Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS)

L’Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS) de Hart, Leary et Rejeski (1989) mesure l’anxiété éprouvée lorsqu’une personne craint que son apparence physique ne soit jugée négativement par autrui.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (en anglais, Social Physique Anxiety Scale ou SPAS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé initialement par Elizabeth A. Hart, Mark R. Leary et W. Jack Rejeski en 1989. Cet outil a été conçu pour opérationnaliser et mesurer l’anxiété liée au physique social, définie comme une forme d’anxiété sociale éprouvée par un individu lorsqu’il perçoit ou anticipe que son apparence physique, sa corpulence ou sa musculature fait l’objet d’une évaluation négative de la part d’autrui. La version princeps de l’instrument comprend 12 items évalués au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 5 (« Extrêmement caractéristique de moi »). Face à des questionnements méthodologiques relatifs aux items inversés, des versions réduites unidimensionnelles composées de 9 items (Martin et al., 1997) et de 7 items (Motl & Conroy, 2001 ; Scott et al., 2004) ont été développées et largement validées.

Les propriétés psychométriques de la SPAS témoignent d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,92 selon les populations et les versions employées. La fidélité test-retest s’avère particulièrement robuste sur des périodes variant de deux à huit semaines. Sur le plan de la validité conceptuelle, l’échelle présente une validité convergente substantielle avec des mesures de l’anxiété d’évaluation sociale, de l’insatisfaction corporelle, du perfectionnisme orienté vers soi et de la dépression, tout en démontrant une validité discriminante nette face à l’anxiété-trait généralisée. La SPAS est aujourd’hui devenue la référence internationale absolue dans les domaines de la psychologie du sport, de la psychologie de la santé, des sciences de l’activité physique et de l’étude des troubles des conduites alimentaires.

2. Mots-clés / Keywords

Anxiété liée au physique social, SPAS, image corporelle, évaluation sociale, présentation de soi, psychologie du sport, insatisfaction corporelle, activité physique, psychométrie, Hart Leary Rejeski

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social a été conceptualisée et validée conjointement par trois chercheurs de renom :

  • Elizabeth A. Hart, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne, affiliée lors de la publication initiale au Department of Psychology de la Wake Forest University (Winston-Salem, Caroline du Nord, États-Unis). Ses travaux pionniers portent sur les réponses émotionnelles liées au corps et les déterminants affectifs de la santé.
  • Mark R. Leary, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à la Duke University (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Théoricien majeur de la psychologie sociale, il est le fondateur de la théorie du sociomètre et l’un des plus éminents spécialistes internationaux de l’anxiété sociale, de l’autorégulation et de la présentation de soi (self-presentation). Courriel institutionnel : [email protected].
  • W. Jack Rejeski, Ph.D. : Professeur émérite au Department of Health and Exercise Science de la Wake Forest University. Figure tutélaire de la médecine comportementale et de la gérontologie appliquée, il a consacré ses recherches à l’impact des facteurs psychosociaux et des interventions d’activité physique sur la qualité de vie, l’observance thérapeutique et la fonction physique.

4. Objectif / Purpose

La création de la SPAS en 1989 répondait à un vide théorique et empirique béant dans la littérature psychologique contemporaine. Jusqu’à la fin des années 1980, l’étude de l’image corporelle se focalisait principalement sur des composantes cognitives et perceptuelles (par exemple, la distorsion de l’estimation de la taille corporelle ou l’insatisfaction globale du corps mesurée par le Body Cathexis Scale). Simultanément, la recherche sur l’anxiété sociale analysait l’appréhension liée à des performances orales, cognitives ou interpersonnelles globales (au moyen de la Social Avoidance and Distress Scale ou de la Fear of Negative Evaluation Scale de Watson et Friend). Cependant, aucune mesure ne ciblait la détresse affective résultant spécifiquement de l’exposition du physique aux regards et jugements d’autrui.

L’objectif fondamental de la SPAS est donc de mesurer avec rigueur le degré d’anxiété, de tension et d’appréhension qu’un individu éprouve lorsqu’il anticipe ou vit une situation sociale dans laquelle son physique (poids, proportions, silhouette, tonus musculaire, adiposité) est exposé à l’examen critique d’autres personnes. Sur le plan de la recherche, cet instrument a été capital pour explorer pourquoi de nombreuses personnes adoptent des conduites d’évitement à l’égard de l’exercice physique, renoncent à s’inscrire dans des centres de conditionnement physique, ou développent des patterns d’activité physique clandestine ou excessive.

Dans les contextes cliniques et de santé publique, la SPAS est particulièrement féconde :

  • Détection des vulnérabilités aux troubles des conduites alimentaires (TCA) : Les scores élevés à la SPAS sont un prédicteur précoce et robuste des comportements de restriction alimentaire, d’hyper-contrôle pondéral, de boulimie et de dysmorphie musculaire.
  • Adhésion à l’activité physique et réadaptation cardiovasculaire : L’anxiété liée au physique social constitue l’un des freins majeurs à l’engagement des individus en situation de surpoids ou d’obésité dans des programmes d’exercices collectifs. L’évaluation précoce permet aux kinésiologues et thérapeutes d’aménager l’environnement d’entraînement (tenues moins contraignantes, miroirs masqués, espaces semi-privés).
  • Suivi psychothérapeutique : La SPAS fournit un indicateur sensible au changement dans le cadre des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ciblant la dysmorphophobie, l’anxiété sociale et l’acceptation corporelle.

5. Construit psychologique / Construct

L’anxiété liée au physique social est un construit psychologique sous-tendu par la facette affective du soi corporel. Contrairement à l’insatisfaction corporelle qui relève d’une évaluation cognitive privée (« Je n’aime pas mes cuisses »), l’anxiété liée au physique social s’enracine intrinsèquement dans une dimension interpersonnelle et publique (« J’ai peur que les autres remarquent mes cuisses et les jugent négativement »). Elle naît de l’écart perçu entre la présentation corporelle réelle ou idéale d’un sujet et les attentes normatives qu’il attribue à son entourage.

Bien que Hart, Leary et Rejeski aient initialement conçu l’échelle comme une mesure unidimensionnelle globale de cette forme d’anxiété, les débats psychométriques ultérieurs (notamment les travaux d’Eklund et al., 1996 ; Martin et al., 1997 ; Motl & Conroy, 2001) ont clarifié la morphologie interne de ce construit, qui s’articule autour de deux facettes interconnectées :

  • L’inconfort d’évaluation négative (Expectations of Negative Evaluation) : Cette facette représente la peur cognitive et l’appréhension directe face au jugement esthétique d’autrui. Les individus fortement pourvus de cette composante anticipent de manière systématique le rejet, la moquerie ou la dévalorisation dès lors que leur physique est visible. Des items comme l’item 4 (« There are times when I am bothered by thoughts that other people are evaluating my weight or muscular development negatively ») ou l’item 9 illustrent parfaitement cette vigilance anxieuse.
  • L’inconfort lié à l’exposition physique (Comfort with Body Presentation) : Cette sous-dimension reflète le malaise affectif et comportemental éprouvé lors de situations concrètes d’exposition corporelle (par exemple, porter un maillot de bain à la plage, porter des vêtements ajustés ou s’entraîner sous le regard d’autrui). Elle englobe également la gêne ou, à l’inverse, l’aisance kinesthésique et visuelle ressentie face au miroir et sous le regard social (exprimée par les items inversés comme l’item 1 ou l’item 11).

Il importe de souligner que cette anxiété ne dépend pas exclusivement de l’indice de masse corporelle (IMC) objectif. Des athlètes de haut niveau ou des individus ayant une musculature très développée peuvent manifester des niveaux sévères d’anxiété liée au physique social s’ils doutent de leur capacité à projeter une image corporelle conforme à leurs idéaux de perfection.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de la SPAS repose de façon prépondérante sur la théorie de la présentation de soi (self-presentation theory ou impression management), formalisée en sociologie par Erving Goffman (1959) et transposée en psychologie sociale et clinique par Mark R. Leary et Robin M. Kowalski (1990). Selon cette théorie, les êtres humains sont animés par un besoin fondamental de contrôler et d’influencer les impressions que les autres forment à leur sujet, car l’acceptation sociale, le statut et l’accès aux ressources relationnelles dépendent directement de la valeur perçue par le groupe.

Leary et Kowalski posent qu’une anxiété sociale se manifeste dès lors que deux conditions psychologiques convergent :

  1. L’individu est fortement motivé à véhiculer une impression particulière favorable (en l’espèce, un physique attrayant, mince, athlétique ou sain).
  2. L’individu doute de sa capacité à réussir cette projection d’image, estimant qu’il ne répondra pas aux critères d’approbation sociale ou qu’il sera perçu comme déficient, flasque ou disproportionné.

La SPAS s’articule également avec la théorie de l’auto-objectivation (Objectification Theory) de Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts (1997). Dans les cultures contemporaines, le corps humain — et tout particulièrement le corps féminin — est fréquemment traité comme un objet destiné à être contemplé et évalué selon des standards esthétiques irréalistes. Cette auto-objectivation incite les individus à adopter une perspective tierce sur leur propre chair, surveillant constamment leur apparence. L’anxiété liée au physique social apparaît ainsi comme le coût émotionnel direct de cette auto-surveillance chronique, catalysée par la pression médiatique, les réseaux sociaux numériques et les représentations idéalisées de la forme physique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SPAS a fait l’objet d’investigations approfondies à travers le monde, confirmant sa robustesse métrologique :

  • Validité convergente : Dans l’étude inaugurale de Hart, Leary et Rejeski (1989), la SPAS présentait des corrélations positives statistiquement significatives avec la peur de l’évaluation négative (Fear of Negative Evaluation Scale, r = 0,44 à 0,55) et l’anxiété sociale interactionnelle (Social Avoidance and Distress Scale, r = 0,33 à 0,45). Parallèlement, des corrélations négatives notables ont été établies avec l’estime de soi corporelle (r = -0,48 à -0,62) et l’auto-efficacité physique perçue (r = -0,40). Les réplications chez les adolescentes (McAuley & Burman, 1993) ont corroboré ces associations en démontrant que les jeunes filles ayant des scores élevés de SPAS rapportaient des niveaux d’insatisfaction corporelle considérablement plus marqués.
  • Validité discriminante : La SPAS montre une distinction nette avec l’anxiété-trait globale (mesurée par exemple par le STAI-Trait de Spielberger). Bien qu’une légère corrélation existe (r ≈ 0,25 à 0,32), l’ampleur modeste de cette relation prouve que la SPAS capture une détresse spécifique liée à la visibilité corporelle et non une simple tendance générale au névrosisme.
  • Validité de critère et prédictive : Les recherches en psychologie de l’exercice physique (notamment Sabiston & Chandler, 2009) ont démontré que les scores à la SPAS prédisent significativement les préférences pour des contextes d’exercice isolés (ex. préférer s’entraîner chez soi plutôt que dans une salle de fitness), le port de vêtements amples masquant la silhouette lors des séances de sport, ainsi que l’interruption prématurée de programmes d’entraînement physique en milieu ouvert.

8. Fidélité / Reliability

Les études empiriques confirment de manière constante l’excellente stabilité et consistance des mesures obtenues par la SPAS :

  • Consistance interne : Dans l’échantillon princeps de Hart et al. (1989), le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle à 12 items était de 0,90. McAuley et Burman (1993) ont rapporté un coefficient alpha de 0,89 auprès d’adolescentes. Pour les versions abrégées épurées des items inversés méthodologiquement problématiques (la version à 7 items de Motl & Conroy, 2001), les alphas de Cronbach demeurent remarquablement élevés, oscillant habituellement entre 0,82 et 0,91 à travers divers groupes d’âge et de sexe.
  • Fidélité test-retest : L’évaluation de la stabilité temporelle montre des indices de corrélation intraclasse très satisfaisants. Hart et collaborateurs ont obtenu un coefficient de stabilité test-retest de r = 0,82 sur un intervalle de 8 semaines. Scott et al. (2004) ont spécifiquement analysé la stabilité de la version à 7 items et ont consigné un coefficient de corrélation test-retest de 0,86 sur un intervalle de 2 semaines, confirmant que le construit présente la stabilité nécessaire d’un trait dispositionnel tout en restant mesurablement sensible à des interventions psychologiques ou sportives ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La composition dimensionnelle de la SPAS a stimulé des débats théoriques et méthodologiques intenses au sein de la communauté psychométrique :

L’analyse initiale et l’émergence des deux facteurs

Hart, Leary et Rejeski (1989) ont initialement conclu à une solution unidimensionnelle à la suite d’une analyse factorielle exploratoire (AFE), le premier facteur expliquant une part prépondérante de la variance. Néanmoins, Eklund, Mack et Hart (1996) ont réexaminé la structure de la SPAS par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) chez des femmes sportives et non sportives. Leurs résultats ont démontré qu’une structure bidimensionnelle présentait un meilleur ajustement aux données qu’un modèle à facteur unique. Les deux facteurs identifiés comprenaient :

  1. Le facteur « Inconfort d’évaluation physique » (items formulés positivement en direction de l’anxiété : items 3, 4, 6, 7, 9, 10, 12).
  2. Le facteur « Confort corporel » (items inversés : items 1, 2, 5, 8, 11).

L’artéfact méthodologique des items inversés

Martin, Rejeski, Leary, McAuley et Bane (1997) ont brillamment démontré que cette apparente bidimensionnalité résultait en réalité d’un artéfact méthodologique classique causé par le renversement de polarité des items négatifs (method effect lié aux items inversés). En examinant la validité externe de chaque sous-groupe d’items, Martin et ses collègues ont prouvé que les items formulés directement étaient les seuls à refléter purement l’anxiété d’évaluation sociale, tandis que les items inversés mesuraient conjointement l’anxiété et une dimension distincte d’assurance/estime corporelle.

Ce constat a conduit au développement de modèles alternatifs :

  • La version à 9 items (SPAS-9) : Élimination des items 1, 2 et 5, conservant les items 3, 4, 6, 7, 8 (inversé), 9, 10, 11 (inversé) et 12.
  • La version à 7 items (SPAS-7) : Préconisée par Motl et Conroy (2001), cette version supprime tous les items inversés pour ne retenir que les 7 items formulés sans ambiguïté dans le sens de l’anxiété (items 3, 4, 6, 7, 9, 10, 12). L’AFC confirme pour ce modèle des indices d’adéquation exemplaires (CFI > 0,96 ; RMSEA < 0,05) et une invariance factorielle stricte à travers le genre et le niveau de pratique sportive.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation individuelle (self-report questionnaire).
  • Nombre d’items : 12 items dans la version princeps originale (déclinable en sous-versions de 9 ou 7 items selon les objectifs du chercheur ou du praticien).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnée comme suit :
    • 1 = Pas du tout caractéristique de moi (Not at all characteristic of me)
    • 2 = Légèrement caractéristique de moi (Slightly characteristic of me)
    • 3 = Modérément caractéristique de moi (Moderately characteristic of me)
    • 4 = Très caractéristique de moi (Very characteristic of me)
    • 5 = Extrêmement caractéristique de moi (Extremely characteristic of me)
  • Procédure de cotation :
    • Inversion des scores : Pour la version à 12 items, 5 items sont formulés de manière inversée et doivent être recodés avant tout calcul (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Il s’agit des items 1, 2, 5, 8 et 11.
    • Calcul du score total : Le score global de la SPAS-12 s’obtient en sommant l’ensemble des 12 items après inversion. Il varie de 12 à 60 points. Pour la version SPAS-7 (items 3, 4, 6, 7, 9, 10, 12, sans aucun item inversé), le score total oscille entre 7 et 35 points.
    • Interprétation : Un score élevé reflète une anxiété sévère quant à l’évaluation sociale de son corps et une vulnérabilité psychologique marquée dans les environnements exposant le physique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de première publication : 1989.
  • Titularité des droits d’auteur : Propriété intellectuelle originelle détenue par Elizabeth A. Hart, Mark R. Leary, W. Jack Rejeski et l’éditeur scientifique du Journal of Sport and Exercise Psychology (Human Kinetics Publishers).
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’utilisation de l’Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS) est gratuite et libre de droits pour les contextes de recherche académique, d’enseignement universitaire et les applications cliniques non lucratives, sous réserve expresse de citer formellement l’article princeps de 1989. L’instrument a été mis à disposition du domaine public scientifique sur les pages de ressources des auteurs (notamment la page académique du Professeur Mark Leary à Duke University).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration au sein d’applications informatiques payantes, de plateformes de diagnostic commercial ou de programmes à visée lucrative nécessite l’autorisation préalable écrite des ayants droit.

12. Références / References

  • Eklund, R. C., Mack, D., & Hart, E. (1996). Factorial validity of the Social Physique Anxiety Scale for females. Journal of Sport and Exercise Psychology, 18(3), 281–295. https://doi.org/10.1123/jsep.18.3.281
  • Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Hart, E. A., Leary, M. R., & Rejeski, W. J. (1989). The measurement of social physique anxiety. Journal of Sport and Exercise Psychology, 11(1), 94–104. https://doi.org/10.1123/jsep.11.1.94
  • Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1990). Impression management: A literature review and two-component model. Psychological Bulletin, 107(1), 34–47. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.1.34
  • Martin, K. A., Rejeski, W. J., Leary, M. R., McAuley, E., & Bane, S. (1997). Is the Social Physique Anxiety Scale really multidimensional? Conceptual and statistical arguments for a unidimensional model. Journal of Sport and Exercise Psychology, 19(4), 359–367. https://doi.org/10.1123/jsep.19.4.359
  • McAuley, E., & Burman, G. (1993). The Social Physique Anxiety Scale: Construct validity in adolescent females. Medicine and Science in Sports and Exercise, 25(9), 1049–1053. https://doi.org/10.1249/00005768-199309000-00015
  • Motl, R. W., & Conroy, D. E. (2001). The Social Physique Anxiety Scale: Cross validation, factorial invariance, and latent mean structure. Measurement in Physical Education and Exercise Science, 5(2), 81–95. https://doi.org/10.1207/S15327841Mpee0502_2
  • Sabiston, C. M., & Chandler, K. (2009). Effects of fitness advertising on weight and body shape dissatisfaction, social physique anxiety, and exercise motives in a sample of healthy-weight females. Journal of Applied Biobehavioral Research, 14(4), 165–180. https://doi.org/10.1111/j.1751-9861.2009.00047.x
  • Scott, L. A., Burke, K. L., Joyner, A. B., & Brand, J. S. (2004). Examining the stability of the 7-item Social Physique Anxiety Scale using a test-retest method. Measurement in Physical Education and Exercise Science, 8(1), 57–62. https://doi.org/10.1207/s15327841mpee0801_4

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I am comfortable with the appearance of my physique or figure. (R)
2

I would never worry about wearing clothes that might make me look too thin or overweight. (R)
3

I wish I wasn't so up-tight about my physique or figure.*+
4

There are times when I am bothered by thoughts that other people are evaluating my weight or muscular development negatively.*+
5

When I look in the mirror I feel good about my physique or figure.* (R)
6

Unattractive features of my physique or figure make me nervous in certain social settings.*+
7

In the presence of others‚ I feel apprehensive about my physique or figure.*+
8

I am comfortable with how fit my body appears to others.*+ (R)
9

It would make me uncomfortable to know others were evaluating my physique or figure.*+
10

When it comes to displaying my physique or figure to others‚ I am a shy person.*+
11

I usually feel relaxed when it's obvious that others are looking at my physique or figure.+ (R)
12

When in a bathing suit‚ I often feel nervous about how well-proportioned my body is.+
★

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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-physique-social-spas/
Looti, Mohammed. “Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-physique-social-spas/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’Anxiété Liée au Physique Social (SPAS).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-physique-social-spas/.