Échelle d’attitude comparative envers la marque (CBAS)

L’Échelle d’attitude comparative envers la marque (CBAS), développée par Barone et Jewell (2014), mesure l’attitude relative d’un consommateur envers une marque focale comparée à une marque de référence.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitude comparative envers la marque (en anglais, Comparative Brand Attitude Scale ou CBAS), développée et validée empiriquement par Michael J. Barone et Robert D. Jewell (2014) dans le cadre de leurs travaux fondateurs publiés dans le Journal of the Academy of Marketing Science, constitue un instrument psychométrique conçu pour quantifier l’attitude globale d’un consommateur envers une marque cible (« focal brand ») évaluée non pas de façon isolée, mais explicitement en comparaison directe avec une marque de référence désignée (« referent brand ») au sein d’une catégorie de produits spécifiée. Contrairement aux échelles traditionnelles d’attitude monadique qui postulent une évaluation décontextualisée et absolue de la marque, la CBAS repose sur le paradigme du jugement référentiel et comparatif, reconnaissant que les processus cognitifs des consommateurs opèrent de manière prépondérante par contraste, ancrage et différenciation concurrentielle.

D’un point de vue structural, la CBAS se présente sous une forme unidimensionnelle compacte et hautement parcimonieuse composée de trois items bipolaires administrés sous la forme d’un différentiel sémantique en sept points (1 à 7) : défavorable / favorable (Unfavorable / Favorable), mauvais / bon (Bad / Good), et déplaisant / plaisant (Dislike / Like). Les propriétés psychométriques établies dans la littérature mettent en exergue une consistance interne exceptionnelle (alpha de Cronbach systématiquement supérieur à 0,90), une fidélité composite élevée, ainsi qu’une validité de construit, convergente et discriminante robuste. Cet instrument s’avère particulièrement fécond pour étudier le positionnement concurrentiel, l’effet de l’innovativité perçue de la marque sur la flexibilité publicitaire, l’impact des campagnes publicitaires comparatives et les arbitrages décisionnels dans des contextes de marché saturés.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude comparative envers la marque, CBAS, psychométrie du consommateur, évaluation relative, comportement du consommateur, innovativité de la marque, flexibilité publicitaire, différentiel sémantique, positionnement concurrentiel, théorie du niveau d’adaptation, Barone et Jewell.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée scientifiquement par deux chercheurs majeurs en sciences de gestion et marketing quantitatif :

  • Michael J. Barone, Ph.D. — Professeur émérite de marketing à l’Université de Louisville (College of Business, University of Louisville, Louisville, Kentucky, États-Unis). Ses recherches portent sur le jugement du consommateur, la prise de décision, les stratégies de tarification, la publicité comparative et le capital de marque.
  • Robert D. Jewell, Ph.D. — Professeur de marketing et directeur de département à la Kent State University (Ambassador Crawford College of Business and Entrepreneurship, Kent State University, Kent, Ohio, États-Unis). Ses travaux académiques se focalisent sur la mémoire du consommateur, l’apprentissage publicitaire, les extensions de marque et les mécanismes d’influence de l’innovation de marque.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Comparative Brand Attitude Scale (CBAS) est de surmonter les biais inhérents aux mesures monadiques de l’évaluation de marque en fournissant une métrique directe et calibrée de la préférence relative. Dans les modèles psychologiques traditionnels de l’attitude, les répondants expriment leur jugement envers une marque donnée sur des échelles absolues indépendantes (par exemple, évaluer la marque A sur une échelle de 1 à 7, puis évaluer la marque B sur une échelle similaire). Or, de nombreux biais méthodologiques et cognitifs altèrent ces mesures absolues : effets d’élévation générale des scores, saturation au plafond, biais de désirabilité sociale et absence de standard de comparaison homogène entre les participants. La CBAS impose une structure de jugement diadique qui force l’individu à projeter son évaluation sur un axe différentiel opposant la marque focale à un étalon concurrentiel explicite.

Cette approche trouve une justification théorique et empirique majeure dans l’étude des dynamiques de marché. Dans les situations réelles d’achat, le consommateur n’évalue presque jamais un produit de manière isolée ; il procède par élimination comparative au sein d’un ensemble de considération (« evoked set » ou « consideration set »). Par conséquent, mesurer l’attitude relative prédit avec une précision statistique supérieure le choix réel, la part de préférence et la propension au basculement de marque (« brand switching »). La CBAS a été initialement articulée pour examiner comment l’innovativité perçue d’une marque confère à cette dernière une « flexibilité publicitaire » accrue, lui permettant d’adopter des positionnements audacieux ou inhabituels sans subir les pénalités d’incongruité cognitive qu’essuieraient des marques conventionnelles.

Au-delà de la recherche académique fondamentale en marketing et en psychologie sociale appliquée, la CBAS répond à des impératifs critiques en recherche appliquée :

  • Évaluation de la publicité comparative : Analyse de l’efficacité relative des allégations publicitaires directes et indirectes par rapport au leader du marché.
  • Stratégies de positionnement et de repositionnement : Cartographie perceptuelle dynamique de la distance séparant une marque challenger de la marque de référence établie.
  • Études d’impact des innovations et extensions de gamme : Mesure de la capacité d’une innovation de rupture ou incrémentale à éroder l’attitude favorable historiquement accordée à une marque dominante.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la CBAS est l’attitude comparative envers la marque (Comparative Brand Attitude). Dans la tradition psychologique issue des travaux de Martin Fishbein, Icek Ajzen et Alice Eagly, l’attitude est conceptualisée comme une disposition psychologique durable qui s’exprime par l’évaluation favorable ou défavorable d’une entité particulière. Dans le cadre de la CBAS, ce construit fait l’objet d’un recadrage relationnel : il ne s’agit pas d’un état affectif ou cognitif global intrinsèque, mais d’une position différentielle perçue sur un continuum de valeur comparée.

Bien que la CBAS soit formellement unidimensionnelle — capturant l’orientation évaluative globale —, elle intègre les trois piliers classiques du construit attitudinal, modulés par le prisme de la comparaison :

  • La composante cognitive comparative (Évaluation fonctionnelle et instrumentale) : Représentée par le pôle Bad / Good (« Mauvais / Bon »), cette facette capture l’inférence rationnelle tirée par le consommateur quant à l’utilité, la qualité relative, la fiabilité et la performance technique de la marque focale par rapport aux standards incarnés par la marque de référence. Par exemple, dans les études de Barone et Jewell (2014) sur le marché des ordinateurs portables, un consommateur juge si une marque d’ordinateurs innovante offre une configuration supérieure, une durabilité accrue ou un meilleur rapport qualité-prix qu’une marque étalon bien établie (telle que Dell ou Apple).
  • La composante affective comparative (Valence émotionnelle et attrait) : Représentée par le pôle Dislike / Like (« Déplaisant / Plaisant » ou « Je n’aime pas / J’aime »), cette facette mesure l’attachement affectif relatif, la sympathie et l’affinité émotionnelle préférentielle. Deux marques peuvent être jugées équivalentes sur le plan technique, mais diverger substantiellement en termes d’attrait émotionnel ou d’affinité identitaire relative.
  • La composante conative ou d’orientation globale (Dispositions comportementales) : Représentée par le pôle Unfavorable / Favorable (« Défavorable / Favorable »), cette facette synthétise l’inclination globale du sujet envers l’objet social, préfigurant l’intention d’achat comparative, la recommandation verbale (« word-of-mouth ») et la loyauté préférentielle face aux alternatives du marché.

Le construit se distingue rigoureusement de la simple « préférence » (qui est souvent mesurée de manière discrète ou par des choix forcés binaires) en ce qu’il capture l’intensité continue du différentiel d’attitude, permettant ainsi des analyses paramétriques fines de la variance dans les modèles d’équations structurelles et les analyses de régression multiple.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La CBAS s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la psychophysique et de l’économie comportementale :

La théorie du niveau d’adaptation (Helson)

La théorie du niveau d’adaptation (Harry Helson, 1964) postule que les individus ne perçoivent pas les stimuli dans l’absolu, mais par rapport à un point de référence intériorisé (« adaptation level »), façonné par les expériences antérieures, le contexte immédiat et les stimuli focaux. Dans le domaine de la consommation, les marques dominantes ou familières définissent le niveau d’adaptation standard de la catégorie. Évaluer une marque focale exige une confrontation active à ce niveau de référence, activant des mécanismes de contraste (lorsque la marque focale s’écarte nettement de la norme) ou d’assimilation.

La théorie de la comparaison sociale et l’analogie cognitive (Festinger)

Initialement formulée par Leon Festinger (1954) pour décrire comment les êtres humains évaluent leurs propres opinions et capacités en se comparant à autrui, la théorie de la comparaison a été transposée aux objets de consommation par des chercheurs comme Mussweiler (2003). Selon le modèle d’évaluation comparative sélective (Selective Accessibility Model), le jugement comparatif implique une recherche active de similarités ou de dissemblances. La présence d’une marque de référence explicite active des sous-ensembles spécifiques de connaissances en mémoire sémantique, modifiant la saillance des attributs diagnostiques de la marque focale.

La théorie des perspectives et la dépendance du point de référence (Kahneman & Tversky)

Dans le cadre de la théorie des perspectives (Daniel Kahneman & Amos Tversky, 1979), la valeur subjective est évaluée non pas en termes d’actifs absolus, mais en termes de gains et de pertes relatifs à un point de référence neutre. Dans la CBAS, la marque de référence sert de statu quo cognitif : les caractéristiques supérieures de la marque focale sont encodées comme des gains psychologiques, tandis que ses lacunes relatives sont encodées comme des pertes, avec une sensibilité différentielle due à l’aversion à la perte.

Le modèle de flexibilité publicitaire et d’innovativité de la marque (Barone & Jewell)

Dans leur publication princeps de 2014, Barone et Jewell articulent la CBAS autour du concept d’innovativité perçue. Selon leur modélisation, une marque perçue comme fortement innovante acquiert une « réserve d’acceptabilité cognitive » (flexibilité publicitaire). Lorsque cette marque met en avant des allégations publicitaires audacieuses, non conventionnelles ou modérément incongrues, les consommateurs ne rejettent pas le message ; ils réajustent positivement leur attitude comparative envers la marque focale par rapport à la marque étalon conventionnelle.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la CBAS a été solidement établie à travers une série d’expérimentations contrôlées et d’études corrélationnelles menées sur des échantillons diversifiés de consommateurs et d’étudiants :

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu repose sur l’opérationnalisation directe des dimensions évaluatives sémantiques universelles mises en évidence par Osgood, Suci et Tannenbaum (1957). Les trois paires d’adjectifs retenues (Unfavorable/Favorable, Bad/Good, Dislike/Like) représentent le noyau paradigmatique de l’évaluation attitudinale générale en psychométrie. La validité de construit est attestée par le comportement de l’échelle conformément aux prédictions théoriques : les scores sur la CBAS réagissent significativement aux manipulations expérimentales de la supériorité des attributs, de la créativité publicitaire et de la réputation technologique des marques étudiées.

Validité convergente

La validité convergente est démontrée par les corrélations hautement significatives et positives observées entre la CBAS et d’autres construits théoriquement congruents. Dans les études de Barone et Jewell (2014), la CBAS présente des corrélations fortes avec :

  • Les intentions d’achat comparatives (Comparative Purchase Intentions) : coefficients $r$ oscillant typiquement entre 0,72 et 0,84 ($p < 0,001$).
  • Les mesures de préférence de marque forcée ($r > 0,65$).
  • Le score différentiel calculé a posteriori par soustraction de deux échelles monadiques indépendantes ($r$ entre 0,78 et 0,88), tout en présentant une variance d’erreur de mesure systématiquement plus faible que le score différentiel calculé.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée par les critères de Fornell et Larcker (1981). La variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) pour la CBAS dépasse systématiquement 0,80, ce qui est très largement supérieur au carré des corrélations partagées entre la CBAS et des construits connexes mais distincts tels que l’attitude générale envers la publicité ($A_{ad}$), l’implication dans la catégorie de produit (Product Category Involvement), ou encore la familiarité préalable avec la marque de référence.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle fait preuve d’une excellente validité prédictive en rendant compte du choix comportemental final des consommateurs dans des protocoles de choix réels post-expérimentaux. Les modèles de régression logistique démontrent qu’une augmentation d’un point sur la CBAS accroît de manière exponentielle l’odds ratio de sélection de la marque focale au détriment de la marque de référence désignée.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’attitude comparative envers la marque a fait l’objet de vérifications statistiques poussées au cours de multiples réplications expérimentales :

Consistance interne

Les indices de consistance interne de la CBAS sont remarquablement stables et dépassent très largement les seuils méthodologiques conventionnels préconisés par Nunnally et Bernstein (1994) :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Les valeurs rapportées par Barone et Jewell (2014) dans leurs différentes études expérimentales s’échelonnent entre 0,93 et 0,97, illustrant une homogénéité parfaite des items sans redondance sémantique excessive.
  • Fiabilité composite (Rhô de Jöreskog / $\omega$ de McDonald) : Les estimations de fiabilité composite rapportées dans les modèles d’équations structurelles subséquents excèdent régulièrement 0,94, confirmant que la variance observée est quasi-exclusivement attribuable au construit latent d’attitude relative.

Corrélations inter-items et matrice de covariance

Les corrélations inter-items corrigées se situent systématiquement au-dessus de 0,80, chaque item contribuant de façon substantielle et équilibrée à la variance totale du construit. L’exclusion de n’importe lequel des trois items n’entraîne aucune augmentation de l’alpha global, confirmant la pertinence de la triade sélectionnée.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’attitude envers une marque soit susceptible d’évoluer sous l’influence de nouvelles communications persuasives, les évaluations test-retest menées à intervalle de deux semaines dans des conditions de contrôle (sans exposition à de nouvelles publicités) révèlent des coefficients de stabilité intra-classe ($CCI$) supérieurs à 0,85, attestant de la solidité métrique de l’instrument dans le temps.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la CBAS a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des extractions factorielles initiales (analyse en composantes principales et factorisation en axes principaux sans rotation) :

  • Un facteur unique émerge systématiquement en respectant le critère de Kaiser (valeur propre / eigenvalue très supérieure à 1, se situant habituellement entre 2,60 et 2,85).
  • Ce facteur dominant explique à lui seul entre 86 % et 95 % de la variance totale des items.
  • Le test d’éboulis de Cattell (scree plot) affiche un coude particulièrement net après le premier facteur, ne laissant aucun doute quant au caractère strictement unidimensionnel de l’échelle.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’ajustement du modèle unidimensionnel aux données empiriques dans des contextes confirmatoires présente d’excellents indices de qualité d’ajustement (Goodness-of-Fit) :

  • Saturations factorielles standardisées ($lambda$) : Toutes les saturations factorielles reliant le trait latent aux trois items observés sont hautement significatives ($p < 0,001$) et oscillent typiquement entre 0,89 et 0,98.
  • Indices d’ajustement global : Dans les modèles saturés ou quasi-saturés (compte tenu des degrés de liberté restreints pour un modèle à 3 indicateurs), le CFI (Comparative Fit Index) et le TLI (Tucker-Lewis Index) sont couramment supérieurs à 0,99, tandis que le RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) demeure sous le seuil d’excellence de 0,05 (avec un SRMR inférieur à 0,02).

Ces éléments corroborent de manière univoque l’invariance structurelle de la mesure à travers différents contextes de produits et différentes catégories de marques de référence.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de la CBAS sont structurées comme suit :

  • Nom du test : Échelle d’attitude comparative envers la marque (Comparative Brand Attitude Scale — CBAS).
  • Type d’évaluation : Auto-évaluation psychométrique par questionnaire standardisé (papier-crayon, passation informatisée sur tablette ou administration en ligne via plateformes d’enquêtes de type Qualtrics ou SurveyMonkey).
  • Nombre d’items : 3 items bipolaires fondamentaux.
  • Format de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (1 à 7), bornée par des adjectifs antinomiques.
  • Consigne d’administration : Il est explicitement demandé au répondant d’exprimer son opinion au sujet d’une marque focale (ex. la marque testée) par comparaison directe avec une marque de référence nommée appartenant à la même catégorie (ex. « Par rapport à la marque [Nom de la marque de référence], vous trouvez que la marque [Nom de la marque cible] est… »).
  • Règles de cotation et calcul du score :
    • Aucun item inversé dans le format standard (tous les ancrages positifs se trouvent à droite, cotés 7, et les ancrages négatifs à gauche, cotés 1). En cas d’inversion aléatoire de polarité lors de la programmation pour prévenir les biais d’acquiescement, les items concernés doivent être recodés préalablement.
    • Le score global d’attitude comparative envers la marque s’obtient en calculant la moyenne arithmétique simple des 3 items (somme des trois scores divisée par 3).
    • L’indice composite varie de 1,00 à 7,00. Un score égal à 4,00 indique une neutralité ou une équivalence stricte perçue entre la marque focale et la marque de référence. Un score strictement supérieur à 4,00 reflète un avantage comparatif en faveur de la marque focale, tandis qu’un score inférieur à 4,00 traduit une infériorité perçue par rapport à la marque de référence.
  • Temps de passation estimé : Moins de 60 secondes (instrument ultra-court, idéal pour intégration dans des protocoles expérimentaux longs ou des enquêtes de terrain multi-attributs).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2014.
  • Statut des droits et propriété intellectuelle : L’article original est paru dans le Journal of the Academy of Marketing Science sous copyright de l’Academy of Marketing Science (publié par Springer Science+Business Media New York).
  • Politique de tarification et licence d’usage : L’échelle en tant qu’instrument de recherche académique est libre de droits et accessible gratuitement à des fins d’enseignement, d’études scientifiques non commerciales et de recherche fondamentale (« fair use » académique), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Barone et Jewell (2014).
  • Utilisation commerciale et industrielle : Toute utilisation intégrée à des outils propriétaires commerciaux, des plates-formes logicielles de veille de marque payantes ou des cabinets de conseil doit se conformer aux réglementations de l’éditeur Springer concernant les droits de reproduction commerciale.

12. Références / References

Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques et méthodologiques de la CBAS :

  • Barone, M. J., & Jewell, R. D. (2014). How brand innovativeness creates advertising flexibility. Journal of the Academy of Marketing Science, 42(3), 309–321. https://doi.org/10.1007/s11747-013-0352-7
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Helson, H. (1964). Adaptation-level theory: An experimental and systematic approach to behavior. Harper & Row.
  • Kahneman, D., & Tversky, A. (1979). Prospect theory: An analysis of decision under risk. Econometrica, 47(2), 263–291. https://doi.org/10.2307/1914185
  • Mussweiler, T. (2003). Comparison processes in social judgment: Mechanisms and consequences. Psychological Review, 110(3), 472–489. https://doi.org/10.1037/0033-295X.110.3.472
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: 7-point semantic differential scale (1 to 7)

Instructions to participants: Please evaluate the focal brand relative to the referent brand on the following dimensions:

  1. Unfavorable / Favorable (evaluated relative to the referent brand)
  2. Bad / Good (evaluated relative to the referent brand)
  3. Dislike / Like (evaluated relative to the referent brand)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle d’attitude comparative envers la marque (CBAS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-comparative-marque-cbas/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude comparative envers la marque (CBAS).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-comparative-marque-cbas/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude comparative envers la marque (CBAS).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attitude-comparative-marque-cbas/.