Échelle d’attachement adulte AAS

L’Échelle d’attachement adulte (Adult Attachment Scale – AAS), développée en 1990 par Nancy L. Collins et Stephen J. Read, est un questionnaire psychométrique mesurant les dimensions de proximité, dépendance et anxiété dans les relations amoureuses.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attachement adulte (Adult Attachment Scale, AAS), développée en 1990 par Nancy L. Collins et Stephen J. Read, constitue l’un des instruments psychométriques auto-rapportés fondateurs dans le champ de la psychologie sociale, de la psychologie de la personnalité et de la psychologie clinique. Conçue pour opérationnaliser et mesurer les représentations cognitives et affectives sous-jacentes aux relations interpersonnelles intimes chez l’adulte, l’AAS dérive directement des travaux pionniers de John Bowlby sur la théorie de l’attachement et des transpositions initiales aux liens amoureux menées par Cindy Hazan et Phillip Shaver en 1987. L’instrument est composé de 18 items évaluant les attitudes, croyances et attentes d’un individu à l’égard de la dépendance mutuelle, de la proximité émotionnelle et de l’anxiété d’abandon au sein des relations amoureuses ou interpersonnelles étroites.

Dans sa structure psychométrique princeps, l’AAS s’articule autour de trois sous-échelles de six items chacune : la dimension Proximité (Close), qui mesure le degré d’aisance face à l’intimité relationnelle et à la proximité affective ; la dimension Dépendance (Depend), qui évalue la propension à s’en remettre aux autres et la confiance accordée à leur disponibilité en cas de besoin ; et la dimension Anxiété (Anxiety), qui capture la peur chronique d’être rejeté, non aimé ou abandonné par ses partenaires amoureux. Ultérieurement, des modèles de cotation alternatifs ont recombiné les dimensions Proximité et Dépendance pour former une dimension globale d’Évitement (Avoidance), s’alignant ainsi sur les modèles bidimensionnels contemporains de l’attachement adulte (Anxiété et Évitement). Les participants répondent au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 5 (« Très caractéristique de moi »).

Sur le plan des propriétés métrologiques, l’AAS démontre une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,69 et 0,77 pour les trois dimensions initiales, et dépassant 0,80 pour la dimension recombinée d’évitement. La validité de construit, la validité convergente et la validité prédictive ont été abondamment documentées à travers des corrélations robustes avec la satisfaction conjugale, la régulation émotionnelle, les styles de communication et le fonctionnement socio-affectif. Cet article propose une analyse approfondie et exhaustive de l’architecture théorique, de la structure factorielle et des applications de l’Échelle d’attachement adulte.

2. Mots-clés / Keywords

Attachement adulte, Adult Attachment Scale, Collins et Read, modèles internes opérants, anxiété d’abandon, évitement de l’intimité, relations de couple, psychométrie, théorie de l’attachement, évaluation psychologique

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’attachement adulte a été élaborée conjointement par :

  • Nancy L. Collins, Ph.D. : Professeure émérite au Département des sciences psychologiques et cérébrales de l’Université de Californie à Santa Barbara (UCSB). Ses recherches portent principalement sur les processus de soutien social, les modèles internes d’attachement, la régulation dyadique du stress et la dynamique des relations de couple. Courriel académique : [email protected].
  • Stephen J. Read, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université de Californie du Sud (USC). Spécialiste reconnu des modèles connexionnistes et computationnels de la personnalité, des représentations cognitives des relations sociales, de la prise de décision et du raisonnement social.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’attachement adulte (AAS) est de capturer de manière quantitative, standardisée et nuancée les représentations mentales stables — ou « modèles internes opérants » (internal working models) — que les adultes entretiennent au sujet d’eux-mêmes et d’autrui dans le contexte des liens affectifs intimes. Avant la publication de cette échelle par Collins et Read en 1990, l’évaluation de l’attachement adulte dans le champ de la psychologie sociale reposait presque exclusivement sur le protocole typologique d’Hazan et Shaver (1987). Ce dernier contraignait les individus à s’auto-catégoriser de façon discontinue dans l’un des trois styles préétablis (sécurisant, évitant ou anxieux/ambivalent) à partir de trois brefs paragraphes descriptifs.

Collins et Read ont soutenu avec force qu’une telle approche typologique présentait d’importantes limites psychométriques et conceptuelles. D’une part, elle réduisait une dynamique psychologique complexe et multidimensionnelle à une variable catégorielle rudimentaire, masquant l’hétérogénéité individuelle au sein d’une même catégorie. D’autre part, elle empêchait d’analyser séparément les différentes composantes cognitives, émotionnelles et comportementales associées à l’attachement. L’AAS a donc été créée pour décomposer ces descriptions globales en énoncés distincts, permettant ainsi une mesure continue des dimensions sous-jacentes du fonctionnement relationnel.

Dans le domaine de la recherche, l’AAS sert d’outil fondamental pour examiner comment les schémas d’attachement influencent la perception des partenaires amoureux, les attributions causales face aux conflits conjugaux, les stratégies de recherche de soutien sous stress, ainsi que la trajectoire développementale et la stabilité des relations dyadiques. En contexte clinique et de conseil conjugal, l’échelle permet d’identifier les vulnérabilités relationnelles sous-jacentes, d’éclairer les cycles interactionnels dysfonctionnels (tels que la dynamique poursuite-retrait) et de guider les interventions psychothérapeutiques ciblant la sécurité affective.

5. Construit psychologique / Construct

L’Échelle d’attachement adulte conceptualise l’attachement romantique non pas comme une typologie rigide, mais comme un ensemble de dispositions dimensionnelles organisées autour de représentations cognitives du Soi et d’Autrui. Dans sa formulation de base, l’AAS opérationnalise trois dimensions distinctes mais interdépendantes :

5.1. La dimension Proximité (Close)

La dimension Proximité mesure le degré d’aisance, de confort psychologique et d’ouverture d’un individu face à l’intimité relationnelle, au rapprochement émotionnel et à la vulnérabilité affective. Les personnes obtenant un score élevé sur cette dimension éprouvent un sentiment de sécurité lorsqu’elles développent des liens étroits avec autrui, ne perçoivent pas l’intimité comme une menace pour leur autonomie et expriment une facilité naturelle à partager leurs ressentis profonds (ex. item 13 : « I find it relatively easy to get close to others »). À l’inverse, un score faible traduit une réticence marquée ou un malaise viscéral dès lors qu’un partenaire tente de créer une proximité émotionnelle accrue, se manifestant par des manœuvres de mise à distance et une intolérance à la promiscuité affective.

5.2. La dimension Dépendance (Depend)

La dimension Dépendance reflète la confiance d’un individu en la fiabilité, la bienveillance et la disponibilité d’autrui en cas de détresse ou de besoin. Ce construit évalue dans quelle mesure une personne est capable de s’abandonner à la dépendance mutuelle et de faire crédit à ses partenaires amoureux pour lui apporter aide et soutien (ex. item 3 : « I am comfortable depending on others » ; item 4 : « I know that others will be there when I need them »). Les individus présentant des scores faibles sur cette dimension exhibent une méfiance chronique envers les intentions des autres, partant du postulat qu’on ne peut compter sur personne en période de crise (ex. item 2 : « People are never there when you need them »), ce qui favorise une autosuffisance défensive compulsive.

5.3. La dimension Anxiété (Anxiety)

La dimension Anxiété capte l’intensité de l’hyperactivation du système d’attachement, caractérisée par une préoccupation obsessive concernant la valeur personnelle du sujet aux yeux du partenaire, une vigilance constante face aux indices potentiels de rejet et une peur dévorante de l’abandon affectif. Les sujets affichant des scores élevés sur cette sous-échelle doutent fréquemment de la réciprocité de l’amour de leur partenaire (ex. item 8 : « I often worry that my partner does not really love me »), manifestent des besoins intenses de fusion relationnelle (ex. item 11 : « I want to merge completely with another person ») et perçoivent souvent les autres comme réticents à s’engager avec le même niveau d’intensité passionnelle.

5.4. L’alternative bidimensionnelle : Évitement et Anxiété

Dans des analyses subséquentes (Collins, 1996), les dimensions Proximité et Dépendance se sont avérées fortement corrélées sur le plan empirique. Cela a conduit de nombreux chercheurs à adopter une cotation alternative combinant ces deux composantes au sein d’une seule macro-dimension d’Évitement (Avoidance). Cette conceptualisation rejoint le consensus moderne de la psychologie de l’attachement, qui structure l’espace relationnel autour de deux axes orthogonaux : le modèle de soi (axe de l’anxiété d’abandon) et le modèle d’autrui (axe de l’évitement de l’intimité).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de l’AAS s’enracine directement dans la théorie de l’attachement formulée par le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby (1969, 1973, 1980) et complétée sur le plan empirique par Mary Ainsworth et ses collaborateurs (1978). Bowlby a postulé que les êtres humains sont dotés d’un système motivationnel inné, le système comportemental d’attachement, conçu pour réguler la proximité avec des figures protectrices clés en vue d’assurer la survie face aux dangers environnementaux.

Au fil des interactions répétées entre le nourrisson et ses figures de soins (caregivers), l’enfant intériorise des structures cognitives stables désignées sous le concept de modèles internes opérants (internal working models). Ces représentations schématiques comprennent :

  • Un modèle de soi, qui encode les croyances relatives à sa propre valeur et à sa légitimité à être aimé et protégé ;
  • Un modèle d’autrui, qui encode les attentes quant à la disponibilité, la bienveillance, la réactivité et la fiabilité des figures d’attachement.

Dans un article séminal paru en 1987, Cindy Hazan et Phillip Shaver ont démontré que l’amour romantique adulte pouvait être conceptualisé de manière analogue comme un processus d’attachement. Tout comme les enfants observés par Ainsworth dans le paradigme de la Situation Étrange, les adultes manifestent des styles d’attachement distincts face à leurs partenaires de vie : sécurisant, évitant ou anxieux-ambivalent.

Nancy Collins et Stephen Read (1990) ont prolongé cette révolution paradigmatique en intégrant les théories contemporaines de la cognition sociale. Selon leur perspective, les modèles d’attachement adulte ne sont pas de simples traits statiques, mais des réseaux sémantiques et affectifs dynamiques composés de souvenirs relationnels épisodiques, d’attentes explicites, d’objectifs interpersonnels et de stratégies de régulation émotionnelle. L’AAS a été élaborée afin de fournir un instrument psychométrique capable de saisir ces représentations cognitives sous forme continue, permettant d’étudier comment ces modèles guident le traitement de l’information sociale au sein du couple en temps réel.

7. Validité / Validity

L’Échelle d’attachement adulte a fait l’objet de vérifications métrologiques exhaustives attestant de sa robustesse psychométrique à travers divers contextes culturels et relationnels :

7.1. Validité de construit

La validité de construit de l’AAS a été établie dès l’étude initiale de Collins et Read (1990), menée auprès d’étudiants universitaires engagés dans des relations amoureuses de datation. Les analyses corrélationnelles ont révélé que les dimensions de l’AAS convergent parfaitement avec les construits théoriques prédits : la dimension Close est positivement associée à l’expressivité émotionnelle, à l’estime de soi sociale et à l’ouverture de soi, tandis que la dimension Depend est inversement corrélée à la méfiance interpersonnelle et au cynisme relationnel. La dimension Anxiety démontre des corrélations positives substantielles avec le névrosisme, la peur du rejet et la labilité émotionnelle.

7.2. Validité convergente et discriminante

Dans les travaux comparatifs menés par Bartholomew et Shaver (1998) ainsi que par Brennan, Clark et Shaver (1998), l’AAS a manifesté une excellente convergence avec d’autres mesures de référence, notamment l’Experiences in Close Relationships (ECR) et le Relationship Questionnaire (RQ). La dimension Anxiété de l’AAS corrèle à plus de r = 0,75 avec les sous-échelles d’anxiété de l’ECR, tandis que les dimensions combinées Proximité/Dépendance démontrent une convergence élevée (corrélations négatives supérieures à r = -0,70) avec l’échelle d’évitement de l’ECR.

7.3. Validité prédictive et écologique

La validité prédictive de l’instrument a été démontrée tant au niveau individuel que dyadique. Collins et Read (1990) ont mis en évidence que les scores des individus à l’AAS prédisent avec précision la qualité de la relation rapportée par leur partenaire. Notamment, les hommes et les femmes ayant des scores élevés en Dépendance et en Proximité rapportent une satisfaction relationnelle, une confiance mutuelle et un engagement conjugal significativement plus élevés. À l’inverse, l’anxiété d’attachement est un prédicteur robuste d’ambivalence conflictuelle, de jalousie pathologique et de détresse psychologique au sein du couple.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’Échelle d’attachement adulte a été évaluée au travers de multiples indices de consistance interne et d’évaluations de stabilité temporelle test-retest :

8.1. Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon normatif initial de Collins et Read (1990, N = 406), les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach, α) rapportés pour les trois sous-échelles originales étaient :

  • Sous-échelle Proximité (Close) : α = 0,69 ;
  • Sous-échelle Dépendance (Depend) : α = 0,75 ;
  • Sous-échelle Anxiété (Anxiety) : α = 0,72.

Dans les révisions et applications ultérieures (ex. Collins, 1996), lorsque l’échelle a été administrée à des échantillons plus larges ou réorganisée selon le modèle bidimensionnel (Anxiété vs Évitement), la consistance interne de la dimension Anxiété a atteint des valeurs oscillant entre α = 0,81 et α = 0,85, tandis que la dimension Évitement (regroupant 12 items) a affiché un alpha de Cronbach robuste supérieur à α = 0,83.

8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)

Des études longitudinales évaluant la stabilité temporelle de l’AAS sur des intervalles allant de deux mois à huit mois ont révélé des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,52 et r = 0,71. Ces résultats indiquent que, bien que les modèles internes d’attachement fassent preuve d’une stabilité relative semblable à celle des traits de personnalité, ils conservent une certaine plasticité contextuelle et peuvent fluctuer en réponse à des événements de vie significatifs ou à des transitions amoureuses majeures.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’AAS a été rigoureusement analysée lors de son élaboration initiale par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées par Collins et Read (1990), suivies ultérieurement d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) destinées à tester la robustesse des modèles concurrents :

9.1. Analyse factorielle exploratoire princeps

Collins et Read ont décomposé les paragraphes originaux de Hazan et Shaver en 21 propositions individuelles administrées à un échantillon de 406 étudiants. Une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (oblimin) a fait émerger une solution claire à trois facteurs expliquant une proportion significative de la variance totale, ramenant l’échelle finale à 18 items :

  • Facteur 1 (Proximité / Close) : Les items saturant sur ce facteur concernent l’aisance face au rapprochement émotionnel et la non-peur de l’intimité, avec des saturations factorielles variant de 0,51 à 0,73.
  • Facteur 2 (Dépendance / Depend) : Ce facteur regroupe les énoncés relatifs à la certitude que les autres seront présents et disponibles en cas de besoin, affichant des saturations comprises entre 0,48 et 0,78.
  • Facteur 3 (Anxiété / Anxiety) : Ce facteur isole les items centrés sur la peur d’être abandonné ou non aimé, ainsi que le désir de fusion symbiotique, avec des saturations variant de 0,55 à 0,76.

9.2. Modélisations factorielles confirmatoires

Des travaux psychométriques ultérieurs (ex. Brennan et al., 1998 ; Collins, 1996) ont comparé le modèle tridimensionnel original à un modèle bidimensionnel de second ordre. Les indices d’adéquation (notamment le Comparative Fit Index [CFI] > 0,90 et le Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] < 0,06) ont démontré que les facteurs Proximité et Dépendance partagent une covariance négative élevée avec l’évitement de l’intimité, justifiant empiriquement l’utilisation parallèle d’une cotation bidimensionnelle globale (Anxiété et Évitement) qui s’intègre harmonieusement dans les standards modernes de modélisation de l’attachement.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle d’attachement adulte (AAS) est un instrument psychométrique auto-rapporté dont les caractéristiques techniques et opérationnelles se résument comme suit :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne ; administration individuelle ou collective.
  • Durée approximative de passation : Entre 5 et 10 minutes.
  • Nombre d’items : 18 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points graduée comme suit :
    • 1 = Pas du tout caractéristique de moi (Not at all characteristic of me)
    • 2 = Peu caractéristique de moi
    • 3 = Moyennement caractéristique de moi
    • 4 = Assez caractéristique de moi
    • 5 = Très caractéristique de moi (Very characteristic of me)
  • Système de cotation tridimensionnel standard :
    • Sous-échelle Proximité (Close) : Items 1, 7, 9*, 13, 15* et 17* (calcul de la moyenne arithmétique après inversion des items signalés par un astérisque).
    • Sous-échelle Dépendance (Depend) : Items 3*, 6, 8*, 14, 16* et 18* (calcul de la moyenne arithmétique après inversion).
    • Sous-échelle Anxiété (Anxiety) : Items 2*, 4, 5, 10, 11 et 12 (calcul de la moyenne arithmétique après inversion).
  • Système de cotation bidimensionnel alternatif :
    • Sous-échelle Anxiété (Anxiety) : Items 2*, 4, 5, 10, 11 et 12.
    • Sous-échelle Évitement (Avoidance) : Items 1*, 3, 6*, 7*, 8, 9, 13*, 14*, 15, 16, 17 et 18 (inversion de 1, 6, 7, 13, 14).
  • Règle d’inversion des items : Pour tout item inversé désigné par un astérisque (*), le score est recodé selon la formule : Nouveau score = 6 - Ancien score (ex. un score de 1 devient 5, un score de 2 devient 4, etc.).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Échelle d’attachement adulte a été initialement publiée en 1990 dans le Journal of Personality and Social Psychology par l’American Psychological Association (APA). Elle a fait l’objet de raffinements documentés dans des publications ultérieures, notamment en 1996.

Conditions d’utilisation et droits : L’AAS est considérée comme un instrument relevant du domaine de la recherche académique ouverte. Elle est accessible sans frais pour les chercheurs, les universitaires et les étudiants poursuivant des objectifs scientifiques à but non lucratif. Les auteurs (Nancy L. Collins et Stephen J. Read) autorisent la reproduction et l’utilisation du questionnaire pour des investigations scientifiques, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de 1990. Pour toute utilisation commerciale, adaptation propriétaire ou application institutionnelle à grande échelle, il convient de contacter directement la Professeure Nancy L. Collins ([email protected]) ou de vérifier les droits auprès de l’American Psychological Association.

12. Références / References

Voici les références scientifiques majeures relatives au développement, à la validation et à l’analyse critique de l’Échelle d’attachement adulte, présentées selon les normes APA (7e édition) :

  • Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Bartholomew, K., & Shaver, P. R. (1998). Methods of assessing adult attachment: Do they converge? In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 25–45). The Guilford Press.
  • Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
  • Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). The Guilford Press.
  • Collins, N. L. (1996). Working models of attachment: Implications for explanation, emotion, and behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 71(4), 810–832. https://doi.org/10.1037/0022-3514.71.4.810
  • Collins, N. L., & Read, S. J. (1990). Adult attachment, working models, and relationship quality in dating couples. Journal of Personality and Social Psychology, 58(4), 644–663. https://doi.org/10.1037/0022-3514.58.4.644
  • Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Not at all characteristic of me
2 = Slightly characteristic of me
3 = Moderately characteristic of me
4 = Very characteristic of me
5 = Extremely characteristic of me (or: 1 = Not at all characteristic of me —– 5 = Very characteristic of me)

  1. I find it difficult to allow myself to depend on others (Av)
  2. People are never there when you need them (Av)
  3. I am comfortable depending on others (S)
  4. I know that others will be there when I need them (S)
  5. I find it difficult to trust other completely (Av)
  6. I am not sure that I can always depend on others to be there when I need them (Ax)
  7. I do not often worry about being abandoned (S)
  8. I often worry that my partner does not really love me (Ax)
  9. I find others are reluctant to get as close as I would like (Ax)
  10. I often worry my partner will not want to stay with me (Ax)
  11. I want to merge completely with another person (Ax)
  12. My desire to merge sometimes scares people away (Ax)
  13. I find it relatively easy to get close to others (S)
  14. I do not often worry about someone getting close to me (S)
  15. I am somewhat uncomfortable being close to others (Av)
  16. I am nervous when anyone gets too close (Av)
  17. I am comfortable having other depend on me (S)
  18. Often, love partners want me to be more intimate than I feel comfortable being (Av)
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle d’attachement adulte AAS. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attachement-adulte-aas/
Looti, Mohammed. “Échelle d’attachement adulte AAS.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attachement-adulte-aas/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attachement adulte AAS.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-attachement-adulte-aas/.