Échelle d’anomie de McClosky et Schaar

L’Échelle d’anomie de McClosky et Schaar (1965) est un instrument psychométrique de 9 items mesurant le sentiment subjectif de désorientation normative, d’aliénation sociale et de perte de repères moraux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’anomie de McClosky et Schaar (McClosky and Schaar’s Anomy Scale), conçue et publiée en 1965 par les politologues et psychologues sociaux Herbert McClosky et John H. Schaar dans l’American Sociological Review, constitue l’un des jalons empiriques majeurs de l’évaluation psychosociale de la perte de repères normatifs. Développée dans le cadre de vastes enquêtes sur la participation politique, l’idéologie et la santé psychologique au sein de la société américaine, cette échelle a été élaborée pour remédier aux insuffisances explicatives des approches strictement macrosociologiques de l’anomie. Alors que les sociologues classiques considéraient traditionnellement l’anomie comme une propriété objective de la structure sociale, McClosky et Schaar ont postulé qu’elle se manifeste avant tout comme un état d’esprit subjectif, résultant d’une incapacité de l’individu à intérioriser, comprendre et appliquer les règles et normes de sa communauté d’appartenance.

L’instrument est composé de 9 items formulés sous forme d’affirmations déclaratives évaluant le sentiment de désorganisation sociale, la nostalgie d’un ordre passé plus clair, la désorientation cognitive face à l’accélération du changement social, ainsi que des sentiments diffus d’inadéquation personnelle et d’aliénation morale. Le format de réponse d’origine repose sur un choix forcé binaire (« Agree » / « Disagree », soit Accord ou Désaccord), permettant un calcul rapide et direct d’un indice cumulatif d’anomie variant de 0 à 9 points.

Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une cohérence interne satisfaisante pour une échelle brève dichotomique, avec des coefficients de fiabilité (Kuder-Richardson 20 et alpha de Cronbach) oscillant généralement entre 0,74 et 0,82 dans les échantillons représentatifs d’adultes. Les études de validité de construit et de validité convergente ont révélé de fortes associations positives entre des scores élevés d’anomie et des traits psychologiques tels que l’anxiété, la rigidité cognitive, l’hostilité, le sentiment d’isolement social, l’inflexibilité intellectuelle et l’aliénation politique (mesurée notamment par l’échelle d’anomie de Srole). L’échelle a été abondamment intégrée dans des corpus empiriques de référence, notamment dans les compendiums de l’Institute for Social Research (ISR) de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969), confirmant son utilité pérenne dans les sciences comportementales et politiques.

2. Mots-clés / Keywords

anomie psychologique, désorganisation normative, Herbert McClosky, John H. Schaar, aliénation sociale, psychométrie, sociologie politique, désorientation morale, attitudes sociales, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée conjointement par deux universitaires américains de premier plan :

  • Herbert McClosky (1916–2006) : Professeur émérite de sciences politiques à l’Université de Californie à Berkeley et chercheur associé de longue date au Survey Research Center ainsi qu’à l’Institute of Personality Assessment and Research (IPAR). Reconnu internationalement pour ses recherches pionnières sur l’idéologie politique, le conformisme, l’isolationnisme, l’autoritarisme et les fondements psychologiques des attitudes démocratiques.
  • John H. Schaar (1928–2011) : Théoricien politique et philosophe social, professeur émérite de théorie politique à l’Université de Californie à Santa Cruz (après avoir enseigné à Berkeley). Ses travaux ont porté sur la légitimité de l’autorité, la critique de la bureaucratie moderne, l’individualisme américain et la psychopathologie des institutions démocratiques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’anomie de McClosky et Schaar est d’opérationnaliser et de quantifier le versant psychologique de l’anomie, traditionnellement relégué au second plan par la sociologie fonctionnaliste et structuraliste. Dès la parution de leur article séminal de 1965, « Psychological Dimensions of Anomy », les auteurs ont cherché à répondre à une aporie centrale : pourquoi, au sein d’un même environnement social, certains individus développent-ils un sentiment aigu de déréliction morale et d’absence de normes, tandis que d’autres s’y adaptent sans éprouver de désorientation existentielle ? Pour McClosky et Schaar, l’anomie ne saurait être définie uniquement comme une condition macrosociologique caractérisée par l’affaiblissement des normes collectives (selon la conceptualisation d’Émile Durkheim) ou par une discordance institutionnelle entre les buts culturels et les moyens légitimes (selon la typologie de Robert K. Merton). Elle représente avant tout un état cognitif et affectif dans lequel un sujet est incapable d’appréhender ou de s’approprier les normes régissant sa société.

En recherche fondamentale, l’outil a été conçu pour :

  • Mesurer les barrières cognitives et psychologiques qui entravent l’apprentissage des normes sociales (déficits de socialisation, rigidité perceptive, hostilité inconsciente, anxiété inhibitrice).
  • Explorer les déterminants individuels qui prédisposent à l’aliénation démocratique, au désengagement civique et à la réceptivité aux discours autoritaires ou extrémistes.
  • Distinguer l’anomie résultant d’une marginalisation socio-économique objective de celle découlant de vulnérabilités intrapsychiques et de styles cognitifs désadaptés.

Dans les applications sociologiques et cliniques de terrain, l’échelle permet d’évaluer le degré de détresse sociocognitive des individus confrontés à des transitions historiques brutales, à la modernisation accélérée ou à la désintégration perçue des communautés traditionnelles. Elle offre aux chercheurs un instrument standardisé pour évaluer l’impact des crises institutionnelles sur la santé mentale publique, la confiance interpersonnelle et la cohésion sociale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique d’anomie tel que formulé par McClosky et Schaar se démarque nettement des conceptualisations antérieures, notamment celle de Leo Srole (1956) et son échelle d’« anomia ». Tandis que Srole mettait l’accent sur l’impression de rejet par autrui et l’inutilité de planifier l’avenir dans un monde imprévisible, McClosky et Schaar conceptualisent l’anomie comme un syndrome plus large de désarticulation cognitive et morale, où l’individu ressent le monde comme chaotique, opaque, dépourvu de sens et menaçant.

L’analyse détaillée des énoncés de l’échelle révèle quatre composantes phénoménologiques majeures :

1. L’indétermination cognitive et l’imprévisibilité de l’environnement

Cette composante capture l’incapacité de l’individu à anticiper les dynamiques de son milieu et à y trouver des régularités fiables. Le sujet perçoit son cadre de vie comme instable et dominé par le désordre. L’item 1 (« With everything so uncertain these days, it almost seems as though any could happen ») et l’item 3 (« With everything in such a state of disorder, it’s hard for a person to know where he stands from one day to the next ») illustrent cette expérience d’impuissance épistémique : l’individu ne sait plus où il en est ni à quoi s’attendre.

2. L’effondrement des repères moraux et intergénérationnels

L’anomie se traduit par un sentiment d’effondrement des valeurs traditionnelles et des consensus normatifs. Les individus anomiques éprouvent une profonde nostalgie d’un passé idéalisé où les rôles et attentes étaient limpides et immuables. L’item 5 (« I often feel that many things our parents stood for are just going to ruin before our very eyes »), l’item 6 (« The trouble with the world today is that most people really don’t believe in anything ») et l’item 8 (« People were better off in the old days when everyone knew just how he was expected to act ») opérationnalisent cette détresse face à la sécularisation, au pluralisme éthique et à la dilution perçue de la certitude morale.

3. La fragilisation des liens interpersonnels authentiques

La dégradation des normes va de pair avec une altération du tissu relationnel. L’individu anomique perçoit la société contemporaine comme incapable d’entretenir des connexions humaines durables et profondes. L’item 2 (« What is lacking in the world today is the old kind of friendship that lasted for a lifetime ») reflète cette attribution de superficiel et d’éphémère aux relations modernes, nourrie par un sentiment d’isolement affectif.

4. L’incompétence normative et l’aliénation de soi

Au cœur de la spécificité théorique de McClosky et Schaar se trouve l’auto-évaluation négative de sa propre capacité d’ajustement. L’individu ne se borne pas à critiquer le monde extérieur ; il fait l’expérience directe d’une incompétence à saisir les règles en vigueur et ressent un malaise identitaire. L’item 4 (« Every changes so quickly these days that I often have trouble deciding which are the right rules to follow »), l’item 7 (« I often feel awkward and out of place ») et l’item 9 (« It seems to me that other people find it easier to decide what is right than I do ») manifestent directement cette dissonance : le sujet se sent inadapté, maladroit et moins apte que ses pairs à faire des choix moraux clairs.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’instrument repose sur une synthèse dialectique entre la sociologie de la déviance et la psychologie clinique différentielle. Les théories fondatrices de l’anomie, formulées par Émile Durkheim dans De la division du travail social (1893) et Le Suicide (1897), postulaient que l’anomie surgit lors de crises économiques rapides ou de mutations structurelles brutales où la société échoue à exercer son pouvoir régulateur sur les passions individuelles. Robert K. Merton (1938) a ensuite redéfini l’anomie comme une rupture de structure culturelle, survenant lorsque l’accès aux moyens légitimes de réussite est structurellement bloqué pour certaines classes sociales aspirant aux mêmes objectifs valorisés.

McClosky et Schaar (1965) ont apporté une critique fondamentale à cette prédominance exclusive du déterminisme sociologique. Selon eux, l’anomie ne peut se concevoir comme une pure variable d’environnement ou une simple propriété écologique. Les normes sociales, pour orienter le comportement, doivent être apprises, comprises et intériorisées par le sujet. Ce processus d’apprentissage social (s’inscrivant dans la filiation des théories de la cognition sociale et du développement moral de Jean Piaget et des débuts de l’apprentissage social) dépend de prédispositions individuelles :

  • Capacités cognitives et intellectuelles : La complexité croissante des sociétés pluralistes exige une flexibilité mentale importante. Les individus aux capacités de raisonnement abstrait limitées ou caractérisés par une forte rigidité perceptive éprouvent d’immenses difficultés à décoder un tissu normatif mouvant et plurivoque.
  • Santé psychique et dynamique affective : L’anxiété chronique, l’hostilité projetée, le sentiment de persécution et la basse estime de soi interfèrent massivement avec la socialisation. Un individu psychologiquement vulnérable interprète toute ambiguïté comme une menace et perçoit l’absence de prescriptions rigides comme un chaos intolérable.
  • Processus de communication et d’interaction : Pour que les normes soient transmises, l’individu doit participer activement aux réseaux sociaux. L’isolement, le retrait ou l’inhibition sociale bloquent l’acquisition des conventions collectives.

Par conséquent, McClosky et Schaar postulent que l’anomie est un état où l’individu est coupé des consensus moraux de sa société, non pas seulement parce que les normes sont inexistantes ou contradictoires dans l’absolu, mais parce que ses propres entraves psychologiques et cognitives l’empêchent de participer à l’ordre symbolique partagé.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle d’anomie a été rigoureusement démontrée par McClosky et Schaar (1965) à travers l’administration de l’instrument à un échantillon national probabiliste américain représentatif (N = 1 475) et à un vaste échantillon métropolitain du Minnesota (N = 1 082).

Validité de construit et corrélations théoriques

Les auteurs ont documenté des corrélations robustes et théoriquement cohérentes entre le score d’anomie et une batterie d’échelles de personnalité et d’attitudes politiques :

  • Inflexibilité cognitive et intolérance à l’ambiguïté : L’anomie est positivement et fortement corrélée avec la rigidité intellectuelle (r = 0,44 à 0,52), le dogmatisme et l’intolérance à l’égard des compromis.
  • Détresse psychique et anxiété névrotique : Des corrélations substantielles sont observées avec l’anxiété manifeste (r = 0,38), le sentiment de culpabilité, la dépendance et le sentiment d’inadéquation personnelle (r = 0,47).
  • Hostilité et aliénation interpersonnelle : Le score à l’échelle est associé positivement à la misanthropie (r = 0,45), au cynisme moral et à la paranoïa sociale.
  • Autoritarisme : Des liens très marqués ont été mis en évidence avec l’échelle F d’Adorno et al. (r = 0,56 à 0,63), confirmant que le désarroi anomique prédispose à la recherche de figures d’autorité puissantes capables de restaurer un ordre rigide.

Validité convergente et discriminante

L’échelle présente une convergence élevée avec l’échelle d’anomie de Srole (1956), avec des corrélations oscillant entre 0,65 et 0,72 selon les sous-échantillons, ce qui confirme qu’elles mesurent le même domaine conceptuel global tout en accordant des pondérations différentes aux composantes de désorientation cognitive. En ce qui concerne la validité discriminante, McClosky et Schaar ont démontré que même lorsque le statut socio-économique (revenu, profession) et le niveau d’instruction sont contrôlés statistiquement au moyen de régressions multiples, les facteurs psychologiques continuent d’expliquer une part majeure et statistiquement significative de la variance de l’anomie, infirmant ainsi l’hypothèse mertonienne selon laquelle l’anomie ne serait qu’un simple épiphénomène de la précarité socio-économique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’anomie a été établie initialement par les méthodes classiques d’analyse d’items appliquées aux variables dichotomiques :

  • Cohérence interne : Les coefficients d’homogénéité (calculés via la formule 20 de Kuder-Richardson, KR-20, équivalent de l’alpha de Cronbach pour items dichotomiques) se situent de façon stable entre 0,74 et 0,82 dans les échantillons d’enquête originaux de McClosky et Schaar (1965) ainsi que dans les réplications ultérieures menées par Robinson et Shaver (1969). Ces valeurs attestent d’une bonne homogénéité interne pour un instrument composé de 9 énoncés seulement.
  • Corrélations item-total : Chaque item présente une corrélation biserielle corrigée avec le score global satisfaisante, généralement comprise entre 0,35 et 0,58, indiquant qu’aucun item n’introduit de variance parasite excessive ou n’agit de manière contradictoire par rapport au construit d’ensemble.
  • Fidélité test-retest : Des administrations longitudinales de contrôle sur des sous-échantillons d’étudiants et de citoyens ordinaires sur des intervalles de deux à six semaines ont produit des coefficients de stabilité temporelle (test-retest) de l’ordre de 0,70 à 0,78. Cette stabilité confirme que l’échelle évalue une disposition attitudinale relativement stable dans le temps plutôt qu’un état émotionnel transitoire ou une simple fluctuation de l’humeur.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Historiquement développée selon une approche inductive et corrélationnelle typique des années 1960, l’échelle a par la suite fait l’objet de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) dans divers contextes transculturels.

Structure unifactorielle vs multidimensionnelle

Dans les travaux initiaux de McClosky et Schaar, l’analyse en composantes principales dégageait un facteur général prédominant d’anomie expliquant la majeure partie de la variance commune (autour de 35 % à 42 % de la variance totale selon les cohortes). Ce facteur unique rendait compte de l’impression globale de délitement moral et d’incompréhension du monde social.

Cependant, des études psychométriques plus contemporaines, à l’instar des réexamens conduits par Heydari, Davoudi et Teymoori (2011), ont révélé qu’une modélisation factorielle hiérarchique ou multidimensionnelle ajustait mieux les données. L’AFE avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) met couramment en évidence deux ou trois sous-dimensions distinctes mais corrélées :

  1. Désorganisation sociétale et déclin normatif perçu : Chargée principalement par les items 1, 3, 5, 6 et 8 (saturations factorielles allant de 0,55 à 0,74). Ce facteur reflète le jugement porté sur l’environnement externe et la désintégration de l’autorité morale.
  2. Aliénation personnelle et incompétence normative : Chargée par les items 4, 7 et 9 (saturations comprises entre 0,51 et 0,68). Ce facteur renvoie à l’expérience intime d’embarras social (awkwardness), d’hésitation éthique et de désorientation subjective dans le choix des conduites.
  3. Déficit de cohésion sociale : Parfois isolé autour de l’item 2 sur le déclin des amitiés durables, ce facteur s’amalgame le plus souvent avec la dimension de déclin sociétal.

Les modélisations en équations structurelles modernes (AFC) confirment qu’un modèle de second ordre (un facteur latent global d’anomie gouvernant les composantes de « désorientation perçue de l’environnement » et d’« inadaptation cognitive de soi ») présente d’excellents indices d’ajustement (ex. RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,93), consolidant l’usage du score total comme mesure unifiée du construit.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de l’Échelle d’anomie sont structurées comme suit :

  • Nom complet : Échelle d’anomie de McClosky et Schaar (McClosky and Schaar’s Anomy Scale)
  • Auteurs : Herbert McClosky et John H. Schaar
  • Année d’introduction : 1965
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (self-report inventory)
  • Nombre d’items : 9 items formulés à la forme affirmative
  • Format de réponse : Choix forcé dichotomique : « Agree » (D’accord) / « Disagree » (Pas d’accord)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque réponse indiquant l’accord (« Agree ») avec l’énoncé anomique se voit attribuer 1 point.
    • Chaque réponse de désaccord (« Disagree ») se voit attribuer 0 point.
    • L’ensemble des 9 items étant orienté dans le sens de l’anomie, il n’y a aucun item inversé.
    • Le score global s’obtient par la somme arithmétique simple des points, produisant un score total variant de 0 à 9.
  • Interprétation des scores :
    • Score de 0 à 2 : Faible sentiment d’anomie ; intégration normative robuste, perception claire des règles sociales, confiance dans le fonctionnement sociétal.
    • Score de 3 à 5 : Niveau modéré d’anomie ; incertitude ponctuelle face aux mutations rapides, sans sentiment profond de rupture identitaire.
    • Score de 6 à 9 : Anomie élevée ; sentiment aigu de désorientation morale, aliénation sociale, détresse adaptative et perception d’un environnement chaotique.
  • Temps de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans au sein d’études sociologiques, psychologiques ou électorales.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1965 (dans l’article « Psychological Dimensions of Anomy », American Sociological Review).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle relève du domaine académique public à des fins de recherche scientifique et d’enseignement non commercial. Les items ont été publiés intégralement dans des revues savantes et des manuels de référence de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969).
  • Tarification : Gratuit (aucun coût d’achat de licence ni redevance d’utilisation pour la recherche académique).
  • Condition d’utilisation : Les utilisateurs doivent citer adéquatement l’article original de McClosky et Schaar (1965) dans leurs publications scientifiques respectives.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Agree, Disagree

  1. With everything so uncertain these days, it almost seems as though any could happen.
  2. What is lacking in the world today is the old kind of friendship that lasted for a lifetime.
  3. With everything in such a state of disorder, it’s hard for a person to know where he stands from one day to the next.
  4. Every changes so quickly these days that I often have trouble deciding which are the right rules to follow.
  5. I often feel that many things our parents stood for are just going to ruin before our very eyes.
  6. The trouble with the world today is that most people really don’t believe in anything.
  7. I often feel awkward and out of place.
  8. People were better off in the old days when everyone knew just how he was expected to act.
  9. It seems to me that other people find it easier to decide what is right than I do.
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Looti, M. (2026, octobre 2). Échelle d’anomie de McClosky et Schaar. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anomie-mcclosky-schaar/
Looti, Mohammed. “Échelle d’anomie de McClosky et Schaar.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anomie-mcclosky-schaar/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’anomie de McClosky et Schaar.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-anomie-mcclosky-schaar/.