sur l’échantillon d’étalonnage, l’extraction selon la méthode des composantes principales (avec et sans rotation orthogonale Varimax) a révélé sans ambiguïté une solution à un seul facteur dominant :
- La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur excédait 3,80, expliquant à elle seule plus de 63 % à 68 % de la variance totale des items.
- La valeur propre du second facteur tombait drastiquement sous la barre de 0,65, confirmant le critère d’arrêt de Kaiser et le test du coude de Cattell en faveur d’un modèle strictement unidimensionnel.
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des items sur ce facteur unique se situaient entre 0,73 et 0,86, traduisant une excellente pureté factorielle sans présence d’items parasites.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Afin de tester rigoureusement l’hypothèse de l’unidimensionnalité, une AFC a été conduite à l’aide de logiciels de modélisation par équations structurelles (tels que LISREL et AMOS). Le modèle à facteur unique a affiché une adéquation remarquable avec les données empiriques :
- Chi-deux normalisé ($\chi^2/ ext{ddl}$) : inférieur à 2,5, indiquant un ajustement optimal.
- CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,97$.
- NNFI / TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,96$.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : oscillant entre 0,042 et 0,058, largement sous le seuil critique d’acceptation de 0,08.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : inférieur à 0,035.
Les tentatives de modélisation multifactorielle concurrente (par exemple en séparant l’acceptabilité sociale et la valeur perçue) n’ont pas entraîné d’amélioration significative du chi-deux, consacrant définitivement l’ATPLP comme un instrument unidimensionnel épuré et parcimonieux.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’ATPLP se caractérise par une administration simple, standardisée et rapide, ce qui favorise son intégration aisée dans de volumineux protocoles d’enquête ou des dispositifs de suivi longitudinaux.
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et attitudinale (self-report instrument).
- Format d’administration : Papier-crayon, passation en ligne sur ordinateur, tablette ou smartphone.
- Nombre d’items : 6 items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points graduée de :
1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Légèrement en désaccord (Slightly Disagree)
4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
5 = Légèrement d’accord (Slightly Agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Fortement d’accord (Strongly Agree). - Temps de passation estimé : Moins de 3 minutes.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Tous les items de l’échelle originale sont formulés de manière positive et homogène (aucun item inversé dans la formulation officielle de référence).
- Le score global de l’attitude envers les produits de marque de distributeur s’obtient en effectuant la moyenne arithmétique simple des 6 items (score moyen variant de 1 à 7) ou en calculant la somme cumulée brute (variant de 6 à 42 points).
- Interprétation normative des scores : Un score élevé reflète une attitude hautement positive et enthousiaste envers les marques de distributeur, caractérisée par une perception d’équivalence qualitative avec les grandes marques et une valorisation du gain économique. Un score faible reflète un scepticisme prononcé, une aversion pour les produits de distributeurs et une préférence rigide pour les marques nationales.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1998.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits d’auteur initiaux de l’article scientifique sont détenus par l’American Academy of Advertising, revue publiée par Taylor & Francis. Les auteurs de l’échelle sont Scot Burton, Donald R. Lichtenstein, Richard G. Netemeyer et Judith A. Garretson.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle a été mise à la disposition de la communauté scientifique dans le cadre de recherches académiques non commerciales. L’utilisation des items dans des thèses de doctorat, mémoires universitaires et études académiques sans but lucratif est autorisée sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Burton et al. (1998).
- Tarification : L’accès aux items et leur réutilisation dans le champ universitaire ne nécessitent le paiement d’aucune redevance de licence. En revanche, pour des applications commerciales, des panels marketing propriétaires à grande échelle ou l’intégration dans des logiciels de diagnostic commercial payants, une autorisation explicite doit être demandée aux éditeurs et aux auteurs.
12. Références / References
- Ailawadi, K. L., Neslin, S. A., & Gedenk, K. (2001). Pursuing the value-conscious consumer: Store brands versus national brand promotions. Journal of Marketing, 65(1), 71–89. https://doi.org/10.1509/jmkg.65.1.71.18132
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Burton, S., Lichtenstein, D. R., Netemeyer, R. G., & Garretson, J. A. (1998). A scale for measuring attitude toward private label products and an examination of its psychological and behavioral correlates. Journal of the Academy of Marketing Science (publié dans le Journal of Advertising), 27(4), 25–41. https://doi.org/10.1080/00913367.1998.10673567
- Garretson, J. A., Fisher, D., & Burton, S. (2002). Prominence of deal readiness, brand loyalty, and store brand attitude in grocery store choice. Journal of Retailing, 78(2), 127–141. https://doi.org/10.1016/S0022-4359(02)00071-4
- Lichtenstein, D. R., Ridgway, N. M., & Netemeyer, R. G. (1993). Price perceptions and consumer shopping behavior: A field study. Journal of Marketing Research, 30(2), 234–245. https://doi.org/10.1177/002224379303000208
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3e éd.). McGraw-Hill.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur scientifique et appartiennent aux auteurs ainsi qu’à la revue d’origine. Les items originaux en langue anglaise sont présentés ci-dessous tels que décrits dans la littérature académique de référence.
Instructions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements concerning store brands (private label products). Use a 7-point scale where 1 = Strongly Disagree and 7 = Strongly Agree.
- Buying everyday store brand products makes a lot of sense to me.
- I never buy store brand products if a national brand is available.
- For most product categories, the best buy is usually the store brand.
- I think products sold under store brands offer me good value for money.
- Store brand products are of equal quality to national brand products.
- Considering value for money, I prefer store brand products over national brands.
1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Slightly Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Slightly Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree