1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’Anxiété État et Trait liée à l’Apparence Physique (communément désignée par l’acronyme anglophone PASTAS pour Physical Appearance State and Trait Anxiety Scale) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé en 1991 par David L. Reed, J. Kevin Thompson, Michael T. Brannick et William P. Sacco au sein du département de psychologie de l’University of South Florida. Cet instrument a été spécifiquement conçu pour quantifier l’anxiété directement suscitée par des régions anatomiques et des caractéristiques corporelles précises, comblant ainsi une lacune méthodologique majeure dans les mesures globales de l’image corporelle.
Le questionnaire est composé de 16 items identiques pouvant être administrés sous deux versions temporelles distinctes selon le paradigme état-trait formalisé par Charles Spielberger : la version « État » (qui évalue l’anxiété ressentie au moment présent, « right now ») et la version « Trait » (qui mesure la disposition anxieuse habituelle ou générale). L’analyse factorielle révèle une structure bidimensionnelle stable et robuste comprenant deux sous-échelles : la sous-échelle « Poids / Graisse corporelle » (Weight/Nonweight Body Parts ou Weight-Related Anxiety, 8 items ciblant l’estomac, les cuisses, les hanches, les fesses, etc.) et la sous-échelle « Zones corporelles non liées au poids » (Non-Weight-Related Anxiety, 8 items évaluant les oreilles, les lèvres, les poignets, les pieds, etc.).
Concernant le format de cotation, la version Trait emploie une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Never ») à 5 (« Always »), tandis que la version État utilise une échelle d’intensité en 5 points allant de 0 (« Not at All ») à 4 (« Exceptionally So »). Les qualités métrologiques démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,82 et 0,92 pour la dimension liée au poids et entre 0,76 et 0,88 pour la dimension non liée au poids. La validité convergente et la sensibilité clinique sont attestées par des corrélations substantielles avec les mesures de troubles des conduites alimentaires (comme l’Eating Disorder Inventory), la dépression et l’anxiété sociale, confirmant son utilité en recherche fondamentale et en milieu clinique.
2. Mots-clés / Keywords
Image corporelle, anxiété liée à l’apparence physique, anxiété état, anxiété trait, insatisfaction corporelle, troubles des conduites alimentaires, psychométrie, évaluation psychologique, PASTAS, dysmorphophobie, parties du corps.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs affiliés à l’Université de Floride du Sud (University of South Florida, Tampa, États-Unis) :
- David L. Reed, Ph.D. : Département de psychologie, University of South Florida. Co-chercheur principal ayant dirigé les études empiriques initiales de validation.
- J. Kevin Thompson, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie, University of South Florida (4202 Fowler Ave, Tampa, FL 33620-8200). Expert internationalement reconnu dans l’évaluation des perturbations de l’image corporelle et des troubles alimentaires. Contact institutionnel : [email protected] / [email protected].
- Michael T. Brannick, Ph.D. : Professeur de psychologie organisationnelle et de méthodologie psychométrique au Département de psychologie, University of South Florida. Spécialiste des analyses factorielles et de la modélisation en équations structurelles.
- William P. Sacco, Ph.D. : Professeur au Département de psychologie, University of South Florida. Clinicien et chercheur spécialisé dans les processus cognitifs de la dépression et de l’adaptation psychologique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la création de l’Échelle d’Anxiété État et Trait liée à l’Apparence Physique était de remédier à une insuffisance conceptuelle et opérationnelle récurrente dans les recherches sur l’image corporelle des années 1980 et 1990. Jusqu’alors, la majorité des instruments disponibles — tels que le Body Cathexis Scale de Secord et Jourard ou le Body Shape Questionnaire (BSQ) — mesuraient soit une insatisfaction cognitive globale vis-à-vis du corps, soit des attitudes comportementales générales vis-à-vis du contrôle du poids. Cependant, aucun instrument standardisé ne distinguait clairement l’anxiété affective en tant qu’état transitoire de l’anxiété en tant que trait de personnalité durable spécifiquement rattachée à des régions corporelles distinctes.
Applications en recherche fondamentale et expérimentale
Dans le domaine expérimental, la PASTAS constitue un outil de mesure de choix pour capturer les fluctuations aiguës de l’anxiété. L’existence de la forme « État » permet aux investigateurs d’évaluer la réactivité émotionnelle immédiate induite par des protocoles d’induction de stress corporel :
- Exposition au miroir (Mirror Exposure) : Mesure de l’élévation immédiate de l’anxiété ressentie face à son propre reflet chez des populations cliniques comparées à des groupes témoins.
- Exposition aux médias et réseaux sociaux : Quantification de l’impact aigu de la visualisation de corps idéalisés sur l’état anxieux des participants.
- Contextes sociaux anxiogènes : Évaluation de l’anticipation anxieuse avant d’entrer dans des situations où le corps est exposé au regard d’autrui (e.g., port d’un maillot de bain, cours d’éducation physique, vestiaires).
Applications cliniques et diagnostiques
Sur le plan psychopathologique, l’échelle offre une granularité diagnostique essentielle pour les praticiens prenant en charge des patients souffrant de troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie nerveuse, hyperphagie boulimique) ou d’un trouble dysmorphophobique (ou Body Dysmorphic Disorder, BDD). Contrairement aux échelles purement attitudinales, la PASTAS permet de cibler les foyers anatomiques générateurs d’affects négatifs. Un patient anorexique présentera typiquement une élévation sélective sur la dimension « Poids / Graisse », tandis qu’un individu présentant une dysmorphophobie faciale ou périphérique montrera des scores alarmants sur les items « Zones non liées au poids » (oreilles, lèvres, nez, front, poignets), orientant ainsi précisément le protocole de désensibilisation en thérapie cognitive et comportementale (TCC).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la PASTAS est l’anxiété physique d’apparence, définie comme une réponse émotionnelle caractérisée par des sentiments de tension subjective, de nervosité, d’inquiétude et d’appréhension activés par la perception, l’évaluation ou l’anticipation du jugement social dirigé vers des parties spécifiques de son corps.
1. Dimension Anxiété liée au Poids / Graisse corporelle (Weight-Related Anxiety)
Cette première dimension rassemble 8 items ciblant les régions corporelles qui reflètent de manière directe le stockage adipeux et le gabarit pondéral : l’étendue perçue du surpoids général (Item 1), les cuisses (Item 2), les fesses (Item 3), les hanches (Item 4), l’estomac ou l’abdomen (Item 5), les jambes (Item 6), la taille (Item 7) et le tonus musculaire (Item 8). Ce construit est étroitement corrélé à la « peur morbide de grossir » conceptualisée par Bruch et Russell, ainsi qu’à la pulsion de minceur (Drive for Thinness). L’activation de cette anxiété reflète souvent des biais cognitifs de surgénéralisation et de dramatisation (« Si mon ventre n’est pas plat, je suis inacceptable »).
2. Dimension Anxiété liée aux zones non dépendantes du poids (Non-Weight-Related Anxiety)
La seconde dimension englobe 8 items renvoyant à des éléments anatomiques non primairement associés à l’adiposité ou aux fluctuations de poids : les oreilles (Item 9), les lèvres (Item 10), les poignets (Item 11), les mains (Item 12), le front (Item 13), le cou (Item 14), le menton (Item 15) et les pieds (Item 16). Cette sous-échelle capture une forme d’anxiété morphologique plus diffuse ou hautement focalisée, souvent corrélée aux ruminations dysmorphophobiques. Alors que l’anxiété liée au poids est fortement dépendante des normes socioculturelles de minceur et de musculature, l’anxiété non liée au poids renvoie davantage à des sentiments de défauts esthétiques, d’asymétrie ou de non-conformité structurelle.
3. La distinction opérationnelle État vs Trait
La PASTAS intègre rigoureusement la conceptualisation psychodynamique et cognitive de l’anxiété :
- Anxiété-Trait : Représente une propension latente, stable dans le temps, à percevoir son physique comme une source de menace et d’évaluation négative récurrente.
- Anxiété-État : Mesure le niveau d’activation sympathique et de tension psychologique contingent au contexte immédiat. Elle fluctue de façon dynamique en fonction des déclencheurs situationnels (e.g., pesée sur balance, repas public, miroir).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture théorique de la PASTAS s’enracine au croisement de la théorie de l’anxiété état-trait, des modèles cognitivo-comportementaux de l’image corporelle et de la sociologie de l’objectification corporelle.
Le modèle État-Trait de Spielberger
Le fondement principal de la PASTAS découle directement de la formulation théorique de Charles Spielberger (1966, 1983) incarnée par le State-Trait Anxiety Inventory (STAI). Spielberger a postulé que l’anxiété devait être décomposée en un état transitoire caractérisé par des sentiments conscients d’appréhension et une activation du système nerveux autonome, et un trait de personnalité traduisant des différences individuelles stables dans la susceptibilité à percevoir un ensemble défini de stimuli comme menaçants. Reed et ses collègues ont transposé ce modèle en postulant que l’apparence physique constitue un domaine de menace sociale spécifique qui requérait son propre inventaire d’état et de trait.
Le modèle cognitivo-comportemental de Cash et Thompson
Au niveau de l’image du corps, l’échelle repose sur le modèle intégratif de Thomas F. Cash et J. Kevin Thompson. Selon ce cadre, le développement d’une anxiété physique s’explique par l’interaction de facteurs prédisposants (socialisation précoce, messages familiaux, idéalisation médiatique de la minceur), de schémas cognitifs relatifs à l’apparence (croyances selon lesquelles la valeur personnelle découle de la silhouette) et de stimuli déclencheurs. Lorsqu’un individu hyper-investit son schéma corporel, des zones précises du corps deviennent des signaux d’alarme déclenchant des boucles d’anxiété automatique, de surveillance corporelle compulsive (body checking) ou d’évitement comportemental.
Théorie de l’objectification et modèle tripartite d’influence
La sous-échelle liée au poids s’inscrit également dans le prolongement de la théorie de l’objectification (Fredrickson & Roberts, 1997) et du modèle tripartite d’influence socioculturelle (Thompson et al., 1999). Ces approches soutiennent que la culture occidentale assujettit le corps féminin et masculin à un regard scrutateur externe permanent. L’intériorisation de l’idéal de minceur ou d’hyper-musculature conduit les individus à surveiller leurs cuisses, leur abdomen et leur tour de taille comme des témoins de leur autodiscipline et de leur statut social, convertissant la simple perception anatomique en une expérience d’anxiété aiguë constante.
7. Validité / Validity
Les études empiriques initiales menées par Reed, Thompson, Brannick et Sacco (1991), ainsi que les investigations psychométriques indépendantes ultérieures, fournissent des preuves substantielles de la validité de l’instrument.
Validité de construit et structure factorielle
La validité de construit est étayée par la séparation factorielle claire entre les zones corporelles sujettes à l’adiposité et celles qui n’en dépendent pas. Cette dichotomie démontre que l’anxiété liée à l’apparence n’est pas un affect monolithique indifférencié, mais un construit modulaire organisé autour de la préoccupation centrale du poids.
Validité convergente
La validité convergente de la sous-échelle « Poids » de la PASTAS a été établie par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures étalonnées de psychopathologie alimentaire et d’anxiété générale :
- Troubles des conduites alimentaires : Corrélations fortes (typiquement r = 0,60 à 0,75) avec les dimensions de pulsion de minceur (Drive for Thinness) et d’insatisfaction corporelle (Body Dissatisfaction) de l’Eating Disorder Inventory (EDI).
- Anxiété physique sociale : Corrélations élevées (r = 0,55 à 0,70) avec l’échelle Social Physique Anxiety Scale (SPAS) développée par Hart, Leary et Rejeski (1989).
- Anxiété globale et dépression : Corrélations modérées à fortes (r = 0,35 à 0,50) avec les échelles de dépression de Beck (BDI) et le STAI de Spielberger, attestant qu’une composante anxieuse générale coexiste mais ne se substitue pas à l’anxiété corporelle spécifique.
Validité discriminante
La sous-échelle « Zones non liées au poids » démontre une corrélation nettement plus faible avec les mesures de pathologie du comportement alimentaire (r oscillant entre 0,15 et 0,30), confirmant qu’elle mesure une anxiété physique indépendante de la gestion du poids corporel. De plus, la PASTAS présente des corrélations faibles à négligeables avec des construits non reliés tels que l’intelligence verbale ou les traits généraux de personnalité comme l’agréabilité et l’ouverture à l’expérience.
Sensibilité au changement et validité expérimentale
La forme État de la PASTAS a démontré une sensibilité aiguë aux manipulations de laboratoire. Lors d’expériences confrontant des femmes à des magazines de mode affichant des modèles ultra-minces ou lors d’épreuves de marche en tenue moulante devant un miroir, les scores à la sous-échelle État-Poids augmentent de manière significative et immédiate (tailles d’effet de d de Cohen comprises entre 0,45 et 0,80), démontrant la validité expérimentale de l’échelle.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de cohérence interne et de stabilité temporelle de la PASTAS ont été confirmées à travers de multiples échantillons cliniques et communautaires.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Reed et al. (1991), la consistance interne des deux versions s’est avérée excellente :
- Sous-échelle Poids / Graisse corporelle (8 items) : Le coefficient alpha de Cronbach varie de 0,88 à 0,92 pour la version Trait, et de 0,86 à 0,91 pour la version État.
- Sous-échelle Zones non liées au poids (8 items) : Le coefficient alpha de Cronbach se situe entre 0,77 et 0,85 pour la version Trait, et entre 0,74 et 0,82 pour la version État.
- Score total (16 items) : L’alpha global dépasse systématiquement 0,89, bien que l’interprétation par sous-échelles factorielles demeure recommandée.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Conformément aux prédictions de la théorie psychométrique état-trait :
- La version Trait présente une excellente stabilité temporelle sur un intervalle de deux à quatre semaines, avec des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,82 et r = 0,89, confirmant sa fidélité comme mesure de disposition durable.
- La version État présente délibérément une stabilité test-retest plus faible et hautement variable (coefficients r compris entre 0,35 et 0,55 sur plusieurs semaines), ce qui reflète la nature éphémère et fluctuante de l’état émotionnel circonstanciel face aux événements de vie quotidiens.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement initial de la PASTAS a reposé sur une rigoureuse méthodologie factorielle menée par David Reed et Michael Brannick auprès d’étudiants universitaires nord-américains.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) a été appliquée sur l’ensemble des 16 items anatomiques. Les critères d’extraction (critère de Kaiser de la valeur propre supérieure à 1 et test du coude de Cattell) ont unanimement mis en évidence une structure bidimensionnelle expliquant plus de 50 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Anxiété liée au poids (Weight-Related Factor). Ce facteur regroupe les items 1 à 8. Les saturations factorielles observées sur ce facteur sont particulièrement massives : surpoids perçu (0,81), cuisses (0,85), fesses (0,83), hanches (0,84), estomac (0,80), jambes (0,76), taille (0,79) et tonus musculaire (0,62). Les saturations croisées sur le second facteur sont demeurées négligeables (< 0,25).
- Facteur 2 : Anxiété non liée au poids (Non-Weight-Related Factor). Ce facteur agrège les items 9 à 16. Les saturations factorielles s’échelonnent entre 0,55 et 0,78 : oreilles (0,68), lèvres (0,65), poignets (0,71), mains (0,74), front (0,72), cou (0,63), menton (0,58) et pieds (0,69).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des recherches ultérieures ont soumis ce modèle à deux facteurs à l’analyse factorielle confirmatoire sur des échantillons féminins et masculins indépendants. Les indices d’ajustement globaux ont confirmé l’adéquation du modèle bifactoriel orthogonal ou corrélé modérément (corrélation inter-facteurs généralement observée r ≈ 0,30 à 0,40) :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > 0,93
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,91
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (IC 90 % [0,049 ; 0,071])
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) < 0,05
Les modèles unifactoriels (postulant une anxiété corporelle indifférenciée) ont systématiquement échoué aux tests d’ajustement statistique, démontrant l’indispensable dissociation entre le pôle de gestion pondérale et le pôle des particularités morphologiques non pondérales.
10. Instrument de mesure / Instrument
La PASTAS est un auto-questionnaire standardisé court, disponible sous deux formats temporels d’administration :
- Nom de l’instrument : Échelle d’Anxiété État et Trait liée à l’Apparence Physique (Physical Appearance State and Trait Anxiety Scale – PASTAS).
- Nombre d’items : 16 items anatomiques identiques dans les deux versions.
- Versions disponibles :
- Version Trait : Consigne évaluant la fréquence habituelle des sentiments d’anxiété (« In general, I feel anxious, tense, or nervous about… »).
- Version État : Consigne évaluant l’anxiété ressentie dans l’instant présent (« Right now, I feel anxious, tense, or nervous about… »).
- Échelle de réponse (Version Trait) : Échelle de Likert à 5 points de fréquence :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Seldom (Rarement)
- 3 = Sometimes (Parfois)
- 4 = Often (Souvent)
- 5 = Always (Toujours)
- Échelle de réponse (Version État) : Échelle de Likert à 5 points d’intensité :
- 0 = Not at All (Pas du tout)
- 1 = Slightly (Légèrement)
- 2 = Moderately (Modérément)
- 3 = Very Much So (Beaucoup)
- 4 = Exceptionally So (Exceptionnellement)
- Méthode de cotation (Scoring) :
- Sous-échelle Poids / Graisse corporelle (Weight-Related Anxiety) : Somme ou moyenne des items 1 à 8 (Étendue de surpoids, Cuisses, Fesses, Hanches, Estomac, Jambes, Taille, Tonus musculaire).
- Sous-échelle Zones non liées au poids (Non-Weight-Related Anxiety) : Somme ou moyenne des items 9 à 16 (Oreilles, Lèvres, Poignets, Mains, Front, Cou, Menton, Pieds).
- Score global de l’échelle : Somme ou moyenne des 16 items (rarement employée seule en raison de la séparation factorielle marquée).
- Aucun item n’est inversé. Des scores plus élevés traduisent une anxiété physique d’apparence plus intense ou plus fréquente.
- Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes par version.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
La PASTAS a été initialement publiée en 1991 dans le Journal of Anxiety Disorders. Les conditions régissant son utilisation sont les suivantes :
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’échelle a été mise à la disposition de la communauté scientifique par ses auteurs sans frais d’utilisation (free for academic research). Elle relève d’une mise à disposition libre à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement clinique.
- Tarif : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou de licence pour les travaux universitaires indépendants).
- Autorisations institutionnelles : Bien que publiée dans la littérature scientifique, les chercheurs souhaitant administrer l’instrument ou inclure des traductions adaptées sont encouragés à créditer les concepteurs originaux ou à prendre contact avec J. Kevin Thompson, Ph.D. (Département de psychologie, Université de Floride du Sud, Tampa, Floride).
- Archivage institutionnel : L’échelle a été historiquement hébergée sur les pages de ressources de l’Université de Floride du Sud dédiées à l’évaluation de l’image corporelle (Body Image Resource Web).
12. Références / References
- Cash, T. F., & Pruzinsky, T. (Eds.). (2002). Body image: A handbook of theory, research, and clinical practice. The Guilford Press.
- Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
- Hart, E. A., Leary, M. R., & Rejeski, W. J. (1989). The measurement of social physique anxiety. Journal of Sport and Exercise Psychology, 11(1), 94–104. https://doi.org/10.1123/jsep.11.1.94
- Reed, D. L., Thompson, J. K., Brannick, M. T., & Sacco, W. P. (1991). Development and validation of the Physical Appearance State and Trait Anxiety Scale (PASTAS). Journal of Anxiety Disorders, 5(4), 323–332. https://doi.org/10.1016/0887-6185(91)90031-S
- Spielberger, C. D. (1983). Manual for the State-Trait Anxiety Inventory (STAI: Form Y). Consulting Psychologists Press.
- Thompson, J. K., Heinberg, L. J., Altabe, M., & Tantleff-Dunn, S. (1999). Exactifying beauty: Theory, assessment, and treatment of body image disturbance. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10324-000