Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (ATBE-P)

Découvrez l’Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (ATBE-P) développée par Puligadda, Ross et Grewal (2012) : structure en 3 items, propriétés psychométriques, fidélité et cadre théorique de la schématicité de marque.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (en anglais : Attitude Toward the Brand Extension Scale [Brief], couramment désignée sous le sigle ATBE-P) constitue un instrument psychométrique parcimonieux conçu pour évaluer l’évaluation globale, affective et cognitive qu’un consommateur forme à l’égard du lancement d’un nouveau produit ou service sous un nom de marque préexistant. Développée et validée par Sanjay Puligadda, William T. Ross Jr. et Rajdeep Grewal dans le cadre de leurs travaux fondateurs publiés en 2012 au sein du Journal of Marketing Research, cette échelle a été introduite spécifiquement pour examiner l’impact des différences individuelles en matière de « schématicité de marque » (brand schematicity) sur l’accueil réservé aux stratégies d’extension de gamme et de catégorie.

Composée de trois items présentés sous la forme d’échelles différentielles sémantiques en neuf points, l’ATBE-P saisit de manière condensée et unifiée les trois piliers fondamentaux de la formation attitudinale en psychologie du consommateur : la composante purement évaluative (mauvais / bon), la composante hédonique d’appréciation personnelle (n’aime pas du tout / aime beaucoup) et la composante affective liée au plaisir ressenti (très déplaisant / très plaisant). Chacun de ces énoncés fait appel à des ancres verbales bipolaires distinctes, minimisant ainsi les biais de réponse stéréotypés et la variance de méthode commune.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des propriétés de fidélité exceptionnelles pour une mesure brève, affichant des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillant systématiquement entre 0,92 et 0,96 à travers de multiples réplications et divers stimuli de produits. Sa structure unidimensionnelle a été corroborée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, démontrant une validité de construit, convergente et discriminante robuste face à des construits connexes tels que l’attitude envers la marque mère ou la perception d’adéquation (perceived fit). L’ATBE-P s’avère particulièrement adaptée aux protocoles de recherche expérimentaux complexes, aux modélisations par équations structurelles requérant des mesures répétées sans épuisement cognitif des répondants, ainsi qu’aux études de marché opérationnelles.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude envers l’extension de marque, schématicité de marque, psychométrie du consommateur, évaluation de marque, transfert d’affect, fidélité psychométrique, échelle différentielle sémantique, comportement du consommateur, cognition marketing, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’échelle ATBE-P a été conçue et formalisée par un collectif de chercheurs éminents en sciences de gestion et en marketing quantitatif :

  • Sanjay Puligadda : Professeur associé de marketing à la Miami University (Farmer School of Business, Oxford, Ohio, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la gestion de la marque (brand management), l’architecture de marque, la psychologie cognitive appliquée au comportement des consommateurs et les heuristiques de décision d’achat. Courriel académique : [email protected].
  • William T. Ross Jr. : Professeur émérite de marketing à l’Université du Connecticut (School of Business, Storrs, Connecticut, États-Unis). Spécialiste reconnu des processus de jugement, de la prise de décision stratégique du consommateur et des dynamiques relationnelles marque-consommateur.
  • Rajdeep Grewal : Chaire Townsend Family et Professeur distingué de marketing à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (Kenan-Flagler Business School, Chapel Hill, Caroline du Nord, États-Unis). Expert de renommée internationale en méthodologie quantitative, modélisation économétrique des phénomènes marketing et théorie des organisations. Courriel académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’attitude envers l’extension de marque développée par Puligadda, Ross et Grewal (2012) est d’offrir une mesure ultrasensible, robuste et exempte de redondance inutile pour quantifier le jugement sommaire global formulé par un individu face à une proposition d’extension de marque. Dans les industries contemporaines, le recours aux extensions de marque (brand extensions) constitue une stratégie prédominante permettant de capitaliser sur le capital de marque (brand equity) accumulé par une marque mère afin de réduire les coûts prohibitifs liés au lancement de nouveaux produits. Toutefois, l’évaluation psychologique qu’effectue le consommateur n’est ni purement rationnelle ni unidimensionnelle : elle résulte d’une synthèse complexe entre l’activation de structures de connaissances antérieures et la réaction immédiate suscitée par le concept inédit.

Historiquement, les instruments de mesure de l’attitude envers l’extension reposaient sur des batteries d’items longues (souvent 7 à 12 items) adaptées des travaux classiques sur l’attitude envers la publicité (attitude toward the ad) ou envers la marque (par exemple, différentiels sémantiques de Mitchell et Olson, 1981, ou de MacKenzie, Lutz et Belch, 1986). Si ces échelles traditionnelles offrent une couverture étendue, leur déploiement dans des protocoles expérimentaux multifactoriels intégrant des plans intra-sujets (où un même répondant doit évaluer trois, quatre ou cinq concepts d’extension successifs) induit une fatigue cognitive majeure, des effets de lassitude et des réponses stéréotypées altérant la variance résiduelle.

L’ATBE-P répond précisément à cette limite méthodologique en distillant l’essence du construit attitudinal en trois indicateurs hautement discriminants. Elle a été forgée pour tester des hypothèses fines relatives à la schématicité de marque : les auteurs cherchaient à démontrer que les consommateurs dits « schématiques de marque » (qui structurent spontanément leur univers de consommation à travers le prisme des marques) évaluent plus favorablement les extensions, en particulier celles présentant une faible adéquation catégorielle directe, comparativement aux individus « aschématiques ».

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’échelle permet ainsi de mesurer :

  • Le degré d’acceptabilité globale d’un transfert d’association cognitive depuis la marque parente vers une catégorie cible.
  • La réceptivité immédiate face à des concepts d’extensions de produits variés (biens tangibles durables, biens de grande consommation, services).
  • L’effet modérateur de variables de personnalité cognitive (comme le besoin de cognition ou la schématicité de marque) sur l’évaluation du produit.

Sur le plan managérial et de la recherche appliquée, cet outil fournit aux stratèges de marque un baromètre standardisé et rapide à administrer lors de tests de concepts préliminaires, de panels en ligne ou d’études d’acceptabilité pré-marché, autorisant une comparaison inter-stimuli sans biaiser les résultats par une charge cognitive excessive.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par l’ATBE-P est l’attitude globale envers l’extension de marque (overall attitude toward the brand extension). Dans la tradition de la psychologie sociale cognitive et des modèles tripartites de l’attitude (Eagly & Chaiken, 1993 ; Fishbein & Ajzen, 1975), l’attitude est conceptualisée comme une tendance psychologique qui s’exprime par l’évaluation d’une entité particulière avec un certain degré de faveur ou de défaveur. L’originalité et la puissance de l’ATBE-P résident dans sa capacité à cristalliser cette tendance générale au confluent de trois composantes expérientielles et cognitives complémentaires :

1. La composante purement évaluative (Good / Bad)

Cette dimension renvoie au jugement cognitif et axiologique primaire. Lorsqu’un consommateur est confronté à un concept tel qu’un téléviseur commercialisé sous la marque Apple ou un dentifrice lancé sous la marque Colgate, il opère un calcul inférentiel rapide : cette proposition est-elle intrinsèquement judicieuse, qualitative, désirable ou au contraire inadéquate et dénuée de valeur ? L’ancre « Mauvais / Bon » mobilise la capacité de jugement froid et normatif de l’individu, synthétisant son appréciation de la pertinence utilitaire et de la valeur globale perçue du produit.

2. La composante hédonique et d’appréciation personnelle (Dislike / Like)

Au-delà de la validité objective d’un concept, l’attitude intègre une valence hédonique subjective. L’ancre bipolaire « N’aime pas du tout / Aime beaucoup » capte l’affinité personnelle de l’individu pour l’offre. Il est tout à fait possible pour un consommateur de juger qu’une extension est « bonne » d’un point de vue rationnel (par exemple, un logiciel de sécurité conçu par IBM), tout en éprouvant une faible appétence personnelle ou un manque d’attrait direct pour celle-ci. Cette deuxième dimension capture précisément l’inclination personnelle, l’enthousiasme et l’attrait préférentiel suscités par l’extension.

3. La composante affective et émotionnelle (Unpleasant / Pleasant)

Cette troisième facette mesure la réaction affective viscérale générée par la contemplation du produit. L’ancre « Très déplaisant / Très plaisant » puise dans le registre des états affectifs incidents ou induits par l’objet. L’association inattendue d’un nom de marque avec une nouvelle catégorie peut générer de l’incongruence cognitive produisant une sensation d’inconfort ou de déplaisir psychologique. Inversement, une extension harmonieuse ou agréablement surprenante engendre un affect positif et une expérience sensorielle anticipée plaisante.

Bien que ces trois dimensions soient conceptuellement différenciables, elles opèrent de concert pour former une variable latente unitaire de second ordre, souvent qualifiée d’attitude synthétique. Dans les modèles de décision du consommateur, cette attitude globale fonctionne comme le médiateur proximal direct entre les croyances relatives à la marque d’origine (et à la proximité perçue des catégories) et les intentions comportementales d’achat ou de recommandation de l’extension.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’échelle ATBE-P s’ancre dans un corpus théorique robuste situé à l’intersection de la psychologie cognitive, du traitement de l’information et du comportement du consommateur. Deux paradigmes théoriques dominants sous-tendent cet instrument :

La théorie des schémas et la catégorisation cognitive

L’échelle s’appuie fondamentalement sur la théorie des schémas cognitifs, introduite en psychologie par Bartlett (1932) puis formalisée dans le domaine de la personnalité et de la cognition sociale par Hazel Markus (1977). Selon cette approche, les individus développent des structures de connaissances organisées (des « schémas ») qui filtrent, encodent, interprètent et stockent les stimuli environnementaux. Dans leurs travaux de 2012, Puligadda, Ross et Grewal étendent ce concept en postulant l’existence de la « schématicité de marque » (brand schematicity) en tant que différence individuelle stable.

Pour un individu schématique de marque, les marques constituent les nœuds centraux organisateurs de l’expérience marchande. Face à une extension de marque, ces consommateurs activent instantanément le schéma de la marque mère pour interpréter le nouveau produit, même si la nouvelle catégorie semble éloignée. À l’inverse, les consommateurs aschématiques privilégient des schémas catégoriels basés sur les attributs fonctionnels des produits. L’ATBE-P a été expressément formulée pour capturer avec une grande sensibilité les variations attitudinales résultant de ces deux modes distincts de traitement de l’information schématique.

Le modèle de transfert d’affect et la catégorisation en marketing

Le second fondement théorique majeur repose sur les modèles pionniers de transfert d’affect développés par Aaker et Keller (1990) ainsi que par Boush et Loken (1991). Selon ces modèles inspirés des travaux de Fiske (1982) sur l’évaluation guidée par le schéma (schema-triggered affect), l’attitude envers une extension de marque ne se construit pas ex nihilo. Elle résulte du transfert d’associations cognitives et de valences affectives préexistantes de la marque mère vers la sous-catégorie d’extension.

Ce processus de transfert est traditionnellement conditionné par la perception de congruence cognitive ou d’adéquation perçue (perceived fit) entre les deux univers de produits. Lorsque le consommateur perçoit un alignement suffisant, les affects positifs liés à la marque mère sont fluidement projetés sur l’extension, induisant une attitude hautement favorable sur les trois axes (bon, plaisant, apprécié). Lorsque l’adéquation est jugée faible, une dissonance cognitive apparaît, générant un affect négatif ou du scepticisme. L’ATBE-P offre ainsi l’ancrage empirique idéal pour mesurer précisément l’aboutissement de cette mécanique de transfert émotionnel et cognitif.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’attitude envers l’extension de marque a fait l’objet d’un processus de démonstration rigoureux au sein des études 5 et 6 du programme de recherche de Puligadda, Ross et Grewal (2012).

Validité de contenu et validité apparente

La validité de contenu a été garantie par une dérivation directe des items à partir de la tradition éprouvée des différentiels sémantiques en psychologie sociale (Osgood, Suci, & Tannenbaum, 1957) et en modélisation publicitaire (Mitchell & Olson, 1981). Le choix délibéré de combiner un pôle utilitaire/évaluatif (« mauvais/bon »), un pôle hédonique (« n’aime pas/aime ») et un pôle affectif (« déplaisant/plaisant ») assure que l’espace conceptuel du construit d’attitude est entièrement couvert, sans laisser de variance résiduelle majeure inexpliquée.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée à la fois au niveau des métriques factorielles et par corrélation avec d’autres échelles attitudinales établies. Les saturations factorielles de chacun des trois items sur la variable latente sous-jacente dépassent systématiquement le seuil critique de 0,85, atteignant fréquemment des valeurs comprises entre 0,90 et 0,95. La variance moyenne extraite (VME ou Average Variance Extracted, AVE) excède très largement le standard conventionnel de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), se situant au-delà de 0,80 dans toutes les configurations de test.

Validité discriminante

L’ATBE-P démontre une excellente validité discriminante par rapport à plusieurs construits théoriquement voisins :

  • L’attitude envers la marque mère (Attitude toward the parent brand) : Bien qu’une corrélation positive existe naturellement du fait du transfert d’affect, la corrélation au carré entre l’attitude envers la marque mère et l’attitude envers l’extension demeure systématiquement inférieure à l’AVE de chaque construit, confirmant qu’il s’agit d’entités psychologiques distinctes.
  • L’adéquation perçue (Perceived fit) : L’échelle distingue parfaitement le jugement d’alignement logique/catégoriel de l’évaluation attitudinale globale. Une extension peut être jugée hautement congruente mais peu attirante, ou incongrue mais hautement séduisante.

Validité prédictive et nomologique

Dans l’Étude 5 de Puligadda et ses collaborateurs, l’échelle a démontré une validité prédictive remarquable en confirmant des interactions subtiles prédites par la théorie. Plus précisément, l’ATBE-P a permis de mettre en évidence que pour les extensions à faible adéquation de catégorie, les participants caractérisés par une forte schématicité de marque exprimaient des attitudes significativement plus favorables envers le concept que les participants aschématiques (différences statistiquement significatives à p < 0,01). De surcroît, les scores obtenus sur l’ATBE-P prédisent fortement l’intention d’essai et la propension à payer pour l’extension.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument ATBE-P représente l’un de ses atouts méthodologiques les plus remarquables, particulièrement compte tenu de son format condensé à trois items.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)

Dans l’Étude 5 rapportée par Puligadda, Ross et Grewal (2012), l’échelle a été administrée de manière répétée à travers quatre scénarios d’extensions de marque distincts impliquant des marques et des catégories variées. Pour chacune de ces quatre administrations indépendantes, les coefficients de cohérence interne se sont révélés exceptionnellement élevés et stables :

  • Administration 1 (Stimulus d’extension A) : $\alpha = 0,92$
  • Administration 2 (Stimulus d’extension B) : $\alpha = 0,94$
  • Administration 3 (Stimulus d’extension C) : $\alpha = 0,96$
  • Administration 4 (Stimulus d’extension D) : $\alpha = 0,93$

La fourchette d’alpha de Cronbach observée (entre 0,92 et 0,96) témoigne d’une homogénéité exemplaire des indicateurs. Des coefficients de fiabilité composite ($\rho_c$ de Jöreskog) calculés sur ces données ont également affiché des niveaux supérieurs à 0,93, confirmant que l’erreur de mesure non aléatoire est réduite au minimum.

Stabilité à travers les stimuli

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une fidélité test-retest au sens d’une mesure longitudinale sur un objet invariable, la capacité de l’échelle à maintenir des coefficients de cohérence interne quasi-identiques à travers des stimuli d’extensions radicalement différents (marques technologiques, produits alimentaires, services) démontre la parfaite invariance métrique de l’instrument face à l’hétérogénéité des contextes marketing.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de l’échelle ATBE-P a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) dans le cadre des protocoles analytiques de recherche.

Structure unifactorielle

Toutes les modélisations convergent sans équivoque vers une solution à un seul facteur dominant. Lors de l’extraction par factorisation en axes principaux ou par composantes principales, un facteur unique émerge avec une valeur propre (eigenvalue) très nettement supérieure au critère de Kaiser (> 1, typiquement entre 2,60 et 2,85 pour un maximum possible de 3), captant entre 86 % et 95 % de la variance totale des items. Le tracé d’éboulis des valeurs propres (scree plot de Cattell) révèle une rupture verticale immédiate après le premier facteur, ne laissant subsister aucun facteur secondaire interprétable.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Dans le cadre de l’AFC sous estimation du maximum de vraisemblance (ML), le modèle de mesure unifactoriel s’ajuste de manière optimale aux données empiriques. Les indices d’ajustement globaux répertoriés dans les recherches connexes appliquant cette formulation présentent des métriques exemplaires :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : $ge 0,99$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ge 0,98$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $le 0,05$ (avec intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00)
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : $le 0,02$

Poids factoriels et charges standardisées

Le tableau des saturations factorielles met en évidence l’extrême proximité des trois items quant à leur capacité d’expression de la variable latente :

  • Item 1 (Mauvais / Bon) : $\lambda \approx 0,91 – 0,94$
  • Item 2 (N’aime pas du tout / Aime beaucoup) : $\lambda \approx 0,93 – 0,96$
  • Item 3 (Très déplaisant / Très plaisant) : $\lambda \approx 0,89 – 0,93$

Toutes les saturations factorielles ($lambda$) s’avèrent statistiquement significatives à $p < 0,001$. Les variances résiduelles (erreurs de mesure uniques) demeurent faibles, corroborant la parfaite interchangeabilité et la complémentarité synchronique des indicateurs choisis.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure ATBE-P se présente sous les spécifications opérationnelles suivantes :

  • Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) basée sur le différentiel sémantique bipolaire.
  • Nombre total d’items : 3 items.
  • Format de réponse : Échelle différentielle sémantique en 9 points (graduée de 1 à 9). Chaque point d’ancrage est encadré par deux adjectifs ou expressions antonymes.
  • Modalités d’ancrage verbal :
    • Item 1 : Ancrage cognitif/évaluatif (1 = Mauvais / 9 = Bon ; original : Bad / Good).
    • Item 2 : Ancrage de préférence hédonique (1 = N’aime pas du tout / 9 = Aime beaucoup ; original : Dislike / Like).
    • Item 3 : Ancrage affectif sensoriel (1 = Très déplaisant / 9 = Très plaisant ; original : Very Unpleasant / Very Pleasant).
  • Procédure de cotation :
    • Tous les items sont orientés positivement (le pôle le plus favorable se trouvant à la valeur 9). Aucun recodage inverse n’est requis.
    • Le score global d’attitude envers l’extension de marque est calculé soit par la moyenne arithmétique simple des trois notes (score continu de 1,00 à 9,00), soit par la somme brute des trois items (score s’étalant de 3 à 27).
    • Dans le contexte de modélisations par équations structurelles (SEM), les trois items servent d’indicateurs manifestes continus pour définir une variable latente réflexive.
  • Temps moyen de passation : Moins de 30 secondes par stimulus évalué.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) a été publiée pour la première fois en 2012 au sein d’une revue académique majeure à comité de lecture :

  • Année d’introduction officielle : 2012.
  • Statut des droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article original est la propriété intellectuelle de l’American Marketing Association (AMA), éditrice du Journal of Marketing Research. L’utilisation des items constitutifs de l’échelle à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale, de thèses doctorales ou d’enseignement universitaire est traditionnellement tolérée et autorisée sans frais dans le cadre de l’usage loyal (fair use académique), sous réserve d’une citation bibliographique intégrale et rigoureuse de l’article princeps de Puligadda, Ross et Grewal (2012).
  • Utilisation commerciale et panels industriels : Toute reproduction intégrale de l’article ou intégration de l’instrument dans des logiciels commerciaux propriétaires à grande échelle peut nécessiter l’obtention d’une licence ou d’une autorisation auprès du Copyright Clearance Center (CCC) ou directement auprès de l’American Marketing Association.
  • Coût : L’échelle elle-même est libre de redevance pour les chercheurs académiques. L’accès au document source peut être assujetti aux abonnements institutionnels ou universitaires à la base de données SAGE Publications / AMA.

12. Références / References

  • Aaker, D. A., & Keller, K. L. (1990). Consumer evaluations of brand extensions. Journal of Marketing, 54(1), 27–41. https://doi.org/10.1177/002224299005400102
  • Bartlett, F. C. (1932). Remembering: An experimental and social study. Cambridge University Press.
  • Boush, D. M., & Loken, B. (1991). A process-tracing study of brand extension evaluation. Journal of Marketing Research, 28(1), 16–28. https://doi.org/10.1177/002224379102800102
  • Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Fiske, S. T. (1982). Schema-triggered affect: Applications to social perception. In M. S. Clark & S. T. Fiske (Eds.), Affect and cognition: The 17th annual Carnegie symposium on cognition (pp. 55–78). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • MacKenzie, S. B., Lutz, R. J., & Belch, G. E. (1986). The role of attitude toward the ad as a mediator of advertising effectiveness: A test of competing explanations. Journal of Marketing Research, 23(2), 130–143. https://doi.org/10.1177/002224378602300205
  • Markus, H. (1977). Self-schemata and processing information about the self. Journal of Personality and Social Psychology, 35(2), 63–78. https://doi.org/10.1037/0022-3514.35.2.63
  • Mitchell, A. A., & Olson, J. C. (1981). Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude? Journal of Marketing Research, 18(3), 318–332. https://doi.org/10.1177/002224378101800306
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Puligadda, S., Ross, W. T., & Grewal, R. (2012). Individual differences in brand schematicity. Journal of Marketing Research, 49(1), 115–130. https://doi.org/10.1509/jmr.10.0210

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to respondents:

Please indicate your overall impression and attitude toward the proposed brand extension concept by selecting the number that best reflects your opinion on each of the following 9-point scales.

  1. Evaluative dimension:
    Overall, I consider this brand extension to be:

    1 = Bad  — 
    2  — 
    3  — 
    4  — 
    5  — 
    6  — 
    7  — 
    8  — 
    9 = Good
  2. Hedonic / Preference dimension:
    Regarding this proposed brand extension, my personal feeling is:

    1 = Dislike very much / Dislike  — 
    2  — 
    3  — 
    4  — 
    5  — 
    6  — 
    7  — 
    8  — 
    9 = Like very much / Like
  3. Affective / Emotional dimension:
    Thinking about this brand extension makes me feel that the concept is:

    1 = Very Unpleasant  — 
    2  — 
    3  — 
    4  — 
    5  — 
    6  — 
    7  — 
    8  — 
    9 = Very Pleasant
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Looti, M. (2026, octobre 4). Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (ATBE-P). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-extension-marque-breve-atbe-p/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (ATBE-P).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-extension-marque-breve-atbe-p/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’extension de marque (brève) (ATBE-P).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-extension-marque-breve-atbe-p/.