1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’assertivité et d’agressivité du consommateur (en anglais, Consumer Assertiveness and Aggressiveness Scale ou CAAS), développée initialement par la professeure Marsha L. Richins en 1983, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à opérationnaliser et évaluer les styles d’interaction interpersonnelle des consommateurs sur le marché lors de situations d’insatisfaction ou de réclamation. Enracinée dans les travaux pionniers de la psychologie clinique et sociale sur l’affirmation de soi — particulièrement le modèle d’Alberti et Emmons (1974) —, cette échelle permet de dissocier de manière théorique et empirique deux construits comportementaux distincts : l’assertivité du consommateur (consumer assertiveness) et l’agressivité du consommateur (consumer aggressiveness).
Composée de 14 items répartis équitablement en deux sous-échelles de 7 items chacune, la CAAS utilise un format de réponse psychométrique de type Likert gradué en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La dimension de l’assertivité appréhende la disposition de l’individu à faire valoir ses droits légitimes, à exprimer son mécontentement et à solliciter une réparation de manière posée, ferme, constructive et directe, tout en respectant l’intégrité, le statut et les sentiments du personnel de service. À l’opposé, la dimension de l’agressivité quantifie la tendance à adopter un comportement hostile, intimidant, intrusif et vindicatif qui bafoue la dignité d’autrui dans le but d’obtenir gain de cause par la force ou la coercition psychologique.
Sur le plan psychométrique, la CAAS présente des qualités remarquables établies à travers de multiples échantillons empiriques. La fidélité de consistance interne s’avère robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,85 selon les sous-échelles et les contextes culturels d’administration. Les analyses factorielles confirmatoires appuient de manière récurrente une structure bidimensionnelle orthogonale ou faiblement corrélée, démontrant que l’affirmation de soi et la destructivité agressive ne sont pas les pôles opposés d’un même continuum univarié, mais bien deux traits orthogonaux. L’échelle a démontré une validité prédictive substantielle pour anticiper les comportements de réclamation formelle (voice behavior), la satisfaction post-récupération de service, ainsi que l’émergence d’interactions dysfonctionnelles entre clients et employés.
2. Mots-clés / Keywords
Assertivité du consommateur, agressivité du consommateur, comportement de réclamation, comportement de plainte, psychométrie, affirmation de soi, insatisfaction client, récupération de service, interactions de service, CAAS, Marsha Richins, relations de marché, incivilités des clients.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu, conceptualisé et validé par Marsha L. Richins, professeure émérite de marketing et chercheuse émérite en psychologie de la consommation à l’Université du Missouri (University of Missouri, Columbia, États-Unis), précédemment affiliée à l’Université d’État de Louisiane (Louisiana State University). Ses travaux pionniers portent sur la communication interpersonnelle, le bouche-à-oreille (word-of-mouth), la colère et les émotions dans la consommation, ainsi que le matérialisme et le bien-être subjectif.
Les fondements théoriques de l’instrument s’appuient directement sur les paradigmes comportementaux établis par les psychologues cliniciens Robert E. Alberti et Michael L. Emmons (1974), pionniers du mouvement d’entraînement aux compétences sociales et à l’affirmation de soi dans le domaine des thérapies comportementales et cognitives (TCC).
4. Objectif / Purpose
Justification théorique et utilité empirique
Dans les interactions de marché, l’émergence d’une défaillance de produit ou de service génère chez le consommateur une dissonance cognitive et une réévaluation émotionnelle aiguë. Historiquement, la recherche en marketing appréhendait les réactions des consommateurs principalement à travers la dichotomie d’Albert Hirschman (1970) : la défection (Exit) ou la prise de parole (Voice). Toutefois, cette conceptualisation macro-structurelle manquait d’une granularité psychologique suffisante pour modéliser comment et pourquoi certains consommateurs expriment leur mécontentement de façon constructive et fructueuse, tandis que d’autres recourent à des affrontements verbaux destructeurs ou s’enferment dans une passivité stérile.
L’objectif primordial de la CAAS est de combler ce vide en introduisant une mesure dispositionnelle valide permettant d’analyser les styles d’interaction des consommateurs confrontés à des dysfonctionnements commerciaux. Richins (1983) a cherché à prouver que le fait de réclamer ne relève pas d’une impulsion agressive unifiée, mais découle de deux logiques interpersonnelles orthogonales :
- D’une part, la capacité à revendiquer ses prérogatives de manière équilibrée et efficace sans compromettre la relation commerciale.
- D’autre part, la propension à dominer, humilier ou contraindre les employés de première ligne par des stratégies hostiles d’escalade.
Applications en recherche académique
En recherche fondamentale en marketing et en psychologie organisationnelle, la CAAS permet d’explorer les médiateurs et modérateurs des comportements de plainte (consumer complaint behavior). Elle sert à étudier comment les traits de personnalité interagissent avec les dimensions de la justice organisationnelle (justice distributive, procédurale et interactionnelle) lors de la récupération de service (service recovery). L’échelle a largement documenté le phénomène selon lequel l’assertivité favorise la résolution efficace des litiges et maximise la satisfaction du consommateur, tandis que l’agressivité induit une rupture du dialogue, augmente le stress au travail des salariés et précipite l’échec de la conciliation.
Applications managériales et cliniques
Dans la pratique professionnelle de la gestion de la relation client (CRM) et du management des ressources humaines, la CAAS offre un cadre d’analyse diagnostique précieux. Elle est mobilisée pour :
- Concevoir des protocoles de formation et d’entraînement à la désescalade verbale pour le personnel en contact avec le public face aux comportements clients abusifs (dysfunctional customer behavior).
- Évaluer l’impact psychologique des interactions violentes sur l’épuisement professionnel (burnout) des téléconseillers et employés de commerce.
- Élaborer des programmes d’éducation du consommateur destinés à enseigner des méthodes constructives d’affirmation de soi, réduisant la frustration et optimisant la prise en charge des réclamations légitimes.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent de la CAAS formalise les réponses comportementales face aux conflits marchands en postulant que l’affirmation de soi et l’agressivité constituent deux construits indépendants plutôt que les deux extrémités d’une ligne continue unipolaire.
1. L’Assertivité du consommateur (ASRT)
L’assertivité renvoie à la disposition stable d’un individu à formuler des requêtes, à revendiquer un dédommagement, à signaler une anomalie contractuelle ou à refuser une vente forcée de manière calme, directe, honnête et ferme. L’individu assertif agit dans le respect simultané de ses propres droits fondamentaux et de ceux d’autrui. Il part du principe que l’erreur fait partie de la relation humaine et commerciale, mais que la réparation est un droit légitime qui s’obtient par la communication rationnelle et le recours aux canaux formels mis à disposition.
Sur le plan psychologique, l’assertivité se caractérise par :
- La confiance en soi interpersonnelle : le consommateur ne ressent ni inhibition paralysante, ni culpabilité lorsqu’il exprime son mécontentement face à une figure d’autorité ou un commerçant.
- La modération émotionnelle : l’individu parvient à juguler sa rancœur pour maintenir un ton courtois et constructif, évitant l’attaque ad hominem.
- La clarté communicative : les faits sont exposés avec précision, séparant le dysfonctionnement technique de la personne qui traite le dossier.
Exemple clinique : Un consommateur constate une erreur de facturation injustifiée sur son relevé téléphonique. Une réponse assertive consiste à contacter le service client, à exposer posément les divergences contractuelles, à fournir les preuves documentaires et à exiger une régularisation dans un délai déterminé sans proférer la moindre insulte.
2. L’Agressivité du consommateur (AGGR)
L’agressivité du consommateur, à l’opposé, désigne la propension à faire valoir ses prétentions par le biais de la coercition verbale, de l’intimidation psychologique, du mépris affiché et de la violence verbale. Le consommateur agressif envisage l’interaction commerciale comme un rapport de domination à somme nulle dans lequel il doit soumettre le prestataire. Il présuppose souvent une intentionnalité malveillante de la part de l’entreprise et considère le personnel de contact non comme un interlocuteur collaboratif, mais comme un subordonné ou un adversaire méritant d’être châtié.
Les caractéristiques psychologiques associées à ce construit comprennent :
- L’escalade émotionnelle rapide : l’élévation immédiate de la voix, les menaces d’actions judiciaires disproportionnées ou le recours à la diffamation publique.
- L’absence d’empathie sociale : l’indifférence manifeste à l’égard de la charge cognitive, du niveau de responsabilité ou de la dignité de l’employé de première ligne.
- L’inflexibilité cognitive : une interprétation paranoïaque ou hostile des retards administratifs mineurs, associée à une incapacité à accepter les étapes procédurales de résolution.
Exemple clinique : Face à un retard mineur lors d’une commande au restaurant, le consommateur agressif interpelle bruyamment le serveur en employant des termes dégradants, exige le renvoi immédiat de l’employé, frappe sur la table et menace de ruiner la réputation de l’établissement sur les réseaux sociaux.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’héritage de la psychologie comportementale et cognitive
La CAAS puise directement ses fondements conceptuels dans la révolution comportementaliste des années 1970, notamment l’approche proposée par Robert Alberti et Michael Emmons (1974) dans leur ouvrage séminal Your Perfect Right: A Guide to Assertive Living. Alberti et Emmons ont révolutionné la psychothérapie en définissant une typologie tripartite des styles comportementaux humains : le style passif (ou non-assertif), le style agressif et le style assertif.
Selon cette modélisation, le comportement non-assertif se caractérise par l’effacement de soi, l’inhibition des émotions légitimes et la soumission docile à l’autre au détriment de ses propres intérêts. Le comportement agressif cherche à assouvir ses désirs en écrasant les frontières psychologiques de l’interlocuteur, générant de la rancœur et des tensions durables. L’assertivité représente le juste équilibre adaptatif : elle permet l’affirmation de son individualité, l’expression directe de ses exigences et la défense active de ses prérogatives sans transgresser les droits d’autrui.
Transposition au domaine de la consommation par Richins
Avant l’introduction de la CAAS par Richins en 1983, la littérature en comportement du consommateur souffrait d’une confusion épistémologique majeure. Les chercheurs assimilaient fréquemment toute réclamation formulée par un consommateur à une manifestation d’hostilité ou de vindicte agressive. Les consommateurs qui se plaignaient étaient qualifiés de « querelleurs » ou d’« agitateurs », renforçant un biais managérial négatif envers la plainte client.
Richins a démontré que l’acte de réclamer est profondément hétérogène. En adaptant le cadre d’Alberti et Emmons, elle a postulé que :
- L’assertivité et l’agressivité ne sont pas colinéaires. Un consommateur peut être hautement assertif sans manifester la moindre agressivité ; inversement, un consommateur agressif peut s’avérer incapable d’assertivité constructive, son hostilité nuisant à l’obtention concrète de la réparation.
- La passivité découle souvent d’un faible niveau d’assertivité associé à une anxiété sociale spécifique au marché (peur du jugement d’autrui, sentiment d’incompétence face aux procédures administratives).
- L’agressivité découle d’une mauvaise régulation de la colère et d’un schéma cognitif hostile appliqué aux organisations marchandes.
Cette distinction a permis de reconnecter l’étude des comportements de marché aux grandes théories de la psychologie sociale, à la théorie de la frustration-agression de Berkowitz et aux modélisations des compétences interpersonnelles et de l’intelligence émotionnelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la CAAS a fait l’objet d’examens empiriques rigoureux dès sa publication initiale par Richins (1983) et a été répliquée dans de multiples recherches internationales en comportement organisationnel et en sciences de gestion.
Validité de contenu et validité de construit
La validité de contenu a été garantie par une phase exploratoire approfondie au cours de laquelle un corpus initial d’énoncés a été soumis à des panels d’experts en psychologie et à des groupes de consommateurs. Les items retenus couvrent fidèlement le spectre des situations de marché réelles (refus d’articles défectueux, contestation d’erreurs de facturation, réaction face à un vendeur condescendant ou intrusif). La validité de construit a été démontrée par l’analyse des corrélations : les deux sous-échelles partagent une corrélation modérée à faible (généralement comprise entre r = 0,10 et r = 0,25 selon les études), ce qui confirme leur relative indépendance conceptuelle.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente de la sous-échelle d’assertivité a été corroborée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures générales d’affirmation de soi interpersonnelle, telles que l’inventaire de Rathus (Rathus Assertiveness Schedule) et l’échelle d’estime de soi de Rosenberg. La dimension d’agressivité est quant à elle positivement corrélée avec des traits de personnalité hostiles, l’affectivité négative, et des échelles d’agressivité générale comme le questionnaire d’agressivité de Buss et Perry (Buss-Perry Aggression Questionnaire).
Sur le plan de la validité discriminante, des analyses factorielles confirmatoires multi-échantillons démontrent systématiquement que les items de l’assertivité saturent exclusivement sur leur facteur respectif sans cross-loadings significatifs avec les items de l’agressivité, répondant de manière satisfaisante au critère de Fornell-Larcker.
Validité prédictive
La validité prédictive de la CAAS est sans équivoque :
- Les scores élevés à la sous-échelle d’assertivité prédisent de manière robuste et significative la propension à formuler une réclamation formelle (voice response) auprès de la direction ou des organismes de protection des consommateurs, ainsi qu’un taux de succès élevé dans l’obtention de remboursements et une satisfaction post-réclamation accrue.
- Les scores élevés à la sous-échelle d’agressivité ne prédisent pas une plus grande fréquence globale de réclamation, mais prédisent spécifiquement le recours à des tactiques punitives, l’agression verbale des employés de caisse, la propagation de bouche-à-oreille destructeur rancunier et une insatisfaction résiduelle chronique, indépendamment de la qualité de la réparation financière offerte.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité psychométrique de la CAAS met en évidence des propriétés de mesure solides et reproductibles dans des populations diversifiées.
Consistance interne
Dans l’étude princeps de Richins (1983), la cohérence interne a été calculée via le coefficient alpha de Cronbach :
- Pour la sous-échelle d’Assertivité (7 items), le coefficient alpha s’élevait à α = 0,78.
- Pour la sous-échelle d’Agressivité (7 items), le coefficient alpha atteignait α = 0,81.
Des études ultérieures menées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ont confirmé cette régularité, rapportant des coefficients alpha s’étalant de 0,74 à 0,86 pour la dimension d’assertivité, et de 0,77 à 0,88 pour celle d’agressivité. Ces valeurs se situent largement au-dessus du seuil standard de 0,70 préconisé par Nunnally pour la recherche fondamentale.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Les études de stabilité temporelle à un intervalle de 4 à 6 semaines indiquent des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre r = 0,72 et r = 0,81 pour les deux dimensions. Cette stabilité statistique démontre que la CAAS capture de véritables styles comportementaux dispositionnels et durables chez le consommateur, plutôt que de simples états émotionnels transitoires induits par un incident ponctuel.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des phases de conception menées par Richins (1983), les analyses factorielles en composantes principales assorties d’une rotation orthogonale (Varimax) ainsi qu’oblique (Oblimin) ont clairement isolé deux facteurs dominants possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,5, expliquant ensemble une part substantielle de la variance totale (dépassant fréquemment 45 % à 52 %).
L’examen des matrices factorielles a révélé :
- Les 7 items de l’assertivité saturent sur le Facteur 1 avec des saturations factorielles robustes comprises entre 0,51 et 0,78, ne présentant aucune saturation croisée supérieure à 0,20 sur l’autre axe.
- Les 7 items de l’agressivité saturent sur le Facteur 2 avec des saturations factorielles allant de 0,54 à 0,82.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Dans les réévaluations contemporaines recourant à la modélisation par équations structurelles (SEM), la structure bidimensionnelle de la CAAS a été soumise à des tests d’adéquation rigoureux. Le modèle à deux facteurs indépendants ou faiblement intercorrélés montre une supériorité statistique indiscutable par rapport à un modèle unifactoriel global (qui présente des indices d’ajustement inacceptables : RMSEA > 0,15, CFI < 0,60).
Les indices de qualité d’ajustement du modèle bifactoriel classique atteignent régulièrement des niveaux d’excellence méthodologique :
- Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5.
- CFI (Comparative Fit Index) : ≥ 0,94.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : ≥ 0,92.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,041 et 0,068).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : ≤ 0,048.
Ces données confirment l’invariance structurelle de la mesure et valident empiriquement l’hypothèse de l’orthogonalité théorique formulée dès 1983.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
- Nombre total d’items : 14 items répartis en deux dimensions conceptuelles.
- Structure des sous-échelles :
- Sous-échelle d’Assertivité (ASRT) : 7 items évaluant l’affirmation de soi posée, ferme et constructive.
- Sous-échelle d’Agressivité (AGGR) : 7 items mesurant l’hostilité, la coercition et l’emportement verbal.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points :
- 1 = Pas du tout d’accord
- 2 = Plutôt pas d’accord
- 3 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord
- 4 = Plutôt d’accord
- 5 = Tout à fait d’accord
- Cotation et calcul des scores :
- Pour chaque sous-échelle, les scores obtenus aux 7 items constitutifs sont additionnés puis divisés par 7 afin d’obtenir un score moyen d’assertivité (ASRT) et un score moyen d’agressivité (AGGR) compris chacun entre 1,0 et 5,0.
- Certains items formulés sous une tournure non-assertive peuvent nécessiter une inversion préalable de la cotation conformément aux consignes de l’auteur original.
- Les deux scores ne doivent jamais être fusionnés en une note globale unique, sous peine de détruire la signification des deux profils comportementaux.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1983.
- Auteur et ayants droit : Marsha L. Richins / Journal of Consumer Research (Oxford University Press).
- Conditions d’accès et d’utilisation : L’échelle a été publiée dans un cadre académique dans le Journal of Consumer Research. À ce titre, son utilisation est généralement autorisée à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Richins (1983).
- Frais d’utilisation : Gratuit pour les chercheurs académiques et les étudiants dans le cadre de leurs travaux de thèse ou de recherche fondamentale. Toute exploitation commerciale, intégration logicielle propriétaire ou intervention payante en entreprise nécessite l’accord explicite préalable de l’autrice et/ou de la maison d’édition détentrice des droits d’exploitation de la revue.
12. Références / References
Alberti, R. E., & Emmons, M. L. (1974). Your perfect right: A guide to assertive living (2nd ed.). Impact Publishers.
Bolfing, C. P. (1989). How do customers express dissatisfaction and what can service marketers do about it? Journal of Services Marketing, 3(2), 5–23. https://doi.org/10.1108/EUM0000000002483
Buss, A. H., & Perry, M. (1992). The Aggression Questionnaire. Journal of Personality and Social Psychology, 63(3), 452–459. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.3.452
Hirschman, A. O. (1970). Exit, voice, and loyalty: Responses to decline in firms, organizations, and states. Harvard University Press.
Rathus, S. A. (1973). A 30-item schedule for assessing assertive behavior. Behavior Therapy, 4(3), 398–406. https://doi.org/10.1016/S0005-7894(73)80120-0
Richins, M. L. (1983). An analysis of consumer interaction styles in the marketplace. Journal of Consumer Research, 10(1), 73–82. https://doi.org/10.1086/208946
Richins, M. L. (1987). A multivariate analysis of responses to dissatisfaction. Journal of the Academy of Marketing Science, 15(3), 24–31. https://doi.org/10.1007/BF02722168
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items complets et officiels de la CAAS sont protégés par le droit d’auteur scientifique et appartiennent à l’autrice et à la revue Journal of Consumer Research. Conformément aux normes de déontologie académique et au respect de la propriété intellectuelle, le texte original exact des items doit être consulté directement dans la publication séminale de Richins (1983, pp. 73–82).
Instructions to respondents:
Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding how you generally react when encountering a problem with a business, product, or service. There are no right or wrong answers. Respond honestly based on your typical behavior.
Rating scale:
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Plutôt pas d’accord)
- 3 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
- 4 = Agree (Plutôt d’accord)
- 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
Dimension 1: Assertiveness (ASRT) — Theoretical Draft Items
- When a product I purchased turns out to be defective, I return to the store and calmly ask for an exchange or refund.
- If a service employee makes an error on my bill, I clearly and politely point out the mistake right away.
- I feel completely comfortable speaking up to a manager when I do not receive the service I paid for.
- Even if there is a long line, I take the time to ensure that an incorrect charge on my receipt is corrected.
- When a salesperson tries to pressure me into buying something I do not want, I am able to say no firmly without hesitation.
- I express my dissatisfaction to store personnel in a direct, constructive manner without losing my composure.
- I assert my legitimate consumer rights whenever a merchant fails to honor their stated guarantee.
Dimension 2: Aggressiveness (AGGR) — Theoretical Draft Items
- When service personnel are slow or incompetent, I raise my voice to make sure they understand my frustration.
- If an employee gives me a hard time about a return, I threaten to get them fired or report them to top management.
- I have intentionally made a scene in a store to force employees to give me what I demanded.
- When a business treats me unfairly, I believe in treating the employees harshly so they learn their lesson.
- I do not hesitate to insult or demean retail workers when they fail to solve my problem immediately.
- I become intensely confrontational when dealing with customer service representatives who make mistakes.
- I demand immediate compensation aggressively, regardless of whether it embarrasses the staff in front of others.