Échelle d’anxiété d’interaction

Découvrez l’Échelle d’anxiété d’interaction (Interaction Anxiousness Scale – IAS) de Mark R. Leary (1983) : fondements théoriques de l’auto-présentation, structure factorielle, validité psychométrique et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’anxiété d’interaction (en anglais, Interaction Anxiousness Scale [IAS]), conceptualisée et développée par le psychologue social Mark R. Leary en 1983, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour mesurer la tendance dispositionnelle à ressentir une détresse affective ou une anxiété subjective lors de situations sociales interactives. Contrairement à de nombreuses échelles traditionnelles d’anxiété sociale ou de timidité qui mélangent indistinctement les composantes affectives, cognitives et les manifestations comportementales (comme l’évitement social ou l’inhibition verbale), l’IAS a été intentionnellement construite pour isoler la réponse émotionnelle affective subjective (la nervosité, la tension et l’inconfort interne) vécue en contexte d’interaction interpersonnelle, qu’elle soit dyadique ou en groupe restreint.

L’échelle est composée de 15 items évalués sur une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 5 (« Extrêmement caractéristique de moi »). Cinq items sont inversés afin de contrôler les biais d’acquiescement. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires démontrent de manière robuste une structure unifactorielle claire, expliquant une part prépondérante de la variance totale. Les propriétés psychométriques de l’IAS sont remarquables : la cohérence interne (alpha de Cronbach) oscille systématiquement entre 0,87 et 0,91 selon les échantillons, et la stabilité temporelle (test-retest sur des intervalles de plusieurs semaines à plusieurs mois) se maintient autour de r = 0,80. L’IAS présente une excellente validité convergente avec les mesures d’anxiété sociale générale, de phobie sociale et de peur de l’évaluation négative, tout en affichant une validité discriminante solide vis-à-vis des mesures pures de comportement d’évitement, d’inhibition motrice ou de dépression. Cet instrument constitue un standard international tant dans la recherche fondamentale en psychologie de la personnalité et psychologie sociale que dans l’évaluation clinique initiale des troubles de l’anxiété sociale.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’anxiété d’interaction, Interaction Anxiousness Scale, Mark R. Leary, anxiété sociale, affect subjectif, timidité, psychométrie, détresse interpersonnelle, auto-présentation, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Mark R. Leary, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à l’Université Duke (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Chercheur de premier plan mondialement reconnu pour ses travaux théoriques et empiriques sur l’auto-présentation (self-presentation), la régulation du soi, le modèle sociométrique de l’estime de soi et les dynamiques de l’anxiété sociale.
  • Robin M. Kowalski, Ph.D. — Professeure de psychologie à l’Université de Clemson (Clemson, Caroline du Sud, États-Unis), co-auteure des études de validation approfondie de l’IAS et d’ouvrages fondateurs sur l’anxiété sociale et les comportements aversifs interpersonnels.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental qui a présidé au développement de l’Interaction Anxiousness Scale était de résoudre une impasse méthodologique et conceptuelle majeure prévalant dans l’évaluation psychologique des années 1970 et du début des années 1980. Jusqu’alors, la plupart des instruments de mesure évaluant l’anxiété sociale — à l’instar de la Social Avoidance and Distress Scale (SAD) de Watson et Friend (1969) ou des échelles de timidité de Buss (1980) — regroupaient au sein d’un même score global l’expérience subjective de l’anxiété (l’affect) et les réponses comportementales manifestes (l’évitement, le silence, la fuite ou l’inhibition comportementale).

Or, comme l’a rigoureusement souligné Leary (1983a, 1983b), la corrélation empirique entre le vécu affectif d’anxiété et le comportement moteur observable est loin d’être unitaire. Un individu peut ressentir une anxiété subjective intense tout en maintenant une participation active et articulée à une réunion professionnelle (masquage comportemental, compensation ou conformisme contraint). Inversement, une personne peut adopter un comportement de retrait ou de silence en situation sociale par manque d’intérêt, introversion choisie, fatigue ou déficits de compétences sociales, sans pour autant éprouver d’inconfort affectif ou de détresse physiologique. L’IAS a donc été créée pour mesurer exclusivement et avec une grande pureté psychométrique la propension d’un sujet à ressentir de l’anxiété subjective lors d’interactions sociales, en excluant systématiquement les descripteurs de comportement manifeste ou de stratégie d’évitement.

En contexte clinique et de recherche, l’IAS offre des applications déterminantes :

  • En recherche fondamentale et translationnelle : Elle permet aux chercheurs de dissocier les effets des affects anxieux des variables comportementales dans des paradigmes expérimentaux (e.g., interactions dyadiques non structurées, entretiens simulés, tâches d’évaluation sociale). Elle est particulièrement utile pour tester les modèles de la théorie de l’auto-présentation et les réponses psychophysiologiques au stress d’évaluation.
  • En psychodiagnostic clinique : Elle permet d’établir une ligne de base standardisée de la sévérité de l’inconfort social perçu dans le spectre du trouble d’anxiété sociale (selon les critères du DSM-5-TR). Elle permet de repérer des patients qui, bien qu’insérés professionnellement et apparemment fonctionnels sur le plan externe, souffrent d’une détresse subjective chronique épuisante lors de chaque interaction sociale.
  • En suivi thérapeutique : L’IAS constitue une mesure de résultat (outcome measure) particulièrement sensible pour les psychothérapies cognitivo-comportementales (TCC), les thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT) et les programmes d’entraînement aux compétences sociales, en isolant le déclin progressif de la réactivité affective anxiogène indépendamment des indicateurs de performance motrice.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’IAS est l’anxiété d’interaction, définie comme un état ou un trait affectif aversif caractérisé par des sentiments subjectifs de tension, d’appréhension, de nervosité et de malaise corporel suscités par la perspective ou la tenue réelle d’une interaction sociale avec autrui.

Leary a théorisé une distinction fondamentale entre deux grandes catégories de situations sociales anxiogènes :

  • L’anxiété de performance (Audience Anxiousness) : Elle survient lorsqu’un individu est placé au centre de l’attention passive d’un public ou d’une audience (par exemple, donner un discours formel, se produire sur scène, passer une épreuve orale). La dynamique de communication y est principalement unidirectionnelle, structurée par des rôles prédéfinis.
  • L’anxiété d’interaction (Interaction Anxiousness) : Elle se manifeste dans des situations où les participants s’engagent dans un échange bidirectionnel ou multilatéral, hautement contingent, imprévisible et dynamique (par exemple, converser avec un supérieur hiérarchique, discuter lors d’une fête, engager un dialogue informel avec un inconnu ou une personne attrayante, téléphoner à une connaissance lointaine). L’attention est mutuelle et constante.

L’IAS se concentre délibérément sur ce deuxième domaine. Bien que l’instrument produise un score global unifactoriel, les items qui le composent échantillonnent de manière représentative les situations d’interaction interpersonnelle les plus critiques sur le plan écologique :

  • Les interactions asymétriques avec des figures d’autorité : Ces situations comportent un risque élevé d’évaluation formelle et de conséquences tangibles pour le sujet (e.g., item 4 : parler à un enseignant ou à un employeur ; item 14 : parler à une personne en position d’autorité ; item 8 : être interviewé pour un emploi).
  • Les contextes d’affiliation et de séduction : Les rencontres avec des pairs attractifs ou des membres du sexe opposé mettent en jeu l’estime de soi, le désir d’approbation et la vulnérabilité au rejet romantique ou interpersonnel (e.g., item 3 : être à l’aise avec un membre de l’autre sexe ; item 12 : nervosité face à une personne attrayante de l’autre sexe).
  • Les rassemblements sociaux informels et non structurés : Les soirées, fêtes ou réceptions où l’absence de protocole explicite exige une improvisation constante et une auto-régulation sociale permanente (e.g., item 1 : réunions décontractées ; item 5 : fêtes ; item 2 : groupes de personnes inconnues).
  • Les communications à distance ou médiatisées : L’initiation d’un contact sans la présence de repères non verbaux complets (e.g., item 13 : téléphoner à une personne peu connue).
  • L’auto-perception globale de timidité et d’aisance : La composante dispositionnelle intériorisée du sentiment de compétence sociale et de décontraction en présence d’autrui (e.g., items 6, 9, 10, 11, 15).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique sous-jacent à la conception de l’IAS s’ancre directement dans la théorie de l’auto-présentation (self-presentation theory ou perspective dramaturgique), initialement formulée en sociologie par Erving Goffman, puis rigoureusement développée et formalisée en psychologie sociale expérimentale par Mark R. Leary et ses collaborateurs (Leary, 1983a ; Leary & Kowalski, 1995).

Selon le modèle d’auto-présentation de l’anxiété sociale, l’anxiété surgit dans une situation sociale lorsque deux conditions cognitives nécessaires et conjointes sont remplies :

  1. Une motivation élevée à l’auto-présentation : L’individu est fortement motivé à projeter une impression spécifique, favorable ou valorisante de lui-même auprès d’un auditoire réel ou imaginé (par exemple, vouloir paraître intelligent, compétent, attirant, chaleureux ou moralement irréprochable). Cette motivation s’accroît lorsque les enjeux de l’interaction sont cruciaux (e.g., obtention d’un emploi, séduction, approbation hiérarchique).
  2. Un doute marqué sur l’efficacité de l’auto-présentation (low subjective self-presentational efficacy) : L’individu anticipe ou estime qu’il ne parviendra probablement pas à transmettre avec succès l’image désirée, ou qu’il risque de projeter une image dévalorisante menant à un rejet, une désapprobation ou un embarras social.

L’anxiété d’interaction est donc une réaction émotionnelle directe à la perception d’une menace imminente pesant sur l’identité publique et l’inclusion relationnelle du sujet. Si une personne est motivée à plaire mais doute de sa capacité à soutenir une conversation fluide ou intéressante avec un inconnu, une réaction affective d’anxiété d’interaction est automatiquement générée. Si, en revanche, la personne n’accorde aucune importance à l’opinion d’autrui (faible motivation) ou si elle a une confiance absolue en son charme et son aisance (haute efficacité), aucune anxiété d’interaction n’émerge.

Ce cadre théorique permet de comprendre pourquoi l’IAS se focalise sur l’affect subjectif : la composante motrice ou comportementale (parler vite, bégayer, se taire, fuir) n’est qu’une tentative secondaire de réguler ou d’atténuer le décalage perçu entre l’image désirée et l’image projetée. L’anxiété d’interaction constitue l’état cognitivo-affectif primaire déclenché par ce mécanisme de monitorage de la réputation sociale.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Interaction Anxiousness Scale ont été solidement établies au travers de multiples investigations psychométriques et expérimentales menées sur des populations diversifiées (étudiants universitaires, adultes de la communauté, patients cliniques) par Leary (1983b), Leary et Kowalski (1993), ainsi que par des équipes indépendantes internationales.

Validité convergente

L’IAS corrèle très fortement avec les instruments classiques mesurant les construits apparentés de détresse sociale et de peur de l’évaluation :

  • Elle montre une corrélation élevée (r oscillant entre 0,65 et 0,76) avec la sous-échelle d’inconfort social de la Social Avoidance and Distress Scale (SAD) de Watson et Friend (1969).
  • Elle présente des corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,68) avec la Brief Fear of Negative Evaluation Scale (BFNE) de Leary (1983c), confirmant que l’appréhension d’être jugé négativement est intimement liée à l’anxiété ressentie dans l’interaction.
  • Elle corrèle substantiellement (r = 0,60 à 0,72) avec l’échelle de phobie sociale de la Liebowitz Social Anxiety Scale (LSAS) et la Social Phobia Inventory (SPIN).
  • Elle présente une corrélation positive significative avec le névrosisme (stabilité émotionnelle inversée) de l’inventaire de personnalité NEO-PI (r = 0,45 à 0,55) et une corrélation négative modérée avec l’extraversion (r = -0,35 à -0,48).

Validité discriminante

L’un des succès psychométriques les plus remarquables de l’IAS réside dans sa capacité démontrée à discriminer le sentiment subjectif d’anxiété des comportements manifestes d’évitement :

  • Les corrélations entre l’IAS et les sous-échelles d’évitement comportemental pur (par exemple, la composante évitement de la SAD ou de la LSAS) se situent à des niveaux modérés (généralement entre r = 0,35 et 0,48), significativement plus bas que les corrélations avec les composantes affectives, confirmant l’absence de redondance conceptuelle.
  • L’IAS montre une faible corrélation avec l’anxiété générale non sociale (anxiété flottante mesurée par le STAI-Trait de Spielberger, r = 0,30 à 0,40), démontrant la spécificité situationnelle du construit aux contextes relationnels.
  • Elle corrèle faiblement avec les mesures de dépression majeure (BDI), d’alexithymie ou de désirabilité sociale (r < 0,20), confirmant que l’échelle n’est pas contaminée par un biais de complaisance ou de détresse psychologique généralisée.

Validité de critère et validité écologique prédictive

Dans des contextes de laboratoire contrôlés (Leary, 1983b, 1986 ; Leary & Kowalski, 1993) :

  • Les scores à l’IAS prédisent avec précision l’élévation de la fréquence cardiaque, de la conductance cutanée et des auto-évaluations de nervosité subjective avant et pendant des entretiens en face-à-face non structurés avec des partenaires inconnus.
  • Les individus ayant un score élevé à l’IAS sous-estiment systématiquement la qualité de leur performance sociale (biais d’auto-évaluation négative), alors même que des observateurs indépendants évaluant les vidéos à l’aveugle ne détectent pas toujours de déficits objectifs significatifs dans leurs comportements verbaux.
  • L’IAS différencie nettement les populations saines des patients diagnostiqués avec un trouble d’anxiété sociale (TAS), avec des tailles d’effet très élevées (d de Cohen > 1,20).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’Échelle d’anxiété d’interaction a été abondamment démontrée et répliquée sur plus de quatre décennies dans des contextes culturels et linguistiques variés.

Cohérence interne (Homogénéité)

L’évaluation de la cohérence interne via le coefficient alpha de Cronbach (α) révèle une consistance interne exceptionnelle et homogène :

  • Dans l’étude princeps de Leary (1983b) portant sur des cohortes d’étudiants de premier cycle universitaire, le coefficient alpha s’élevait à α = 0,89.
  • Dans les études de réplication et de validation croisée de Leary et Kowalski (1993), les coefficients rapportés sur de larges échantillons oscillent régulièrement entre α = 0,87 et α = 0,91.
  • Les corrélations item-total corrigées se situent toutes dans une fourchette excellente, variant entre 0,45 et 0,73, confirmant qu’aucun item ne tire artificiellement vers le bas la cohérence interne globale du test.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité temporelle confirme que l’IAS capture une dimension stable de la personnalité plutôt qu’un état passager :

  • Sur un intervalle temporel de 8 semaines, Leary (1983b) a rapporté un coefficient de corrélation test-retest de r = 0,82 (p < 0,001).
  • Sur une période plus courte de 3 semaines, les corrélations test-retest atteignent régulièrement des valeurs de r = 0,85 à 0,88.
  • Ces résultats confirment que le trait d’anxiété d’interaction reste très stable dans le temps en l’absence d’interventions thérapeutiques ciblées ou de changements existentiels majeurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité de l’Interaction Anxiousness Scale a été soumise à de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) pour déterminer si l’instrument mesure une dimension unique ou composite.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Dans les études initiales de Leary (1983b), une décomposition en composantes principales (avec et sans rotation varimax et oblimin) a révélé un facteur dominant majeur :

  • Le premier facteur rend compte d’une part substantielle de la variance totale expliquée (généralement entre 40 % et 48 %), attestant de l’existence d’une dimension générale unique prévalente.
  • L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) présente une chute abrupte après la première valeur propre, confirmant l’unidimensionnalité du construit.
  • Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des 15 items sur ce facteur principal sont solides, dépassant le seuil conventionnel de 0,40 et se situant en moyenne entre 0,50 et 0,78.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les investigations modernes utilisant l’AFC (modélisation par équations structurelles) ont confirmé que le modèle unifactoriel s’ajuste de façon satisfaisante aux données empiriques :

  • Indices d’ajustement couramment rapportés pour le modèle à un facteur : Comparative Fit Index (CFI) > 0,92 ; Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,90 ; Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,06 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,05 et 0,07).
  • Bien que quelques études aient identifié un artéfact mineur sous forme de sous-facteur lié à la formulation négative/inversée des items (items 2, 3, 6, 10, 15), la prise en compte d’un facteur de méthode pour les items inversés confirme sans équivoque que la structure conceptuelle substantielle demeure strictement unifactorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Interaction Anxiousness Scale (IAS) — Échelle d’anxiété d’interaction.
  • Auteur : Mark R. Leary, Ph.D. (1983).
  • Nature et format : Questionnaire d’auto-évaluation (self-report inventory) standardisé sur papier-crayon ou informatisé.
  • Nombre total d’items : 15 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne (« I… »).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Not at all characteristic of me (Pas du tout caractéristique de moi)
    • 2 = Slightly characteristic of me (Légèrement caractéristique de moi)
    • 3 = Moderately characteristic of me (Modérément caractéristique de moi)
    • 4 = Very characteristic of me (Très caractéristique de moi)
    • 5 = Extremely characteristic of me (Extrêmement caractéristique de moi)
  • Items inversés (cotation inverse) : Les 5 items suivants expriment l’aisance ou l’absence de nervosité et doivent impérativement être inversés avant le calcul du score total :
    • Item 2 : « I usually feel comfortable when I’m in a group of people I don’t know. »
    • Item 3 : « I am usually at ease when speaking to a member of the other sex. »
    • Item 6 : « I am probably less shy in social interactions than most people. »
    • Item 10 : « I seldom feel anxious in social situations. »
    • Item 15 : « I usually feel relaxed around other people, even people who are quite different from me. »

    Règle de conversion pour les items inversés : 1 → 5 ; 2 → 4 ; 3 → 3 ; 4 → 2 ; 5 → 1.

  • Calcul du score global : Sommation simple des 15 items après inversion. L’étendue des scores possibles va de 15 à 75.
  • Interprétation des scores :
    • Scores faibles (15 à 35) : Niveau très faible d’anxiété d’interaction ; grande aisance sociale perçue, faible réactivité au stress interpersonnel.
    • Scores moyens (36 à 52) : Niveau moyen d’anxiété d’interaction caractéristique de la population générale adulte ; nervosité circonstancielle normale face à des situations formelles ou intimidantes.
    • Scores élevés (53 à 75) : Tendance prononcée à l’anxiété d’interaction ; détresse subjective fréquente et marquée dans les contextes sociaux du quotidien. Les scores supérieurs à 55-60 indiquent fréquemment une symptomatologie clinique compatible avec un trouble d’anxiété sociale.
  • Temps de passation : Approximativement 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1983.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’Échelle d’anxiété d’interaction a été placée par son auteur, le Pr. Mark R. Leary, dans le domaine public à des fins d’enseignement universitaire et de recherche scientifique non commerciale. L’échelle peut être utilisée et reproduite sans frais ni autorisation formelle préalable pour des études académiques ou des travaux de recherche clinique, à condition d’en citer rigoureusement les publications de référence.
  • Tarification : Accès libre et gratuit (Free of charge for academic and research purposes). Aucun coût de licence ou de redevance n’est exigé pour l’utilisation scientifique standard.
  • Usage commercial : Toute intégration de l’instrument dans un produit commercial propriétaire, une plateforme logicielle payante ou une application clinique commerciale requiert l’accord formel préalable du détenteur des droits ou de l’éditeur scientifique d’origine.
  • Dépôt en ligne officiel : L’instrument et son manuel descriptif sont disponibles sur la page de ressources académiques du département de psychologie de l’Université Duke : Mark Leary Research Scales (Duke University).

12. Références / References

Les publications fondatrices et les études psychométriques de référence relatives à l’échelle sont les suivantes :

  • Buss, A. H. (1980). Self-consciousness and social anxiety. W. H. Freeman.
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Doubleday Anchor Books.
  • Leary, M. R. (1983a). A brief version of the Fear of Negative Evaluation Scale. Personality and Social Psychology Bulletin, 9(3), 371–375. https://doi.org/10.1177/0146167283093007
  • Leary, M. R. (1983b). Social anxiousness: The construct and its measurement. Journal of Personality Assessment, 47(1), 66–75. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa4701_8
  • Leary, M. R. (1986). The impact of interactional impediment on social anxiety and self-presentation. Journal of Experimental Social Psychology, 22(2), 122–135. https://doi.org/10.1016/0022-1031(86)90045-8
  • Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1993). The Interaction Anxiousness Scale: Construct and criterion-related validity. Journal of Personality Assessment, 61(1), 136–146. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6101_10
  • Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1995). Social anxiety. Guilford Press.
  • Watson, D., & Friend, R. (1969). Measurement of social-evaluative anxiety. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 33(4), 448–457. https://doi.org/10.1037/h0027806

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:

1 = Not at all characteristic of me.
2 = Slightly characteristic of me.
3 = Moderately characteristic of me.
4 = Very characteristic of me.
5 = Extremely characteristic of me.

Scale Items:

  1. I often feel nervous even in casual get-togethers.
  2. I usually feel comfortable when I’m in a group of people I don’t know.
  3. I am usually at ease when speaking to a member of the other sex.
  4. I get nervous when I must talk to a teacher or a boss.
  5. Parties often make me feel anxious and uncomfortable.
  6. I am probably less shy in social interactions than most people.
  7. I sometimes feel tense when talking to people of my own sex if I don’t know them very well.
  8. I would be nervous if I was being interviewed for a job.
  9. I wish I had more confidence in social situations.
  10. I seldom feel anxious in social situations.
  11. In general, I am a shy person.
  12. I often feel nervous when talking to an attractive member of the opposite sex.
  13. I often feel nervous when calling someone I don’t know very well on the telephone.
  14. I get nervous when I speak to someone in a position of authority.
  15. I usually feel relaxed around other people, even people who are quite different from me.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’anxiété d’interaction. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-interaction-ias-leary/
Looti, Mohammed. “Échelle d’anxiété d’interaction.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-interaction-ias-leary/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’anxiété d’interaction.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anxiete-interaction-ias-leary/.