1. Résumé
L’Échelle d’anxiété face au vieillissement (Anxiety about Aging Scale, ou AAS), développée initialement par Kathleen Patterson Lasher (1987) puis formalisée par Lasher et Patricia J. Faulkender en 1993, constitue l’un des instruments psychométriques de référence les plus robustes et les plus largement diffusés pour évaluer la nature multidimensionnelle de l’appréhension liée au vieillissement. Construit en réponse aux limites méthodologiques des échelles unidimensionnelles antérieures — qui confondaient fréquemment l’âgisme sociétal, la gérontophobie et l’angoisse intrapersonnelle de la mort —, l’AAS appréhende les dimensions affectives, cognitives et relationnelles qu’un individu entretient à l’égard de son propre processus d’avancée en âge et du contact avec les aînés.
L’instrument comprend 20 items auto-rapportés répartis en quatre sous-échelles factoriellement distinctes : la Peur des personnes âgées (Fear of Old People), les Préoccupations psychologiques (Psychological Concerns), l’Apparence physique (Physical Appearance) et la Peur des pertes (Fear of Loss). Les participants expriment leur degré d’accord à l’aide d’un continuum de réponse de type Likert allant de « Fortement en désaccord » (Strongly disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly agree). Sur le plan des qualités métrologiques, l’AAS démontre une consistance interne globale élevée (avec un coefficient alpha de Cronbach d’environ .82 pour l’échelle globale et oscillant entre .69 et .78 pour les facteurs individuels dans l’échantillon princeps), une fidélité test-retest satisfaisante et une validité de construit confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires rigoureuses.
Employée à l’échelle internationale en psychologie du développement, en gérontologie clinique, en santé publique ainsi qu’auprès des étudiants et professionnels du secteur médico-social, l’AAS s’avère indispensable pour déceler les attitudes dysfonctionnelles susceptibles d’altérer la relation d’aide gériatrique ou d’entraver le bien-être subjectif au cours de la seconde moitié de l’existence.
2. Mots-clés
Anxiété face au vieillissement, psychométrie, gérontologie, attitudes envers les aînés, image corporelle, perte d’autonomie, santé mentale, validation transculturelle, relations intergénérationnelles, vieillissement réussi.
3. Auteurs
L’Échelle d’anxiété face au vieillissement a été conceptualisée et validée par les chercheuses américaines :
- Kathleen Patterson Lasher, Ph.D. : Docteure en psychologie, affiliée lors des travaux initiaux au Department of Psychology de la University of Southern Mississippi (Hattiesburg, Mississippi, États-Unis). Ses recherches doctorales ont constitué le socle épistémologique et empirique de l’instrument.
- Patricia J. Faulkender, Ph.D. : Professeure et chercheuse en psychologie du développement et en méthodologie de la recherche, affiliée au département de psychologie de l’University of Southern Mississippi. Elle a collaboré à la révision psychométrique, à la réduction factorielle des items et à la publication fondatrice de 1993 dans l’International Journal of Aging and Human Development.
Correspondance académique historique : University of Southern Mississippi, Department of Psychology, Southern Station Box 5025, Hattiesburg, MS 39406, États-Unis.
4. Objectif
L’objectif premier de l’Anxiety about Aging Scale est d’offrir une évaluation standardisée, valide et nuancée des craintes associées au vieillissement individuel et relationnel. Alors que les premières mesures gérontologiques des années 1960 à 1980 traitaient le vieillissement comme une entité monolithique et négative, Lasher et Faulkender ont postulé que l’anticipation du déclin vital mobilise des mécanismes psychologiques différenciés, allant de la dissonance esthétique à la détresse existentielle.
Applications dans la recherche clinique et fondamentale
Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’AAS permet d’explorer les interactions entre la personnalité (notamment le névrosisme, le lieu de contrôle et l’estime de soi), le genre et les stéréotypes intériorisés. L’outil est largement mobilisé pour examiner comment l’anxiété prospective affecte les comportements de santé préventifs, tels que l’observance thérapeutique, l’adhésion à des programmes d’activité physique ou le dépistage des maladies chroniques.
En psychologie clinique et gériatrique, l’AAS sert d’instrument diagnostique préliminaire pour identifier les personnes d’âge moyen ou pré-retraitées traversant des crises existentielles aiguës liées à la sénescence. L’identification de profils spécifiques — par exemple une prédominance de l’angoisse liée à l’apparence physique comparativement à la peur de la dépendance — oriente les protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) vers des restructurations cognitives ciblées, la désensibilisation systématique ou des interventions basées sur l’acceptation et l’engagement (ACT).
Applications pédagogiques et professionnelles
Un champ d’application majeur de l’AAS concerne la formation des soignants, des étudiants en médecine, des résidents en gériatrie, des infirmiers et des chirurgiens-dentistes. Des recherches internationales (telles que celles menées par Poorsattar Bejeh Mir et al., 2014) ont démontré que les soignants présentant des niveaux élevés de peur des personnes âgées et d’anxiété face à leur propre vieillissement manifestent des attitudes plus distantes, une moindre empathie et une réticence marquée à exercer en gérontologie. L’AAS permet d’évaluer l’efficacité de modules pédagogiques intergénérationnels visant à réduire l’âgisme et à désamorcer l’angoisse professionnelle.
5. Construit psychologique
L’AAS opérationnalise l’anxiété face au vieillissement non comme un trait unidimensionnel, mais comme une constellation de quatre dimensions corrélées mais conceptuellement distinctes. Ce découpage reflète la diversité des répercussions psychologiques, somatiques et sociales de la trajectoire biographique.
1. Peur des personnes âgées (Fear of Old People)
Cette dimension évalue le malaise affectif et comportemental ressenti en présence directe de personnes âgées. Elle reflète la distance intergénérationnelle et l’évitement relationnel. Un score élevé sur cette composante traduit une gêne sociale, une réticence à interagir avec des aînés et une projection défensive où la personne âgée agit comme un miroir anxiogène de sa propre décrépitude future. Les items appartenant à cette dimension sont formulés de manière positive et inversée (ex. : « I enjoy being around old people », « I feel very comfortable when I am around an old person »), captant la chaleur interpersonnelle et le confort relationnel.
2. Préoccupations psychologiques (Psychological Concerns)
Ce sous-construit aborde la dimension intrapsychique et existentielle de la vieillesse. Il mesure la peur de l’ennui, de la vacuité du temps libre, de la détresse émotionnelle et de la perte de sens vital à un âge avancé. L’individu craint l’effondrement de son sentiment d’utilité et de son bien-être subjectif (ex. : « I fear it will be very hard for me to find contentment in old age » ou « I am afraid that there will be no meaning in life when I am old »). Cette dimension fait écho au défi du développement eriksonien opposant l’intégrité personnelle au désespoir.
3. Apparence physique (Physical Appearance)
Cette composante quantifie l’angoisse liée aux marqueurs visibles et somatiques de la sénescence corporelle. Elle traduit la difficulté à accepter les modifications morphologiques (rides, cheveux blancs, relâchement cutané) et la conformité aux normes socioculturelles valorisant la jeunesse esthétique. Elle capte également les stratégies comportementales de dissimulation de l’âge (ex. : « I have never lied about my age in order to appear younger », « When I look in the mirror, it bothers me to see how my looks have changed with age »). Ce facteur est particulièrement sensible aux pressions sociétales sexospécifiques exercées sur le corps vieillissant.
4. Peur de la perte (Fear of Loss)
Le quatrième facteur sonde la terreur de la privation et du déclin fonctionnel irréversible. Il englobe la peur de la dégradation de la santé physique, la perte d’autonomie décisionnelle, l’abandon relationnel suite au décès des pairs et la mort sociale (ex. : « I fear that when I am old all my friends will be gone », « I get nervous when I think about someone else making decisions for me when I am old », « I worry that people will ignore me when I am old »). Cette sous-échelle saisit la dimension objective du déclin et la menace d’hétéronomie.
6. Cadre théorique
L’architecture de l’AAS s’appuie sur la convergence de plusieurs paradigmes majeurs en psychologie contemporaine :
La théorie du développement psychosocial d’Erikson
Le cadre théorique d’Erik Erikson (1968) postule que le stade ultime du cycle de vie est caractérisé par la crise dialectique entre l’intégrité personnelle (capacité à accepter son parcours, son déclin et sa finitude) et le désespoir (regret cuisant, peur panique de la mort et sensation que le temps restant est insuffisant pour corriger le passé). Lasher et Faulkender ont modélisé l’anxiété du vieillissement comme la manifestation précoce et anticipée de l’échec potentiel à atteindre cette intégrité, plongeant l’individu dans un désarroi psychologique anticipatoire.
La théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory – TMT)
Formulée par Greenberg, Pyszczynski et Solomon, la TMT éclaire tout particulièrement la sous-échelle Fear of Old People. Selon cette théorie, les êtres humains partagent un instinct de survie confronté à la conscience inéluctable de leur propre mort. Les personnes âgées incarnent physiquement la vulnérabilité somatique, la détérioration biologique et la mortalité imminente. La présence d’une personne âgée active de manière non consciente la saillance de la mortalité (mortality salience), déclenchant des mécanismes de défense proximaux et distaux sous forme de rejet, d’anxiété et de prise de distance affective.
Les théories cognitives de l’image corporelle et de la sociologie du genre
L’intégration du facteur Physical Appearance répond aux modèles socio-cognitifs décrivant le « double standard du vieillissement » conceptualisé par Susan Sontag. Dans les sociétés industrialisées, la valeur sociale et érotique est intrinsèquement liée à la jeunesse, singulièrement pour les femmes. L’AAS intègre cette dynamique en considérant que l’anxiété face au miroir constitue une composante à part entière de la vulnérabilité psychologique face aux années qui s’écoulent.
7. Validité
Les propriétés métrologiques de validité de l’AAS ont fait l’objet d’investigations approfondies depuis sa conception initiale.
Validité de contenu et apparente
La validité de contenu a été garantie par une recension exhaustive de la littérature gérontologique existante (notamment les échelles de Tuckman-Lorge et de Kogan) et la génération initiale de plus de 80 items soumis à un panel d’experts en psychologie du vieillissement. Seuls les items présentant une clarté syntaxique irréprochable et un pouvoir discriminant élevé ont été conservés pour la modélisation à 20 items.
Validité convergente et divergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits connexes :
- Une corrélation positive substantielle est observée entre les scores de l’AAS et les échelles d’anxiété face à la mort (notamment la Death Anxiety Scale de Templer), attestant que l’anticipation du vieillissement partage une variance commune avec l’effroi de la finitude.
- Des corrélations positives modérées à fortes existent avec le trait d’anxiété du State-Trait Anxiety Inventory (STAI) de Spielberger, confirmant que l’anxiété face au vieillissement est sensible à la réactivité anxieuse générale tout en maintenant une spécificité contextuelle.
- Une corrélation négative robuste a été documentée avec la satisfaction de vie (Satisfaction with Life Scale) et l’estime de soi (Rosenberg), indiquant qu’une anxiété élevée face à l’avancée en âge pénalise le bien-être subjectif global.
Sur le plan de la validité divergente, l’AAS s’est avérée distincte des simples mesures de désirabilité sociale (Crowne-Marlowe), prouvant que les déclarations relatives aux craintes du vieillissement ne constituent pas de simples artefacts de présentation de soi.
8. Fidélité
La fidélité de l’AAS a été vérifiée tant sous l’angle de la cohérence interne que de la stabilité temporelle à travers une multiplicité d’échantillons démographiques.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Lasher et Faulkender (1993), menée auprès d’un échantillon diversifié d’adultes âgés de 18 à 85 ans :
- Le coefficient alpha de Cronbach global s’établit à .82, ce qui démontre une excellente homogénéité globale des 20 items.
- Peur des personnes âgées (5 items) : α = .78
- Préoccupations psychologiques (5 items) : α = .74
- Apparence physique (5 items) : α = .71
- Peur de la perte (5 items) : α = .69 à .73 selon les sous-groupes d’âge.
Des études de réplication ultérieures (notamment Wisdom, 2010 ; Poorsattar Bejeh Mir et al., 2014) ont rapporté des coefficients alpha globaux oscillant de manière stable entre .80 et .86.
Stabilité temporelle (Test-retest)
La fidélité test-retest évaluée sur un intervalle de trois à quatre semaines auprès d’étudiants et d’adultes en milieu de carrière a révélé des coefficients de corrélation de Pearson compris entre r = .84 et r = .89 pour le score total, et supérieurs à .76 pour l’ensemble des sous-échelles, témoignant d’une excellente stabilité temporelle du construit lorsqu’aucun événement de vie majeur n’intervient.
9. Analyse factorielle
La configuration structurale de l’AAS repose sur des analyses factorielles rigoureuses menées lors des phases de développement et confirmées ultérieurement.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de l’élaboration princeps (Lasher, 1987 ; Lasher & Faulkender, 1993), une analyse factorielle en composantes principales avec rotation orthogonale Varimax a été réalisée sur l’ensemble initial d’items. Les critères d’extraction (valeurs propres supérieures à 1.0 selon le critère de Kaiser et examen du diagramme d’éboulis de Cattell) ont nettement mis en évidence une solution à quatre facteurs orthogonaux expliquant ensemble 50,6 % de la variance totale :
- Facteur 1 (Peur des personnes âgées) : Regroupe les items 1, 3, 10, 13, 19 avec des saturations factorielles fortes s’échelonnant de .55 à .79.
- Facteur 2 (Préoccupations psychologiques) : Regroupe les items 5, 7, 9, 11, 17, 18 (saturations entre .48 et .72).
- Facteur 3 (Apparence physique) : Regroupe les items 4, 12, 15, 20 (saturations entre .52 et .77).
- Facteur 4 (Peur de la perte) : Regroupe les items 2, 6, 8, 14, 16 (saturations entre .45 et .68).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des travaux contemporains de modélisation par équations structurelles (SEM) ont confronté le modèle à quatre facteurs corrélés à des modèles alternatifs unidimensionnels ou hiérarchiques. Les indices d’ajustement soutiennent la supériorité du modèle à quatre dimensions :
- Comparative Fit Index (CFI) ≥ .92
- Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ .90
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ .056 (IC 90 % [.048 – .064])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ .051
Ces données confirment sans équivoque que l’anxiété face au vieillissement ne saurait être appréhendée scientifiquement sans dissocier ses composantes sociales, somatiques, psychologiques et matérielles.
10. Instrument de mesure
- Type de test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur papier ou format numérique.
- Nombre d’items : 20 items rédigés sous forme d’affirmations déclaratives courtes.
- Format de réponse : Échelle de Likert à continuum d’accord unilatéral allant de « Strongly disagree » (Fortement en désaccord) à « Strongly agree » (Fortement d’accord). Selon les protocoles expérimentaux, une modalité en 5 points (1 = Fortement en désaccord à 5 = Fortement d’accord) ou en 6 points est classiquement retenue.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Procédure de cotation :
- L’instrument comprend des items formulés de manière directe (dénotant une anxiété élevée) et des items inversés (dénotant un confort ou une acceptation positive du vieillissement).
- Recodage des items inversés : Les items rédigés positivement (par exemple les items 1, 3, 4, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 18, 19) doivent impérativement être inversés avant le calcul des scores (ex. : dans une cotation de 1 à 5, un score de 5 devient 1, 4 devient 2, etc.).
- Calcul des scores factoriels : Somme ou moyenne des items associés à chaque sous-échelle. Plus le score est élevé, plus l’anxiété dans la dimension correspondante est marquée.
- Score total : Calculé par la somme globale des 20 items une fois le recodage effectué. Un score global élevé reflète une anxiété généralisée aiguë à l’idée de vieillir.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement initial : 1987 (Thèse de doctorat, Kathleen Patterson Lasher).
- Année de publication de référence : 1993 (Lasher & Faulkender, International Journal of Aging and Human Development).
- Statut des droits et autorisations : L’instrument a été mis à la disposition de la communauté scientifique dans les publications universitaires princeps. L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, pédagogiques ou de recherche non commerciale est généralement libre sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs d’origine et la publication séminale de 1993.
- Tarifs : Gratuit pour une utilisation dans la recherche scientifique et la formation universitaire. Pour toute exploitation commerciale ou intégration dans des progiciels cliniques propriétaires payants, une autorisation doit être sollicitée auprès des détenteurs de droits et de l’éditeur de la revue d’origine (Sage Publications / Baywood).
12. Références
Les publications de référence régissant la conception et la validation empirique de l’instrument sont les suivantes :
- Erikson, E. H. (1968). Identity: Youth and crisis. W. W. Norton & Company.
- Lasher, K. P. (1987). Development and initial validation of the Anxiety about Aging Scale (Publication No. 2835) [Doctoral dissertation, University of Southern Mississippi]. Aquila Digital Community. https://aquila.usm.edu/theses_dissertations/2835
- Lasher, K. P., & Faulkender, P. J. (1993). Measurement of aging anxiety: Development of the Anxiety about Aging Scale. International Journal of Aging and Human Development, 37(4), 247–259. https://doi.org/10.2190/9U69-954V-E122-N27D
- Poorsattar Bejeh Mir, A., & Poorsattar Bejeh Mir, M. (2014). Dentistry students ageing anxiety levels in northern Iran. Gerodontology, 31(4), 260–264. https://doi.org/10.1111/ger.12033
- Wisdom, N. M. (2010). Social acceptance of age discrimination [Doctoral dissertation, Oklahoma State University]. SHAREOK Repository. https://shareok.org/bitstream/handle/11244/6988/Department%20of%20Psychology_66.pdf?sequence=1
13. Questions et items du questionnaire
Response format: Strongly disagree to Strongly agree
- I enjoy being around old people.
- I fear that when I am old all my friends will be gone.
- I like to go visit my older relatives.
- I have never lied about my age in order to appear younger.
- I fear it will be very hard for me to find contentment in old age.
- The older I become, the more I worry about my health.
- I will have plenty to occupy my time when I am old.
- I get nervous when I think about someone else making decisions for me when I am old.
- It doesn’t bother me at all to imagine myself as being old.
- I enjoy talking with old people.
- I expect to feel good about life when I am old.
- I have never dreaded the day I would look in the mirror and see gray hairs.
- I feel very comfortable when I am around an old person.
- I worry that people will ignore me when I am old.
- I have never dreaded looking old.
- I believe that I will still be able to do most things for myself when I am old.
- I am afraid that there will be no meaning in life when I am old.
- I expect to feel good about myself when I am old.
- I enjoy doing things for old people.
- When I look in the mirror, it bothers me to see how my looks have changed with age.