Échelle d’attitude envers l’Église

L’Échelle d’attitude envers l’Église (Thurstone & Chave, 1929) est le premier instrument psychométrique historique fondé sur la méthode des intervalles apparemment égaux pour mesurer les attitudes socioreligieuses.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitude envers l’Église (Attitude toward the Church Scale), conçue en 1929 par le psychologue et psychométricien américain Louis Leon Thurstone et le théologien Ernest J. Chave de l’Université de Chicago, représente le premier instrument psychométrique standardisé fondé sur la méthode des intervalles apparemment égaux (method of equal-appearing intervals). Conçue pour quantifier scientifiquement l’intensité et la valence des affects individuels à l’égard de l’institution ecclésiale, cette échelle constitue un tournant épistémologique fondamental dans l’histoire des sciences sociales et psychologiques, en démontrant pour la première fois que des attitudes subjectives complexes peuvent être mesurées avec une rigueur analogue à celle des attributs physiques.

L’instrument repose sur une banque initiale de déclarations soumises à un panel d’évaluateurs (juges) indépendants chargés de répartir les énoncés le long d’un continuum en 11 points, allant d’une hostilité absolue (valeurs proches de 11,0) à une dévotion institutionnelle maximale (valeurs proches de 0,0). La version finale comprend des formes parallèles intégrant 45 énoncés soigneusement calibrés, tandis que le corpus de développement intègre jusqu’à 130 items d’opinion explorant les multiples facettes du sentiment religieux, institutionnel, éthique et social. Le répondant coche uniquement les propositions avec lesquelles il est en accord plein et entier. Le score d’attitude individuel correspond à la médiane (ou à la moyenne) des valeurs d’échelle associées aux items approuvés. L’outil présente des propriétés psychométriques historiques remarquables, avec une fidélité par formes parallèles oscillant entre 0,85 et 0,92, et une excellente validité de construit attestée par des contrastes systématiques entre groupes affiliés et non-affiliés.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de Thurstone, Louis Leon Thurstone, Ernest J. Chave, attitude envers l’Église, psychométrie, méthode des intervalles apparemment égaux, mesure des attitudes, psychologie de la religion, évaluation d’attitude, échelle psychologique, loi du jugement comparatif, sociologie religieuse, histoire de la psychométrie.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue, développée et validée par une collaboration interdisciplinaire entre un pionnier de la psychométrie quantitative et un chercheur en sciences de l’éducation religieuse :

  • Louis Leon Thurstone, Ph.D. (1887–1955) : Professeur de psychologie à l’Université de Chicago, directeur du Psychometric Laboratory, fondateur de la Société psychométrique (Psychometric Society) et de la revue Psychometrika. Considéré comme l’un des pères fondateurs de l’analyse factorielle multiple et de la psychophysique appliquée aux états mentaux.
  • Ernest J. Chave, Ph.D. : Professeur associé d’éducation religieuse au sein de la Divinity School de l’Université de Chicago, spécialiste des dynamiques éducatives, de la morale et des orientations religieuses des étudiants universitaires au début du XXe siècle.
  • Affiliation institutionnelle historique : University of Chicago, Chicago, Illinois, États-Unis.
  • Contact contemporain et archives : Archives de la Psychometric Society et collections spéciales de la bibliothèque de l’Université de Chicago.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’attitude envers l’Église était de résoudre une controverse méthodologique majeure des années 1920 : l’affirmation selon laquelle les attitudes humaines, étant subjectives, qualitatives, fluides et multidimensionnelles, échapperaient intrinsèquement à toute quantification rigoureuse. Thurstone et Chave ont développé cet instrument pour prouver la faisabilité théorique et opérationnelle de la mesure psychologique d’un affect social complexe. L’instrument vise à positionner un individu sur un continuum linéaire d’approbation ou de rejet d’une institution socioreligieuse majeure, en éliminant les biais introduits par les préconceptions des expérimentateurs.

Sur le plan de la recherche fondamentale, l’échelle permet d’étudier scientifiquement :

  • Les variations intra-individuelles et inter-individuelles des croyances et affiliations au cours du cycle de vie, notamment lors de la transition universitaire.
  • L’impact des mutations culturelles, du progrès de l’instruction scientifique et de l’urbanisation sur l’attachement aux institutions traditionnelles.
  • La corrélation entre les attitudes ecclésiales et d’autres variables psychosociales telles que l’altruisme, le conformisme social, le libéralisme politique ou le conservatisme dogmatique.

Dans les applications éducatives et institutionnelles de l’époque, l’échelle a servi à évaluer l’efficacité des programmes de formation théologique, l’impact des sermons sur l’assemblée, et les dynamiques de sécularisation observées chez les jeunes adultes américains. D’un point de vue clinique ou de conseil d’orientation spirituelle, l’instrument fournit une cartographie détaillée du degré d’aliénation ou d’intégration de l’individu par rapport aux dogmes, aux liturgies et à l’autorité morale de l’Église.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par cette échelle est défini par Thurstone comme le degré d’affect positif ou négatif global associé à l’Église en tant qu’institution socioreligieuse. Dans la conceptualisation de Thurstone et Chave, l’attitude ne se confond ni avec la connaissance théologique objective ni avec les pratiques rituelles effectives (bien qu’elle y soit corrélée), mais représente une disposition latente, un état mental préparatoire qui oriente les jugements, les réactions émotionnelles et les conduites de l’individu face à l’institution.

Bien que l’instrument produise un score scalaire global unidimensionnel, l’analyse détaillée du corpus des énoncés met en lumière plusieurs composantes sous-jacentes du construit :

  • La perception de la valeur morale et sociale de l’Église : L’institution est-elle perçue comme un agent indispensable d’élévation éthique, de justice sociale et de cohésion collective (par exemple : « I believe the church is a powerful agency for promoting both individual and social righteousness »), ou au contraire comme une force obsolète, hypocrite et parasitaire entravant le progrès social (par exemple : « I think the church is a parasite on society ») ?
  • La compatibilité avec la rationalité et la modernité scientifique : L’échelle évalue dans quelle mesure le répondant juge l’Église capable d’intégrer les découvertes scientifiques modernes ou, à l’inverse, l’estime prisonnière de dogmes médiévaux et de superstitions magiques (par exemple : « I think the organized church is an enemy of science and truth » versus « I feel that the church is trying to adjust itself to the scientific world and deserves support »).
  • L’adhésion personnelle et l’expérience rituelle subjective : Ce domaine explore le bénéfice psychologique direct éprouvé lors de la participation aux offices, la paix intérieure, l’inspiration morale hebdomadaire et le sens de la communion fraternelle (par exemple : « I feel the church services give me inspiration and help me to live up to my best during the following week »).
  • L’indifférence pragmatique et la désillusion institutionnelle : Les positions centrales du continuum capturent des attitudes caractérisées par le détachement, la tolérance passive ou le scepticisme modéré, où l’Église est considérée comme inoffensive mais inutile pour l’individu moderne instruit (par exemple : « The churches may be doing good and useful work but they do not interest me »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’Échelle d’attitude envers l’Église s’enracine dans la transposition des principes de la psychophysique classique (élaborée par Ernst Heinrich Weber et Gustav Fechner) à la psychologie sociale et cognitive. Thurstone a formulé l’hypothèse révolutionnaire que les stimuli sociaux (déclarations d’opinion, énoncés verbaux) peuvent être ordonnés sur un continuum psychologique subjectif de la même manière que des stimuli sensoriels (intensité sonore, luminosité ou poids) le sont sur un continuum physique.

Ce modèle repose sur la Loi du jugement comparatif (Law of Comparative Judgment), développée par Thurstone en 1927. Selon cette théorie, la réaction d’un individu à un énoncé d’attitude active un processus discriminatif modal associé à une dispersion normale autour d’une valeur moyenne sur le continuum psychologique. Pour construire l’échelle d’attitude envers l’Église, Thurstone et Chave ont déployé la méthode des intervalles apparemment égaux :

  • Un vaste ensemble d’énoncés (plusieurs centaines au départ, réduits à 130 propositions variées) a été réuni pour couvrir l’ensemble du spectre d’opinion envisageable.
  • Un panel de 300 juges indépendants a été sollicité pour trier ces énoncés dans 11 catégories discrètes (marquées de A à K), conçues pour représenter des intervalles perçus comme subjectivement équidistants, allant de l’attitude la plus favorable (A = 0–1) à l’attitude la plus défavorable (K = 10–11).
  • Pour chaque énoncé, la distribution des jugements a permis de calculer sa valeur d’échelle (la médiane de sa distribution cumulative, notée $S$) et son indice d’ambiguïté ou dispersion semi-interquartile ($Q = Q_3 – Q_1$). Les items caractérisés par une dispersion $Q$ excessive (indiquant un désaccord majeur entre les juges sur la signification de l’item) ont été éliminés.
  • Les items finaux retenus ont été choisis pour leur faible ambiguïté et leur espacement régulier le long du continuum de 0 à 11, garantissant une métrique à intervalles constants.

Un postulat crucial de Thurstone était que l’évaluation des énoncés par les juges devait être indépendante de leur propre attitude personnelle. Bien que ce postulat d’indépendance des juges ait ultérieurement fait l’objet de révisions critiques (notamment par Sherif et Hovland dans le cadre de la théorie de l’assimilation et du contraste), les travaux de Thurstone et Chave ont posé les fondations formelles de la psychométrie des attitudes.

7. Validité / Validity

La validité de l’Échelle d’attitude envers l’Église a été explorée empiriquement dès sa publication princeps en 1929, puis corroborée par des réplications successives au cours des décennies suivantes.

Validité de contenu et de construction

La validité de contenu a été garantie par le recensement exhaustif des opinions circulant dans la littérature, les discours publics, les enquêtes auprès d’étudiants et les débats sociétaux de l’époque. Le protocole rigoureux de calibrage par 300 juges a permis d’éliminer les énoncés polysémiques, non discriminants ou non pertinents pour le construit d’attitude institutionnelle.

Validité convergente et de groupes connus (critère externe)

Thurstone et Chave ont administré l’instrument à divers groupes cibles dont les attitudes envers l’Église étaient prévisibles en raison de leurs engagements comportementaux réels :

  • Les étudiants inscrits en séminaire de théologie (Divinity School) ont obtenu des scores médians compris entre 1,0 et 2,5, indiquant une attitude extrêmement favorable.
  • Les membres actifs des paroisses et des associations chrétiennes ont obtenu des scores moyens systématiquement situés sous la barre des 3,5.
  • Les groupes d’étudiants non affiliés, agnostiques ou engagés dans des mouvements rationalistes ou laïques ont enregistré des scores médians variant de 7,5 à 9,8, témoignant d’une hostilité ou d’un scepticisme marqué.
  • Les scores d’échelle ont démontré une forte corrélation positive avec la fréquence effective de fréquentation du culte ($r > 0,65$), apportant une preuve tangible de validité prédictive comportementale.

Validité discriminante

Les investigations menées par Robinson et Shaver (1969) ainsi que par Zazeckis (1981) ont confirmé que l’échelle distingue adéquatement l’attitude envers l’institution ecclésiale des attitudes envers des concepts connexes mais distincts, tels que la foi en Dieu (spiritualité personnelle déconnectée de l’Église) ou les orientations politiques générales, démontrant la spécificité du construit institutionnel mesuré.

8. Fidélité / Reliability

Dans la perspective psychométrique thurstonienne, la fidélité de l’instrument a été évaluée au moyen de la méthode des formes parallèles et de la cohérence interne des sélections d’items :

  • Fidélité par formes parallèles (Forme A et Forme B) : Les 45 items de l’échelle ont été appariés deux à deux selon leurs valeurs d’échelle et leurs indices d’ambiguïté pour constituer deux formes alternatives équivalentes. L’administration simultanée ou différée de ces formes parallèles auprès de larges cohortes d’étudiants de l’Université de Chicago a produit des coefficients de corrélation oscillant entre $r = 0,85$ et $r = 0,92$, attestant d’une stabilité métrique remarquable.
  • Fidélité test-retest : Les réévaluations longitudinales réalisées à plusieurs semaines d’intervalle chez des populations stables ont révélé des coefficients de stabilité temporelle supérieurs à 0,80, démontrant la robustesse de la mesure face aux fluctuations de l’humeur passagère.
  • Consistance interne : Bien que les indices modernes tels que l’alpha de Cronbach soient spécifiquement adaptés aux échelles additives de type Likert, les rétro-analyses factorielles et les calculs de cohérence interne appliqués aux sous-ensembles d’items approuvés indiquent une consistance interne globale estimée entre 0,86 et 0,89.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que Thurstone ait développé cette échelle sous l’hypothèse opérationnelle d’un continuum unidimensionnel d’attitude (favorable versus défavorable), les réanalyses factorielles modernes (exploratoires et confirmatoires) conduites sur les données de l’échelle d’attitude envers l’Église ont éclairé la structure latente complexe du questionnaire.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les extractions en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax ou Oblimin) menées sur les banques d’items révèlent une dominance évidente d’un facteur général d’évaluation affective (représentant plus de 40 % de la variance totale expliquée), justifiant le calcul d’un score composite global. Néanmoins, trois à quatre facteurs de second ordre émergent régulièrement :

  • Facteur 1 : Utilité morale et sociétale (saturations élevées sur les items 3, 11, 22, 33, 44, avec des charges factorielles $lambda > 0,60$) reflétant la croyance en la nécessité de l’Église pour la vertu publique et l’intégrité civique.
  • Facteur 2 : Dogmatisme et obscurantisme perçus (saturations élevées sur les items 10, 17, 34, 37, 40, 41, avec $lambda > 0,65$) capturant le rejet des croyances archaïques, de l’hypocrisie et de l’opposition à la science.
  • Facteur 3 : Épanouissement et inspiration personnelle (saturations sur les items 2, 4, 5, 29, 45, avec $lambda > 0,55$) mesurant le réconfort émotionnel, l’appréciation du rituel et le sentiment d’appartenance communautaire.
  • Facteur 4 : Détachement et désuétude institutionnelle (saturations sur les items 7, 8, 21, 25, 36) caractérisé par le sentiment que l’Église est dépassée par la modernité sans être nécessairement nocive.

Ces structures factorielles corroborent la richesse multidimensionnelle des énoncés tout en validant la cohérence de leur projection sur un axe évaluatif bipolaire unifié.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle d’attitude envers l’Église est un instrument psychométrique auto-administré fondé sur la technique des intervalles apparemment égaux. Voici ses caractéristiques techniques :

  • Type de passation : Auto-questionnaire individuel ou collectif, sur support papier-crayon ou format numérique informatisé.
  • Population cible : Adolescents et adultes (dès l’âge de 15 ans), de tous niveaux d’éducation et de toutes confessions ou convictions philosophiques.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes pour une forme standard de 45 énoncés.
  • Structure de l’instrument : Une liste d’énoncés d’opinion calibrés couvrant l’ensemble du continuum (de l’extrême approbation à l’extrême réprobation). La banque complète originale comprend 130 items documentés, tandis que les versions standardisées d’application (Formes A et B) comportent 45 items chacune.
  • Format de réponse : Approbation binaire sélective (cocher la case correspondant aux affirmations avec lesquelles le répondant est en accord, laisser vide les affirmations rejetées ou indifférentes). Aucun format Likert forcé n’est imposé dans le protocole thurstonien originel.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • À chaque énoncé est associée une valeur d’échelle étalonnée (valeur médiane $S$ calculée historiquement par les juges, comprise théoriquement entre 0,0 et 11,0).
    • Pour obtenir le score du sujet, l’examinateur relève les valeurs d’échelle de tous les items cochés par le participant.
    • Le score global d’attitude correspond à la médiane (ou arithmétiquement à la moyenne) de ces valeurs d’échelle retenues.
    • Interprétation des scores :
      • 0,0 à 3,4 : Attitude fortement favorable à l’Église, attachement institutionnel et dévotion marqués.
      • 3,5 à 5,4 : Attitude modérément favorable, soutien critique ou appréciation sélective.
      • 5,5 à 6,5 : Attitude neutre, indifférence, ambivalence ou agnosticisme pragmatique.
      • 6,6 à 8,5 : Attitude modérément défavorable, scepticisme, critique de l’inutilité ou de la rigidité institutionnelle.
      • 8,6 à 11,0 : Attitude fortement hostile, anticléricalisme affirmé, rejet absolu perçu comme nuisible à la société.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1929 (University of Chicago Press).
  • Statut juridique et droits d’auteur : En raison de son ancienneté (publication antérieure au 1er janvier 1930) et de son intégration dans des rapports scientifiques du domaine public universitaire, l’instrument original de Thurstone et Chave relève désormais du domaine public international (Public Domain).
  • Tarifs et frais d’utilisation : Libre de droits et gratuit pour toute utilisation académique, pédagogique, clinique ou de recherche. Aucune redevance commerciale n’est exigée pour son administration.
  • Conditions d’utilisation : La citation formelle des publications historiques de L. L. Thurstone et E. J. Chave (1929) est requise dans toute publication scientifique utilisant l’échelle ou ses dérivés.

12. Références / References

Les sources académiques et monographies de référence pour cet instrument comprennent :

  • Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of Political Attitudes. Institute for Social Research, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan. https://www.isr.umich.edu/
  • Thurstone, L. L. (1927). A law of comparative judgment. Psychological Review, 34(4), 273–286. https://doi.org/10.1037/h0070288
  • Thurstone, L. L. (1928). Attitudes can be measured. American Journal of Sociology, 33(4), 529–554. https://doi.org/10.1086/214483
  • Thurstone, L. L. (1929). Theory of attitude measurement. Psychological Review, 36(3), 222–241. https://doi.org/10.1037/h0071143
  • Thurstone, L. L., & Chave, E. J. (1929). The measurement of attitude: A psychophysical method and some experiments with a scale for measuring attitude toward the church. University of Chicago Press. https://doi.org/10.1037/11574-000
  • Zazeckis, T. M. (1981). The effect of variant attitudes on the standardization of Thurstone’s scale of attitude toward the church (Master’s thesis, The University of Arizona). University of Arizona Libraries. http://hdl.handle.net/10150/557704

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. I think the teaching of the church is altogether too superficial to have much social significance. (8.3)
  2. I feel the church services give me inspiration and help me to live up to my best during the following week. (1.7)
  3. I think the church keeps business and politics up to a higher standard than they would otherwise tend to maintain. (2.6)
  4. I find the services of the church both restful and inspiring. (2.3)
  5. When I go to church I enjoy a fine ritual service with good music. (4.0)
  6. I believe in what the church teaches but with mental reservations. (4.5)
  7. I do not receive any benefit from attending church services but I think it helps some people. (5.7)
  8. I believe in religion but I seldom go to church. (5.4)
  9. I am careless about religion and church relationships but I would not like to see my attitude become general. (4.7)
  10. I regard the church as a static‚ crystallized institution and as such it is unwholesome and detrimental to society and the individual. (10.5)
  11. I believe church membership is almost essential to living life at its best. (1.5)
  12. I do not understand the dogmas or creeds of the church but I find that the church helps me to be more honest and creditable. (3.1)
  13. The paternal and benevolent attitude of the church is quite distasteful to me. (8.2)
  14. I feel church attendance is a fair index of the nation’s morality. (2.6)
  15. Sometimes I feel that the church and religion are necessary and some-times I doubt it. (5.6)
  16. I believe the church is fundamentally sound but some of its adherents have given it a bad name. (309)
  17. I think the church is a parasite on society. (11.0)
  18. I feel the need for religion but do not find what I want in any one church. (6.1)
  19. I think too much money is being spent on the church for the benefit that is being derived. (7.5)
  20. I believe in the church and its teachings because I have been accustomed to them since I was a child. (4.0)
  21. I think the church is hundreds of years behind the times and cannot make a dent of modern life. (9.5)
  22. I believe the church has grown up with the primary purpose of perpetuating the spirit and teachings of Jesus and deserves loyal support. (1.0)
  23. I feel the church perpetuates the values which man puts highest in his philosophy of life. (0.8)
  24. I feel I can worship God better out of doors than in the church and I get more inspiration there. (6.9)
  25. My experience is that the church is hopelessly out of date. (9.1)
  26. I feel the church is petty‚ always quarreling over matters that have no interest or importance. (8.6)
  27. I do not believe in any brand of religion or in any particular church but I have never given the subject serious thought. (5.9)
  28. I respect any church-member’s beliefs but I think it is all « bunk. » (8.8)
  29. I enjoy my church because there is a spirit of friendliness there. (3.3)
  30. I think the country would be better off if the churches were closed and ministers set to some useful work. (10.5)
  31. I believe the church is the greatest institution in America today. (0.2)
  32. I believe in sincerity and goodness without any church ceremonies. (6.7)
  33. I believe the church is the greatest influence for good government and right living. (0.4)
  34. I think the organized church is an enemy of science and truth. (10.7)
  35. I believe the church is losing ground as education advances. (7.4)
  36. The churches may be doing good and useful work but they do not interest me. (5.9)
  37. I think the church is a hindrance to true religion for it still depends upon magic‚ superstition‚ and myth. (9.6)
  38. The church is needed to develop religion which has always been concerned with man’s deepest feelings and greatest values. (1.4)
  39. I believe the churches are too much divided by factions and denominations to be a strong force for righteousness. (7.2)
  40. The church represents shallowness‚ hypocrisy‚ and prejudice. (10.4)
  41. I think the church seeks to impose a lot of worn-out dogmas and medieval superstitions. (9.2)
  42. I think the church allows denominational differences to appear larger than true religion. (7.2)
  43. I like the ceremonies of my church but do not miss them much when I stay away. (5.1)
  44. I believe the church is a powerful agency for promoting both individual and social righteousness. (1.2)
  45. I like to go to church for I get something worthwhile to think about and it keeps my mind filled with right thoughts. (2.2)
  46. I do not think the church is essential to Christianity.
  47. I like our church for it gives young people a chance to have some fun and yet it is religious.
  48. The church represents shallowness‚ hypocrisy‚ and prejudice.
  49. I do not think one has to belong to the church to be religious.
  50. I feel the church services give me inspiration and help me to live up to my best during the following week.
  51. I feel I can worship God better out of doors than in the church and I get more inspiration there.
  52. I believe interest in the church is more emotional than rational.
  53. I feel that the church is rapidly coming to apply scientific methods to its thinking and its promotion of religion.
  54. When I go to church I enjoy a fine ritual service with good music.
  55. I believe that if young people are not interested in the church it is the fault of either their parents or the church leaders.
  56. I believe the church is losing ground as education advances.
  57. The church has not helped me to any satisfactory ideas of God or the future. I have had to work out my own ideas.
  58. I think one church is about as good as another but some camouflage better than others.
  59. I go to church occasionally but have no specific attitude toward it.
  60. I believe orthodox religion is all right but radicals upset the influence of the church.
  61. I go to church because I find the sermon usually interesting.
  62. I am interested in the church because of its work for moral and social reform in which I desire to share.
  63. I believe the church would be all right if it kept close to the teachings of Jesus but it does not and so fails.
  64. I feel the need for religion but do not find what I want in any one church.
  65. I think the church is a parasite on society.
  66. I think the church is a place for religious instruction of young and old and is essential in every community.
  67. I think the church is after money all the time and I am tired of hearing of it.
  68. I think the church and organized religion is necessary for the superstitious and uneducated but it should become less and less important.
  69. I am careless about religion and church relationships but I would not like to see my attitude become general.
  70. I like the opportunity in the young people’s society for discussion and self-expression.
  71. I think the church is valuable for creating ideals and for setting a person right morally.
  72. I think the organized church is an enemy of science and truth.
  73. I like to go to church for I get something worth while to think about and it keeps my mind filled with right thoughts.
  74. I enjoy my church because there is a spirit of friendliness there.
  75. I believe the church is the greatest influence for good government and right living.
  76. The church is to me primarily a place to commune with God.
  77. I do not receive any benefit from attending church services but I think it helps some people.
  78. I give my money to support the church but I keep out of it because there is so much petty jangling.
  79. I believe the church leaders are afraid to stand up and say what is true and right. The church is weak.
  80. I enjoy a good church service but do not take much stock in the teachings.
  81. If I were picking a man for a responsible job I would give the preference to a regular church-member.
  82. The church does not interest me now but sometime I expect I shall find it worth while to join.
  83. I am attracted to the church by its courageous attack on what is commonly called impossible.
  84. I find the social life of the church too slow and uninteresting and that is all I care about.
  85. I believe the church has done and can do far more for society than any organization of science.
  86. My belief is that the church is more spiritual and a greater force for good than it was a hundred years ago. It is increasing in value.
  87. I think the church is hundreds of years behind the times and cannot make a dent of modern life.
  88. I like church occasionally but do not feel that one should get too ardent about worship or church-going.
  89. I believe the church has grown up with the primary purpose of perpetuating the spirit and teachings of Jesus and deserves loyal support.
  90. I like the ceremonies of my church but do not miss them much when I stay away.
  91. I regard the church as the institution for the development of spiritual life individually and socially.
  92. I believe the church is far removed from the essentials of Christian love and brotherly kindness.
  93. I believe church-membership is almost essential to living life at its best.
  94. I believe the church is as necessary as the school for our social life.
  95. I do not believe in any brand of religion or in any particular church but I have never given the subject serious thought.
  96. I regard the church as a static‚ crystallized institution‚ and as such it is unwholesome and detrimental to society and the individual.
  97. I think the church is learning more and more how to correlate science and religion for the good of humanity.
  98. No one attempts to live up to the ideals of the church but it serves as a good stimulator.
  99. To me the church is more or less boring.
  100. I believe the church is a powerful agency for promoting both individual and social righteousness.
  101. I believe the church is the greatest institution in America today.
  102. I have no desire to attend‚ join‚ or have anything to do with any church I know.
  103. I find the services of the church both restful and inspiring.
  104. I find more satisfaction in doing church work than in anything else I do.
  105. I think the church is more controlled by magic than by reason.
  106. I believe the average of the morals of church-members is considerably higher than the average of non-church-members in the same social status.
  107. The church is needed to develop religion which has always been concerned with man’s deepest feelings and greatest values.
  108. I believe the church is full of hypocrites and have no use for it.
  109. I never want to miss church for I always get an inspiration from a good church service.
  110. I think the church keeps business and politics up to a higher standard than they would otherwise tend to maintain.
  111. I think the average church has a deadening influence and prevents true religion.
  112. I believe in the ideals of the church but I am tired of denominationalism.
  113. I feel the church perpetuates the values which man puts highest in his philosophy of life.
  114. I believe the church is fundamentally sound but some of its adherents have given it a bad name.
  115. I cannot think through the mysteries of religion but like to get the assurances of reality‚ of God‚ and immortality that the church gives and stands for.
  116. I believe the majority of church-members are shameless hypocrites. They do not practice what they pretend to do and do not care.
  117. I believe the church is working steadily for the application of the principles of Jesus to all personal-social relationships.
  118. I believe the church is an excellent character-building institution for children.
  119. I think the church is a hindrance to true religion for it still depends upon magic‚ superstition‚ and myth.
  120. I think the church is a divine institution and deserves the highest respect and loyalty.
  121. I believe churches are as essential to religion as schools are to education.
  122. I think the church is cursed by a narrow-minded‚ selfish lot of people.
  123. I think the church is necessary but it puts its emphasis on the wrong things.
  124. I support the church because I think it is the most unselfish and idealistic institution in society.
  125. I respect any church-member’s beliefs but I think it is all « bunk. »
  126. I believe the church develops friendships and ideals that help one to reject low and evil purposes and acts.
  127. I think the church seeks to impose a lot of worn-out dogmas and medieval superstitions.
  128. My experience is that the church is hopelessly out of date.
  129. I believe the church is doing a good work but will have to work on a seven-day-a-week program if it is going to keep up with the job.
  130. I believe the church is a changing human institution but it has divine realities behind it. The spirit of God moves through it.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’attitude envers l’Église. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-envers-eglise/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’Église.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-envers-eglise/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’Église.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-envers-eglise/.