- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’appropriation psychologique collective (en anglais, Collective Psychological Ownership Scale) constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer le sentiment d’appropriation partagé au sein des équipes et des unités organisationnelles. Développé initialement par les chercheurs Xuebing Su et Siu-man Ng (2018), cet outil répond à une lacune empirique majeure dans le domaine de la psychologie du travail et des organisations, où l’appropriation psychologique a longtemps été conceptualisée et mesurée quasi exclusivement au niveau individuel (le sentiment que la cible est « à moi ») plutôt qu’au niveau groupal (le sentiment que la cible est « à nous »).
L’échelle opérationnalise l’appropriation psychologique collective à travers une structure psychométrique multidimensionnelle modélisée selon une approche bifactorielle (bi-factor model). Cette architecture permet d’isoler un facteur général sous-jacent, désigné sous le terme de « possessivité partagée » (shared possessiveness), tout en capturant deux facettes spécifiques non corrélées : la « prise de décision partagée » (shared decision-making) et l’« endurance partagée face aux épreuves » (shared hardship endurance). Administrée sous la forme d’un auto-questionnaire utilisant une échelle de réponse de type Likert, l’échelle a fait l’objet d’une validation empirique rigoureuse auprès d’un échantillon de 444 professionnels des services sociaux dans la province du Guangdong en Chine.
Sur le plan métrologique, l’instrument démontre une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach élevés pour le facteur général et les sous-dimensions) ainsi qu’une remarquable validité de construit. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la supériorité statistique du modèle bifactoriel face aux structures unifactorielles ou à facteurs corrélés traditionnels. Par ailleurs, la validité nomologique est corroborée par des corrélations positives significatives avec les ressources d’emploi et l’engagement au travail (validité convergente), ainsi que par une corrélation négative robuste avec l’épuisement professionnel ou burnout (validité discriminante et prédictive). Cet instrument s’impose ainsi comme une mesure incontournable pour les chercheurs et praticiens désireux d’étudier la cohésion d’équipe, l’engagement collectif et la résilience organisationnelle.
2. Mots-clés / Keywords
Appropriation psychologique collective, psychologie organisationnelle, comportement organisationnel, dynamique d’équipe, modèle bifactoriel, validité psychométrique, cohérence interne, engagement au travail, ressources d’emploi, épuisement professionnel, identité partagée, responsabilité collective.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle d’appropriation psychologique collective a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en travail social, santé mentale et comportement organisationnel :
- Xuebing Su — Département de travail social, Faculté des sciences sociales, Hong Kong Baptist University, Hong Kong.
- Siu-man Ng (Auteur correspondant) — Département de travail social et d’administration sociale, The University of Hong Kong, Pokfulam, Hong Kong. Courriel professionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
Pendant plusieurs décennies, la recherche en psychologie industrielle et organisationnelle s’est intensément focalisée sur l’appropriation psychologique individuelle, définie comme cet état psychologique dans lequel un individu éprouve le sentiment qu’un objet matériel ou immatériel (son poste, son bureau, son projet, son organisation) lui appartient personnellement (« C’est à moi »). Cependant, les transformations contemporaines du monde du travail — caractérisées par le travail en équipe, la gestion matricielle, la collaboration interdisciplinaire et le management participatif — ont rendu les dynamiques collectives prépondérantes. Dans ce contexte de travail en équipe, les succès comme les revers sont vécus collectivement. Avant l’émergence de cette échelle, la littérature scientifique manquait cruellement d’un outil psychométrique standardisé capable d’évaluer de manière fiable et valide le sentiment conjoint d’appropriation (« C’est à nous »).
L’objectif fondamental de l’Échelle d’appropriation psychologique collective est de combler cette lacune d’opérationnalisation en fournissant une mesure quantitative robuste permettant d’évaluer la force et la structure du sentiment d’appropriation partagé par les membres d’une équipe ou d’une organisation. L’outil vise à explorer comment l’émergence d’un esprit de corps et d’une responsabilité collective influence le fonctionnement optimal des collectifs de travail.
Sur le plan des applications cliniques, diagnostiques et organisationnelles, l’instrument permet :
- Le diagnostic de la santé organisationnelle et du climat d’équipe : Identifier les groupes au sein desquels le désengagement ou la déresponsabilisation prédominent, et cibler les équipes souffrant d’un déficit d’intégration ou d’alignement avec les valeurs institutionnelles.
- La prévention de l’épuisement professionnel (burnout) : Évaluer dans quelle mesure le sentiment de possession partagée agit comme un bouclier protecteur face au stress chronique, en favorisant l’entraide et le soutien social perçu au sein de l’unité de travail.
- L’évaluation des interventions managériales : Mesurer l’impact de programmes de gouvernance partagée, de démocratie organisationnelle ou de restructurations d’équipe sur l’engagement psychologique des employés.
- La recherche interculturelle : Examiner comment les orientations culturelles (individualisme vs collectivisme) modulent l’émergence et les effets de l’appropriation collective dans divers contextes nationaux et sectoriels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit d’appropriation psychologique collective (Collective Psychological Ownership) est défini comme un état cognitif-affectif partagé par les membres d’un groupe, selon lequel la cible organisationnelle (l’équipe, l’unité de travail ou l’institution dans son ensemble) est perçue collectivement comme « nôtre ». Ce construit dépasse largement la simple somme des sentiments d’appropriation individuels : il constitue un phénomène émergent de niveau groupal (group-level emergent phenomenon), façonné par les interactions sociales, la communication récurrente, les rituels collectifs et l’interdépendance des tâches.
Sur le plan conceptuel, le construit se distingue nettement d’autres notions connexes telles que l’engagement organisationnel affectif (qui renvoie à l’attachement à l’organisation sans nécessairement impliquer un sentiment de possession), l’identification organisationnelle (définie par l’intégration de l’organisation dans le concept de soi sans dimension de contrôle ou de possession) ou l’habilitation psychologique (psychological empowerment). L’appropriation collective implique intrinsèquement une posture de co-propriétaire et de garant de la destinée de l’entité.
Dans la modélisation bifactorielle proposée par Su et Ng (2018), le construit s’articule autour de trois composantes majeures :
1. La possessivité partagée (Shared Possessiveness — Facteur Général)
Il s’agit du noyau dur du construit. Cette dimension générale reflète le sentiment fondamental et direct que l’entité collective appartient conjointement aux collaborateurs. Elle saisit la fusion symbolique entre l’identité de l’équipe et celle de ses membres. Par exemple, les membres ne considèrent plus leur lieu de travail comme un cadre extérieur imposé par des actionnaires ou des gestionnaires anonymes, mais comme un espace psychologique dont ils sont collectivement les détenteurs légitimes (« Cette unité de travail est véritablement la NÔTRE »).
2. La prise de décision partagée (Shared Decision-Making — Facteur Spécifique 1)
Cette composante spécifique reflète l’exercice conjoint de l’autonomie, du contrôle et de l’influence sur les opérations quotidiennes, les orientations stratégiques et les choix structurants du groupe. Le sentiment d’appropriation collective ne peut s’enraciner durablement sans l’opportunité perçue d’exercer un contrôle effectif et partagé sur la cible. Cette facette traduit le passage de la passivité opérationnelle à une gouvernance collaborative où chaque membre sent que la voix du groupe oriente le destin de l’organisation.
3. L’endurance partagée face aux épreuves (Shared Hardship Endurance — Facteur Spécifique 2)
Cette sous-dimension comportementale et affective capture la volonté commune du collectif de faire front ensemble lors des périodes de crise, d’adversité ou de surcharge de travail. Elle traduit une fidélité inconditionnelle envers l’organisation et une propension à partager non seulement les réussites et les bénéfices, mais également les fardeaux, les risques et les sacrifices nécessaires à la pérennité du collectif (« Nous traverserons ces difficultés ensemble car cette organisation nous appartient »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise théorique de l’Échelle d’appropriation psychologique collective prend racine dans la théorie générale de l’appropriation psychologique développée par Pierce, Kostova et Dirks (2001, 2003), ainsi que dans son extension collective théorisée par Pierce et Jussila (2010, 2011). Selon ce cadre fondamental, l’appropriation psychologique répond à trois besoins humains fondamentaux et universels :
- Le besoin d’efficacité et d’emprise sur l’environnement (Efficacy and Effectance) : Les individus éprouvent le désir d’exercer un contrôle tangible sur leur environnement afin de produire des résultats désirables. Au niveau collectif, lorsque les membres d’une équipe coordonnent leurs actions et exercent une influence conjointe sur leur cadre de travail, ce besoin d’emprise est satisfait collectivement.
- Le besoin d’auto-identité et d’extension du soi (Self-Identity and Extended Self) : S’appuyant sur les travaux pionniers de Belk (1988) et Dittmar (1992) sur la psychologie des possessions matérielles et immatérielles, la théorie postule que les objets d’appropriation servent de miroirs identitaires. Dans un contexte de groupe, l’organisation devient une composante du « soi collectif », permettant d’exprimer et de communiquer l’identité sociale partagée.
- Le besoin d’avoir un lieu à soi (Having a Place / Home) : L’appropriation répond à la quête fondamentale de sécurité psychologique, d’ancrage et de territorialité positive (Brown et al., 2005), où le lieu de travail devient un « foyer » professionnel sécurisant.
Dans la transposition collective de Pierce et Jussila (2010), un quatrième moteur psychologique s’ajoute : le besoin fondamental d’appartenance (need to belong), formalisé par Baumeister et Leary (1995). L’appropriation collective n’émerge que lorsque les membres développent des interactions denses, partagent des connaissances intimes sur la cible organisationnelle (intimate knowledge) et investissent conjointement leur énergie psychologique, temporelle et émotionnelle.
Su et Ng (2018) ont enrichi ce corpus en ancrant leur validation dans le paradigme de la modélisation bifactorielle (Reise, 2012), démontrant empiriquement que si la possessivité partagée forme le tronc commun du sentiment de possession collective, elle se concrétise opérationnellement par des conduites tangibles de participation décisionnelle et de solidarité face à l’adversité.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités psychométriques de l’Échelle d’appropriation psychologique collective a fait l’objet d’une démarche rigoureuse menée auprès d’une cohorte de 444 travailleurs sociaux chinois exerçant dans le secteur public et non gouvernemental de la province du Guangdong. Les résultats confirment une excellente validité de construit, s’inscrivant avec précision dans le réseau nomologique théorisé par la psychologie organisationnelle :
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par l’examen des corrélations entre l’échelle et des construits théoriquement associés du modèle des exigences et ressources d’emploi (Job Demands-Resources Model) :
- Ressources d’emploi (Job Resources) : Une corrélation positive et statistiquement significative a été observée entre le sentiment d’appropriation psychologique collective et la disponibilité des ressources professionnelles (autonomie, soutien des pairs, reconnaissance). Cette association confirme que l’accès à des ressources organisationnelles riches favorise le sentiment de contrôle et d’appropriation conjointe.
- Engagement au travail (Work Engagement) : L’échelle montre une forte corrélation positive avec les dimensions de vigueur, de dévouement et d’absorption évaluées par l’échelle d’engagement au travail d’Utrecht (UWES). Les collaborateurs qui perçoivent leur unité comme « leur appartenant ensemble » manifestent une implication énergétique et motivationnelle nettement supérieure.
Validité discriminante et prédictive
La validité discriminante a été corroborée en examinant la relation inverse avec la détresse professionnelle :
- Épuisement professionnel (Burnout) : Conformément aux hypothèses cliniques, l’appropriation psychologique collective est corrélée négativement et de manière significative avec les dimensions du Maslach Burnout Inventory (MBI), en particulier l’épuisement émotionnel et la dépersonnalisation / cynisme. Cette relation atteste que le sentiment d’appartenance et de possession collective agit comme une ressource psychologique protectrice (effet tampon) contre l’usure professionnelle.
L’analyse des variances moyennes extraites (AVE) pour chaque facteur a également confirmé que les dimensions capturent des variances supérieures aux covariances partagées avec d’autres construits organisationnels, garantissant une séparation conceptuelle nette.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de l’Échelle d’appropriation psychologique collective a été évaluée au travers de l’analyse de sa consistance interne. Les auteurs ont calculé les coefficients alpha de Cronbach ($lpha$) ainsi que les indices de cohérence dérivés de la structure bifactorielle (oméga hiérarchique de McDonald, $\omega_h$) sur l’ensemble de l’échantillon de validation ($N = 444$).
Les indicateurs de fidélité obtenus se révèlent hautement satisfaisants et dépassent largement les seuils méthodologiques conventionnels fixés à $0{,}70$ et $0{,}80$ pour la recherche fondamentale et appliquée :
- Facteur Général (Possessivité partagée) : Le coefficient de cohérence interne globale témoigne d’une homogénéité remarquable des items, confirmant que le score global reflète fidèlement le niveau sous-jacent d’appropriation collective.
- Facteur Spécifique 1 (Prise de décision partagée) : Présente un indice de consistance interne élevé, démontrant la stabilité de la mesure de l’influence perçue sur les processus opérationnels.
- Facteur Spécifique 2 (Endurance partagée face aux épreuves) : Affiche une excellente cohérence interne, validant la fiabilité des items relatifs à la solidarité et à la résistance collective face aux crises.
Ces coefficients confirment que l’instrument présente une faible variance d’erreur de mesure, assurant aux chercheurs et praticiens une stabilité métrologique optimale lors de son déploiement transversal ou longitudinal.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’examen de la structure dimensionnelle de l’instrument a été conduit en combinant l’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC), en utilisant les progiciels statistiques spécialisés (notamment Mplus ; Muthén & Muthén).
Modélisation bifactorielle (Bi-Factor Modeling)
Plutôt que de s’en tenir à une modélisation classique à facteurs corrélés de premier ordre ou à un modèle de second ordre (qui impose des restrictions proportionnelles souvent irréalistes), Su et Ng (2018) ont mobilisé l’approche bifactorielle recommandée par Reise (2012) et Reise, Morizot et Hays (2007). Dans un modèle bifactoriel :
- Chaque item sature directement sur un facteur général (la possessivité partagée), qui rend compte de la variance commune à l’ensemble du questionnaire.
- Simultanément, les items saturent sur des facteurs spécifiques orthogonaux (non corrélés au facteur général ni entre eux), qui captent la variance résiduelle unique associée à des facettes contextuelles distinctes (prise de décision partagée et endurance face aux épreuves).
Comparaison des modèles et indices d’ajustement
Les résultats de l’AFC ont mis en évidence la nette supériorité statistique du modèle bifactoriel (« 1 facteur général, 2 facteurs spécifiques ») comparativement aux modèles alternatifs (modèle unifactoriel strict et modèle à deux/trois facteurs corrélés). Les indices d’ajustement respectent scrupuleusement les critères de Hu et Bentler (1998) et Schermelleh-Engel et al. (2003) :
- Indice de concordance comparative (Comparative Fit Index, CFI) > $0{,}95$ ;
- Indice de Tucker-Lewis (Tucker-Lewis Index, TLI) > $0{,}95$ ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) < $0{,}06$ ;
- Résidu standardisé quadratique moyen (Standardized Root Mean Square Residual, SRMR) < $0{,}05$.
Toutes les saturations factorielles standardisées sur le facteur général et sur les facteurs spécifiques se sont révélées hautement significatives ($p < 0{,}001$), confirmant la pertinence théorique et empirique de cette configuration.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom de l’instrument : Échelle d’appropriation psychologique collective (Collective Psychological Ownership Scale).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report questionnaire).
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou administration numérique en ligne.
- Nombre d’items : 4 items fondamentaux (dans sa version centrale d’appropriation collective).
- Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert (Likert scale).
- Population cible : Salariés, collaborateurs, professionnels, membres d’équipes de travail, cadres et gestionnaires de tous secteurs d’activité (validé initialement auprès de professionnels du travail social).
- Temps de passation estimé : 2 à 4 minutes.
- Calcul des scores et cotation :
- Tous les items sont formulés dans un sens positif (aucun item inversé / reverse-scored).
- Le score global d’appropriation psychologique collective s’obtient en calculant la moyenne arithmétique de l’ensemble des items renseignés.
- Un score moyen élevé reflète un sentiment intense de possession partagée, de cohésion et de responsabilité conjointe au sein de l’unité de travail.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2018.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par les auteurs (Xuebing Su et Siu-man Ng) et la maison d’édition scientifique SAGE Publications Ltd.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de l’instrument à des fins de recherche académique, scientifique, d’enseignement ou d’évaluation non commerciale est autorisée sous réserve de citer explicitement la publication originale (Su & Ng, 2018). Pour toute intégration dans des dispositifs commerciaux, des audits payants ou des plateformes logicielles propriétaires, une demande d’autorisation formelle doit être adressée aux auteurs ou à l’éditeur.
- Coût d’accès : L’accès aux items pour les chercheurs académiques est gratuit sur demande auprès de l’auteur correspondant ([email protected]).
12. Références / References
- Avey, J. B., Avolio, B. J., Crossley, C. D., & Luthans, F. (2009). Psychological ownership: Theoretical extensions, measurement and relation to work outcomes. Journal of Organizational Behavior, 30(2), 173–191. https://doi.org/10.1002/job.583
- Baumeister, R. F., & Leary, M. R. (1995). The need to belong: Desire for interpersonal attachments as a fundamental human motivation. Psychological Bulletin, 117(3), 497–529. https://doi.org/10.1037/0033-2909.117.3.497
- Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
- Brown, G., Lawrence, T. B., & Robinson, S. L. (2005). Territoriality in organizations. Academy of Management Review, 30(3), 577–594. https://doi.org/10.5465/amr.2005.17293710
- Brown, G., Pierce, J. L., & Crossley, C. (2014). Toward an understanding of the development of ownership feelings. Journal of Organizational Behavior, 35(3), 318–338. https://doi.org/10.1002/job.1869
- Dittmar, H. (1992). The social psychology of material possessions: To have is to be. St. Martin’s Press / Harvester Wheatsheaf.
- Hu, L., & Bentler, P. M. (1998). Fit indices in covariance structure modeling: Sensitivity to underparameterized model misspecification. Psychological Methods, 3(4), 424–453. https://doi.org/10.1037/1082-989X.3.4.424
- Pierce, J. L., & Jussila, I. (2010). Collective psychological ownership within the work and organizational context: Construct introduction and elaboration. Journal of Organizational Behavior, 31(6), 810–834. https://doi.org/10.1002/job.628
- Pierce, J. L., & Jussila, I. (2011). Psychological ownership and the organizational context: Theory, research evidence, and application. Edward Elgar Publishing. https://doi.org/10.4337/9780857934451
- Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2001). Toward a theory of psychological ownership in organizations. Academy of Management Review, 26(2), 298–310. https://doi.org/10.2307/259124
- Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2003). The state of psychological ownership: Integrating and extending a century of research. Review of General Psychology, 7(1), 84–107. https://doi.org/10.1037/1089-2680.7.1.84
- Reise, S. P. (2012). The rediscovery of bifactor measurement models. Multivariate Behavioral Research, 47(5), 667–696. https://doi.org/10.1080/00273171.2012.715555
- Reise, S. P., Morizot, J., & Hays, R. D. (2007). The role of the bifactor model in resolving dimensionality issues in health outcomes measures. Quality of Life Research, 16(S1), 19–31. https://doi.org/10.1007/s11136-007-9183-7
- Schaufeli, W. B., Leiter, M. P., Maslach, C., & Jackson, S. E. (1996). Maslach Burnout Inventory—General Survey (MBI-GS). Consulting Psychologists Press.
- Schermelleh-Engel, K., Moosbrugger, H., & Müller, H. (2003). Evaluating the fit of structural equation models: Tests of significance and descriptive goodness-of-fit measures. Methods of Psychological Research Online, 8(2), 23–74.
- Su, X., & Ng, S.-M. (2018). Collective Psychological Ownership Scale. International Social Work, 62(5), 1438–1453. https://doi.org/10.1177/0020872818767483
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format: Likert scale
- This is OUR team/work unit.
- Most of the people that I work with feel as though we own this team/work unit together.
- Members of this team/work unit feel a collective sense of ownership for this team/work unit.
- We collectively feel that this team/work unit is OURS.