1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’anxiété face à la mort de Templer (Templer Death Anxiety Scale, DAS), élaborée par le psychologue américain Donald I. Templer en 1970, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers et les plus largement utilisés à l’échelle internationale pour quantifier l’appréhension de la finitude humaine. Conçue initialement pour combler le manque d’outils standardisés et fiables dans l’étude empirique de la thanatophobie, cette échelle unidimensionnelle à l’origine évalue l’anxiété éprouvée par un individu face à sa propre disparition, au processus d’agonie, aux maladies mortelles, ainsi qu’à la fuite inexorable du temps. L’instrument est composé de 15 items formulés sous forme d’énoncés auto-rapportés auxquels le répondant répond selon un format dichotomique (Vrai / Faux), bien que des versions adaptées sur échelles de Likert aient été explorées ultérieurement dans la littérature contemporaine.
Sur le plan psychométrique, le questionnaire présente une fidélité test-retest remarquable de 0,83 sur un intervalle de trois semaines dans l’échantillon princeps de Templer, ainsi qu’une consistance interne modérée à satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,65 et 0,83 selon les populations cliniques et générales évaluées). La validité de construit a été documentée à travers des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures reconnues d’anxiété générale, telles que le Manifest Anxiety Scale (MAS) de Taylor et le Welsh Anxiety Scale du MMPI, tout en conservant une spécificité discriminante distincte face à la dépression et à la peur d’autrui (nécrophobie). Utilisée dans les domaines de la psychologie clinique, de la gérontologie, des soins palliatifs, de l’oncologie et de la psychologie existentielle, la DAS demeure une référence historique majeure ayant stimulé des décennies de recherches théoriques et empiriques consacrées à la condition mortelle humaine.
2. Mots-clés / Keywords
Anxiété face à la mort, thanatophobie, Échelle de Templer, Death Anxiety Scale, psychométrie, évaluation clinique, finitude, soins palliatifs, psychologie existentielle, anxiété générale, validité factorielle, fidélité test-retest.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et standardisée par Donald I. Templer, Ph.D., psychologue clinicien et chercheur émérite rattaché au Western State Hospital (Hopkinsville, Kentucky) ainsi qu’à la California School of Professional Psychology (Fresno, Alliant International University, États-Unis). Le professeur Templer a consacré une part substantielle de sa carrière académique à la mesure quantitative des affects existentiels, à la neuropsychologie et aux manifestations comportementales de l’angoisse de mort.
Parmi les collaborateurs et chercheurs ayant apporté des contributions notables à la validation interculturelle, à l’analyse factorielle et à la réplication empirique de l’instrument, on compte notamment :
- C. F. Ruff (collaborateur des études initiales sur les populations psychiatriques et correctionnelles).
- Mohammad Ali Tavakoli et Behrooz Ahmadzadeh (chercheurs ayant approfondi les validations contemporaines et la structure factorielle dans les contextes cliniques).
- Mark Hoelterhoff (University of Plymouth, Royaume-Uni, recherches doctorales portant sur la résilience face à l’anxiété de mort et la comorbidité post-traumatique, 2010).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Death Anxiety Scale (DAS) est d’opérationnaliser et de quantifier de manière objective l’intensité de la peur, de l’appréhension et de la détresse émotionnelle qu’un individu associe à l’idée de sa propre mort et de son anéantissement biologique. Avant les travaux séminaux de Templer à la fin des années 1960, la recherche en psychologie sur la finitude humaine reposait principalement sur des entretiens qualitatifs non standardisés, des techniques projectives difficilement reproductibles ou des échelles composites non validées empiriquement. La DAS a été conçue pour fournir aux cliniciens et aux chercheurs un instrument standardisé, bref, économique sur le plan temporel et doté de qualités métrologiques rigoureusement documentées.
Sur le plan des applications cliniques, la DAS s’avère particulièrement précieuse dans plusieurs contextes thérapeutiques et institutionnels :
- Oncologie et soins palliatifs : Elle permet d’identifier précocement la détresse existentielle chez les patients recevant un diagnostic d’affection mettant en jeu le pronostic vital, facilitant ainsi l’ajustement du soutien psychologique, de la psychothérapie d’inspiration existentielle ou des thérapies cognitivo-comportementales (TCC).
- Psychogérontologie : L’outil sert à explorer l’ajustement émotionnel des personnes âgées face à l’avancée en âge, à l’institutionnalisation et au déclin physique, en mesurant comment l’intégrité du Moi (au sens d’Erikson) modère l’angoisse de mort.
- Psychiatrie générale et psychopathologie : L’échelle aide à explorer le rôle sous-jacent de la thanatophobie dans les troubles paniques, les hypocondries (trouble anxiété de maladie), le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les états dépressifs sévères.
Sur le plan de la recherche, la DAS a constitué l’épine dorsale de centaines d’investigations dédiées aux corrélats démographiques (différences hommes-femmes, variations selon les tranches d’âge), à l’impact de l’adhésion religieuse et de la spiritualité, ainsi qu’aux tests empiriques de modèles fondamentaux tels que la théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory, TMT). Sa justification théorique repose sur le postulat que l’anxiété de mort n’est pas un phénomène purement homogène ou inconscient, mais qu’elle se manifeste par des pensées conscientes, des craintes somatiques anticipatoires et des appréhensions temporelles mesurables par auto-évaluation.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique ciblé par la DAS est l’anxiété face à la mort (ou thanatophobie), définie comme un état émotionnel aversif caractérisé par l’anticipation négative, l’inquiétude, la peur ou l’effroi suscités par la perspective de la mort personnelle, la dégradation corporelle et la cessation définitive de l’existence. Il convient de distinguer formellement ce construit de la nécrophobie, qui renvoie à la peur des cadavres, des rituels funéraires ou des stimuli associés aux défunts sans impliquer nécessairement une angoisse introspective sur sa propre mortalité.
Bien que Templer ait conceptualisé l’instrument comme une échelle globale unidimensionnelle fournissant un score composite de détresse, les analyses factorielles ultérieures ont révélé que le construit englobe plusieurs facettes ou dimensions interconnectées :
Peur générale de la mort et de la finitude
Cette dimension centrale reflète la réaction affective directe face à l’idée même de la disparition individuelle. Elle inclut l’appréhension consciente et explicite de mourir (ex. Item 1 : « I am very much afraid to die ») et l’incapacité à envisager l’avenir sans angoisse existentielle (Item 15 : « I feel that the future holds nothing for me to fear », inversé). Elle capte la vulnérabilité fondamentale de l’individu face à l’inéluctabilité de son néant.
Focalisation cognitive et pensées intrusives
Cette composante cognitive mesure la récurrence et le caractère dérangeant des pensées liées à la mort dans la vie quotidienne. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension rapportent une préoccupation fréquente concernant la mortalité (Item 2 inversé : « The thought of death seldom enters my mind ») et un inconfort manifeste lors des interactions sociales ou des conversations abordant ce thème (Item 3 inversé : « It does not make me nervous when people talk about death » ; Item 7 inversé : « The thought of death never bothers me »).
Peur de la douleur et de la détérioration physique (souffrance somatique)
L’angoisse ne porte pas uniquement sur l’état de mort en tant que tel, mais sur le processus somatique de l’agonie. Cette facette évalue l’effroi provoqué par les interventions médicales invasives (Item 4 : « I dream to think about having to have an operation » [souvent lu comme dread dans les révisions]), la phobie des pathologies létales (Item 6 inversé : « I am not particularly afraid of getting cancer »), la crainte des accidents cardiovasculaires subits (Item 11 : « I am really scared of having a heart attack ») et la perspective d’une agonie marquée par la souffrance physique (Item 9 : « I fear dying a painful death »).
Conscience du temps et anxiété existentielle
Cette dimension mesure la sensibilité aiguë à la temporalité, à la rapidité avec laquelle les années s’écoulent et à la brièveté de la vie humaine (Item 8 : « I am often distressed by the way time flies so very rapidly » ; Item 12 : « I often think about how short life really is »). Elle reflète l’angoisse métaphysique liée à l’irréversibilité du temps chronologique.
Crainte de l’inconnu post-mortem et catastrophes collectives
Enfin, le construit englobe l’incertitude quant à l’après-vie (Item 10 : « The subject of life after death troubles me greatly »), la terreur face aux destructions massives anéantissant l’humanité (Item 13 : « I shudder when I hear people talk about a World War III ») et l’aversion viscérale face au spectacle de la corporéité sans vie (Item 14 : « The sigh [sight] of a dead body is horrifying to me »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la DAS et son ancrage épistémologique s’inscrivent au confluent de multiples courants théoriques en psychologie, allant de la psychanalyse classique à la philosophie existentielle et aux modèles cognitifs contemporains.
L’approche psychanalytique et psychodynamique
Historiquement, Sigmund Freud postulait dans Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort (1915) que l’inconscient ne croit pas à sa propre mort et se comporte comme s’il était immortel. Pour Freud, l’angoisse de mort n’était souvent qu’une manifestation dérivée ou un masque d’autres angoisses plus fondamentales, comme l’angoisse de castration ou la culpabilité du Moi face au Surmoi. À l’opposé de cette vision réductrice, des cliniciens ultérieurs comme Robert Langs ont théorisé que l’angoisse de mort constitue une force adaptative ou désadaptative première, distinguant trois niveaux d’anxiété : prédatrice (peur du danger extérieur objectif), prédateur (culpabilité liée à ses propres pulsions destructrices) et existentielle (prise de conscience de la finitude intrinsèque).
La perspective développementale d’Erik Erikson
Dans la théorie psychosociale du développement humain d’Erik Erikson, le huitième et dernier stade de la vie oppose l’intégrité du Moi au désespoir. Les individus parvenant à intégrer le sens de leur vie passée acceptent la mort avec sérénité (sagesse). En revanche, l’échec de cette intégration engendre un désespoir profond et une angoisse aiguë de la mort, la personne déplorant le manque de temps pour recommencer une existence différente. Les prédictions empiriques issues de ce modèle corroborent que les sujets affichant une intégrité du Moi plus faible présentent des scores nettement plus élevés à l’échelle DAS de Templer.
L’anthropologie existentielle et la Terror Management Theory (TMT)
L’ouvrage majeur d’Ernest Becker, The Denial of Death (1973), a fourni la matrice conceptuelle de la théorie de la gestion de la terreur développée par Greenberg, Pyszczynski et Solomon. Selon ce courant, la combinaison de l’instinct de survie biologique et de la capacité cognitive d’anticiper sa propre fin crée un potentiel de terreur paralysant. L’être humain érige des boucliers psychologiques symboliques — tels que les visions culturelles du monde et l’estime de soi — pour tamponner cette angoisse fondamentale. L’échelle de Templer intervient ici comme l’instrument permettant de mesurer l’échec ou la fragilité de ces mécanismes tampons, documentant l’émergence d’une angoisse consciente lorsque les défenses culturelles ou individuelles s’érodent.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la DAS a fait l’objet d’évaluations exhaustives dès la publication initiale de Templer en 1970, consolidées au fil des décennies par des dizaines d’études transculturelles.
Validité de contenu et de construction
Pour construire la version définitive de 15 items, Templer a initialement généré un ensemble de 40 items inspirés de la littérature psychiatrique, d’entretiens cliniques et d’échelles existantes. Cet ensemble a été soumis à un panel de juges indépendants (psychologues et psychiatres) pour évaluer la pertinence faciale et théorique de chaque énoncé vis-à-vis du concept de thanatophobie. Une sélection rigoureuse a éliminé les items ambigus ou redondants, conservant 15 items hautement discriminants qui corrélaient de manière optimale avec le score total.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée en corrélant la DAS avec d’autres mesures standardisées de l’affectivité négative et de l’anxiété :
- Dans l’étude originale de Templer (1970), la DAS présentait une corrélation positive statistiquement significative avec l’échelle d’anxiété manifeste de Taylor (Taylor Manifest Anxiety Scale, TMAS) (r = 0,36 à 0,40, p < 0,01) et avec l’échelle d’anxiété de Welsh du MMPI (Welsh Anxiety Scale) (r = 0,39, p < 0,01).
- Ces corrélations modérées démontrent que si l’anxiété de mort partage une part de variance avec le névrosisme ou l’anxiété générale, elle ne s’y réduit pas, conservant une spécificité phénoménologique distincte.
- Des études subséquentes ont mis en évidence des corrélations modérées avec l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI-Trait, r ≈ 0,35 à 0,45) et des corrélations négatives attendues avec le bien-être subjectif et l’intégrité de l’ego.
Validité discriminante
La DAS montre une divergence empirique nette avec les échelles mesurant la désirabilité sociale (telle que l’échelle de mensonge du MMPI, où les corrélations se situent historiquement entre -0,05 et -0,12, non significatives), indiquant que les réponses ne sont pas substantiellement contaminées par le biais d’approbation sociale. De plus, la DAS se distingue des échelles de dépression pure (comme le BDI) : bien que des covariations existent en population clinique, l’analyse multivariée démontre que l’angoisse de mort constitue un facteur prédictif autonome de certaines détresses psychiatriques.
Validité prédictive et critériée
La validité critériée a été étayée par la méthode des groupes contrastés :
- Templer (1970) a administré l’échelle à des patients psychiatriques hospitalisés présentant des verbalisations d’angoisse de mort spontanée documentées dans leurs dossiers médicaux, comparés à des patients psychiatriques contrôles appariés. Le groupe présentant une thanatophobie clinique a obtenu des scores à la DAS significativement plus élevés que le groupe témoin (t = 5,83, p < 0,001).
- Des études en soins palliatifs et en oncologie ont également démontré que des scores élevés à la DAS prédisent des besoins accrus d’interventions sédatives ou anxiolytiques, ainsi qu’une moindre qualité de vie rapportée par les soignants.
8. Fidélité / Reliability
La constance métrologique de la DAS a été attestée par des indices de fidélité temporelle et d’homogénéité interne documentés sur divers échantillons démographiques et cliniques.
Fidélité test-retest
Dans l’échantillon de standardisation princeps (Templer, 1970), comprenant des étudiants de premier cycle universitaire réévalués après un intervalle de trois semaines, le coefficient de fidélité test-retest s’est élevé à r = 0,83 (p < 0,001). Cette corrélation robuste indique une excellente stabilité temporelle de la mesure sur de courts intervalles, confirmant que l’instrument capte une disposition d’anxiété relativement stable (de nature semblable à un trait) plutôt qu’une simple fluctuation émotionnelle passagère.
Consistance interne
Étant donné le format dichotomique original (Vrai / Faux) et la brièveté de l’échelle (15 items), le coefficient d’homogénéité interne calculé par la formule de Kuder-Richardson (KR-20) dans l’étude princeps était de 0,76. Dans les recherches ultérieures et les traductions internationales :
- Les coefficients alpha de Cronbach rapportés dans la littérature contemporaine oscillent typiquement entre 0,68 et 0,83 selon les caractéristiques de l’échantillon.
- Par exemple, Tavakoli et Ahmadzadeh (2011) ont rapporté un coefficient alpha de Cronbach de 0,73 et une corrélation split-half (deux moitiés de Spearman-Brown) de 0,72 dans leur réévaluation de validation.
- Hoelterhoff (2010), dans ses travaux portant sur des populations confrontées à des traumatismes, a confirmé une consistance interne satisfaisante avoisinant 0,74, attestant de la robustesse de l’instrument en dépit de son format de réponse binaire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que Donald Templer ait conçu à l’origine la DAS comme une mesure unidimensionnelle globale de la thanatophobie, la structure factorielle sous-jacente a suscité de nombreux débats méthodologiques. Dès les années 1970 et 1980, plusieurs analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont démontré que les 15 items se distribuent sur un espace multidimensionnel.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Les études factorielles pionnières, notamment celles de Lonetto et al. (1979) et de Devins (1979), ont généralement extrait quatre facteurs principaux expliquant entre 40 % et 55 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Émotion cognitive et peur de mourir (saturations fortes sur les items 1, 3, 5, 7) — Ce facteur regroupe les énoncés portant sur la prise de conscience affective et explicite de la finitude individuelle.
- Facteur 2 : Crainte de la douleur et des maladies (saturations élevées sur les items 4, 6, 9, 11) — Ce facteur rassemble l’angoisse liée à la maladie cardiovasculaire, au cancer, aux opérations chirurgicales et à la douleur physique de l’agonie.
- Facteur 3 : Conscience temporelle et passage de la vie (saturations dominantes sur les items 8 et 12) — Ce facteur isole l’angoisse de voir le temps fuir et la réflexion sur la courte durée de l’existence.
- Facteur 4 : Destructions massives et après-vie (saturations sur les items 10, 13, 14) — Ce facteur capte la peur des conflits destructeurs globaux (Troisième Guerre mondiale), l’effroi face aux cadavres et l’inquiétude métaphysique relative à la vie après la mort.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et modèles hiérarchiques
Des recherches plus récentes utilisant des modélisations par équations structurelles (AFC) ont comparé le modèle unidimensionnel d’origine à des modèles bifactoriels ou à des modèles hiérarchiques de second ordre. Les résultats indiquent invariablement que si le modèle unidimensionnel strict présente des indices d’ajustement marginaux (RMSEA > 0,08, CFI < 0,90), un modèle hiérarchique composé d’un facteur général d’anxiété de mort sous-tendant les quatre ou cinq sous-dimensions spécifiques procure un ajustement nettement supérieur (RMSEA < 0,05, CFI > 0,93, TLI > 0,92). Par conséquent, les cliniciens et chercheurs peuvent légitimement continuer à utiliser le score total composite de Templer tout en examinant, sur le plan descriptif, les profils dimensionnels pour une analyse clinique affinée.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une administration simple, rapide et standardisée :
- Type de test : Échelle psychométrique auto-rapportée (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
- Format : Inventaire bref composé d’énoncés affirmatifs rédigés à la première personne du singulier.
- Nombre d’items : 15 items au total.
- Échelle de réponse : Format dichotomique original à deux choix : Vrai (True) / Faux (False).
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Chaque réponse indiquant une anxiété face à la mort est cotée 1 point ; chaque réponse non anxieuse est cotée 0 point.
- Items cotés dans le sens direct (1 point si réponse = Vrai / True) : Items 1, 4, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14.
- Items inversés (1 point si réponse = Faux / False) : Items 2, 3, 5, 6, 7, 15.
- Score total : Obtenu par la somme arithmétique simple des points, variant de 0 à 15.
- Interprétation générale : Un score plus élevé indique un niveau plus marqué d’anxiété face à la mort. Dans la plupart des échantillons normatifs non cliniques, la moyenne se situe généralement entre 6,0 et 7,5 (avec un écart-type de l’ordre de 3,0). Des scores égaux ou supérieurs à 9 ou 10 sont couramment interprétés comme signalant une détresse thanatophobique cliniquement significative nécessitant une attention approfondie.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1970 (article fondateur paru dans The Journal of General Psychology).
- Statut du droit d’auteur et permissions : L’article original a été publié par Donald I. Templer en 1970 (Heldref Publications / Taylor & Francis). L’échelle elle-même a été largement diffusée dans le domaine public académique à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement clinique. L’instrument est reproduit dans de multiples thèses, manuels et périodiques scientifiques ouverts.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche universitaire, les étudiants et la pratique clinique non commerciale. Aucune redevance commerciale n’est requise pour l’utilisation standard des items originaux dans les cadres de recherche non lucratifs. Pour les applications commerciales à grande échelle, il convient de se référer aux ayants droit de la publication originale (Taylor & Francis).
12. Références / References
- Becker, E. (1973). The denial of death. Free Press.
- Devins, G. M. (1979). Does Templer’s Death Anxiety Scale reflect state or trait anxiety? Journal of Personality Assessment, 43(6), 632–635. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa4306_12
- Hoelterhoff, M. E. (2010). Resilience against death anxiety in relationship to post-traumatic stress disorder and psychiatric co-morbidity (Thèse de doctorat, University of Plymouth). PEARL Research Repository. http://pearl.plymouth.ac.uk/pearl_jspui/bitstream/10026.1/306/4/Hoelterhoff%20M%20E_2010.pdf
- Lonetto, R., Fleming, S., & Mercer, G. W. (1979). The factor structure of the Death Anxiety Scale in three Canadian samples. Omega – Journal of Death and Dying, 10(1), 21–30. https://doi.org/10.2190/730T-7K14-87G1-7Y92
- Tavakoli, M. A., & Ahmadzadeh, B. (2011). Investigation of validity and reliability of Templer Death Anxiety Scale. Thought & Behavior in Clinical Psychology, 6(21), 45–54. http://www.sid.ir/en/VEWSSID/J_pdf/1000520112101.pdf
- Templer, D. I. (1970). The construction and validation of a death anxiety scale. The Journal of General Psychology, 82(2), 165–177. https://doi.org/10.1080/00221309.1970.9920634
- Templer, D. I., & Ruff, C. F. (1971). Death anxiety: Age, sex, and parental resemblance in diverse populations. Developmental Psychology, 4(1), 108. https://doi.org/10.1037/h0030438
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: True / False
- I am very much afraid to die.
- The thought of death seldom enters my mind.
- It does not make me nervous when people talk about death.
- I dream to think about having to have an operation.
- I am not at all afraid to die.
- I am not particularly afraid of getting cancer.
- The thought of death never bothers me.
- I am often distressed by the way time flies so very rapidly.
- I fear dying a painful death.
- The subject of life after death troubles me greatly.
- I am really scared of having a heart attack.
- I often think about how short life really is.
- I shudder when I hear people talk about a World War III.
- The sigh of a dead body is horrifying to me.
- I feel that the future holds nothing for me to fear.